LA ZONE -

Attraction obsessionnelle

Le 09/03/2008
par Cuddle
[illustration] La balle traversa net son crane. Une gerbe de cervelle et de sang s’écrasa brusquement sur la vitre de la voiture, tandis que son corps s’affaissa lentement sur le siège passager dans un dernier tressaillement.
Cette scène, elle l’avait rêvé toute sa vie. Inconsciemment, elle savait que le jour J arriverait bientôt…Et ce bientôt, fut ce matin.
Pourtant, la journée avait commencé comme toutes les autres journées. Le réveil avait sonné à 12h30, elle s’était levée, fatiguée par son longue nuit, s’était posée sur le canapé devant la télé en regardant une émission à la con sur M6 quand le téléphone avait retentit dans tout l’appartement. Au bout de la quatrième sonnerie, elle avait décroché, complètement dépitée, en se disant que la prochaine fois, elle débrancherait ce putain de téléphone. Au bout du fil, elle reconnue Enaël qui voulait avoir de ses nouvelles, elle marmonna quelques paroles rassurantes et raccrocha brusquement l’appareil.
Pourquoi n’avait-elle pas fermé sa gueule ce soir-là ? Pourquoi s’était-elle défoncée comme une conne à la vodka et au whisky ? Le téléphone se remit à sonner. Surement Enaël, qui allait la harceler jusqu’à-ce qu’elle accepte sa putain de virée. Le répondeur se mit en marche, elle décrocha et le rendez-vous fut pris pour 16h15.

Dans la voiture, elle resta silencieuse. Il était convenu d’aller chercher Asmodée au bar du coin, Enaël en profita donc pour lui poser une ou deux questions qu’elle laissa sans réponse. Il insista et lui demanda si ses séances chez le psy avançaient. Elle lui cracha un « putain de bordel de merde ! » et il la boucla jusqu’au bar.

Pendant le trajet, elle regarda défiler les champs, les forêts ; elle écouta Asmodée, raconter ses histoires de cul tout haut, lorsque les images éclatèrent devant ses yeux, encore une fois. Elle s’empressa de détourner le regard de ses amis, fixa la route, connement. « Y’a un problème ? » s’inquiéta Enaël, une fois de plus. Silence.

Qu’avait dit le psy déjà ? « La névrose obsessionnelle est un facteur psychologique grave. Le mot "obsession" désigne une pensée qui "assiège" le sujet, c'est-à-dire une pensée qu'il ne peut écarter, malgré ses efforts. C'est une caractéristique des obsessions, elles sont pénibles, agaçantes et insupportables... ». Son cœur se mit à battre la chamade, pourquoi maintenant ? Pourquoi fallait-il qu’elle pense à ça maintenant ? Tout ces mois cloitrée dans son appart’ pourri pour échouer si prés du but ?
Les images, elles n’arrivaient pas à se débarrasser de ces images glauques qu’elle trouvait excessivement attractives…
Elle mit sa tête entre ses mains et commença à se balancer d’avant en arrière, comme une autiste. Le psy, il lui avait conseillé d’éviter la phase de frustration…sa volonté était un obstacle à son attente insatisfaite. Seulement aujourd’hui, elle n’avait pas la force de lutter, elle avait envie d’assouvir cette demande pulsionnelle intense pour éviter toute déception démesurée.

Enaël se gara sur le bas côté, erreur fatidique…

Lentement sa main glissa dans son sac, elle en sortit une arme à feu, un révolver noir, donc la crosse trop lourde lui faisait légèrement mal aux poignets.

Une ambiance étrange avait fait place dans la vieille Clio d’Enaël. Plus personne n’osait bouger, Asmodée en avait finit avec ses positions obscènes tandis qu’Enaël, les bras en l’air, l’observait avec un air abruti.
Elle enleva le cran de sureté, pointa l’arme sur le crâne d’Enaël…la dépendance était trop forte pour elle, il lui fallait voir ce qu’elle avait longtemps fantasmé. Doucement, son index glissa sur la gâchette lorsqu’un bruit de klaxon la fit sursauter, un chauffard doubla la vieille Clio en hurlant un : « espèce de gros de connard !».
La tension redescendit promptement, s’était-elle brusquement dégonflée ? Elle abaissa l’arme, lentement. Complètement paniqué, Enaël se jeta sur elle, une lutte acharnée s'en suivit pour s'emparer de l'arme lorsque le coup partit tout seul...

La balle traversa net son crane. Une gerbe de cervelle et de sang s’écrasa brusquement sur la vitre de la voiture, tandis que son corps s’affaissa lentement sur le siège passager dans un dernier tressaillement.

Enaël sortit violemment de la voiture, le révolver à la main, et s’empressa d’aller gerber sur un arbre. L'image du crâne explosé de son amie brouillait légèrement sa vue. Un bourdonnement incontrôlable explosa dans ses oreilles tandis qu’une douleur brûlante éclata dans sa boite crânienne. Des cris…des cris se mélangeaient au bruit claquant de la balle…mais un « bip bip » étrange accompagnait ses sons inhabituels.
Il se tourna et regarda Asmodée, le téléphone portable cloué à l’oreille en hurlant aux flics qu’un accident grave venait d’arriver.

