Je suis arrivé derrière lui, alors qu'il était penché par dessus le pont et qu'il fixait les eaux qu'il ne voyait pas dans la nuit noire, mais qu'il pouvait entendre, faisant glisser leur tumulte sous lui.
Il n'y avait que nous sur le pont. Il ne m'a pas entendu approcher.
Il ne s'est retourné qu'au dernier moment.
J'avais dans la main gauche un chiffon que je venais d'enduire d'un produit qui lui ferait perdre conscience quelques minutes. Suffisamment longtemps pour ce que j'avais à faire. Je l'ai appliqué sur son visage. Il a perdu conscience très vite, sans même se débattre.
J'étais garé à l'entrée du pont, sur un petit parking. A cette heure-ci, l'heure où les gens allaient enfin se coucher, il n'y avait personne dans les rues. Mais j'avais prévu l'opportunité. Je l'ai simplement gardé contre moi, comme un ami qui avait trop bu et que j'aurais soutenu jusqu'à sa voiture.
J'ai bien fait. En effet, au moment où je quittais le pont, une femme sortait d'une ruelle sur ma gauche, avec un chien. Elle m'a bien entendu aperçu. Elle m'a dit 'Bonsoir', je lui ai répondu...Elle a ajouté: 'Votre ami en tient une bonne.' J'ai dit: 'Ah ça oui, il picole trop!'
J'avais eu peur un instant qu'elle ne le reconnaisse. Quand on a enseigné presque quarante ans dans la même ville, et qu'ensuite à la retraite, vous vous êtes impliqué dans des dizaines d'associations, évidemment, vous êtes connu.
Mais ça n'a pas été le cas.
Elle s'est éloignée, et j'ai eu le champ libre. J'ai débloqué mes portières et je l'ai fait glisser à l'arrière. Par précaution, j'ai entravé ses poignets et ses chevilles avec une attache plastique très serrée. S'il se réveillait avant notre arrivée, ça limiterait sérieusement ses mouvements.
J'ai démarré. Mes phares ont déchiré la nuit. Pour agir, j'avais choisi ce qui était pour moi le meilleur moment, celui où la majorité des gens sont plongés dans le premier sommeil.
Je suis sorti de la petite ville de province où nous vivions tous les deux, pour m'engager sur une départementale. Une dizaine de kilomètres avant d'arriver à une route sur la gauche qui me conduirait pile où je voulais aller. Encore deux trois kilomètres avant que je débouche sur une immense propriété agricole, que je connaissais par cœur. Et pour cause c'était celle qu'avait repris ma sœur avec son mari. Ils y étaient tous les jours, pour travailler différentes parcelles, avec le choix du bio. Ils avaient laissé des zones en friche, mais aussi des parties de forêts.
C'est à l'orée de l'une d'entre elles que je me suis arrêté, après avoir roulé sur un chemin de terre.
J'avais tout préparé dans les jours précédents. Ma famille n'en savait rien. J'avais accès sans problème à leur propriété et elle était tellement grande qu'ils ne me voyaient pas forcément.
J'ai ouvert la portière arrière.
Il était réveillé, et il m'a jeté un coup d' oeil sans aménité. Sans oser parler. Dans son regard il y avait à la fois une interrogation sur la raison pour laquelle il pouvait se trouver ici et de l'indignation. Il était quelqu'un d'important, et il ne comprenait pas ce qu'il faisait ici.
Mais il n'a pas osé parler. Il avait peur.
Je l'ai attrapé et je l'ai posé sur mes épaules. Il n'était pas très lourd. Il y avait surtout le poids de son arrogance.
On est partis sur un sentier qui s'enfonçait dans la forêt, silencieuse en pleine nuit. J'avais une torche à la main mais je crois bien que, parce qu'il y avait une obscurité naturelle due à la lune et que je connaissais bien le coin, j'aurais pu avancer sans lumière artificielle.
Il m'avait fallu du temps pour creuser le trou. Je l'avais fait à la pelle, et j'espérais ne pas m'être planté. Mais j'avais laissé la pelle sur place. C'était lui que j'allais planter.
