LA ZONE -
Résumé : Les aventures d'un bibliothécaire qui préfère la compagnie des livres à celle des humains. Un texte rempli de colère et de misanthropie, mais qui ne dépasse jamais le stade des considérations générales. C'est plus réaliste, mais du coup c'est pas palpitant, il ne se passe pas grand-chose. Psychologie intéressante d'un ermite des temps modernes qui ne supporte plus la présence de ses contemporains.

Eclats de voix

Le 02/12/2005
par Glaüx-le-Chouette
[illustration] Le silence le fascinait surtout. Les premiers temps, à voir ainsi les livres, rangée après rangée, dos contre dos et leurs tranches face à face, il lui semblait les entendre se taire et s’unir dans une symphonie silencieuse, un secret de moines, indescriptible et incessant.
Ou bien, les jours de légèreté, il imaginait le vacarme minuscule des conciliabules, de tous les conciliabules qui pouvaient avoir lieu entre les livres face à face, de rayon à rayon, de tranche à tranche : d’Homère à Eschyle, d’Eschyle à Cicéron, de Cicéron à l’Encyclopédie, puis à Céline, de Borges à Montaigne... Tout ce lieu vivait d’une vie d’anémone, de fond marin écrasé de silence et d’ondulations insensibles. Il l’écoutait un instant, puis s’asseyait ou rangeait quelques livres.

Les bruits venus de l’extérieur, les courants d’air, la vie envahissante des lecteurs était, au début, ce qui l’incommodait le plus. Des femmes, des hommes entraient ; la porte grinçait ; des chaises craquaient qui craqueraient jusqu’au soir ; tout bruissait, jusqu’à leur silence, ce qu’ils nommaient silence. Un pauvre silence humain, biologique, malhabile, qui n’était jamais qu’assourdissement.
Mais lui voyait plus loin qu’eux. Ils lui étaient transparents, comme les ectoplasmes laissés par des passants de dos sur une plaque photographique, après plusieurs jours, plusieurs années d’exposition. Face au temps des livres, ils n’étaient rien, ils passaient et s’effaçaient. Le silence demeurait. Pourtant ces courants d’air le hérissaient.

C’étaient là les premiers temps.

Chaque jour de travail à la bibliothèque — car c’était son emploi — il prenait un livre, au hasard, et le lisait. D’une traite, lorsqu’il était court ou facile ; en diagonale sinon, ou en partie en l’empruntant à la fin de la journée pour le finir chez lui ; distraitement, ou bien sans s’en relever huit heures de suite ; mais il le lisait. Le lendemain, un autre livre. Il n’avait du reste pas grand chose à faire : ranger mécaniquement des ouvrages selon l’ordre un peu ésotérique des cotes, et quelquefois renseigner quelques égarés ou aider à remplir des fiches de prêt. Mais il évitait ces contacts comme la peste. Il s’emmurait, et lisait dans sa forteresse. Il apprit beaucoup de cette fréquentation des livres.

Lui qui les respectait comme ses seigneurs et dieux, il concevait une sainte colère contre certaines pratiques pleines d’irrespect. Mal ranger un volume, par ignorance ou par paresse, en le poussant dans le premier espace venu. Chasser un livre vers le fond de l’étagère avec la tranche d’un autre. Corner les pages. Plier les couvertures. Il s’insurgeait beaucoup contre un grand crime en particulier : celui de laisser entre deux pages, systématiquement, ces bandes de carton rouge ou jaune sur lesquelles est inscrite la date de retour de prêt, ces bandes ineptes, périmées, mortes. Elles disloquaient peu à peu les couvertures, tachaient les pages au bout d’un temps, et lui inspiraient l’horreur d’un prêtre devant un crachat sur son autel ou une crotte de nez au bord du bénitier. Dans chaque bande de carton, il voyait toute l’arrogance, tout l’égoïsme, toute l’inconscience du lecteur, de la lectrice qui avait emprunté et souillé le livre, sans probablement le lire d’ailleurs, ou mal. Longtemps après les avoir rendus, anonymes, ils salissaient encore les livres sages et purs. Et ces bandes de carton lui laissaient deviner les pages froissées, les fibres de papier torturées, la sueur imbibée en elles, la crasse humaine qui restait au fond des livres à jamais, comme la mémoire d’un viol au corps d’une femme. Les livres étaient ses femmes, ses seigneurs, ses dieux et ses enfants.

