LA ZONE -

Histoires d’eaux

Le 22/01/2026
par Anastasia Dragovic
[illustration] Dans les recoins sombres du 13e arrondissement de Paris, où les tours cachent des secrets inavouables, Tatiana, une femme libérée d’un emprisonnement passé, invite Pavel, le gardien aux yeux bleus et au tatouage luminescent. Ce qui commence comme un interrogatoire pour un roman érotique vire au cauchemar : une entité paranormale, née d’une lampe brisée et piégée dans la peau de Pavel, s’éveille, attisant désirs interdits et flammes destructrices. Plongez dans un tourbillon de luxure, de trahison et de forces occultes, où l’amour se consume dans l’incendie d’une nuit fatale.
Aphrodite est une chienne, sauvage et indomptable, comme moi. Lorsqu’un murmure de ses lèvres effleure mon esprit, mon clitoris s’éveille en une douce fièvre. Que Cerbère se perde dans les abysses, sodomisé par le diable avec du gravier et de la harissa, je m’en moque. Mon désir naît à l’oreille, porté par des sons qui dansent, non par ses aboiements rauques. Aujourd’hui, un gardien différent franchit le seuil de ma demeure, un homme dont les mains ont sculpté trente ans de secrets dans les tours du 13e arrondissement de Paris. Je veux l’interroger pour mon roman, plonger dans les ombres qu’il porte, lui qui nettoie, colmate et séduit les veuves comme un spectre silencieux. J’ai fui cette tour où j’étais enchaînée, et son histoire brûle en moi, prête à jaillir sur le papier.
À présent, je vis avec Charles, mon minet brun, soumis à mes caprices comme une ombre dévouée. Son prénom, si commun, trahit un prétentieux que je dompte avec tendresse. Je l’appelle Chachat, et il s’incline sous ce nom, un sourire au bord des lèvres. Lors de notre première rencontre, il s’est agenouillé, promettant un romantisme que le temps a fané. Pourtant, l’amour défie toute logique, et je l’aime, de tout mon être brisé. Deux ans ont passé, et sa plus belle offrande fut de saisir mes cheveux pour m’offrir un nem dans l’intimité - qu’il a ensuite dégusté avec un rire sauvage. Cet homme est un dément, et son chaos m’enivre.
Nous voyageons, portés par des vents capricieux. Parfois, je tisse des jeux cruels pour le défier. Un jour, vengeresse, je glissai un plug de fer dans son intimité, son corps si ouvert qu’il n’en sentit rien. Mais aux portes de l’aéroport, le détecteur hurla, un cri métallique déchirant l’air. Les douaniers, pris de panique, crurent à une montre ou un bracelet rebelle. Voir leurs mains le fouiller m’embrase, son regard paniqué croisant le mien, lui qui sait si bien plaire. On l’entraîna à l’écart ; je ris, légère, imaginant leur découverte. Le temps s’étira, la blague devint un drame. J’appelai la responsable, invoquant un excès de zèle, et les stewards nous rappelèrent à l’ordre. Nous courûmes vers la navette, embarquant dans un souffle. À Lisbonne, un hôtel aux vitres impudiques nous accueillit - douches et toilettes transparentes, un miroir obscène. Une trace de C dansa sur nos sens ; je brûlai de le goûter. Sous le choc, il vacilla, et je berçai ses peurs avec des mots doux, comme une mer apaisante.
