La Zone
La Zone - Un peu de brute dans un monde de finesse
Publication de textes sombres, débiles, violents.
 
 

Messages récents

#1
= INITIATIVES = / Re : EHPAD avec des vieux sata...
Dernier message par Nino St Félix - Août 10, 2026, 20:20:36
Je pense qu'on pourra dédier ce texte a GD Lodace qui semble raffoler de ce genre de littérature
#2
= INITIATIVES = / Re : EHPAD avec des vieux sata...
Dernier message par Nino St Félix - Août 10, 2026, 20:09:46
Dans l'odeur fade et tenace des désinfectants qui s'infiltrait jusqu'aux draps amidonnés de sa couche d'oubli, Jack, misanthrope endurci et lucide jusqu'à l'os de son aliénation forcée, contemplait le plafond blafard de l'EHPAD comme on contemple l'abîme. Allongé dans ce lit qui n'était plus qu'un cercueil provisoire, il sentait le poids dérisoire de son corps décharné, andropausé aussi, et son esprit, encore vif et cruel, se détournait avec dégoût des infirmières empressées pour plonger dans une digression métaphysique. Ses yeux, durcis par tant d'années de mépris pour l'espèce humaine, se portaient alors, avec une fascination presque sacrée, vers ce qui restait de sa virilité oubliée : ces deux appendices ridés, pendants et inutiles, qui avaient jadis été le siège d'une puissance maintenant dissipée. N'étaient-ils pas, se demandait-il dans un murmure intérieur empreint d'ironie cosmique, le dernier temple d'un mystère ontologique, ces couilles qui incarnaient à la fois la vanité de la génération et l'absurdité d'un être réduit à sa chair déclinante ? Ainsi, dans le silence ouaté de sa chambre, il digressait sans fin sur leur existence paradoxale, y voyant non plus un organe, mais un symbole vertigineux de la condition humaine, suspendu entre le néant et l'écho lointain d'un désir éteint.

Jean-Paul Prépuce, des pompes funèbres Horizon Funeste avait emprunté le corbillard pour trimbaler le vieux jusqu'à la maison de retraite. "Allez pépé, en voiture!" il avait lancer à son paternel, sans lui laisser le temps de finir sa compote de pomme. L'ancêtre yoyotait depuis quelques mois, il savait pas ou il avait la tête, lui l'ancien prof de math de la communale ne savait même plus additionner deux plus deux, il était grand temps de le mettre "au rebus", comme en plaisantait Jean-Paul, dans cette société performative ou souffle la tempête du progrès, "y'a plus de place pour les ramolli du bulbe" expliquait-il en riant a qui voulait l'entendre. Donc: ouste, le vioque! On avait parlé à jean-Paul de cet EHPAD qui venait d'ouvrir en pleine forêt de Bouconne,le cadre était bucolique et semblait parfait pour attendre confortablement la mort, pousser son dernier soupir, aussi jean-Paul amena-t-il son vieux père dans son corbillard qui sentait le gaz-oil, car le gars avait un humour bien à lui et trouvait "franchement tordant, voire désopilant" d'amener un vieillard en camion funéraire jusqu'à sa dernière demeure ALORS MEME qu'il était encore vivant (si on peut dire!) ah ah ah et tout en conduisant Jean-Paul riait, se bidonnait, il en avait les larmes au yeux, et son vieux cru qu'il pleurait et lui dit "t'en fais pas pour moi fiston, ça va aller" et du coup Jean-Paul se pissa dessus tellement il se gondolait. Il freina brutalement devant l'entrée de la maison de retraite, fit crisser les pneus façon Starsky et Hutch, et aussitôt deux hommes en blanc se précipitèrent pour empoigner l'ancêtre dès qu'il mit pied à terre. "Bienvenue à l'EHPAD du Dernier Soupir" fit l'un des deux hommes et son accent sonna étrangement aux oreilles de Jean-Paul. "Ils doivent employer des étrangers pour les payer moins cher" se dit-il, et il comprenait tout à fait la démarche en tant qu'entrepreneur lui-même (il avait récemment embauché au secrétariat de sa boite  un trisomique dont le salaire était prit en charge par le Conseil Départemental).