Mais ce n’étaient là que les premiers temps. Il avait vu peu de choses. Peu à peu, il apprit.

Les sacrilèges les plus graves n’étaient pas ces cartons impersonnels, ces oublis sans nom. Il y avait pire. Certains avaient écrit dans les livres. Certains ou certaines s’étaient cru investis d’assez de pouvoir et de science pour oser insulter le silence des pages, la blancheur des marges et la mémoire des auteurs. Des corrections. Souvent fausses. Des ajouts, superflus ou ineptes. Pire, des exclamations, de pitoyables ironies, des crachats, toujours des crachats, et des assertions d’enfantin baveux. Alors il tremblait, blanchissait, bredouillait de rage. Il essuyait autant que possible ces souillures. Mais il pouvait bien peu, face au nombre des hérétiques.

Les livres lui semblaient alors prendre un autre visage. Il les voyait drapés dans un silence indigné, lointains. Ils lui tournaient le dos, ils n’avaient plus de regard pour le serviteur trop faible. Il se voyait repoussé, rejeté, méprisé ; mais sa faute n’était qu’impuissance. Les usagers, alors, combien il les haïssait, ces impies, ces mécréants qui lui valaient à lui, par leur crime à eux, sa punition. Ces jours-là, il excluait jusqu’à la moitié du nombre des lecteurs, au moindre bruit, même involontaire, au premier mot, ou pour un coin à une page, pour un livre qui tombe, une main qui mouche un nez et ose encore toucher une page après cela. Il les vomissait, il les expulsait, les expédiait dans l’enfer du dehors. Qu’ils retournent à la vie trépidante et bruyante des ignorants, puisqu’ils n’avaient pas de respect pour les silences sages.

Parler sur la voix blanche d’un livre, voilà qui lui paraissait atroce, en vérité. Il comprit pourtant bientôt que le pire n’était pas là. De ces quelques voix faiblardes, fausses et grinçantes surimposées au plain-chant des livres, à certains fragments, cris et éclats intercalaires qu’il trouva, il y avait la même distance que d’une hérésie à l’incroyance.
Ainsi, il découvrit parfois, par hasard, puis de plus en plus souvent du moment qu’il les chercha, des feuillets de toutes tailles, de toutes matières, de tous âges, restés au fond des livres ; peut-être d’anciens marque-pages, peut-être abandonnés sans raison aucune. Tout à coup, dans ces brisures au milieu du silence, le vacarme de l’hétéroclite, le chaos et l’horreur du campus pénétraient son paradis blanc et feutré. Nul lien, jamais, entre ces éclats de voix et le discours des livres qu’ils avaient infecté : une liste de courses dans l’Encyclopédie ; une lettre d’amour dans une grammaire latine ; un prospectus pour une soirée étudiante entre deux pages de Mallarmé ; du vocabulaire espagnol dans Baudelaire ; un dessin obscène en Louise Labé ; Pessoa sali par trois photos d’identité ; Montaigne et un papier gras ; un numéro de téléphone griffonné dans un Jaccottet ; des crachats adolescents dans la bouche sacrée d’Homère, Pindare sous une publicité de bière, une lettre dans Cervantès, la chair humide et baveuse de tous ces barbares sans visage dans la chair incorruptible et blanche des livres. Viols, viols ; crachats et viols.

Ces fractures, ces fracas, tout le bruit insensé de ces fragments de vie l’horrifiait bien au-delà du reste. Il comprit, très vite, combien ils niaient tout, en bloc. Le silence. Le respect du savoir. La noblesse des livres. Il comprit combien peu il importait, désormais, de sentir très finement si le silence des livres était multiple ou n’était qu’un, de bien ordonner les dos selon les siècles et les auteurs, de faire taire les bouches temporelles, d’excommunier les peu fidèles lecteurs, de purifier les livres en ôtant les bandes de carton rouge ou jaune. Car il en allait de bien plus que de châtier quelques reniflements ou toussotements dans l’assistance du culte. Il en allait de l’existence du culte lui-même. Comme si des barbares étaient entrés dans un temple d’Apollon pour y faire reposer leurs montures : quel crime, quel sacrilège, pour eux ? Ils ne savent pas ce qu’ils font.