Je suis enfin arrivé à la clairière. Le trou attendait. Il s'est mis à pousser des glapissements quand il a compris ce qui l'attendait. Je l'ai fait glisser dedans. Avec la satisfaction de constater que j'avais bien calculé. Seule sa tête allait dépasser. Il a tenté quelques reptations vaines pour se hisser hors du trou. Avec ma pelle j'ai fait glisser la terre autour de lui, le trou s'est comblé très vite. J'ai tassé la terre à coups de pelle.
Quand j'ai enfin posé la pelle, je me suis approché de lui et je l'ai regardé.
Assez curieusement, la peur avait laissé la place, dans son regard, à une haine profonde.
Comment pouvait-on lui faire ça à lui, Rémi D... alors qu'il était quelqu'un de si important? De si respecté, pour ne pas dire craint?
— Rassure-toi, je ne me suis pas trompé, je lui ai dit en guise de préambule. Je sais qui tu es...Rémi D... Quelqu'un de puissant et d'important. Je ne me suis pas trompé. Mais j'ai pensé que le moment était venu pour toi de payer. Puisque tu n'as jamais payé.
Il a hurlé:
— Je ne sais pas de quoi vous parlez, espèce de salaud.
— Mais si tu le sais très bien. Il y a quand même eu une enquête sur toi il y a cinq ans, mais le dossier a été clos parce qu'il y avait prescription. Tes victimes les plus récentes n'ont pas osé porter plainte. Tu inspires encore la crainte, même si tu as pris ta retraite il y a plus de dix ans de ça.
— Quand je sortirai de ce trou, je porterai plainte contre vous. Vous m'avez kidnappé, et vous me faire subir des sévices physiques.
— Bah, c'est rien comparé à ce que tu as fait subir à des garçons et des filles.
— Je ne sais pas de quoi vous parlez.
Je trouvais assez extraordinaire que, dans sa position, il puisse conserver sa superbe, sa morgue même, mais ce n'était pas si étonnant que ça. Ça faisait totalement partie de son ADN, tellement que, même enterré jusqu'au cou, c'était ce qui ressortait. Son trait de caractère le plus fort, sans doute.
— Je vais te parler un peu de moi. De moi et de ma famille.
— Ça ne m'intéresse pas.
— Je m'en doute bien. Tu as piétiné bien des personnes toutes ces années. Il y a ceux que tu as brisés directement, et ceux que tu as détruits indirectement. Ça fait pas mal de monde. Et ça, j'ai bien compris que tu t'en foutais. Mais tu vois, tu es dans une position dans laquelle tu vas bien être obligé de m'écouter. Pas forcément de m'entendre. Parce que je pense que tu n'entends personne.
— Vous ne savez pas qui je suis. Vous êtes trompé de personne. Je vous demande de...De me sortir de ce trou.
--Mais si je sais qui tu es. Un enseignant au lycée Honoré de Balzac de cette petite ville dans laquelle je t'ai récupéré il y a une demi-heure. Quelqu'un de très côté. Quelqu'un dont on parle comme d'un excellent enseignant. Qui s'occupe des enfants. Qui les aide. Qui les pousse vers le haut même et surtout quand ils sont d'un milieu modeste. Admiré par toute la communauté de cette petite ville. Quelqu'un qu'on regarde avec respect.
— Je suis quelqu'un de respectable, il a glapi. Et c'est justement pour ça que vous n'avez pas à me traiter de cette manière.
— Je vais te parler de ma sœur, je lui ai répondu. On était quatre dans la famille. C'était équilibré. Le hasard génétique. Deux garçons et deux filles.
Les deux filles se ressemblaient beaucoup. Aussi belles l'une que l'autre. A l'image de notre mère. Et avec ça, que des qualités. Simples, pas prétentieuses pour deux sous, travailleuses.
Ma sœur, pas celle qui est ici, l'autre, est arrivée dans ta classe en seconde.
Tu as dis à mes parents que c'était une élève brillante, et que tu ferais tout pour l'aider à poursuivre des études dans le supérieur, de la manière la plus prestigieuse qui soit. Inutile de te dire que mes parents étaient ravis, comme elle d'ailleurs, parce qu'elle était ambitieuse, que quelqu'un puisse la soutenir.
— Je me souviens pas d'elle, il a jeté, furieux.