Les deux types conduisirent le Vieux à travers les couloirs qui schlinguaient la paille mouillée.
-    Ou éhevé é ânes ? demanda le vieux (Jean-Paul avait oublié de lui laisser son dentier)
-    Paille c'est pour... le mort, expliqua celui qui ressemblait à Mimisicu.
-    Absorber le sang, pas cher, abonda le second, celui qui ressemblait à Raoni mais sans le couvercle Bonne Maman.
-    Accord, répondit le Vieux
Curieux, se dit-il, à travers ses brûmes. Le personnel de ferme avait bien changé depuis son époque. Il n'avait plus de force depuis longtemps : ses pieds nus trainaient sur les carreaux froids, tandis que Bill et Bull le tenaient par les coudes, sans trop de ménagement, mais pas non plus avec une vigueur excessive. Ces deux là savaient ce qu'ils faisaient. Soudain, un hurlement retentit, qui tira le Vieux de ses souvenirs de tracteurs.
-    Equeucé ? hein ?
-    Rien. Calme, répondit Bill.
-    A dié un bébé, postillonna le Vieux.
-    C'est poule, affirma Bull
-    Petite poule, abonda Bill.
Ils s'arrêtèrent devant une porte, et lui montrèrent une cellule qui ressemblait beaucoup à des latrines équipées d'un lit de camps.
-    Toi aussi on t'as balancé ici comme une vieille rosse ?
Le vieux redressa la tête. Un homme nu, dont les testicules pendaient affreusement, grattait son énorme ventre recouvert de poils gris, en lui souriant.
-    Moi c'est Jack. On m'appelle aussi le Croqueur. Et toi, l'ancien ?
-    Oi é le ieux. Enenté
- super, le "Ieux". Tu vas voir, on est bien ici. La piaule, c'est sec, mais la bouffe, mon gars...


Le papy hésitait à s'asseoir sur le matelas qui avait des tâches maronnasses et jaunes, des tâches qui dessinaient des continents. Tandis que Jack lui vantait les mérites de la bouffe servie dans l'établissement, le papy n'osait regarder le bonhomme a poil, avec ses jambes poilues écartées et sa bite qui pendouillait - sans parler des roustons qui touchaient presque le plancher. "D'ailleurs tu tombe bien, Ieux, ça va être l'heure".
- "eu l'eu? eu oi?"
-"J'entrave peau de zob à ce que tu me surine, mon pauvre ami! t'as un problème d'orthophonie ou un dentier mal ajusté...fais voir!...ho bordel, mais elles sont ou tes ratiches? "
- é oubié é entié"
- Ben merde, ça va être duraille pour mâcher la viande, et c'est bien dommage! passe à l'atelier de ma part et demande Boris. C'est un génie de la démerde. Ils retape les fauteuils roulant habituellement, mais il peut te bricoler un dentier avec une canette en alu et quelques clous, c'est un génie ce gars.Ensuite retrouve moi au réfectoire. Y'a fricadelle et purée aujourd'hui, le chef est un ancien criminel de guerre Serbe reconvertis dans une restauration collective de qualité, "alliant", je cite la brochure, " exigence nutritionnelle et plaisir gustatif".
Le papy sortis de la chambre et retrouva le couloir sombre et odorant, il marcha jusqu'à un hall faiblement éclairé et essaya de lire les indications d'un panneau mais sans ses lunettes, autant essayer d'enfiler une chatte dans une aiguille. Heureusement, une aide soignante à l'air bonhomme passait par là. "Il cherche quoi le vieux débris?" fit-elle d'un ton jovial.
Ainsi papy pu se faire accompagner jusqu'à l'atelier en question, ou un presbyte bossu faisait un boucan de tous les diables en tentant de redresser au marteau la roue voilée d'un fauteuil à roulettes.
Papy désigna l'intérieur de sa bouche, et l'autre, loin d'être con, compris aussitôt.
"Pas problème, mon ami, toi. assoir tes fesses pendant moi te bricoler nouvelles dents"
Il vida un fond de canette 8.6 et la tordit dans ses mains puis à l'aide de clous rouillés et de colle superglue réalisa un miracle: une prothèse élégante qu'il ajusta dans la bouche même du vieux.
- Toi faire jaloux avec ça" commenta le serbe, pas peu fier de lui.