Pauvres conciliabules, désormais, que ceux de ces livres dont la parole était coupée, niée, sans cesse, par des assertions absurdes, par l’étranger. Il en conçut une grande tristesse. Impuissant, désespéré, il voulut changer de poste. Il fit retraite dans la pénombre et l’oubli des magasins.

La réserve était assez vaste pour l’occuper toute une vie. Il garderait précieusement le fonds ancien, époussetterait tout ce qui habitait le silence mort des caves, et ne dérangerait plus personne. En psalmodiant à voix basse, il purifierait encore les livres, déplierait le coin des pages cornées, retirerait de deux doigts terrifiés des bandes de carton orangées ou jaunâtres. Qu’il conserve ce qui peut encore l’être. Qu’il vive la solitude des reclus et des religions mortes.

= commentaires =

Pas Sage


...    le 02/12/2005 à 11:03:44
déjà lut...

Je l'avais bien aimé la premiére fois, il est bien ce texte.

commentaire édité par Pas Sage le 2005-12-2 11:5:8
Lapinchien


tw
    le 02/12/2005 à 13:39:49
et on accepte des textes de seconde main sur la Zone ? On tape dans l'occase maintenant ? Moi qui croyais qu'on acceptait que du neuf...

Superbe feeling. Par contre le type est pas vraiment un misanthrope ou un hermite. C'est plutot un obsessionnel compulsif apparement, un de ceux qui ne peuvent pas supporter la saletée... La pureté de la pensée accouchée de l'auteur subissant les assauts de la pollution intellectuelle ou réelle des lecteurs.

La collision entre le passé et le présent dans les bouquins m'a séduit(objets contemporains placés et oubliés dedans), çà aurait peut être pu faire l'objet de descriptions plus longues voir même d'une serie de nouvelles car il y a matière (un truc sur les marques pages qui fusionnent avec les textes des bouquins dont ils marquent les pages justement). Je n'aime pas spécialement les listings d'auteurs à répétition par contre, je suis inculte à ce niveau et c'était limite un viol de tronche.

imaginons un parallèle entre le propos de ce texte et la location de films pornos dans les vidéothèques... Imaginons toutes les saloperies qu'on peut trouver sur les jacquettes et sur les dvd... Communions dans la peur
Nounourz


    le 02/12/2005 à 16:40:41
Excellent texte, ça fait longtemps que je n'étais pas ainsi entré dans la peau du narrateur.
On vibre de son indignation, on ressent sa colère, on la comprend.

On devrait engager le sniper de narak pour surveiller la bibliothèque.
Aka


    le 02/12/2005 à 18:29:24
Effectivement, le type n'a rien d'un misanthrope ou autre. C'est magnifiquement bien écrit mais ça m'a pas marqué ni parlé plus que ça.
Narak


    le 02/12/2005 à 21:37:42
C'est pas mal du tout, mais ça sonne un peu comme l'introduction d'une véritable histoire.
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 02/12/2005 à 23:03:51
Ça me rappelle le bibilothécaire de la Révolte des anges, dont j'ai oublié le nom. Beau texte. Le drame du gars ayant le sens du sacré et qui voit le saccage permanent de la Création par des porcs pataugeant dans la fange. Même si en fait, pendant la lecture, ça m'a un peu agacé ce retour trop insistant de la comparaison avec le sentiment religieux.
Aelez


    le 03/12/2005 à 01:39:11
Comme d'habitude, c'est relevé. Vocabulaire, style, fluidité... bref c'est beau, ça sonne parfaitement bien, mais je sais pas, ça manque d'efficacité. Comme Aka, j'ai l'impression que ça va pas vraiment me marquer, pourtant y'a des trucs qui m'ont subjugué à la lecture (un peu plus tôt dans la soirée, quand j'avais aps encore 3 grammes), le coup des marque-pages, les découvertes diverses entre les pages des livres par exemple. C'est frustrant, je sais pas bien quoi en penser. D'ailleurs je préfère me taire, m'étonnerait que je sois apte à construire une critique correcte sans faire de philo à deux balles, donc je vais m'achever et au lit. A bon entendeur, salut.
nihil


    le 03/12/2005 à 14:27:27
J'ai plus aimé qu'à la première lecture, où j'avais trouvé qu'il manquait une ou deux scènes marquantes, quelque chose qui brise le status quo. Une confrontation avec ces vandales de lecteurs. En fait c'est pas si mal comme ça, on ressent bien la colère, et le fait que ça ne mène nulle part rend le truc assez réaliste. Y a pas d'issue, et c'est peut-être pas plus mal.
Womble


    le 04/12/2005 à 19:20:57
Ce texte semble complétement à coté de ce qu'on lit d'habitude sur la zone, et pourtant il sonne juste.

