LA ZONE -
Résumé : Quatrième épisode d'un texte collectif écrit sur le forum de la Zone sous forme de jeu : en tour par tour, chacun peut insérer quelques phrases, un paragraphe, afin de faire avancer cette nouvelle en 10 chapitres élaborés simultanément. Aujourd'hui, Jack se retrouve enfermé tout nu avec Eric Zemmour, Véronique Genest et Alain Finkielkraut. Vous pouvez toujours apporter vos contributions aux chapitres 5 à 10 en cours d'écriture. Plus d'info, ici : http://forum.lazone.org/index.php?topic=3556.0

04/10 - Jack et la Nuit Debout : bon sang ne saurait mentir

Le 30/05/2016
par Zone Forum
[illustration] Jack fut exfiltré vers l'espace VIP où il se retrouva enfermé avec Véronique Genest, Alain Finkielkraut et Eric Zemmour. Jack se sentit blêmir de l'intérieur, rougir de l'extérieur et pâlir du côté gauche. Les lois du hasard voulurent qu'en ce même instant un groupuscule féministe, interdisant la mixité du débat qui allait être entamé, investit les lieux, aussi la question de savoir si les prisonniers étaient des femmes ou non se posa et il leur fût demandé qu'ils ôtent intégralement leurs vêtements pour que la commission LGBT de l'évaluation du genre puisse statuer sur chacun de leur cas à vue d’œil et par des techniques de palpation d'ordre purement scientifique.
Eric Zemmour à son tour se sentit blêmir du côté gauche, rougir de l'intérieur et pâlir de l'extérieur, il ne voulait pas se mettre tout nu devant du monde, il ne voulait pas qu'une lesbienne le touche, il avait peur d'être contaminé, il ne voulait pas exhiber hubert, son sexe, son ami ; Véronique, elle, était déjà à poil et Alain, lui, bandait sous cape, en riant niaisement. Quant à Jack, il exhibait fièrement son micropénis tout en planquant ses burnes flasques entre ses cuisses. Il n'aimait pas trop ce genre de plaisanteries douteuses, lui qui était si rafiné, et voulait rendre la pareille génitale (si je puis me permettre) à l'Inquisition LGBT. Deux grandes drag queens se penchèrent longuement (et c'est une façon de le dire avec courtoisie) sur la protubérance dépassant d'une petite touffe de poils et qui présentait l'aspect d'un piléus sporophore. Un mycologiste fut appelé de suite à la rescousse. "Bon sang, mais s'agit-il d'un nanogland ou d'un macroclitoris ?" C'est alors que l'espiègle Jack écarta d'un coup les cuisses, dévoilant urbi et orbi, son énorme elephantiasis testiculaire. Il crut que cela ferait rire mais son cas souleva encore plus de questionnements, la commission LGBT se réunit en conclave inquisitorial afin de statuer s'il serait bon de placer Jack en quarantaine afin de prévenir et contenir tout départ de pandémie ébolique orpheline.

Pendant ce temps, à Juvigny-sur-Orne, Mme Sidonie Vertempied fouille dans son porte-monnaie à la recherche d'une pièce de cinquante centimes d'euros. La sueur a investi ses tempes, sa gorge et sa colonne dorsale. Elle frémit d'horreur et de stupéfaction lorsque le policier de la petite-monnaie alloué à la boulangerie chez René lève le sourcil gauche, signe incontestable de menace imminente pour la frêle petite dame aux cheveux argentés. N'écoutant que sa lâcheté, elle empoigne alors un revolver de taille conséquente qu'elle pointe aussitôt sur le groin du policier, mi-homme mi-sanglier, lequel siffle alors une mélodie simplette qui n'est pas sans rappeler le leitmotiv d'un film de Fritz Lang dont beaucoup s'accordent à dire qu'il est un chef-d'oeuvre et moi je dis oui, oui, un chef-d'oeuvre, haahaaaa, c'est évident, et j'ose pas avouer que je l'ai jamais vu. Le fameux jour de la séance spéciale dans le petit cinéma d'art et essai situé à trois arrêts de bus de la maison de mes parents, je suis tombé sur un os et le policier se jette les défenses en avant sur Mme Vertempied, qui vient de troquer son tailleur de vieille dame un peu pingre contre une longue robe fendue, des bas de contention à paillettes et un chapeau de cow-boy vert fluo, mais je voulais tant y aller, j'en rêvais de le voir, ce putain de film, mais cette salope de Sabrina est montée dans le bus avec sa banane pleine de drogues et de sextoys et je suis la voix du sommeil paradoxal de Jack et il serait temps qu'il se réveille de sa micro-sieste bordel de poutre parce que Mme Vermeulen vient d'entamer un coït impromptu avec le poli-sanglier qui en profite pour lui labourer l'intérieur du ventre de ses défenses sanguinolentes et je veux pas voir ça, je veux pas voir çaaaaaaaaaaaa...