La nuit tombe, les messageries s’évanouissent, laissant place à un silence féerique. Des dessins denses s’élèvent dans le ciel, roses et incandescentes, portés par tes mains invisibles. Ce feu m’ordonne de t’oublier, de fuir tes ombres. Sous les pavés glacés de la peur, mes pores se referment, mon âme saigne en silence. Ce bleu m’aveugle, m’arrache mes peurs qu’aucune vague ne peut laver. Qui, sinon toi, mouillerait l’amarre si je fumais ? Mon ange moite me gronde, mais c’est moi, reflet de mes désirs. Je fuis, je tais nos liens. Hier, jour de ton anniversaire, je trempais encore pour toi, tremblante, mouillant les amarres d’un amour brut que j’étreins à l’aube. Alarme à droite, œil à gauche, j’oublie les rives de ton essence.
Quand la nuit me glace, j’invoque tes mains sur ma peau, ta langue éveillant mes seins en une danse sacrée. Je les caresse, osant défier les cieux. Sous les océans, nous rions, larguant ces amarres illusoires de liberté. Les abbés, foudroyés par leur bêtise, gisent, tandis les ânes observent, muets. Je renaîs. Chatte offerte, je pardonne tes oublis. Toi, qui vois tout, me laisses goûter un gland poilu, doux inconnu prêt à s’ouvrir si je soulève un éclat de bois. Pauvre tante, ton pouls s’affole, la gangrène te dévore au bal. Je t’oublie, comme un vent qui passe.
À Paris 13, Chinatown, je revois cet épisode suspendu, attendant le gardien. L’entretien sera bref. La sonnette chante : c’est lui. Mon Chachat court voir ses « potes » - un SMS murmure une victoire sur un rival. Peu m’importe. Il sait que ce gardien m’obsède, mais j’ai soif de ses confidences. Depuis quinze ans, ses regards me consument, mêlant excitation et culpabilité. Je l’accueille : chauve, yeux bleus, bouche envoûtante, un Polonais qui jadis réparait les chaudières de la tour. Il sourit. Je tends une 1664 - j’aime cette année, rêvant d’y plonger, d’être retournée par lui. Secret. Je le désire depuis toujours, imaginant ses assauts jusqu’à l’aube. Interdit. Trente ans de plus que moi, il fut le père de Sofia, ma compagne d’école. Si elle savait.
Curieuse, je l’interroge : contes des voisins, mystères enfouis sur trente étages. Ses yeux, salaces et respectueux, me happent. Soudain, l’obscurité tombe, une coupure brutale. Il scrute le compteur Linky avec sa lampe iPhone : intact. Un frisson me traverse - l’ampoule tatouée sur son dos pulse, vivante, un murmure ancien s’élevant de sa chair, chargé de rancune. Pavel murmure : « Je sens des boom et des bang. » Le froid m’envahit, l’hiver gelant mes os.
Je l’invite sur le canapé, drapé du plaid de Chachat, et m’échappe sous une douche brûlante. Des bougies à l’orange parfument l’air ; je lui ordonne d’attendre. Mon corps réclame l’eau en feu. Je glisse vers mes rêves, priant qu’il rejoigne ce fantasme d’adolescence. Malgré le froid, je brûle, aspirant à une épopée dantesque. Mon cœur bat pour Chachat, voleur de mon parfum Mandragore, danseur à l’Opéra, mais son retour sent le Bleu de Chanel. Trois dans notre alcôve ? Paranoïa me ronge.
Sous la douche, une bougie posée dehors, l’eau ruisselle sur ma peau. Je caresse mon clitoris, un gémissement discret s’échappe. Des pas résonnent. Le gardien part réparer un ballon voisin. Urgent. Trempée, nue, j’ouvre : il me dévore des pieds à la chatte, aux seins, aux yeux. L’ampoule luit, verdâtre, une voix sifflante susurre « Tatiana » depuis le tatouage.
— Arrête, Pavel, j’ai un mec, je suis prude et fidèle.
— M’en fous, je prends ton cul et ta chatte. Tes seins lourds, je respecte.