D'abord parce qu'il est étonnament bien écrit. Il paraît qu'avec Glaüx c'est pas surprenant.

Contrairement à Nihil je pense que ce n'est pas plus mal qu'il n'y ait pas de confrontation avec les lecteurs. Le type est un mysanthrope, il regarde les lecteurs depuis le monde des livres. Il les perçoit depuis son sanctuaire, mais uniquement au travers des livres. Entre le personnage et les lecteurs il y a les livres. Confronter les deux auraient exclus l'objet central du texte, les livres.

En même temps, j'ai un peu l'impression de partir dans un n'importe quoi là, donc je vais m'arrêter et dire que ce texte est bien.



commentaire édité par Womble le 2005-12-4 20:43:18
nihil


    le 04/12/2005 à 19:33:52
Sinon tu peux aussi te droguer et dire que c'est la faute de la drogue si tu racontes n'importe quoi, y en a plein ici qui font ça.
Nounourz


    le 04/12/2005 à 20:29:38
moi c'est l'inverse, à force de raconter n'importe quoi j'ai sombré dans la drogue pour me consoler.
nihil


    le 04/12/2005 à 20:47:45
Ta gueule sale tox
Astarté


    le 15/05/2006 à 18:51:20
Ce n'est pas un commentaire sur le texte, juste un ressenti.
J'ai beaucoup aimé, c'est vraiment très bien écrit, je voyais les livres, le mec, tout.

Et puis j'aime pas qu'on emmerde les livres
Aesatruc     le 27/05/2006 à 14:09:02
Putain, c'est abusé d'écrire aussi bien quand même, je le lis souvent ce texte, il me fout le cafard.
Astarté


    le 23/06/2006 à 12:42:45
T'imprimes pas 400ASA ? (mouarfff) du coup j'ai relu avec plaisir
Astarté


    le 06/05/2007 à 16:22:26
V'là un texte
Astarté


    le 03/11/2007 à 13:37:37
Un de mes préférés

*soupirs*
Aesahaettr


    le 03/11/2007 à 14:05:12
J'ai jamais pensé à imprimer un texte de la zone.
Putain.
Tu.
Astarté


    le 03/11/2007 à 14:09:39
Bin tu vois moi dans le temps j'en ai beaucoup imprimé des textes de la zone...et j'étais pas la seule...
Mill


site lien fb
    le 06/01/2008 à 04:07:41
Trop crevé pour commenter. Mais j'adore ce texte. Je l'avais oublié, il a surgi dans le moteur de recherche aléatoire et c'est toujours la claque quand je le relis. J'ai l'impression de plonger dans un aleph. Putain de prose.
Mano


    le 29/05/2008 à 09:12:44
Ouais il est bien ce texte. Heureusement qu'avec les écrans le papier disparait... comme ça tout reste vierge et immaculé ! Ah, non, c'est vrai il y a les commentaires, merdre. Font chier les gens à commenter.

Perso, moi, c'est tout le contraire, j'aime bien trouver les traces des autres dans les livres, ça s'appelle la vie et même si la vie est crade, c'est chouette. (Je sais que tu partages cet avis puisque t'on pseudo dans son intitulé même contient cet ode à l'humanité : chouette !)

Bien campé, prenant, à vous donner envie d'hésiter à passer les concours de bibliothécaire.
Strange


    le 29/05/2008 à 11:28:25
Ah, ce texte. À chaque fois que je le lis c'est la même histoire, il me provoque une poussée d'agacement et de dégoût.
Il me renvoie systématiquement à cette espèce de colère-panique dans le métro, lorsque l'on constate toutes les mains les plus suantes et les plus crades s'agripper à la barre de fer (avec les empreintes de gras), et que OH MON DIEU JE SUIS OBLIGÉE DE M'Y AGRIPPER MOI AUSSI JE VAIS MOURIR ILS SONT SALES TOUS et là et bien on pleure. Donc ça me fait effectivement penser à de l'obsession compulsive.

