LA ZONE -

L’enquéquette sociale

Le 05/02/2026
par Paul Sunderland
[illustration] Momo venait de se faire alpaguer. Bon, on savait déjà qu’il n’était pas net, et même qu’il n’avait pas la comprenette nette, mais là, bravo mister, ça battait un record.
Le verbe « battre », d’ailleurs, quand on y pense, il est approprié.

Momo, un beau matin, subit les foudres d’une « enquête sociale » car des autorités parvenues à un stade de compétence frisant le all-time high avaient constaté que Momo achetait sur internet des poupées dites « pédopornographiques ». Ladite enquête consistait à savoir si l’acquéreur se limitait à ce genre de choix quant à l’essorage hormonal.

Des gens travaillant ici et là dans des commerces faisant également fonction de points de retrait de colis se posaient peut-être aussi des questions. La peur commençait à circuler, même avec des casiers judiciaires vierges.

Momo, lui, n’éprouva aucune peur lorsqu’un mec de l’hygiène mentale vint lui rendre visite sans prévenir (comme convenu dans ce service administratif). Normal, Momo était dans son bon droit! L’autre, assez jeune, nez retroussé et cheveux en brosse (en brosse à chiottes, pensa Momo dans un éclair neuronal) faillit dégueuler en entrant dans l’espace en diogénisation avancée qu’était le studio du sujet sur lequel enquêter.

Momo: pas de complexe, mec nature, cheveux gras, t-shirt trop court découvrant un bide mou, blanc et poilu, appartement qui daubait le rance bien installé. Du bordel partout, de la merde quasiment hypergéométrique dans son abondance, sa variété. Un tesseract d’odorama.

Et puis les poupées, posées, affalées comme des corps éteints offerts à l’Occident terminal.

L’hygiéniste se sentit-il proche de la convulsion? Momo, immobile sur un bout de sa momoquette à blattes, dévisageait en silence son visiteur. Il avait quand même un peu les foies, le Momo. Sûr, une de ses quelques connaissances, un homme qu’il qualifiait de « médecin paranormal », lui avait dit à plusieurs reprises que sa démarche était pleine de sincérité et de responsabilité. C’était un praticien qu’il croisait souvent à l’arrière des grandes surfaces, quand vient la fin du jour. Mais l’autre, là, figé devant les petits corps mutilés, il avait peut-être des idées différentes.

Mutilés, battus, nus, plus ou moins dépecés à la lame, parmi les boîtes de cornflakes vides, les piles de courrier pas lu (il paraît qu’Erik Satie non plus n’ouvrait jamais son courrier, mais Momo n’avait jamais entendu parler de lui), les restes de rouleaux de pq dévidés et les multiples nappages de poussière.

Oh, la belle vie…

« C’est parce que je suis pédophobe », clama Momo (qui s’était quand même un peu entraîné sur le terme).

Il expliqua à l’inspecteur (diplômé d’Etat en comptabilité des poils de cul) qu’il n’avait jamais supporté les mômes, qu’il avait envie, par périodes, d’en choper au hasard, comme ça, et de les trucider. Pour autant, non dépourvu de sens moral, il savait qu’il ne pouvait se permettre cette déviance. Alors il se défoulait sur des simulacres mis en vente sur Internet.

« Du coup, je fais de mal à personne! »

L’hygiéniste le regardait comme s’il avait une spirale devant chaque œil.

« Et ceux qu’aiment pas les vioques, comment i font, eux, hein? Ça existe pas, les poupées de vioques! C’est là que vous devez surveiller! »

L’autre, lentement et à reculons, parvint à retrouver la porte d’entrée de ce studio de la miséricorde mutante, et se barra ensuite à toutes jambes.

Dans la même journée, Momo se fit embarquer et placer dans un camp de réinsertion psychosociale. Il y resta longtemps.

Et ce en dépit des conclusions émises par les experts: aucune trace du foutre de Momo n’avait été retrouvée sur ou dans ses poupées.