— Tu as fait TELLEMENT de victimes. Bien sûr que tu ne te souviens pas d'elle. Alors, tu vois, tu lui as consacré de ton temps personnel. Comment ne se serait-elle pas sentie flattée? Tu l'as emmenée chez toi, tu l'abreuvais de conseils...
Et puis tu t'es rapproché d'elle...Insidieusement...Elle n'a pas tout révélé, mais j'imagine bien...Une main sur la cuisse, sur les épaules...Jusqu'à ce que ça bascule sur quelque chose de plus...Sexuel...Elle a du être surprise...Elle était encore innocente...En même temps, elle s'est sentie redevable pour ce que tu faisais pour elle...Et puis, certainement qu'elle en pinçait un rien pour toi...Elle a pensé, en tout cas, qu'elle n'avait pas le choix, et elle t'a donné du plaisir, comme un remerciement, même si elle n'avait pas envie de le faire, et si quelque chose au fond d'elle lui disait que ce n'était pas normal.
Petit à petit, tu as fait, gros dégueulasse, le tour de ce qu'un homme peut faire à une femme. Et elle s'est sentie souillée. Souillée et détruite.
Je m'en suis souvenu plus tard, elle est revenue un jour, et elle a dit qu'elle n'avait plus besoin d'aide, et qu'elle serait plus souvent à la maison. Elle a continué ses études, avec toujours d'excellents résultats.
Mais il y avait quelque chose en elle qui avait changé. Elle était plus sombre, moins souriante. On l'a tous vu. Mais on s'est dit qu'elle était préoccupée par ses études.
Et puis un jour, elle avait eu son Bac, et elle était partie sur un BTS, un choix qui nous avait surpris parce qu'elle aurait pu faire bien mieux, on l'a trouvé pendue au grenier. C'est moi qui l'ai trouvée.
La tête le fixait. Il ne disait plus rien. Avait-il compris qu'il n'y avait, au final, rien à dire?
— Je l'ai décrochée. J'étais seul dans la maison. J'ai essayé de la faire revivre, et en même temps, j'ai appelé les secours. Mais il était trop tard. Elle était morte depuis trop longtemps.
On s'est demandés pourquoi, bien sûr. Je te laisse imaginer ce qu'on a pu ressentir. On était...Ravagés.
Quelques jours plus tard, une lettre, épaisse, m'est arrivée. Envoyée par ma sœur, avant qu'elle ne se donne la mort. Elle y racontait tout ce qui s'était passé, et que je t'ai exposé brièvement.
Ça fait dix ans cette année et je n'ai plus pensé qu'à une chose depuis: la venger.
J'ai eu un espoir quand il y a eu cet article sur 'un enseignant' de la ville dénoncé par un de ses anciens élèves à la police. C'est là que j'ai découvert que le sexe de tes victimes t'importait peu. Mais au final, comme le précisait le dernier article paru, il y avait prescription pour les faits commis à l'encontre de toutes tes victimes.
C'est là que j'ai décidé d'agir. Quel qu'en soit le prix à payer.
Qu'est-ce que tu en penses?
Il ne s'avouait sans doute jamais vaincu.
— Je n'ai absolument rien fait. L'enseignant évoqué, ce n'est pas moi.
— Comment tu expliques, alors, que ton nom revienne un nombre incalculable de fois dans le courrier qu'a laissé ma sœur ?
— C'est un complot!!! Je suis totalement innocent!!!
— Et oui, il n'y a que des innocents. Et ma sœur au cimetière.
Ca en aurait presque été comique que de voir cette tête, privée de son corps qui s'agitait, vitupérait.
Ma torche est venue caresser de ses rayons une tondeuse posée un peu plus loin.
— Le moment est venu de payer. Tu vois cette tondeuse? Elle est pour toi.
Il ne semblait pas comprendre. Alors j'ai précisé:
--Je vais te laisser. Et à un moment de la nuit, je reviendrai, je mettrai en marche cette tondeuse, et j'avancerai vers toi. Tu verras la mort venir à toi. Sans rien pouvoir faire. Oh, à mon avis, ce sera rapide et pas douloureux. Ta tête explosera en mille morceaux et ce sera fini. Une vie contre une autre vie, une mort pour une mort, et je serai enfin vengé. Bien sûr ma sœur ne reviendra pas. Mais tu auras enfin payé. Tu n'as jamais payé jusqu'à présent.