Il fonctionne à chaque fois sur moi. Je suis traumatisée d'ailleurs, je vais aller me laver les mains deux ou trois fois et me vider de ma substance.
Putsch


    le 10/05/2009 à 13:05:09
Très bien écrit, mais je suis d'accord avec Narak, ça ressemble plus à une intro qu'autre chose. Le texte seul laisse un goût amer d'inachevé.
Koax-Koax


    le 26/08/2009 à 02:38:56
Bien écrit, ce texte se lit tout seul, très fluide je dirais.
Mais au fur et à mesure j'ai cru voir monter une sorte de crescendo dans l'obsession du personnage décrit, (c'est d'ailleurs pour une suite de descriptions, assez pertinent comme texte).
Je m'attendais du coup à une fin plus engagée vers la folie pure, l'explosion des obsessions et des troubles du personnage, en quelque sorte.

Mais j'ai bien aimé, agréable à la lecture, les deux premiers courts paragraphes m'ont tout de suite plongés dans le contexte, forts en images très belles, et bien tournés.
eric Nolmour (critiq branlette des branlettes et tout n'est que branlet    le 10/12/2009 à 16:18:05
L'asperger ou quelle que soit la maladie du mec n'est qu'un
pretexte au name dropping d'auteurs. Je veux bien croire
que monsieur Le Chouette les ait tous lu..m'en bats les
couilles, mais même rain man sonne plus juste putain!
Un bouquin,(et la peinture,et ma bite) c'st d'abord l'aboutissement de cette putain d'humanité dans ce qu'elle a de meilleur (même si le processus sous-jacent est violent mais c'est un autre débat..la culture c'est un peu comme l'écume légère d'une vague bouseuse voyez? ...putain je bande.) Donc il y a contradiction entre un nécéssaire humanisme issu d'une grande connaissance des humanités,
l'acceptation qu'une pyramide ait une base populaire un peu
décérébrée qui participe de la foireuse mais glorieuse histoire du genre humain, et le fait que ce con traite les livres comme des cartes de joueurs de base ball!
Donc ça aurait mieux marché avec Marvin du Pas de Calais, le fils de son grand père qui est philatéliste, qui est persuadé d'etre un autodidacte de génie pasqu'il a appris où se trouvait le Zimbabwe et qui conçoit un sentiment de mépris mélé de haine vis à vis de la caissière de lidl pasqu'elle sait pas où c'est,elle, le Zimbabwe (lui a demandé.) mais que elle Lidl, ils l'ont engagée putain!

enfin je crois
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 10/12/2009 à 18:00:53
L'humanisme est nécessaire à peu près comme un ornithorynque sous la robe du dalai lama, ou alors cmb, c'est-à-dire pour pisser, ou éventuellement comme ta mère tractopelletée sur la caisse du Lidl à Calais.
Glaüx-le-Chouette


    le 10/12/2009 à 18:13:29
Je n'ai absolument rien douillé à ce que veut dire le monsieur au-dessus ; je balancerai ma théorie fumeuse de la littérature à moi, ma théorie que moi personnellement je pense qu'à mon avis il est indéniable qu'elle est d'abord vraie, quand j'aurai capté ce qu'il voulait dire.

En attendant, cafetière.
Eric machin re.    le 10/12/2009 à 21:24:54
j'entends "nécéssaire" comme synonyme d'inéluctable
monsieur Merdakov.
cafetière donc.
Glaüx-le-Chouette


    le 10/12/2009 à 21:42:27
T'entends ce que tu veux, mais employer les mots dans leur sens véritable et dans leur orthographe véritable, ça t'éviterait l'écueil de l'autisme langagier, blaireau. Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, sinon emploie ta bouche à sucer des bites.
machin rere    le 10/12/2009 à 22:18:36
je persiste monsieur Le-Chouette et vous recommande chaudement monsieur Robert...
Je vois que je vous ai vexé en critiquant votre petite prose
mais tout est perfectible, et bientôt je suis sur que vous
pondrez des trucs cohérents sans faire étalage d'une culturounette de quoi..vingt ans d'age?
Enfin je "tapote" la bouche close en ce moment précis
bizou!
Glaüx-le-Chouette