= commentaires =

Nino St Félix

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Pute : 155
    le 04/02/2026 à 18:21:34
Tout va bien alors.
La momorale est sauve.
A.P

Pute : 134
    le 04/02/2026 à 18:21:46
Drôle et presque dérangeant avant de se révéler être sage. Faudrait pas faire dans le subversif ! Non ?
Nino St Félix

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Pute : 155
    le 04/02/2026 à 18:25:20
Ça aurait dû me faire rire et me déranger ouais. Sauf que non j'ai pas trop rigolé et ça m'a plus agacé qu'autre chose. Je dois être un peu en saturation de cynisme. Momo contre le reste du monde, dos à dos, pas un connard pour rattraper l'autre. Ok message reçu, je retourne compter les licornes et les papillons.
René de Cessandre

Pute : -166
    le 04/02/2026 à 18:35:48
Très fort ce texte.
Sous des dehors farcesques égayés de jeux de mots et de clins-d'œil, il pose les bases d'un problème éthique à plusieurs facettes.
Bien sûr, c'est le problème de ces fameuses poupées controversées qui est visé ici, mais comme le dit Momo "je ne fais de mal à personne". C'est pour lui un exutoire, mais d'une façon générale cela peut aussi être un "anti passage à l'acte".
Et la polémique des poupées est assez hypocrite quand tant d'autres dérivatifs existent déjà dans d'autre domaines (autrefois minitel rose et magasines de charmes, aujourd'hui internet). Par ailleurs cela est certainement perçu comme tout-à-fait normal au Japon (où les employés ont une salle avec un punching-ball qu'il peuvent agrémenter de l'effigie de la personne contre qui ils ont une dent (y compris leur patron, ou également on vent, sous sachet, des culottes d'adolescentes, de préférence portées au préalable) et en Chine qui promet d'envahir le marché avec des robots humanoïdes de "compagnie".
Le problème se pose aussi avec les jeux vidéo (contestés toutefois, mais pas au point que l'on songe à les interdire) où on peut "jouer à la guerre" en dégommant le maximum d'adversaires.
Je pense donc en conclusion que ce texte qui n'a l'air de rien, dénonce avec une certaine acidité l'hypocrisie de notre système, prêt à plus s'inquiéter du sort de poupées que des originaux qu'elles représentent et auxquels elles peuvent servir de substitution résolutoire.
Lapinchien

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Pute : 315
à mort
    le 04/02/2026 à 18:37:58
Les phrases sont nerveuses, avec un sens de la formule qui claque. J'ai jamais maté la moindre émission de "Cleaners, les experts du ménage" mais grâce à ce texte, je pourrais peut-être trouver ça intéressant finalement. On ne sait jamais ce qu'on peut bien découvrir dans ces cavernes d'Alibaba inversées. Momo est un personnage réussi car il n'est pas simplement méchant ou fou, il a sa propre logique interne. L'idée de pédophobe qui tue des simulacres pour ne pas tuer de vrais enfants, est bien trouvée. Momo n'est pas un pervers sexuel au sens légal, c'est un prédateur symbolique, et je ne saurais dire ce qui est plus grave. Le texte a le mérite de soulever la question qui n'est peut-être pas si absurde que ça. Même s'il n'y a pas de victime humaine directe au moment de l'achat, la fabrication et la possession de ces objets sont jugées contraires à l'ordre public et à la protection de l'enfance donc je comprends qu'il soit puni dans le récit. Pour moi, ce n'est pas une tentative déguisée de l'auteur de créer une polémique autour des poupées sexuelles qui sont clairement du matériel pédopornographique même si aucun enfant n'est abusé. Le coté dystopique à la fin arrive plus comme un poil de cul dans la soupe que comme un final twist.
Lapinchien

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Pute : 315
à mort
    le 04/02/2026 à 18:44:12
@René : Si la loi classe les poupées sexuelles comme matériel pédopornographique, c'est pas pour faire joli mais parce que des études démontrent qu'elles ne sont pas un exutoire mais des rampes de lancement pour des passages à l'acte. Je ne vois pas le rapport avec la violence dans la fiction ou les jeux vidéos. Aucune étude ne montre de lien avec la vraie violence. Je ne vois pas l’intérêt de lancer de fausses polémiques et faire des liens entre tout et n'importe quoi.
Lapinchien

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Pute : 315
à mort
    le 04/02/2026 à 18:57:51
OK. C'est pas basé sur des études scientifiques, c'était con de ma part de l'affirmer, les expériences seraient complètement inappropriées.

Mais ça se base sur la théorie de l'amorçage.

L'amorçage (Priming) : L'usage répété de la poupée renforcerait les scripts mentaux de l'agresseur. Au lieu de calmer la pulsion, la poupée "entraîne" le cerveau à l'acte, rendant le passage de la fiction à la réalité plus facile.