Son masque est enfin devenu autre chose. La peur l'a saisi.
— Non. Non. C'est pas possible. Je suis innocent.
Ses hurlements ont accompagné mon départ.
J'ai été passer un moment dans ma voiture. J'imaginais bien son angoisse face à son impuissance.
Je suis revenu deux heures après.
Il avait changé. Il y avait une forme de folie dans son regard. Son arrogance au moins momentanément envolée.
Sans un mot, je me suis approché de la tondeuse, et je l'ai mise en marche.
Et j'ai avancé vers lui.
Il a hurlé, les yeux exorbités.
Je me suis arrêté à quelques centimètres de sa tête. Je n'avais bien sûr jamais eu l'intention de faire passer la tondeuse sur lui.
J'ai quitté les lieux. On le trouverait à l'aube ou peut-être avant.
Il continuait de hurler.
Ce fut deux ou trois semaines plus tard, j'avais retrouvé au bar pas loin de chez lui des amis que Gala, une de mes copines, et depuis longtemps, m'a dit:
— Tu te souviens de D.?, le prof du lycée. Je ne l'ai jamais eu, toi si?
— Ma sœur oui, j'ai répondu, et en prononçant cette phrase, pour la première fois depuis longtemps, je me suis senti plus apaisé. Pas apaisé, plus apaisé.
— Tu sais qu'on vient de l'interner en asile psychiatrique. Il avait totalement perdu la raison...On l'a retrouvé, errant sur la route, à la sortie de la ville, couvert de terre, et racontant des choses sans queue ni tête...Personne n'a compris ce qui s'était passé.
— Il avait pas mal de choses à se reprocher. Ça lui est sans doute monté au cerveau.
Au petit matin, avant l'aube, j'étais retourné sur place et je l'avais tiré hors de son trou, à charge pour lui de se débrouiller.
LA ZONE -
La nuit était tombée depuis longtemps quand il est sorti de chez lui. Je savais, je l'observais depuis des mois, qu'il avait l'habitude, dans la soirée, tard, de sortir et d'aller se balader dans la nuit. Il tournait dans la ville pendant près d'une heure avant de rentrer chez lui. Pourquoi sortait-il aussi tard? Pour certains, j'aurais dit qu'ils aimaient la nuit...Le concernant...J'imaginais plutôt qu'il avait fait tellement de victimes, au fil du temps, qu'il redoutait de tomber face à eux, face à ceux qui avaient été ses victimes ou face aux proches qui savaient. Il est parti vers le pont, et je l'ai suivi. Il avait pris la retraite quelques années plus tôt, laissant derrière lui des années de labeur, et des dizaines de victimes. Il avait gardé cet air digne et compassé qui caractérisait l'enseignant qu'il avait été.
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Dommage qu'il y ait des lourdeurs de style et des maladresses.
Mais au moins ce n'est pas du gore gratuit, comme je l'ai redouté quasiment jusqu'à la fin.
Mais la torture psychologique, même si elle est condamnée par Amnesty International, paraît plus acceptable dans ce cas.
Reste tout de même un malaise. Le "prof" semble indubitablement coupable. Pourtant... le héros pense qu'il n'y a pas eu de poursuites parce que les faits étaient trop anciens (et que les victimes plus récentes n'avaient pas osé porter plainte). Mais la prescription (30 ans) court à partir de la majorité des victimes.
Cela soulève aussi un autre problème : la rumeur et la calomnie (et cela fait penser au film "Les risques du métier") qui sont toujours efficaces quand elle vise un homme qui, par sa position - et par le simple fait qu'il soit un homme - a la "possibilité" d'être coupable.
Le texte n'est pas si simple qu'il paraît.
Un bémol : le héros dit qu'il n'avait jamais eu l'intention de passer la tête de l'enseignant à la tondeuse. Je ne sais pas pourquoi, je trouve cela peu crédible. J'aurais préféré qu'il changeât d'avis dans la voiture, lors de son attente, ou encore au dernier moment (à la rigueur). Bien sûr, cela aurait fait perdre le côté machiavélique du plan. Mais alors il fallait l'amener autrement. Ce qui aurait demandé de cerner plus précisément la psychologie du héros (qui ici paraît trop impulsif et ivre de colère pour préméditer une vengeance aussi sophistiquée).