    le 10/12/2009 à 22:21:53
Bah non, j'avoue sans honte que je n'ai strictement rien compris à la première réplique. Robert est bien au chaud dans mon cul, pas de soucis de ce côté-là, ni du reste.
machin fatigué!    le 10/12/2009 à 22:35:11
Un mec pétri de culture qui ne chérit que son seul vecteur
tout en honnissant le genre humain qui demeure le terreau de ladite culture quels que soient ses travers, il pourrait chérir aussi bien des peaux d'oranges! ça serait plus cohérent! capisco? dis moi pourquoi je me trompe putain!
Glaüx-le-Chouette


    le 10/12/2009 à 22:37:32
Je dois être con, je capte toujours pas tes phrases. Je vais me pieuter. D'ici demain fais-moi des phrases claires sans balancer des saltos arrière carpés triple lootz piqué verbaux tous les trois mots, si t'as envie de communiquer. Sinon, si c'était juste pour te faire plaisir, bah content que mon texte t'ait été utile.
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 11/12/2009 à 00:59:00
Et un admirateur de plus pour Glaüx-le-Chouette.

Que ce soit le terreau ou le vecteur, dans les deux cas, ce n'est pas la culture elle-même. On peut effectivement aimer les oranges sans aimer les avions qui les transportent ou le sol sur lequel elles poussent, ce vecteur et ce terreau étant perçus comme des mals nécessaires (revoilà le bel adjectif épithète). Et, quoi qu'il en soit, je n'ai vu nulle part que l'auteur de ce texte glorifiait son personnage, ou en faisait un modèle, ou le prétendait sympathique, sain d'esprit, admirable, etc. Reste que le personnage est, fondamentalement, crédible.

Ce qui serait intéressant de préciser, si jamais un genre de manière d'ébauche de débat dans le style dialogué et argumenté devait par malheur s'esquisser sur ce site hélas mécréant mais très sainement totalitaire, ce serait ce qu'on entend par humanisme, vu que ce qu'on entend par nécessité, je peux en général l'entrevoir.

À mon sens, dire qu'on est fatalement humaniste si on étudie les humanités, c'est soit une connerie soit un truisme, selon qu'on entend par 'humaniste' un philanthrope (en gros, le sens commun) ou un adorateur de l'Homme, un homocentriste (Bayrou demi nu en peau de léopard sur un char de la gay pride ? vision d'horreur, tout est dit), qui plus est relativiste (l'homme mesure de toute chose, cmb), ou alors simplement quelqu'un qui étudie les humanités (cas du truisme).

On peut étudier la médecine durant des années et n'en avoir rien à foutre des souffrances humaines, comme on peut être biologiste et ne pas aimer les animaux. Quant au contenu des textes grecs et latins, il est plutôt divers d'un point de vue philosophique.

Bref, l'humanisme, ça sert surtout dans les enterrements et les nécrologies ("c'était un grand humaniste"). Reste la charité, c'est moins répandu, mais plus salvifique.

Commentaire édité par Dourak Smerdiakov.
machin     le 13/12/2009 à 23:13:41
t'as raison. On va faire un putain d'autodafé monstrueux
puis on va rassembler des juifs dans un camp comme ça on les aura sous la main pour leur faire des bisous.
à moins que ça n'ait aucun rapport..
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 14/12/2009 à 15:58:28
Le Supérieur Inconnu des Sections d'Assaut jésuites a dit : pas d'autodafé pendant le sommet de Copenhague, ça dégage du carbone.