La désensibilisation : À force de manipuler un simulacre d'enfant de manière violente ou sexuelle, l'utilisateur perdrait la barrière morale et l'empathie, ne voyant plus l'enfant que comme un objet.

L'escalade : L'objet pourrait finir par ne plus suffire à l'excitation, poussant l'individu à chercher une "proie" réelle pour obtenir une réaction humaine (cris, peur, résistance) que l'objet ne peut offrir.

Pourquoi la loi tranche-t-elle malgré l'absence de preuve absolue ?

Puisque la science ne peut pas prouver avec certitude le lien de cause à effet (car il est éthiquement impossible de faire des expériences sur ce sujet), le législateur s'appuie sur deux piliers :

- Le principe de précaution : Dans le doute sur la dangerosité, on interdit. La justice considère que le risque social est trop élevé pour permettre la libre circulation de tels outils d'entraînement.

- L'atteinte à la dignité : Indépendamment du passage à l'acte, la loi considère que la création même d'un objet sexuel à l'image d'un enfant est une atteinte intolérable à la dignité humaine et une forme de marchandisation de la violence faite aux mineurs.
René de Cessandre

Pute : -166
    le 04/02/2026 à 19:14:29
Tu préfères donc que les déviants s'en prennent aux vrais humains plutôt qu'à des effigies, ainsi on peut les mettre en taule et hors d'état de nuire... après qu'ils soient passés à l'acte (ce que semble préférer aussi la "société"). Quant aux "études que tu cites... à l'époque du minitel rose, elles montraient le contraire et cautionnaient cet exutoire.
De plus Momo se déclare "pédophile" parce qu'il sait (ou croit savoir) que c'est ainsi que la société va l'étiqueter. Mais en réalité, il hait les gosses (et il le dit).
Toute l'ironie du texte tient dans cette réflexion de Momo : « Du coup, je fais de mal à personne! » ce qui signifie en clair : "Je sais que je peux passer à l'acte, mais j'ai trouvé ma propre thérapie".
L'ironie c'est que pour cela... on l'envoie en psychiatrie... pour le "soigner".
Par ailleurs les pays asiatiques ne semblent pas d'accord avec "l'étude" que tu cites.
Et oui, c'est un sujet de polémique qui va bien au-delà du problème de "poupées".
Et les "rampes de lancement" cela me fait bien rire ! Ce qui passent à l'acte n'ont pas besoin de "rampes de lancement" pour passer à l'acte : ils passent à l'acte, poupées ou pas. Mais l'étude est évidemment biaisée, car méthodologiquement impossible et invalide : d'une part elle ne tient pas compte de ceux qui comme Momo ne passent pas à l'acte grâce à l'exutoire, et d'autre part n'a aucun moyen de prouver que sans les poupées (ou l'exutoire) ceux qui passent à l'acte ne seraient pas passer à l'acte de toutes façons.
Et si tu ne vois pas le rapport avec les jeux vidéo régulièrement dénoncés dans les faits divers où des enseignants (ou autres) se font poignarder par des ados...
Tu dois être très sélectif dans le choix des "études".
René de Cessandre

Pute : -166
    le 04/02/2026 à 19:22:34
Mais la frustration crée les mêmes effets, et donc interdire les exutoires sous prétexte qu'ils servent "d'entraînement" (la belle rhétorique !) au mieux ne change rien.
Principe de précaution mon cul : j'y oppose le bénéfice du doute et considère que si l'exutoire n'agit en tant que tel que sans 10% des cas, c'est déjà un moindre mal.
Mais le plus cynique c'est que ce sont des réputés pédophiles notoires qui soutiennent cette loi : eux n'en n'ont pas besoin et cela les "blanchit" au surplus et leur donne une caution de "moralité".
Lapinchien

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Pute : 315
à mort
    le 04/02/2026 à 19:22:54
Gemini est ton ami.

Contrairement aux idées reçues, la recherche moderne a tendance à innocenter les pixels. Une méta-analyse majeure menée par Christopher Ferguson (un chercheur de référence sur le sujet) a montré que l'influence des jeux vidéo sur l'agression est quasi nulle une fois que l'on prend en compte d'autres facteurs.

1) L'étude de l'Université d'Oxford (2019) : Publiée par Andrew Przybylski, cette étude est l'une des plus rigoureuses. Elle a porté sur plus de 1 000 adolescents britanniques et n'a trouvé aucun lien entre le temps passé sur des jeux violents et les comportements agressifs signalés par les parents.