Ravi d'apprendre que Cuddle joue au billard à trois bandes avec ses ovaires dans la critique. Sinon j'ai plutôt apprécié ce texte étonnamment même s'il comporte plein de petites fautes. ça m'a rappelé la fameuse scène gore du film Caligula avec Malcolm McDowell sauf que le professeur Remi D. s'en sort mieux in fine. Je ne pense cependant pas qu'une telle expérience traumatise le moins du monde ce genre de pervers narcissique. Au contraire, ce type de personnes ont tendance à se victimiser en permanence, les expériences qu'ils vivent sont rarement traumatisantes même si elles sont extrêmes. Ils vont juste déformer la réalité pour se mettre en valeur. Là, typiquement le gars sera convaincu de son héroïsme et s'en ventera auprès de tout le monde et certainement pas somatiser.
Heu... il finit quand même en asile psychiatrique. Tu as lu le texte ? Si je suis ton analyse psychologique, il ne réagit pas comme un pervers narcissique, justement.
Ce qui pose la question que pose réellement ce texte : le prof est-il vraiment coupable ou victime d'une rumeur ?
Dans ce dernier cas, ton analyse montre alors la puissance de la rumeur.
Le narrateur est à la fois juge et partie alors on peut imaginer ce qu'on veut. Cela dit le mec a été acquitté par prescription. Même face à la mort, son sentiment de supériorité persiste, révélant une arrogance pathologique qui lui interdit toute remise en question ou simple humanité. Son absence totale d'empathie est flagrante lorsqu'il affirme ne pas se souvenir de sa victime, traitant le récit d'un suicide et d'une famille dévastée avec un mépris glacial. IIl se cache derrière sa prétendue respectabilité de notable. Bordel, il y a des 10aines de victimes ! En criant au complot et en niant farouchement les faits malgré l'existence de témoignages et de preuves écrites, il utilise la manipulation et le déni pour tenter de se poser en martyr. Son incapacité totale à éprouver le moindre remords confirme que sa superbe n'est pas le signe de l'innocence, mais bien le trait saillant d'une personnalité profondément toxique et déconnectée de sa culpabilité. En gros, c'est un pervers narcissique qui échappe à la justice à cause de la prescription. Je ne vois pas l'espace que l'auteur laisse au doute la dessus surtout si c'est pour opposer une prétendue rumeur qui n'est jamais développée dans le récit.
Ou...
La sœur du héros a fait des avances à son prof. Il l'a repoussée et à mis fin aux cours particuliers.
Econduite, elle a "changée", meurtrie et victime d'un chagrin d'amour.
Mais elle n'a pas renoncé.
Devenue majeure, elle est retournée voir le prof, qui lui a opposé une fin de non recevoir.
Désespérée et se sentant humiliée, elle a décidé de se venger de lui en utilisant la rumeur et en instrumentalisant son frère. Et elle s'est pendue par désespoir amoureux.
La thèse de la prescription ne tient pas, D'ailleurs, il n'y a jamais eu de plaintes.
Ce que montre ce texte, c'est la promptitude de la société à croire à la culpabilité d'un homme dès qu'il est accusé d'actes sexuels déviants, ce qui montre a contrario que la société trouve "normal" (sans l'ordre des choses) qu'un homme soit déviant. Et d'ailleurs dans ce genre d'affaire, le bénéfice du doute n'existe pas (ce que tu illustres parfaitement).
Je te l'ai déjà dit, si un jour une femme t'accuse d'agression sexuelle, tu n'auras aucune chance de te défendre. Et tes "amis" te regarderont en se disant "On aurait dû s'en douter. C'est vrai que parfois il avait un comportent un peu bizarre".
Ce texte est fait pour que l'on se pose des questions. Pas pour que l'on fonce à travers la porte ouverte comme le font tous ceux qui accréditent les rumeurs.