Pendant ce temps, Jack, 87 ans, poussait son déambulateur à deux à l'heure dans les couloirs puants de l'EHPAD, pourchassant furieusement Marcel qui lui avait piqué sa dernière couche-culotte Tena.
Marcel, le cul déjà à l'air, lâchait des jets de pisse jaune fluo qui claquaient sur le linoléum comme des coups de fusil, formant des flaques nauséabondes dans lesquelles Jack patinait en jurant.
Soudain une explosion de chiasse brune et liquide jaillit du fondement de Marcel, éclaboussant les murs, les portes des chambres et le visage de Jack d'un jet chaud et granuleux.
Jack, pris d'un accès de colère sénile, répondit "ENCUL2§§ RENDS6MOI MA PUTAIN DE COUCHE §" en vomissant un mélange de compote de pommes et de laxatif, projetant des filets verts collants qui collaient aux cheveux blancs de son rival.
La diarrhée de Marcel se fit encore plus violente, un véritable torrent de merde aqueuse qui inondait le couloir, emportant chaussons, lunettes et prothèses dentaires dans un fleuve de fange.
Jack, tout nu, pissait lui aussi abondamment le long de ses jambes tremblantes déjà trempées, ajoutant son urine ambrée au chaos, tandis que des pets retentissants accompagnés de jets de caca solidifiaient le sol en une boue répugnante.
Les deux vieillards continuaient leur course absurde à deux kilomètres-heure, glissant dans leur propre merde, se cognant aux murs couverts de vomi et de diarrhée qui dégoulinait en longues traînées gluantes.
Des explosions d'incontinence se succédaient sans répit : chiasse, pisse, vomi, tout giclait à profusion, transformant le couloir en un véritable abattoir de matières fécales et gastriques.
Jack hurla d'une voix chevrotante en s'aspergeant encore une fois de sa propre diarrhée, réalisant dans un éclair de lucidité nauséeux à quel point l'homme, après une vie entière, se réduisait à cette carcasse fétide qui ne savait plus que se vider de ses fluides.
Et tandis que le sol disparaissait sous une mer de merde, d'urine et de vomissure, Jack comprit que la fin de vie n'était rien d'autre qu'un retour brutal à l'état de bébé incontinent, abandonné dans sa propre crasse jusqu'au dernier souffle et que sa putain de couche Tena, il l'avait bien dans le cul car cet enfoiré de Marcel l'avait emportée pour toujours.

Pendant cette incontinence-là, c'est un Vieux rutilant de la gueule qui s'avança vers Mimisicu et Raonictamère.
-    Qui toi est ? demanda le second.
-    Nouveau ? ajouta le premier.
Pas peu fier, le Vieux leur exhiba son nouveau sourrire 16 soupapes.
-    Kje ksui kprépuce. Krobert krpépuce. Kré faim. Krou kelle est la krantine ?
A cet instant le flot de merde parvint jusqu'à eux, charriant le pauvre Jack, les quatres fers en l'air, et ce faisant révélant une hideuse boursoufflure qu'il avait toute irritée au fondement, que ses lâches testicules peinaient à dissimuler malgré leur volume exceptionnel. De leur côté les deux indiens roumains, habitués à ces péripéties, s'agrippèrent aux tuyaux de chaufferie et y restèrent suspendus, en position de traction à durée indéterminée.
-    Quoi la chose qui sort de son cul ? demanda Raoni.
-    Prolapsus, commenta Mimisicu
-    Kronneries
Robert Prépuce, lui, avait l'habitude d'avoir de la merde jusqu'aux genoux, et surtout, d'accoucher des génisse.  Il s'approcha en baissant la voix, du pauvre Jack tout merdeux et tremblant qui jappait comme une vieille chienne.
-    Chkruuut, chkruut. Krlaisse moi kfaire, mon krvieux.
-    J4AI MAL SA M7RE
-    Krc'est bien. Krpousse.
Alors, de l'anus de Jack, d'abord par les pattes avant, puis le museau, avant les pattes arrières, qui précédaient elles même la queue, sortit effectivement un veau tout dégoutant de merde et de sang. Il se mit à vagir aussitôt, et Robert Prépuce essuya une goutte qui glissait le long de sa joue.