2) L'étude longitudinale du Max Planck Institute (2018) : Pendant deux mois, des participants ont joué quotidiennement à GTA V (très violent), Les Sims 3 (neutre) ou rien du tout. Résultat : aucun changement significatif n'a été observé dans leur empathie ou leur agressivité à long terme.

3) Plusieurs études ont même observé un phénomène inverse : lorsque les jeux vidéo blockbusters (comme Call of Duty ou GTA) sortent, on observe parfois une légère baisse de la criminalité locale, suggérant que les individus potentiellement turbulents sont... trop occupés à jouer chez eux.
René de Cessandre

Pute : -166
    le 04/02/2026 à 19:24:15
... et fait oublier Epstein.
Lapinchien

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Pute : 315
à mort
    le 04/02/2026 à 19:28:34
Tu peux remettre en cause le principe de précaution si tu veux mais va trouver des arguments contre la marchandisation de la violence faite aux mineurs.
Nino St Félix

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Pute : 155
    le 04/02/2026 à 19:37:15
Pour avoir joué a Modern Warfare je me souviens d'une mission ou on te demandait de tuer les otages pour infiltrer un groupe de terroristes (montrer patre blanche). Jeu vendu a des millions d'exemplaires et pourtant on a pas eu des millions de meurtres. Le coup du "les jeux vidéos ça rend violent" c'est HS depuis si longtemps... On pourra démontrer que 50 % des auteurs de crimes violents ont joué a tel jeu, mais bien sûr ce ne sera qu'une excuse car des millions d'autres n'auront jamais disjoncté, dont moi.
Du coup en fait c'est pas cohérent de dire que d'un côté les jeux vidéos rendent violent donc faudrait les interdire alors que de l'autre les poupées n'y sont pour rien dans la folie présumée des hommes, du moins dans la mise en parallèle sur le principe du "trigger". Soit on a des "totems" qui activent le psychopathe en nous, soit non.

Je ne pense pas du tout que ce soit aussi binaire mais il me semble que l'argument ne tient pas debout, sur le fond...
Édition par le commentateur : 2026-02-04 19:49:32
Nino St Félix

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Pute : 155
    le 04/02/2026 à 19:37:35
Ou alors j'ai pas compris la démonstration...
René de Cessandre

Pute : -166
    le 04/02/2026 à 19:52:05
On peut faire dire ce que l'on veut aux "études", surtout quand elles sont "commandités" pour soutenir une idéologie et qu'elles touchent des subventions.
Mais le principe de précaution est bien pratique.
C'est aussi en se référant à ce principe que l'interdiction des réseaux sociaux (dans un premier temps aux mineurs) est plus qu'envisagée.
Par précaution, il faudra peut-être interdire La Zone, si l'on craint que son usage ne soit une rampe de lancement à des comportements déviants.
On n'est en effet jamais trop prudent.
Quant à la "marchandisation de la violence faite aux mineurs"... elle n'a pas besoin de ça pour exister, et supprimer des exutoire ne la supprimera pas. Et même au contraire : comme je l'ai dit, la frustration est le principal moteur, et ce n'est pas en l'augmentant que l'on va la supprimer.
Rn plus on peut utiliser les mêmes arguments que pour les jeux vidéo : pendant qu'ils sont occupés chez eux, ils ne sont pas dehors à commettre des violences.
Mais si je suis ton raisonnement, il faut interdire les matches de football qui sont une rampe de lancement bien connue de la violence. Par principe de précaution.
Lapinchien

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Pute : 315
à mort
    le 04/02/2026 à 20:02:23
Je ne donne pas trop de crédit au principe de précaution. Cela dit je ne faisais juste que récapituler les 3 raisons pour lesquelles la loi classe les poupées sexuelles d'enfants comme du matériel pédopornographique. Mais si tu veux changer la loi, tu as le droit. Passe par le parlement car le ministère des affaires sans suite de la Zone risque de te décevoir.
Lapinchien

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Pute : 315
à mort
    le 04/02/2026 à 20:06:27
et pour les jeux vidéos ce n'étaient pas des arguments mais les résultats d'études scientifiques. Leurs postulats ne sont pas transférables à d'autres contextes.
René de Cessandre