Lapinchien, tu n'as pas lu le texte. C'est pourtant clair : la fille s'est suicidée pour se venger d'un prof intègre qui n'avait pas voulu d'elle, ni quand elle était mineure, ni après. D'ailleurs, si tu lis bien la fin, entre les lignes, bien entendu, mais il faut savoir faire preuve de finesse quand on se prétend lecteur, le frère parvient à ressusciter sa sœur en se rendant sur sa tombe pour lui annoncer l'internement de l'innocente victime de son piège machiavélique.
Elémentaire.
Merci pour vos commentaires, qui m'ont profondément et définitivement convaincu de ne pas continuer à lire le texte.
C'est ce que je venais chercher en vous lisant. Soit constater que des gens avaient vu des trucs qui feraient de cet objet un texte digne d'intérêt, soit constater qu'une fois de plus, on avait là un non-texte, un simple support à débats de fond. Marin, le fond. Avec de la vase à blinde.
C'est pas écrit, c'est même farci de fautes narratives, de doubles justifications qui se combattent, avec cette espèce de ton exalté "c'est dingue ce que je raconte putain, vraiment dingue, bordel, quel raconteur je fais".
Alors qu'en fait y a rien d'intéressant.
On fait pas de bonne littérature avec des bons sentiments, on en fait encore moins avec de la morale à deux balles.
Je me répète mais le narrateur est à la fois juge et partie alors on peut imaginer ce qu'on veut. ça peut être Pangolinzilla et Ragondinkong qui ont conspiré dans l'ombre si ça te fait plaisir.
Cela dit le mot "victimes" apparait 7 fois dans le texte, le mot "rumeur" 0 fois. Certes "Pangolinzilla" et "Ragondinkong" reviennent 0 fois aussi mais après tout le pouvoir de l'imagination sur la matière, tout ça.
Il y aussi ce passage : " Il y a quand même eu une enquête sur toi il y a cinq ans, mais le dossier a été clos parce qu'il y avait prescription. " Ce qui veut dire qu'il y a eu une investigation sur les faits de cette personne même si la justice ne s'est pas saisie de l'affaire.
Il y aussi ces deux passage : "cet article sur 'un enseignant' de la ville dénoncé par un de ses anciens élèves à la police." et "Mais au final, comme le précisait le dernier article paru, il y avait prescription pour les faits commis" Qui impliquent que des journalistes ont investigué et que des personnes ont témoigné. Il y a des preuves matérielles.
Certes, Rémi D. dit que ce n'est pas le professeur en question. Mais je ne pense pas que Pangolinzilla et Ragondinkong aient leur CAPES.
En gros, l'auteur laisse planer un doute, certes et les commentateurs peuvent interpréter la petite part d’ambiguïté comme ils le veulent. Probablement que chacun y projettera ses propres obsessions. Moi, Pangolinzilla et Ragondinkong m'ont fait le cul dans une cave de Montreuil en tournante alors j'ai peut-être un biais. Toi, tu remets systématiquement la parole des femmes en doute dans tous les textes de ce site. Peut-être qu'une femme t'a battu au jokari un jour et que tu fais une fixette sur toutes les femmes depuis, j'en sais rien. Je suppute. C'est rigolo de supputer.
Putain de sa mère j'ai fini le texte parce que j'avais rien à faire aux chiottes et c'est vraiment naze. Un texte de boy scout droitard à la Commissaire Moulin.
Comment on peut écrire ça.
Ha mais tiens j'ai trouvé un intérêt quand même : si on fixe intensément l'illustration sans cligner des yeux, ça fait une illusion d'optique amusante, on dirait que le personnage oscille de droite et de gauche à l'intérieur du cadre.
Trop bien.
Ah oui pardon, j'ai oublié de participer à votre débat : LA P2DOFILI C2 MAL MOI JE PENSE QUE C2 MAL IL FAUX ËTRE M2CHAN AVEC LES M2CHAN JE CROIVE. Merci bonsoir.
Tu es trop sévère. Ce texte est excellent car il démontre à lui seul pourquoi il y a un jury dans les cours d'assises en France à la place d'une boite de Cluedo. Par ailleurs, il propose un benchmark disruptif que l'auteur devrait s'empresser de déposer à l'INPI avant qu'Husqvarna ne tombe sur cette page.