#3
= INITIATIVES = / Re : EHPAD avec des vieux sata...
Dernier message par lapinchien - Août 10, 2026, 18:46:08
Ne passe pas ton tour. Jack n'est pas mort. Il a juste eu un petit accident. ça arrive fréquemment aux gens de son age. Il a juste besoin de beaucoup s'hydrater et tout ira bien, il pourra à nouveau s'adonner à ses considérations misanthropiques en contemplant ses couilles fripées.

Je n'étais pas trop inspiré alors j'ai décidé de reproduire la course poursuite de "la Cité de la peur" et celle de "OSS 117 Rio ne répond plus" ci dessous. Bien sûr comme on a plus de moyens pour les effets spéciaux sur la Zone, j'ai rajouté pléthore d'explosions de diarrhée et de vomi.

#4
= INITIATIVES = / Re : EHPAD avec des vieux sata...
Dernier message par Nino St Félix - Août 10, 2026, 18:02:12
Bon courage pour la suite... Jack est mort... Mais le vieux Prépuce a retrouvé la voix. Et on a toujours par vu les enfants dévorés et les animaux insérés, je vous signale.
#5
= INITIATIVES = / Re : Re : EHPAD avec des vieux...
Dernier message par lapinchien - Août 10, 2026, 13:16:06
Dans l'odeur fade et tenace des désinfectants qui s'infiltrait jusqu'aux draps amidonnés de sa couche d'oubli, Jack, misanthrope endurci et lucide jusqu'à l'os de son aliénation forcée, contemplait le plafond blafard de l'EHPAD comme on contemple l'abîme. Allongé dans ce lit qui n'était plus qu'un cercueil provisoire, il sentait le poids dérisoire de son corps décharné, andropausé aussi, et son esprit, encore vif et cruel, se détournait avec dégoût des infirmières empressées pour plonger dans une digression métaphysique. Ses yeux, durcis par tant d'années de mépris pour l'espèce humaine, se portaient alors, avec une fascination presque sacrée, vers ce qui restait de sa virilité oubliée : ces deux appendices ridés, pendants et inutiles, qui avaient jadis été le siège d'une puissance maintenant dissipée. N'étaient-ils pas, se demandait-il dans un murmure intérieur empreint d'ironie cosmique, le dernier temple d'un mystère ontologique, ces couilles qui incarnaient à la fois la vanité de la génération et l'absurdité d'un être réduit à sa chair déclinante ? Ainsi, dans le silence ouaté de sa chambre, il digressait sans fin sur leur existence paradoxale, y voyant non plus un organe, mais un symbole vertigineux de la condition humaine, suspendu entre le néant et l'écho lointain d'un désir éteint.

Jean-Paul Prépuce, des pompes funèbres Horizon Funeste avait emprunté le corbillard pour trimbaler le vieux jusqu'à la maison de retraite. "Allez pépé, en voiture!" il avait lancer à son paternel, sans lui laisser le temps de finir sa compote de pomme. L'ancêtre yoyotait depuis quelques mois, il savait pas ou il avait la tête, lui l'ancien prof de math de la communale ne savait même plus additionner deux plus deux, il était grand temps de le mettre "au rebus", comme en plaisantait Jean-Paul, dans cette société performative ou souffle la tempête du progrès, "y'a plus de place pour les ramolli du bulbe" expliquait-il en riant a qui voulait l'entendre. Donc: ouste, le vioque! On avait parlé à jean-Paul de cet EHPAD qui venait d'ouvrir en pleine forêt de Bouconne,le cadre était bucolique et semblait parfait pour attendre confortablement la mort, pousser son dernier soupir, aussi jean-Paul amena-t-il son vieux père dans son corbillard qui sentait le gaz-oil, car le gars avait un humour bien à lui et trouvait "franchement tordant, voire désopilant" d'amener un vieillard en camion funéraire jusqu'à sa dernière demeure ALORS MEME qu'il était encore vivant (si on peut dire!) ah ah ah et tout en conduisant Jean-Paul riait, se bidonnait, il en avait les larmes au yeux, et son vieux cru qu'il pleurait et lui dit "t'en fais pas pour moi fiston, ça va aller" et du coup Jean-Paul se pissa dessus tellement il se gondolait. Il freina brutalement devant l'entrée de la maison de retraite, fit crisser les pneus façon Starsky et Hutch, et aussitôt deux hommes en blanc se précipitèrent pour empoigner l'ancêtre dès qu'il mit pied à terre. "Bienvenue à l'EHPAD du Dernier Soupir" fit l'un des deux hommes et son accent sonna étrangement aux oreilles de Jean-Paul. "Ils doivent employer des étrangers pour les payer moins cher" se dit-il, et il comprenait tout à fait la démarche en tant qu'entrepreneur lui-même (il avait récemment embauché au secrétariat de sa boite  un trisomique dont le salaire était prit en charge par le Conseil Départemental).