Cru, sincère. Sa bite, fine, droite, dure, danse sous la flamme. L’eau caresse mes tétons dressés ; il mord, tète, glisse un doigt dans mon anus - sans huile -, effleure mon clitoris. J’implore sa main dans mon vagin : un doigt, deux, trois, quatre, cinq. Son index tournoie, sa paume m’emplit. Je l’embrasse, criant de plaisir. L’ampoule pulse, la voix grandit, narrant des siècles de tourments, des âmes captives d’une entité née d’une lampe brisée dans un rituel oublié.
Son corps, sculpté par le temps, m’étonne. L’eau glacée, le ballon vide, je bouge. Il retire sa main, me pénètre sans mot. Je me hais, puis m’évade dans un rêve : la Puszcza Białowieska, chevauchée sous l’eau froide, libre, saluant les étoiles. Mes larmes de honte s’effacent sous ses baisers sauvages. Je goûte sa chaleur, ressuscite des instincts germaniques - levrette sur les galets de la Baltique. Il jouit sur mon cul ; mon corps en redemande.
La porte s’ouvre : Charles, rentré tôt. Je frémis. Ses bras me bercent ; il murmure des mots polonais, immobile en moi. L’eau déborde.
— C’est quoi ce bordel ? Tout est éteint, ces bougies ? Tatiana ?
Pavel étouffe mes cris, je suce son pouce. Les pas approchent ; sa lampe trace son ombre. « La mer » de Trenet chante dans son casque. Peur qu’il me voie, peur d’être une traîtresse - lui sent le Bleu de Chanel.
— Mais qu’est-ce qui se passe, cette eau dans le couloir ?
Ma cyprine bouche le siphon ; l’eau glacée monte. L’ampoule s’illumine, sa lueur verdâtre danse, projetant des ombres d’âmes hurlantes. Charles ouvre les rideaux.
— Salope, tu baises ce vieux ? Traînée !
— C’est toi qui écoutes Trenet, petit chat. Pas de ciseaux, le rideau est ouvert.
Il hurle. Pavel me baisse, me prend sous ses yeux ébahis - Charles n’a jamais osé. Stupéfait, excité, il baisse son pantalon, offrant son intimité. On s’enfuit sous la couette, plaid, peau d’ours. Je mouille, louve face à son abandon. Silence. Je les guide avec l’iPhone. Pavel bande encore.
Bougie à la rose rallumée, Charles vérifie - quoi ? Je sors sa laisse, châtiment pour sa jalousie stérile. Pavel le dompte, Chachat se soumet, collier clouté. Je l’attache aux toilettes ; il me suit partout, même au parc. Des flics rirent, me dévisageant.
Traces de C, clope allumée à la bougie - légende des marins morts. Menottes aux pieds du lit, clé jetée. Pavel le pénètre, dur, sans huile. Je verse de la cire sur ses reins ; il hurle. Rachmaninov, champagne dans nos gorges. Pavel lèche mon sein, gémissant à son oreille. Gorge profonde, ils me nomment pute. Jouissance sur mon visage, dans ma bouche. Odeur brûlante, fumée sous la porte. L’ampoule vibre, la voix hurle : « Libérez-moi ! » - l’entité réclame un tribut.
Pompiers : « Ouvrez ! » Feu partout, Charles enchaîné, sans clé. Ils défoncent la porte, m’enveloppent d’une couverture. Je crie pour le sauver.
— Ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout.
L’ampoule explose, flammes surnaturelles jaillissant. L’entité, libérée, rugit, mêlant ses cris aux âmes captives. Un court-circuit physique, mais elle amplifie le brasier, puisant dans les tourments accumulés. Tissu en feu, l’immeuble s’effondre. Tous fuient sauf lui. Un pompier, en larmes :
— Désolé, les menottes étaient trop serrées, il a succombé à la fumée.
Pluie. Pourquoi l’ampoule de Pavel ? L’entité l’a marqué, gardien maudit de la tour. A-t-il pactisé avec elle ? Je m’effondre, tête sur le bitume. Cris, puis silence. La voûte s’inverse, poissons dans un ciel sans ombre. L’écume s’évanouit. Un paradis sous la mer m’appelle, loin des tourments. Tout pour un jeu d’eau, un roman, une ampoule maudite.