- Tu leurs a donné un nom ? demanda Eric à Jack tout en lui tapotant l'avant bras.
Jack se réveilla en sursaut, vit Zemmour devant lui, et tenta aussitôt de le zapper car il croyait voir la télé. Il appuya une dernière fois, du pouce, sur sa télécommande invisible avant d'abdiquer. Eric Zemmour, s'était bien échappé. Il était là, le regardant de ses yeux de biche orientale, à vouloir partager la même réalité.
- Tu leurs a donné un nom à tes testicules? Ils sont sacrément impressionnant, renchérit Eric.
- Non, pas vraiment, bredouilla Jack qui était encore perdu dans ses rêveries.
- Parce que moi je leurs ai donné un petit nom, à mes "castagnettes", dit Zemmour, enfantin.
Jack n'aimait pas que l'on évoque sa difformité, sauf pour en rire, car Jack était un gars qui savait rire de lui. Il ne désirait pas, pour l'heure, parler de ses couilles avec un ectoplasme de la télé, déjà qu'Ilsa, le grande trans, et ses sœurs-ciseaux délibéraient à leurs sujets dans la pièce d'à côté, il ne voulait pas en rajouter une couche et fit mine de ne pas entendre ce qu'avait à lui dire l'autre roquet.
Sauf qu'il insista, l'autre:
- Moi, mes "castagnettes" (elles sont moins grosses, hein!) elles s'appellent Robin et Maurice!
"Comme les jumeaux Gibb!" dirent en chœur Jack et Eric, au même moment, avec la même intonation, la même petite lueur dans les yeux.

Un ange passa.
Jack et Eric venaient de faire un pas dans la même direction.
Deux petits pas d'hommes.
Ensembles.

Alain Finkielkraut, de son coté, s'était lancé dans un interminable monologue, une virulente attaque à l'encontre de sa consœur d'infortune, Véronique Genest qui s'adonnait aux joies du naturisme sauvage et polisson, d'ailleurs elle répéta à plusieurs reprises "ça me rappelle le Cap d'Agde". Mais si on se focalisait sur Alain, de loin on entendait des "gnagnagna" entrecoupés de "taisez-vous" et de "pauvre conne" comme si ces trois motifs eussent constitué les briques élémentaires, les nucléotides de l'ADN de tout son argumentaire. Véronique Genest ne cessait de plus de faire référence à des répliques de la série culte dont elle avait été l'héroïne : Julie Lescaut. "22 saisons de 1992 à 2013, ça te la coupe Finky ! Pas moins de quatre 7 d'or ! Et je me suis même payé le luxe de laisser crever dans l'indifférence totale mon partenaire de scène, Mouss Diouf. Si c'est pas un putain de caprice de star hollywoodienne, ça ! Franchement quand je compare mes audiences sur TF1 aux ventes de tes bouquins, Finky, je mériterais cent fois plus que toi d'être à l'Académie Française. Je suis un peu le Patrick Sébastien au féminin dans le cœur des français, drôle mais pas trop, raciste juste ce qu'il faut. Puis pour montrer qu'elle avait parcouru du chemin depuis son premier rôle de gourdasse toujours à poil dans le film "Ça n'arrive qu'à moi" de Patrice Perrin, elle se glissa dans la peau de l'enquêtrice Julie Lescaut et prit pour quête de trouver un moyen de s'évader de l’entrepôt exigu dans lequel elle et ses trois zgegs avaient été pris en otage. "Vous allez voir, mes 6 couilles, on va pas faire long feu au mitard. Tata Julie va nous sortir de ce traquenard." Elle aperçut soudain un grand tableau Velleda sur lequel une longue liste de fournitures était énumérée. Il s'agissait des besoins logistiques permanents du mouvement Nuit Debout, et de suite elle comprit que les bâches, les rouleaux de scotch, les duvets et les cordes entreposés tout près, allaient être d'un grand secours à la petite équipe de nudistes face aux immondes fascistes qui les avaient capturés. Voila que Véronique Genest effaçait même le tabeau pour écrire au feutre rouge indélébile un beau plan d'évasion qu'elle avait concocté. "Ils ont du mouron à se faire ces cloportes. Leur putain de ZAD, on va te la leur démonter de l'intérieur, on va leur RemyFraisser la gueule, vous allez voir ça ! Avec deux trois bricoles, Tata Lescaut va te construire des armes de destruction massive que même Ironman 1 et le cheval Troie à coté, c'est du lait en poudre pour nourrisson. Je vais te les bouter jusqu'à Notre-Dame des Landes, tous ces blaireaux !"

Ce groupe vaillant venait de retrouver sa liberté et se frayait un chemin à grands coups de poings à travers toute cette bande de zombies fascistes.

= commentaires =

Lapinchien


tw
    le 31/05/2016 à 12:04:04
Par contre, à ce jour, la suite des textes n'est vraiment pas finalisée et publiable. S'il pouvait y avoir quelques contributeurs charitables pour insérer quelques paragraphes à l'épisode 5 (on pourrait se focaliser sur celui-là dans un premier temps), en plus, c'est déductible de vos impôts. merci de faire des dons ici : http://forum.lazone.org/index.php?topic=3562.0
David


"leur RemyFraisser la gueule"    le 11/06/2016 à 21:25:07
Salut, c'est tordant, Michèle tordant. Cette histoire de couilles géantes entourées de star du petit écran n'est pas sans rappeler "pirates des Caraïbes" avec Jack Sparrow.

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