Si ça a un rapport, tu t'es en tout cas dispensé de le fournir. Au lieu de ça : point Godwin (je traite mon interlocuteur de fasciste), subtilement introduit par un équivalent de type 'point Savonarole/Torquemada' (je traite mon interlocuteur de fanatique obscurantiste). Absence totale d'argumentation. Bravo.
Winteria


    le 18/12/2009 à 10:07:37
Un de ces jours, Dourak, il faudra songer à m'épouser.
Glaüx-le-Chouette


    le 18/12/2009 à 14:32:07
Y A TROOOOP D4GENS QUI T4AIIIIIIIIMENT §§

(spéciale dédicace Dourak. Winteria, touche pas à mon père incestueux.)
Winteria


    le 19/12/2009 à 18:07:02
Je pourrais devenir ta mère, ça te branche pas ?
Glaüx-le-Chouette


    le 19/12/2009 à 18:15:28
Ma mère est parfaitement fonctionnelle, et elle a plus de cheveux que toi.
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 19/12/2009 à 21:35:24
Les mères ne sauraient être des fonctions, puisque deux chiards peuvent correspondre à un même père. Êtres répugnants.
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 19/12/2009 à 21:43:52
Dommage parce que "ta mère, elle est partout définie", c'est quand même plus distingué que "ta mère la pute".
Hag


    le 19/12/2009 à 23:33:59
Bah, il suffit de définir la mère (appartenant à M) allant de P (ensembles des Pères) dans K=(P union M)^n, et de considérer comme chiards toutes coordonnées non nulles du vecteur obtenu. On peut même remarquer que dans ce cas :
- A un groupe d'enfants donné correspond une unique mère.
- Si on considère que K est rempli uniquement d'enfants, alors ils ont tous une mère.
Ta mère est donc bijective, et est donc bien définie partout.

Commentaire édité par Hag.
Glaüx-le-Chouette


    le 19/12/2009 à 23:50:48
"Ta mère la bijection" ; noté.
Hag


    le 19/12/2009 à 23:58:42
C'est sommaire et peu rigoureux, mais j'avais commencé à pousser l'idée un peu. Je me suis arrêté lorsque j'ai du faire deux cas : si l'univers est déterministe ou non.
Il y a par ailleurs un des cas qui permet de considérer ta mère comme étant linéaire.
Qui a dit que les maths ne servaient à rien ?
Kwizera


    le 20/12/2009 à 00:25:19
Je crois que c'est ta mère.
Lapinchien


tw
    le 20/12/2009 à 00:59:41
DTC en plus.
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 20/12/2009 à 01:07:46
L'ensemble des Pères étant un singleton, sauf à engendrer un manichéisme généralisé de degré n où n le nombre de Principes, blasphème à peine concevable.
Lapinchien


tw
    le 20/12/2009 à 01:25:02
si Dieu voulait qu'on soit monogames alors pourquoi il nous a conçu avec deux types de spermatozoïdes : les coureurs dont le but est d'atteindre l'ovule le plus rapidement possible et les bloqueurs qui sont sensé ralentir la progression des spermatozoïdes de males ayant fertilisé la même femelle en luttant à mort contre eux ? hein ? C'est comme si l'inventeur du football avait suprimé les défenseurs et le goal ainsi que l'equipe adverse. Peut être que Dieu a inventé les rêgles du football aussi alors ?
Hag


    le 20/12/2009 à 01:32:51
Par "Pères" j'entendais bien-sûr les types qui se tapent ta mère, et non l'Eternel.
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 20/12/2009 à 01:51:39
Pas besoin de majuscule pour se taper la mère de qui que ce soit, sauf peut-être celle de Dieu (la mère et la majuscule). D'ailleurs dans Je suis celui qui est, l'Être est sujet, copule, attribut, jusque dans la relative, c'est-à-dire jusque dans le monde, ce qui suggère l'incarnation divine.

Ce sont les anglais qui ont inventé le football. Pour ce qui est des anglais, et du mal en général, je manque de théologie, mais en général c'est une question de libre arbitre, comme quoi tout se tient. On pourrait ajouter que Dieu avait prévu la possibilité du viol et que le sacrement du mariage accorde l'état de grâce aux spermatzoïdes légitimes, mais c'est très audacieux comme hypothèse.
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 20/12/2009 à 02:12:48
Au fond, P, l'ensemble des Pères pourrait être celui des Pères de l'Église, mais du coup c'est l'ensemble d'arrivée qui devient un singleton, celui de Notre Mère l'Église, qui est aussi l'épouse mystique du Christ (selon l'un des Pères), lui-même fils de Dieu, notre père à tous, Pères y compris.

Je vais me faire un dessin et du café.

= ajouter un commentaire =