= commentaires =

Lapinchien

lien tw yt
Pute : 283
à mort
    le 21/01/2026 à 19:14:25
Texte très bien écrit selon moi mais qui fait des embardées et des dérapages contrôlés, part en drift dans un virage en changeant subitement de style, de niveau de langage, de champ fantasmagorique, des bouts de phrases qui me semblent être des licences poétiques aussi et même de l'onirisme en rupture avec l'approche très réaliste générale. C'est étonnant, ça donne une sorte de texture crunchy au style ce qui ne serait pas désagréable si elle n'était pas hétérogène. Par contre, tout le coté para lié à l'appel à texte parafoutral, rencontre entre érotisme et paranormal arrive de manière trop abrupte et forcée au chausse-pied rouillé. ça traduit peut être le fait que le texte existait avant l'appel et qu'il était uniquement érotique et que l'auteur l'a modifié au dernier moment pour intégrer une dimension paranormale survolée et en deus ex machina. Cela dit, le contrat est rempli et l'histoire était plaisante à lire. Par contre, je ne suis pas certain que si on fait sonner un portique d'aéroport, le zèle du staf de sécurité les pousse à aller jusqu'à la fouille rectale mais j'avoue que personne n'a eu l'idée de me foutre un plug anal en fer dans le cul sans que je m'en rende compte et que les seuls beeps en ces lieux que j'ai jamais provoqués étaient liés à la boucle de ma ceinture ou quelques pièces qui traînaient dans mes poches.
René de Cessandre

Pute : -90
    le 21/01/2026 à 19:26:06
L'écriture sous LSD devrait être interdite. Surtout sur La Zone. Concurrence déloyale. Les loups hurlent dans la plaine. Nuage tricoté qui se défile. La mer n'est qu'un murmure sans cesse recommencé.
Forficule

Pute : 6
    le 21/01/2026 à 19:51:14
Une St Con avant l'heure, avec une grillade pour seul moment jouissif dans tout le texte. Mais alors, ce fou-rire à la fin ! Je ne regrette pas d'avoir été au bout (avec beaucoup de mal, lecture en diagonale, voire en zigzag et à reculons) : le pompier en larmes pour annoncer les menottes trop serrées, ça m'a fait ma soirée.
Lapinchien

lien tw yt
Pute : 283
à mort
    le 21/01/2026 à 19:53:29
Mais c'est une belle réécriture de l'histoire du plombier polonais comme élément d'opposition à l'immigration pour cause de dumping social venant concurrencer sur le plan salarial les travailleurs français de manière pas très fair play surtout que là, on agite aussi la peur qu'il vienne niquer ta femme. Le dumping génital, ça fout carrément les chocottes comme concept. Philippe de Villier devrait très prochainement se réapproprier cette update pleine de promesses de bulletins de vote par millions.
René de Cessandre

Pute : -90
    le 21/01/2026 à 20:23:32
...Sauf que ça a été écrit par une femme (apparemment).
A.B

Pute : 57
    le 21/01/2026 à 21:14:46
Une histoire d'eau corporelle qui part en fumée. Ça se lit très bien. Oui c'est crunchy au plan des tournures verbales. Il y a une accélération progressive et un sprint final au niveau du rythme.
Sombre, violent, pas débile mais carrément parafoutral.
Lapinchien

lien tw yt
Pute : 283
à mort
    le 21/01/2026 à 21:34:56
Faire une farce à quelqu'un en lui introduisant un objet dans le fondement pour qu'il se fasse fistfucker par la police aux frontières n'est pas assez débile pour toi ? Sans même parler du mode opératoire, rien que l'idée de faire des farces est débile pour moi. Regarde la tronche de Marcel Béliveau. Tu ne trouves pas qu'il ressemble à Goofy avec des lunettes ?
A.B