Les deux types conduisirent le Vieux à travers les couloirs qui schlinguaient la paille mouillée.
-    Ou éhevé é ânes ? demanda le vieux (Jean-Paul avait oublié de lui laisser son dentier)
-    Paille c'est pour... le mort, expliqua celui qui ressemblait à Mimisicu.
-    Absorber le sang, pas cher, abonda le second, celui qui ressemblait à Raoni mais sans le couvercle Bonne Maman.
-    Accord, répondit le Vieux
Curieux, se dit-il, à travers ses brûmes. Le personnel de ferme avait bien changé depuis son époque. Il n'avait plus de force depuis longtemps : ses pieds nus trainaient sur les carreaux froids, tandis que Bill et Bull le tenaient par les coudes, sans trop de ménagement, mais pas non plus avec une vigueur excessive. Ces deux là savaient ce qu'ils faisaient. Soudain, un hurlement retentit, qui tira le Vieux de ses souvenirs de tracteurs.
-    Equeucé ? hein ?
-    Rien. Calme, répondit Bill.
-    A dié un bébé, postillonna le Vieux.
-    C'est poule, affirma Bull
-    Petite poule, abonda Bill.
Ils s'arrêtèrent devant une porte, et lui montrèrent une cellule qui ressemblait beaucoup à des latrines équipées d'un lit de camps.
-    Toi aussi on t'as balancé ici comme une vieille rosse ?
Le vieux redressa la tête. Un homme nu, dont les testicules pendaient affreusement, grattait son énorme ventre recouvert de poils gris, en lui souriant.
-    Moi c'est Jack. On m'appelle aussi le Croqueur. Et toi, l'ancien ?
-    Oi é le ieux. Enenté
- super, le "Ieux". Tu vas voir, on est bien ici. La piaule, c'est sec, mais la bouffe, mon gars...


Le papy hésitait à s'asseoir sur le matelas qui avait des tâches maronnasses et jaunes, des tâches qui dessinaient des continents. Tandis que Jack lui vantait les mérites de la bouffe servie dans l'établissement, le papy n'osait regarder le bonhomme a poil, avec ses jambes poilues écartées et sa bite qui pendouillait - sans parler des roustons qui touchaient presque le plancher. "D'ailleurs tu tombe bien, Ieux, ça va être l'heure".
- "eu l'eu? eu oi?"
-"J'entrave peau de zob à ce que tu me surine, mon pauvre ami! t'as un problème d'orthophonie ou un dentier mal ajusté...fais voir!...ho bordel, mais elles sont ou tes ratiches? "
- é oubié é entié"
- Ben merde, ça va être duraille pour mâcher la viande, et c'est bien dommage! passe à l'atelier de ma part et demande Boris. C'est un génie de la démerde. Ils retape les fauteuils roulant habituellement, mais il peut te bricoler un dentier avec une canette en alu et quelques clous, c'est un génie ce gars.Ensuite retrouve moi au réfectoire. Y'a fricadelle et purée aujourd'hui, le chef est un ancien criminel de guerre Serbe reconvertis dans une restauration collective de qualité, "alliant", je cite la brochure, " exigence nutritionnelle et plaisir gustatif".
Le papy sortis de la chambre et retrouva le couloir sombre et odorant, il marcha jusqu'à un hall faiblement éclairé et essaya de lire les indications d'un panneau mais sans ses lunettes, autant essayer d'enfiler une chatte dans une aiguille. Heureusement, une aide soignante à l'air bonhomme passait par là. "Il cherche quoi le vieux débris?" fit-elle d'un ton jovial.
Ainsi papy pu se faire accompagner jusqu'à l'atelier en question, ou un presbyte bossu faisait un boucan de tous les diables en tentant de redresser au marteau la roue voilée d'un fauteuil à roulettes.
Papy désigna l'intérieur de sa bouche, et l'autre, loin d'être con, compris aussitôt.
"Pas problème, mon ami, toi. assoir tes fesses pendant moi te bricoler nouvelles dents"
Il vida un fond de canette 8.6 et la tordit dans ses mains puis à l'aide de clous rouillés et de colle superglue réalisa un miracle: une prothèse élégante qu'il ajusta dans la bouche même du vieux.
- Toi faire jaloux avec ça" commenta le serbe, pas peu fier de lui.