Raide, il regarda cette pute le condamner à la peine de mort. L’instinct de survie prit le dessus et il y eu brusque rupture dans son crâne, une altération du contact avec ce qu’il est convenu d’appeler la réalité. Une colère noire s’empara de lui, il pointa fermement son arme sur elle et lâcha une seconde balle qui transperça net son abdomen.

Elle tomba à genoux lourdement…Il se dirigea vers elle, prit son élan et cogna son corps de toute ses forces. Le cri strident qui s’échappa de sa gorge augmenta la douleur qui grondait dans son cerveau, les nerfs se mirent à battre furieusement ses tempes. Plein de haine, il s’empara du révolver et donna de violents coups de crosse dans sa tête. Il déforma si bien son visage que sa mâchoire se mit à pendre lamentablement vers la gauche. Dans un accès de démence, il empoigna sauvagement sa tignasse blonde. Alors, avec conviction et détermination, il écrasa son crâne contre l’aile droite de la voiture et répéta son geste jusqu’à-ce que la partie droite de son visage soit complètement défoncée.

Il lâcha alors son corps et se laissa glisser contre la voiture, fatigué de ses efforts surhumains. Un silence de plomb explosa à ses oreilles. Que s’était-il passé…? Une subite envie de mort l’envahit soudain et une idée idiote lui traversa l’esprit.
Suicide.
Mais pourquoi faire ? Devait-il assouvir cette nouvelle pulsion qui animait furieusement son être ? Inconsciemment il pointa le canon sur sa tempe et pressa la gâchette. Rien.
Cette pute n’avait donc prévu que deux balles ?
Il fut brusquement parcourut de frissons incontrôlables, il savait à présent qu’elle ne le quitterait plus jamais…qu’il resterait esclave à jamais de cette attraction obsédante…

= commentaires =

dwarf
    le 09/03/2008 à 19:06:43
Tant qu'à faire de la violence gratuite, autant ne pas l'enrober de personnages peu crédibles et d'une fin aussi bidon.
Sinon c'est pas trop mal.
Advienne-que-pourra


    le 09/03/2008 à 19:27:34
Je suis pas d'accord avec toi l'idée d'obsession contagieuse
est sympa et j'aime bien l'atmosphère que Cuddle esquisse ... Par contre la psychologie des personnages est faite à la truelle

Asmodée Enaël... Fleur-du-Lac Douce-Violette ?
Putain Cuddle tu me déçois c'est quoi ces noms ?
Chope nous un vieux Igor un Bertrand une bonne Bertha bien grasse.
Aesahaettr


    le 09/03/2008 à 20:46:09
Bof.
Mentaltrash


    le 10/03/2008 à 08:03:57
Moi les noms debiles, j'ai trouve ca pas si mal.
Et le texte est pas mauvais (y'a des fautes de francais monstrueuses ceci dit).
Bref, pas mal.
C'est un peu dommage de gacher autant de chair fraiche quand meme, ca aurait encore pu servir.
Cuddle


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    le 10/03/2008 à 14:16:39
Il est vrai que je n'ai pas appronfondis ce texte que je trouve limite...Disons que j'ai eu quelques difficultés avec la fin. Je n'savais pas comment finir, alors du coup, j'ai un peu abrégé.
MantaalF4ct0re


    le 10/03/2008 à 15:55:04
Poutrelle in ze hydromel.
bref: taggle
MantaalF4ct0re


    le 10/03/2008 à 15:56:00
*taggle*
Caboche à kirsch
    le 11/03/2008 à 09:20:31
La médiocrité sanguinolente habituelle et le style roman de gare un jour de grève de l'encéphale. Continue à ne rien dire, tu fais ça très bien.
Cuddle


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    le 11/03/2008 à 11:37:02
Je vous emmerde et pas qu'un peu en plus...
nihil


    le 11/03/2008 à 12:30:03
Femelle hystérique.
Anglerond


    le 13/03/2008 à 03:08:36
chais plus ce qu'il faut lire en premier, les cons mentaires, ou le texte ....après une journée lambda....
Kolokoltchiki


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    le 04/05/2008 à 17:55:23
" Pourquoi s’était-elle défoncée comme une conne à la vodka et au whisky ? "

Excellente question Cuddle ...

Sinon, connivence mise à part, c'est pas vraiment le genre de texte dont je suis fan et ça à l'air d'être écrit en 10 minutes un lendemain de fête, mais bon, il y a pire quoi.
Cuddle


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    le 06/05/2008 à 12:14:39
Gnagnagnagna...Maintenant tu vas me casser les couilles via la Zone DDS ?
Kolokoltchiki


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    le 07/05/2008 à 14:13:50
Oui, plutôt oui.

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