Pute : 57
    le 21/01/2026 à 21:42:20
Sans référence de mauvais goût du genre "Lazizi" du jour sur "La Zobe", c'est un détail dans la story que, non, je n'ai pas trouvé débile. C'est presque un élement gothique.
Nino St Félix

lien
Pute : 126
    le 21/01/2026 à 21:55:44
Plaisir de lecture : check.
Texte fanfaron, délicieux, absurde, folie douceâtre. J'ai adoré, et je pardonne en effet le paranormal qui tombe comme la cire sur la toile. J'ai envie du roman, je veux la suite le début et la fin.
C'est un vrai texte qui nous prend pas pour des flans. Et qui joue avec tout ce qui est jouable. Je me répète j'ai over kiffé, même si je vois bien que c'est pas la révolution poétique, mais c'est la maîtrise et le jeu. Et c'est déjà énorme.
Je serais jaloux si j'étais pas conquis.
Ouais rien d'autre à ajouter.
Arthus Lapicque

Pute : 77
    le 21/01/2026 à 22:29:09
Ahurissant ce texte. Du burlesque poussé à l'extrême. Et si certains passages son poétiquement obscurs, d'autres m'ont bien fait rire. Pour le coup, en voilà un style original, du moins, je n'ai jamais lu une prose pareille, et ça fait plaisir.
Nino St Félix

lien
Pute : 126
    le 21/01/2026 à 22:40:09
La maîtrise de McCarthy avec les névroses de Easton Ellis et la rage de Bukowski et le désir de Sade et l'humour de Vian et que sais-je.
Un texte que j'ai envie même de le relire. Et de payer pour la suite c'est dire.
L'impression d'être un petit garçon dans le bac a sable qui vient de voir une grande personne faire ce qu'on appelle "écrire".
Une "voix".
@Arthus je mettais ton dernier texte quasi en tête de mes préférés de ces 3 derniers mois mais désolé celui là impossible de lui résister.
Lapinchien

lien tw yt
Pute : 283
à mort
    le 21/01/2026 à 23:31:18
Après toutes vos louanges, j'ai trouvé vraiment ça trop bizarre et j'ai relu le texte. C'était pénible et mon opinion a complètement changé. Je laisse l'histoire de coté d'ailleurs. La relecture de cette prose s'apparente à lancer un motocross à pleine vitesse sur une piste de ciment frais, où chaque virgule agit comme une ornière vicieuse prête à éjecter vos globes oculaires hors de leurs orbites. Le terrain syntaxique est d'une lourdeur si absolue que vos pupilles doivent sans cesse faire vrombir leur moteur interne pour ne pas s'enliser dans une boue d'adjectifs boursouflés et de métaphores grasses. C’est un rodéo visuel épuisant où les amortisseurs du cerveau finissent par lâcher sous les cahots d'une écriture qui confond la puissance narrative avec l'épaisseur d'une sauce trop réduite. À force de déraper entre le lyrisme de calendrier et le trivial le plus pataud, on finit la lecture avec les cornées maculées d'une graisse sémantique dont même un décapant industriel ne viendrait pas à bout. On ressort de ce bourbier littéraire les yeux pleins de boue, avec la sensation d'avoir gagné le Grand Prix de la fatigue oculaire face à un texte qui a confondu le style avec un marécage de purée de mots. Je vous emmerde et je rentre à ma maison.
Nino St Félix

lien
Pute : 126
    le 21/01/2026 à 23:43:23
Cartmann !
Mon avis est totalement subjectif et assumé... J'imagine tout à fait que ce texte puisse déplaire mais c'est justement ce qui me plaît chez lui, entre autres.
Lapinchien

lien tw yt
Pute : 283
à mort
    le 22/01/2026 à 00:07:49
Ce n'est pas l'histoire, c'est le style que j'avais du mal à cerner et après relecture je le trouve pénible et pas du tout abouti mais peut être que ma métaphore sur le motocross des yeux est juste un gros indice que je devrais consulter un ophtalmo au plus vite.
René de Cessandre