Pendant ce temps, Jack, 87 ans, poussait son déambulateur à deux à l'heure dans les couloirs puants de l'EHPAD, pourchassant furieusement Marcel qui lui avait piqué sa dernière couche-culotte Tena.
Marcel, le cul déjà à l'air, lâchait des jets de pisse jaune fluo qui claquaient sur le linoléum comme des coups de fusil, formant des flaques nauséabondes dans lesquelles Jack patinait en jurant.
Soudain une explosion de chiasse brune et liquide jaillit du fondement de Marcel, éclaboussant les murs, les portes des chambres et le visage de Jack d'un jet chaud et granuleux.
Jack, pris d'un accès de colère sénile, répondit "ENCUL2§§ RENDS6MOI MA PUTAIN DE COUCHE §" en vomissant un mélange de compote de pommes et de laxatif, projetant des filets verts collants qui collaient aux cheveux blancs de son rival.
La diarrhée de Marcel se fit encore plus violente, un véritable torrent de merde aqueuse qui inondait le couloir, emportant chaussons, lunettes et prothèses dentaires dans un fleuve de fange.
Jack, tout nu, pissait lui aussi abondamment le long de ses jambes tremblantes déjà trempées, ajoutant son urine ambrée au chaos, tandis que des pets retentissants accompagnés de jets de caca solidifiaient le sol en une boue répugnante.
Les deux vieillards continuaient leur course absurde à deux kilomètres-heure, glissant dans leur propre merde, se cognant aux murs couverts de vomi et de diarrhée qui dégoulinait en longues traînées gluantes.
Des explosions d'incontinence se succédaient sans répit : chiasse, pisse, vomi, tout giclait à profusion, transformant le couloir en un véritable abattoir de matières fécales et gastriques.
Jack hurla d'une voix chevrotante en s'aspergeant encore une fois de sa propre diarrhée, réalisant dans un éclair de lucidité nauséeux à quel point l'homme, après une vie entière, se réduisait à cette carcasse fétide qui ne savait plus que se vider de ses fluides.
Et tandis que le sol disparaissait sous une mer de merde, d'urine et de vomissure, Jack comprit que la fin de vie n'était rien d'autre qu'un retour brutal à l'état de bébé incontinent, abandonné dans sa propre crasse jusqu'au dernier souffle et que sa putain de couche Tena, il l'avait bien dans le cul car cet enfoiré de Marcel l'avait emportée pour toujours.
#6
= INUTILE = / Re : La Zone interdite aux moi...
Dernier message par lapinchien - Août 10, 2026, 12:48:05
non, non, ils ne sont pas tous pourris mais tout pourris
#7
= INITIATIVES = / Re : EHPAD avec des vieux sata...
Dernier message par bojarski alias cormary - Août 10, 2026, 12:07:17
Dans l'odeur fade et tenace des désinfectants qui s'infiltrait jusqu'aux draps amidonnés de sa couche d'oubli, Jack, misanthrope endurci et lucide jusqu'à l'os de son aliénation forcée, contemplait le plafond blafard de l'EHPAD comme on contemple l'abîme. Allongé dans ce lit qui n'était plus qu'un cercueil provisoire, il sentait le poids dérisoire de son corps décharné, andropausé aussi, et son esprit, encore vif et cruel, se détournait avec dégoût des infirmières empressées pour plonger dans une digression métaphysique. Ses yeux, durcis par tant d'années de mépris pour l'espèce humaine, se portaient alors, avec une fascination presque sacrée, vers ce qui restait de sa virilité oubliée : ces deux appendices ridés, pendants et inutiles, qui avaient jadis été le siège d'une puissance maintenant dissipée. N'étaient-ils pas, se demandait-il dans un murmure intérieur empreint d'ironie cosmique, le dernier temple d'un mystère ontologique, ces couilles qui incarnaient à la fois la vanité de la génération et l'absurdité d'un être réduit à sa chair déclinante ? Ainsi, dans le silence ouaté de sa chambre, il digressait sans fin sur leur existence paradoxale, y voyant non plus un organe, mais un symbole vertigineux de la condition humaine, suspendu entre le néant et l'écho lointain d'un désir éteint.