Pour moi, voici l’exemple parfait d’une bonne idée étouffée sous un tsunami d’explications. L’histoire est "zonarde", oui. L’exécution, en revanche, me donne l’impression d'un auteur qui découvre la noirceur morale et qui ressent le besoin de m’expliquer huit fois pourquoi son personnage a raison.
Je décroche très vite dès que ça commence à plaider au lieu de raconter. Ça justifie, ça moralise, ça insiste lourdement, comme si je n’étais pas capable de comprendre toute seule. Moi, ça me sort complètement du récit.
L’idée de la tondeuse qui ne sert finalement pas, je la trouve franchement bonne. C’est même le seul moment où je sens un vrai truc noir et dérangeant. Mais même ça, c’est affaibli par le côté fantasme un peu naïf : non, une tondeuse, ça ne fait pas exploser une tête comme dans un film. Soit on assume le sale et le physique, soit on reste dans le psychologique. Là, ça flotte entre les deux.
Les lourdeurs, les répétitions et les problèmes de syntaxe finissent de me convaincre que le texte n’a pas été assez travaillé.
Bouh.
J'ai pas lu le résumé ni les commentaire, juste le texte. Donc à chaud : c'est mauvais. Pas nul, mais mauvais. La démonstration qu'on peut prendre un sujet fort (même battu et rebattu, sic), massif et puissant, et le transformer en... rien, un champs de graines pour les pigeons.
C'est creux, vain, et pire que tout, la vanité l'emporte sur le tragique. On en est même plus là aux panneaux indicateurs, on en est au "découper suivant les pointillés". Cahier de vacances de CP. 'il était important trés trés impotant - vous avez pas le droit je suis important trés trés important". Stop arrêtez le massacre.
En plusà la fin il ne meurt même pas, c'est la goutte de merde qui fait déborder la fosse sceptique.
J'ai de la compassion pour la soeur, de la pitié pour le "vigilante" et du mépris pour le prof (gros cliché au passage). Mais seulement parceque j'ai trouvé je ne sais ou l'energie de débarasser un peu ces pauvres personnages du traitement horrible que leur a fait subir l'auteur.
Allez, on fini quand même sur un bon point, il y a un moment ou je me suis dit : oui, oui, enfin :
"Je suis revenu deux heures après.
Il avait changé".
Sauf que juste aprés on nous explique encore par A+B quoi quand comment pourquoi il a changé.
Bonne nuit rideau.
@René 'La sœur du héros a fait des avances à son prof. Il l'a repoussée et à mis fin aux cours particuliers.
Econduite, elle a "changée", meurtrie et victime d'un chagrin d'amour.
Mais elle n'a pas renoncé."
Oui oui. Toutes les interprétations sont possibles, c'est le seul truc a peu près potable dans cette daube. Sauf qu'en fait on voit bien que ça donne tout et n'importe quoi. Donc moi je propose qu'en fait la soeur était enceinte d'un ponte de la Mafia que le prof a essayé de faire chanter pour qu'il la laisse s'échapper comme dans le (super) film "super". Mais ça n'a pas par marché et même pire ! Pangolinzilla (le méchant mafieux qui a mis Zézette en cloque) il a capturé le pauvre prof pédophobe et il a échangé de tronche avec lui, maintenant il ressemble a John Travolta ! et en prime il lui a fait (au pauvre prof) une "Emilia Pérez", ce qui fait que Momo (le pauvre prof) il ressemble maintenant à Nicolas Cage fusionné avec Frida Khalo. Mais donc ensuite John "Bads" Travolta (le dealer avec la tronche du prof) il est retourné voir Zézette et lui a dit qu'il ne l'a jamais aimé. C'est pour ça que Zézette elle a dit dans sa lettre que momo était un enfoiré et tout. Donc ma théorie c'est que ce texte dénonce en fait les méfaits de la transplantation faciale.
J'ai une autre interprétation moi aussi moi monsieur moi monsieur sivouplé sivouplé j'peux répondre :
Le narrateur s'emmerde dans la vie et a raté successivement le concours d'entrée à la BAC et dans la police municipale de Béziers, alors il a décidé de rendre justice litterairement plutôt que dans la vraie vie avec un vrai tonfa, et ce texte est en fait un flux de conscience de débile moral et de faible, qui n'affronte ni le monde réel, ni l'acceptation de la Justice humaine et de ses structures et protocoles, ni le courage littéraire de faire un texte sale sur des idées sales.