Pute : -90
    le 22/01/2026 à 10:58:39
> D'accord avec ton analyse LpC ! Et elle me rassure. Je pensais que la lecture de ce... texte (?), entraînait une perte de la lucidité et des hallucinations interprétatives, voire des paréidolies cognitives. Cette prose déglinguée est à la limite de l'escroquerie intellectuelle. Son mérite : a bien réussi son coup. Ou presque.
Arthus Lapicque

Pute : 77
    le 22/01/2026 à 12:53:03
@Lapinchien. Toi qui kiffe Haikulysse tu devrais ici saluer une vraie prose automatique inspirée et du cut up naturel, pas celui du ciseau artificiel et du copier-coller mais celui des transes saccadées et soubresauts du rêveur agité. Je trouve une certaine homogénéité à cette hétérogénéité et ça me parle. Il est habité ce texte, tendu d'énergie, d'improvisation, d'une maîtrise technique que je serais bien incapable de reproduire. Il y a quelque chose qui vient de loin, du fond du cerveau et de chaque recoin. Cette prose complexe est peut-être travaillée, moi, elle me donne l'impression d'une spontanéité, une liberté de ton, un petit côté punk à la Kathy Acker "j'écris ce que je veux et j't'emmerde" qui n'est pas pour me déplaire. La poétique éclatée mise en scène ici fonctionne sur moi, il y a un truc exploratoire, du genre balancer des filets poétique dans l'inconnu pour saisir des figures inédites, c'est parfaitement subjectif, je l'assume.

@Nino, ne soit pas désolé, je m'incline devant ce texte que je trouve chouette et supérieur à ma dernière bluette.
    le 22/01/2026 à 15:42:40
Anastasia, si tu me lis, sache que tu mérites le qualificatif de zonarde. Pas seulement parce que ton récit répond à la ligne éditoriale régulièrement rappelée par notre maître à tous, Lapinchien. Mais surtout parce que tu t'aventures dans des recoins peu explorés, parce que ton texte est vivant, parce que tu tentes, tu essaies, tu ouvres des possibilités narratives et stylistiques.
Au risque peut-être d'en faire trop, mais qu'importe ? Je bute personnellement sur un tic qui ne déparerait pas une page de New romance ("mon clitoris s'éveille en une douce fièvre", "ta langue éveillant mes seins en une danse sacrée") et quelques comparaisons fleur bleue que je te soupçonne d'avoir introduites par jeu dans le soufre de ton récit, mais que je n'aime quand même pas.
Au passage, tu as dû bien t'amuser entre Daho et Trénet, qui n'ont pas grand chose à voir avec le schmilblick. S'il y a un jeu de mot sur Etienne, je ne l'ai pas saisi. Ou sur boomerang ?
Eclaire mon ampoule, si j'ose dire.

Et poste d'autres textes !! Je veux savoir où était Chachat et où il a bien pu se parfumer de Bleu de Chanel, cet infidèle.
Lapinchien

lien tw yt
Pute : 283
à mort
    le 22/01/2026 à 15:59:08
Tu te trompes Laetitia Giudicelli, je ne suis le maître de personne. J'espère que tu le disais ironiquement parce que je me la pète trop sans m'en rendre compte dans toutes les conneries que je raconte. Je suis un admin parmi d'autres admin et d'ailleurs tu en feras bientôt partie. Admin est juste un rôle technique et pas hiérarchique en plus. S'il y a des maîtres sur la Zone, ce sont : nihil parce qu'il l'a créée, Dourak Smerdiakov parce qu'il l'a concrétisée avec lui et d'un point de vue plus démocratique : Clacker élu Grand Inquisiteur de l'Ordre de Saint-Con actuel et élu aussi Grand Chabellan du Prout actuel et Nino St Félix élu Grand Phidippidès de la connerie actuel. Peut être aussi HaiKulysse qui est un grand maître tibétain du cut-up. Et l'ancienneté n'y change rien.

= ajouter un commentaire =

Les commentaires sont réservés aux utilisateurs connectés.