Jean-Paul Prépuce, des pompes funèbres Horizon Funeste avait emprunté le corbillard pour trimbaler le vieux jusqu'à la maison de retraite. "Allez pépé, en voiture!" il avait lancer à son paternel, sans lui laisser le temps de finir sa compote de pomme. L'ancêtre yoyotait depuis quelques mois, il savait pas ou il avait la tête, lui l'ancien prof de math de la communale ne savait même plus additionner deux plus deux, il était grand temps de le mettre "au rebus", comme en plaisantait Jean-Paul, dans cette société performative ou souffle la tempête du progrès, "y'a plus de place pour les ramolli du bulbe" expliquait-il en riant a qui voulait l'entendre. Donc: ouste, le vioque! On avait parlé à jean-Paul de cet EHPAD qui venait d'ouvrir en pleine forêt de Bouconne,le cadre était bucolique et semblait parfait pour attendre confortablement la mort, pousser son dernier soupir, aussi jean-Paul amena-t-il son vieux père dans son corbillard qui sentait le gaz-oil, car le gars avait un humour bien à lui et trouvait "franchement tordant, voire désopilant" d'amener un vieillard en camion funéraire jusqu'à sa dernière demeure ALORS MEME qu'il était encore vivant (si on peut dire!) ah ah ah et tout en conduisant Jean-Paul riait, se bidonnait, il en avait les larmes au yeux, et son vieux cru qu'il pleurait et lui dit "t'en fais pas pour moi fiston, ça va aller" et du coup Jean-Paul se pissa dessus tellement il se gondolait. Il freina brutalement devant l'entrée de la maison de retraite, fit crisser les pneus façon Starsky et Hutch, et aussitôt deux hommes en blanc se précipitèrent pour empoigner l'ancêtre dès qu'il mit pied à terre. "Bienvenue à l'EHPAD du Dernier Soupir" fit l'un des deux hommes et son accent sonna étrangement aux oreilles de Jean-Paul. "Ils doivent employer des étrangers pour les payer moins cher" se dit-il, et il comprenait tout à fait la démarche en tant qu'entrepreneur lui-même (il avait récemment embauché au secrétariat de sa boite  un trisomique dont le salaire était prit en charge par le Conseil Départemental).

Les deux types conduisirent le Vieux à travers les couloirs qui schlinguaient la paille mouillée.
-    Ou éhevé é ânes ? demanda le vieux (Jean-Paul avait oublié de lui laisser son dentier)
-    Paille c'est pour... le mort, expliqua celui qui ressemblait à Mimisicu.
-    Absorber le sang, pas cher, abonda le second, celui qui ressemblait à Raoni mais sans le couvercle Bonne Maman.
-    Accord, répondit le Vieux
Curieux, se dit-il, à travers ses brûmes. Le personnel de ferme avait bien changé depuis son époque. Il n'avait plus de force depuis longtemps : ses pieds nus trainaient sur les carreaux froids, tandis que Bill et Bull le tenaient par les coudes, sans trop de ménagement, mais pas non plus avec une vigueur excessive. Ces deux là savaient ce qu'ils faisaient. Soudain, un hurlement retentit, qui tira le Vieux de ses souvenirs de tracteurs.
-    Equeucé ? hein ?
-    Rien. Calme, répondit Bill.
-    A dié un bébé, postillonna le Vieux.
-    C'est poule, affirma Bull
-    Petite poule, abonda Bill.
Ils s'arrêtèrent devant une porte, et lui montrèrent une cellule qui ressemblait beaucoup à des latrines équipées d'un lit de camps.
-    Toi aussi on t'as balancé ici comme une vieille rosse ?
Le vieux redressa la tête. Un homme nu, dont les testicules pendaient affreusement, grattait son énorme ventre recouvert de poils gris, en lui souriant.
-    Moi c'est Jack. On m'appelle aussi le Croqueur. Et toi, l'ancien ?
-    Oi é le ieux. Enenté
- super, le "Ieux". Tu vas voir, on est bien ici. La piaule, c'est sec, mais la bouffe, mon gars...