J'ai bon ?
> Le chouette : oui, LpC et Nino l'ont dit, toutes les interprétations sont possibles !
C'est un peu l'histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide...
Mais est-ce qu'on pourrait avoir l'avis de l'auteur ?
Pour ma part c'était pas une interprétation, c'était une accusation contre l'auteur, mais t'as tout à fait le droit d'être stupide et de pas savoir lire, et de préférer tenter de te faire des amis. Par contre, loin de moi, s'il te plaît.
Ce n'était pas une flatterie à ton encontre, mais tu as tout-à-fait le droit de le croire !
C'était très exactement ce que tu fais sous chaque texte : balancer deux trois hypothèses herméneutiques personnelles, plus ou moins teintées de visions du monde rances, puis dire "mais en fait ce texte est très ouvert, regardez, c'est formidable comme je suis tout autant d'accord avec vos avis, en fait, et il faut absolument qu'on entende ce que l'auteur a à dire de son propre texte".
Tu viens pas commenter des textes, tu viens sucer des bites et tenter de te faire sucer en retour.
Pour ça y a des backrooms. Ici c'est un texte littéraire.
Littéraire ? !!
Ah bon.
Mais alors je ne vois pas pourquoi vous publiez des textes que vous revendiquez merdiques et sans intérêt, à moins que ce ne soit pour gargariser vos ego ou y trouver une certaine forme de défoulement.
Mais c'est vrai que je suis désolé de chaque fois pointer ce que vous n'avez pas vu, et je ne pense pas me faire sucer la bite pour ça !
Ceci dit, j'ai pas mal de textes en attente, et je serais curieux de voir ce que vous auriez à en dire.
On publie des TDM pour créer un nouveau courant littéraire voire une nouvelle école de pensée qui irait au-delà de la littérature et pourrait se transposer à d'autres grands Arts aussi comme le Mako moulage ou le lancé de bouse de vache voire d'autres disciplines comme la physique quantique ou la tectonique des plaques. J'espère que Stockholm va vite tilter et créer un prix Nobel dans cette nouvelle catégorie pour être raccord avec notre époque et notre approche radicale qui créera une grande révolution comparable au Siècle des Lumières et alors une grand période de prospérité et de paix s'ouvrira dans le Grand Livre de l'Histoire des Humains et des agent OpenClaw sur Moltbook. Mais chut, n'en dévoilons pas trop pour ne pas spoiler les Chronocrates. D'ailleurs, ta contribution à notre conspiration visant à atteindre ce but secret est très bien selon moi.
Merci ! Là c'est clair !
Mais il y a une section spéciale pour les TDM ?
Ou bien tous les textes doivent-ils être virtuellement des TDM ou avoir potentiellement droit à cette distinction ?
Dans ce cas je comprends mieux vos commentaires et le souhait de maintenir cette ligne éditoriale novatrice.
Si je peux y aider, c'est volontiers !
Par exemple, dans le cadre de cette conspiration dont je parle régulièrement à mon carnet intime "Hello Kitty", à titre personnel j'aimerais bien qu'à la place des statues commémorant les soldats tombés pendant les guerres, on érige des monuments en hommage à la connerie humaine. Ce serait un grand progrès. Mais je garde précieusement "my dear diary rose à paillettes", où j'accouche de plein d'idées révolutionnaires dans le genre, dans un endroit secret pour pas que la Chronocratie le trouve et contrecarre nos projets. Mais si ton anus te gratte, ne t'inquiète pas trop, ce n'est pas un ver solitaire. Chut ! Tu es peut être sur une piste pour trouver la cachette.
Le secret sera bien gardé...
Dommage, c'est un texte aussi lisse qu'un scénario de téléfilm policier sur le service public.
"Je suis arrivé derrière lui, alors qu'il était penché par dessus le pont et qu'il fixait les eaux qu'il ne voyait pas dans la nuit noire, mais qu'il pouvait entendre, faisant glisser leur tumulte sous lui."
Stop. Fin de l'histoire.