LA ZONE -
Résumé : HaiKulysse répond à l'appel à textes de la Forêt et l'on reconnait particulièrement les errements de jeunesse ici de Jack London, lorsque quittant le giron maternel, il s'en allait à l'aventure, traversant tous les états unis vagabondant en clandestin dans les trains de marchandise. Bien sûr il ne s'agit pas que de cela et désolé je pourrais comme à l'accoutumé invoquer des gros mots usuels tels Burroughs et écriture automatique. Mais changeons d'approche ! Ici stylistiquement on peut sans contexte faire appel au paradoxe du singe savant et même soyons plus précis, au paradoxe de Jean Marc, la marionnette de Jeff Panacloc le fameux ventriloque que TF1 à chouré à Patrick Sébastien. Selon ce théorème, dans le cadre d'une expérience de l'esprit bien entendu, Jean-Marc tape indéfiniment et au hasard sur le clavier d’une machine à écrire et peu de fait écrire un texte donné au travers d'un mécanisme abstrait qui produit une séquence aléatoire de lettres à l'infini. La probabilité que Jean Marc tape avec exactitude un ouvrage complet comme Hamlet de Shakespeare est si faible que la chance que cela se produise au cours d'une période de temps de l'ordre de l'âge de l'univers est minuscule, bien que non nulle et pourtant il suffit qu'un, voire plusieurs, auteurs fistent profondément Jean Marc, le fistent jusqu'aux molaires et incisives, pour que cette probabilité devienne beaucoup plus grande. Ici, je ne vais pas spoiler, mais ce n'est pas le cas : l'objectif de l'auteur n'étant pas de produire une belle oeuvre mais bien de fister le singe pour le plaisir de fister le singe, le ventriloque et le lectorat en prime.

Sophistication, Remodelage et Vomissage

Le 28/01/2017
par HaiKulysse
[illustration] Il fallait nous voir, les deux amants à moitié bourré, suivre les rails pour arriver à ce train à moitié opérationnel ; les clous et les vis de ses strapontins avaient rouillé par trop de prompte obéissance. Nous étions à une époque où le charbon brûlait dans une locomotive imaginaire. En wagon, immobiles, nous regardions les paysages éphémères s'acoquiner avec le bon élève qui prend soin de relever leur obsolescence.
Nous étions coupés de toute temporalité, notre génération avait été vidée de son utilité, mais en wagon comme à l’école, la jeune femme à l'aiguillière de Vermeer nous avait fauché comme la Mort, et ce fut ainsi que nous habitions par hasard le présent : des notes s’étalaient sur les tables, nous étions à nous-seuls une communauté d’auteurs.

On se glissait la nuit dans les draps d'une femme qui était morte là après avoir eue un orgasme sur les sonates de Beethoven. Il y avait bien sûr, la nuit aussi, la fureur rouge des Bolcheviks qui revenait au galop. Rouge comme le clone de ce verre de vin rouge, bu d'une traite comme si c'était la recette du bonheur.
A l'arrivée, à hauteur de midi, il fallait se présenter à ce monsieur seul au comptoir du bar, alors que la neige tombait à nouveau sur la ville, pour lui exposer gentiment notre thèse selon laquelle nous étions sur une lointaine planète où il y avait de la vie. La vie qui mettait autant que possible la même quantité de testostérone dans l’appareil reproducteur d’un mâle.

Ensuite l'aumône vulgaire devant un Mac Do pour se payer de l'afghan un peu plus tard. En sinuant les ruelles, en écoutant parfois bon gré mal gré les sornettes de la rue, le travail de la quête enrichissait alors son homme.

On fumait aussi la moquette des salles cinématographiques ; on trouvait dans les vieux journaux hebdomadaires qui trainaient par terre des récits de guerre acharnée, mais tirés de la servitude à la fois économique comme politique, on préférait vivre notre romance sans réelle appréhension.
Un jour de pêche un peu trop arrosé et fumé, j'avais arrimé un véritable thon, ce gros poisson des mers équatoriales et tempérées ; j'étais alors sur le dos d'un éléphant indien qui portait parmi d'autres lourds fardeaux Brahma, Shiva, Vishnu, Durga, Kali, Ganesh, Hanuman, Saraswati, Lakshmi, Parvati, Ganga etc. Je l'avais ensuite harponné ce thon et il pissait tellement, mais alors tellement du sang qu'il me rappelait nos ballons de vin rouge quand nous sortions les instruments exosomatiques pour rejeter, transformer, échanger l'énergie.
Un travail récompensé par un dîner qui n'entrait dans aucune catégorie sociable.
Un autre jour sur la place publique, pour me faire du fric, j'avais joué le ventriloque avec Jean Marc -un étrange chimpanzé décoré, oui monsieur, par la légion d'honneur. Un chimpanzé aux couilles bleues dans un soutif en cuir de luxe, avec trou du cul en trompette.
Encore un autre jour, cherchant ma cacahuète perdue au fond de son soutien-gorge en cuir noir, l'idée de devenir un Agent d'Escale Ferroviaire me traversa l'esprit. Cependant, en arrivant au nombril, je m'étais accroupis pour chier une fameuse coulée de perles byzantines.

Et puis finalement nous avons fini nos jours tranquilles avec Jean Marc, le singe qui aimait désespérèment jouir jusqu'à la dernière gouttelette.
« Lorsque tombe le soir avec mélancolie
Entre les fesses noueuses du cul parfait de Cassie
Je fume mon herbe et son regard si fou
Et ses propos naïfs roulent lentement sur le plancher
Sous ses cheveux flottants, tout bouclés sur son cou
Je devine la solution alternative qui a quand même gagné »

= commentaires =

Lapinchien


tw
    le 29/01/2017 à 15:38:21
Ceci était un commentaire burroughsien en mode écriture automatique puis soudain je lançais une video youtube de Jean Marc et Jeff Panacloc pour me documenter.
Cuddle


fb
    le 01/02/2017 à 10:34:28
Je ne savais pas qu'on pouvait fumer la moquette des salles de cinéma.
HaiKulysse


site blog fb yt
Dégustez son goût authentique de la chips Burrough    le 13/02/2017 à 00:42:47
Intimement j'ai le sentiment qu'une bonne et authentique raclée burroughsienne manque dans les parages...
Cuddle


fb
    le 13/02/2017 à 00:45:37
L'endroit est désert par ici

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