Le papy hésitait à s'asseoir sur le matelas qui avait des tâches maronnasses et jaunes, des tâches qui dessinaient des continents. Tandis que Jack lui vantait les mérites de la bouffe servie dans l'établissement, le papy n'osait regarder le bonhomme a poil, avec ses jambes poilues écartées et sa bite qui pendouillait - sans parler des roustons qui touchaient presque le plancher. "D'ailleurs tu tombe bien, Ieux, ça va être l'heure".
- "eu l'eu? eu oi?"
-"J'entrave peau de zob à ce que tu me surine, mon pauvre ami! t'as un problème d'orthophonie ou un dentier mal ajusté...fais voir!...ho bordel, mais elles sont ou tes ratiches? "
- é oubié é entié"
- Ben merde, ça va être duraille pour mâcher la viande, et c'est bien dommage! passe à l'atelier de ma part et demande Boris. C'est un génie de la démerde. Ils retape les fauteuils roulant habituellement, mais il peut te bricoler un dentier avec une canette en alu et quelques clous, c'est un génie ce gars.Ensuite retrouve moi au réfectoire. Y'a fricadelle et purée aujourd'hui, le chef est un ancien criminel de guerre Serbe reconvertis dans une restauration collective de qualité, "alliant", je cite la brochure, " exigence nutritionnelle et plaisir gustatif".
Le papy sortis de la chambre et retrouva le couloir sombre et odorant, il marcha jusqu'à un hall faiblement éclairé et essaya de lire les indications d'un panneau mais sans ses lunettes, autant essayer d'enfiler une chatte dans une aiguille. Heureusement, une aide soignante à l'air bonhomme passait par là. "Il cherche quoi le vieux débris?" fit-elle d'un ton jovial.
Ainsi papy pu se faire accompagner jusqu'à l'atelier en question, ou un presbyte bossu faisait un boucan de tous les diables en tentant de redresser au marteau la roue voilée d'un fauteuil à roulettes.
Papy désigna l'intérieur de sa bouche, et l'autre, loin d'être con, compris aussitôt.
"Pas problème, mon ami, toi. assoir tes fesses pendant moi te bricoler nouvelles dents"
Il vida un fond de canette 8.6 et la tordit dans ses mains puis à l'aide de clous rouillés et de colle superglue réalisa un miracle: une prothèse élégante qu'il ajusta dans la bouche même du vieux.
- Toi faire jaloux avec ça" commenta le serbe, pas peu fier de lui.
#8
= INUTILE = / Re : La Zone interdite aux moi...
Dernier message par Dourak Smerdiakov - Août 09, 2026, 23:24:20
On mélange tout en mode "tous pourris", là, magistrats, politiciens, et je suis co-responsable. Ceci dit, J'avoue que je n'ai pas suivi l'affaire mais que, d'après ce que tu en cites, cette loi, comme beaucoup d'autres, a l'air peu pensée et très mal inspirée. Surprise.

Pendant ce temps-là, les deux grands ministères régaliens du pays sont toujours équipés en produits Microsoft des pieds à la tête. Bouffonnerie.
#9
= INUTILE = / Re : La Zone interdite aux moi...
Dernier message par lapinchien - Août 09, 2026, 20:41:43
de toutes façons les politiciens c'est bien foutu car leur flou artistique est compensé par leur désir de ne rien branler. En effet, la loi prévoit que tout le monde sera hors la loi mais sans amende ni obligation de rien changer.
#10
= INUTILE = / Re : La Zone interdite aux moi...
Dernier message par Dourak Smerdiakov - Août 09, 2026, 20:35:31
J'ai confiance en la justice de mon pays.

(rires enregistrés)