Pute : -166
    le 04/02/2026 à 20:13:38
Oui, je suis d'accord que tu cites les arguments sur lesquels s'appuie la Loi.
De mon côté, ce que j'essayais de montrer (maladroitement), c'est que ce "principe de précaution" peut servir de prétexte à un peu tout et n'importe quoi (d'où mes exemples de possible interdiction des réseaux sociaux, et l'exemple des matches de football).
Mais comme tu ne souscris pas entièrement au "principe de précaution", au fond, nous ne sommes pas si opposés.
Nino St Félix

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Pute : 155
    le 04/02/2026 à 20:21:18
@LPC oui je prenais plutôt la question par l'autre sens, à savoir, le postulat anthropologique dessous le débat. L'homme fondamentalement bon corrompu par la société (si j'en crois l'approche de René) ou l'inverse (les lois qui l'empêchent de dégénérer). Mais bien d'accord pour dire que ce qui s'applique dans un domaine n'est pas forcément universel, sauf si ce domaine lui même l'est, et encore. Partant surtout du principe que s'il existait une "loi invisible" de la violence (voir l'excellent bouquin de Thomas Vollmann à ce sujet) et que tout le monde était d'accord pour l'identifier ça se saurait (et on serait tous ici des foutus Drooghies).

Donc plus que de principe de précaution c'est juste de la prudence anthropologique pour moi (d'aucuns diraient relativisme, bouh le vilain mot).

Enfin pour en revenir au texte il explore d'aprés moi une troisième voie : l'homme est fondementalement mauvais et son environnement ne fait que le rendre encore pire (et vice versa). Ressort classique et un peu rouillé de la comédie cynique (je sais pas pourquoi je pense à Wilt, mais ici c'est du Tom Sharpe à la sauce South Park : ça pourrait marcher... Mais ça marche pas)
Nino St Félix

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Pute : 155
    le 04/02/2026 à 20:24:42
William Vollman (et pas thomas, putain, c'est l'heure d'aller se coucher)
René de Cessandre

Pute : -166
    le 04/02/2026 à 20:59:26
> Nino : ton point de vue est également défendable.

> LpC : merci pour ce débat enrichissant. Ce qui s'est passé est un problème bien connu des statisticiens (qui se gardent bien, et pour cause, de l'expliquer). C'est ce qu'ils appellent le risque "alpha" et le risque "bêta". Pour faire simple et illustrer ces deux risques, l'exemple classique est celui d'un homme qui frappe à une porte : personne ne répond. Puis ensuite arrive un autre homme qui frappe à la même porte. Personne ne répond. Le premier repart en se disant "il n'y a personne". Le deuxième repart aussi et se dit "On ne m'a pas répondu". Qui a raison ? Aucun moyen de le savoir, et en plus le risque bêta n'est pas le symétrique du risque alpha (le premier peut avoir raison à 80% et le second à 50% (ou l'inverse !)).
Toi, tu défendais le risque alpha (donner des poupées sexuelles favorise le passage à l'acte par entraînement), et moi le risque bêta (donner une alternative fait baisser le risque de passage à l'acte). Mais comment déterminer le taux des deux risques ?
Je pense que les deux risques existent, mais dans quelle proportion ?
En fait nous sommes tous les deux bien conscients du problème, mais n'évaluons pas le risque sous le même angle.
Putain ! la Zone permet de transmuter un petit texte sans prétention en matière à débat métaphysique (comme pourrait dire l'IA).
Mais pourquoi s'en priverait-on ?
On ne peut pas toujours ne parler que de pipi et de caca sur La Zone !
Lapinchien

lien tw yt
Pute : 315
à mort
    le 04/02/2026 à 21:15:19
ça me ferait chier de relire tout ce que j'ai écrit mais je ne pense pas avoir pris position. Juste rappelé la loi car tu la remettais en question.
Lindsay S

Pute : 241
    le 04/02/2026 à 22:08:16
Le fond frappe. On passe sur le physique crade du type, sur son studio qui sent la mort, et même sur le délire moral à la con genre “je préfère tuer une poupée qu’un gamin”. Ça dérange, ça interpelle, et ça marche.

La forme ? Ça se lit… mais, c’est le bordel. Trop de digressions, trop d’images dégueulasses, trop de phrases qui partent dans tous les sens. Le style étouffe tout ce qui pourrait être intéressant sous une avalanche de merde.
René de Cessandre

Pute : -166
    le 04/02/2026 à 23:16:03
LpC : non, je ne remettais pas la Loi en question, mais le(s) principe(s) sur le(s)quel(s) elle prétend s'appuyer pour se justifier.

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