LA ZONE -

Les pieds devant

Le 02/04/2008
par Marquise de Sade
[illustration] Quand j'étais petite, j'ai vu un truc comme ça.
J'en ai pas dormi pendant 3 h.
Les filles m’avaient dit que pour s’en sortir ici, le seul moyen c’était de coucher avec les matons pour avoir ses doses de blanche et ne plus penser à rien en attendant la fin.
Ne plus penser à rien, c’était justement ce que je voulais éviter. Il me fallait toute ma concentration pour mettre mon plan au point, ne rien laisser au hasard, tout prévoir, même l’imprévisible.
C’est ce plan que je retourne à cet instant dans ma tête en attendant l’arrivée d’Eddy.

Eddy, c’est le pire de toute la prison. Mais c’est de lui que j’avais besoin, c’était le seul qui pouvait m’aider. Les premières semaines, je l’envoyais chier chaque fois qu’il débarquait dans ma cellule avec ses petites lunettes en métal et sa moustache de flicaillon. Ca m’avait valu presque trois semaines d’isolement quand je lui avais cassé ma chaise sur la gueule. Trois semaines où j’avais mis au point ma sortie, point par point, chaque détail.
Quand j’avais regagné mon quartier, j’étais bien moins farouche. Eddy, il pensait que c’était parce que j’avais peur de lui. Moi je savais que c’était parce qu’il me serait utile.
Eddy, c’est le pire de tous parce qu’il a une petite bite. Les micros pénis sont tellement humiliés qu’ils ont besoin de prendre le pouvoir autrement, je pensais que c’était un cliché, Eddy est le stéréotype du cliché. Il y en a qui deviennent serial killer, d’autres matons. Eddy était un peu des deux.
Les filles racontaient qu’un jour une nana était restée sur le carreau à cause de lui. Défoncée tellement profond par sa matraque qu’il lui avait déchiré l’intérieur. Elle était morte d’une hémorragie. Officiellement, c’était un suicide. Officiellement pour les autorités, parce qu’en dehors des codétenues, ici, plus personne n’a de famille.
A la prison pour femmes de Hellsburry, on rassemble celles qui n’ont plus aucune chance. Les meurtrières, les irrécupérables, les tueuses d’enfants, les condamnées à vie ou à mort.
Condamnée à vie. C’est ce que m’a dit le juge le 21 mars 1938, le premier jour du printemps. Ca m’a fait rire le jour où le juge m’a dit ça. La perpétuité, c’est tout sauf une condamnation à la vie. C’est votre âme qui s’éteint sous la voix d’un jury pour ne laisser qu’une enveloppe vide.

Il fait noir, trop noir dans cette boîte. Je me suis habituée au bout de 8 ans à vivre dans un espace réduit. Je suis seule dans ma cellule. Trop dangereuse pour qu’on me mette une co-détenue depuis que j’ai crevé l’œil de Gina. Trois mètres carré juste pour moi. La claustrophobie c’est la mort en taule, alors on s’habitue aux espaces fermés, mais il y a toujours une lumière. Une bougie, les veilleuses, les torches dans la gueule toutes les 2 heures pour vérifier que vous êtes toujours en vie, dans votre condamnation, la lune par la fenêtre découpée par les barreaux, les cris des autres à l’autre bout du couloir. Mais ici dans cette boîte, c’est l’obscurité totale et le silence. Putain Eddy, magne-toi.

Entre Eddy et moi c’était un rapport de force. Il me baisait avec sa matraque et je ne faisais aucun commentaire sur sa queue. Pas même un sourire, à aucun moment mais mes yeux se plantaient dans les siens jusqu’à ce qu’il regarde le carrelage usé. Je n’avais jamais fait aucune remarque. Je crois qu’en cela, il me respectait. Il me baisait, m’ouvrait les douches pour que je me lave pendant qu’il matait le sang qui coulait sur mes cuisses avec son sourire en coin, puis on fumait une clope ensemble sur la table de la morgue en se disant ce qu’on ferait si on était dehors. Après le suicide officiel du matricule 24967, la direction l’avait rétrogradé à la morgue. Dès qu’il y avait un mort dans la prison, Eddy prenait le corps, il le nettoyait, l’habillait et l’enfermait dans une boite en attendant l’aumônier pour aller l’enterrer à l’extérieur de la prison. Je ne crois pas que c’était une punition pour Eddy, mais une promotion. Eddy les avait à sa merci une fois crevées, et personne pour le déranger. C’est dans sa morgue que naquit mon plan d’évasion, le ventre posé sur la table d’embaumement à côté de la vieille Beth, pendant qu’Eddy se branlait sur mon cul. Au départ, il m’avait traité de folle. On ne s’évade pas de Hellsburry, sauf les pieds devant, qu’il m’avait dit. C’était bien ce que je comptais faire.
« Si tu m’aides, tu pourras faire tout ce que tu veux sur moi. Et à la sortie, je te file la moitié du fric que j’ai piqué au vieux avant que les flics ne m’attrapent. Tu sais qu’on n’a jamais retrouvé le fric et on se tire ensemble. T’as quoi à perdre ? T’es pour perpet’ aussi dans ce trou, t’as pas de famille, pas d’ami. » Ca l’avait fait rire. Huit jours après, il était venu une nuit me trouver dans ma cellule pour me dire qu’il était ok.

A chaque morte découverte, les cloches de la chapelle sonnaient. Eddy se mettait en route, en se frottant les mains. Nous, ça occupait nos conversations pendant quelques jours de chercher de quoi une telle ou une telle pouvait bien avoir crevée. Ca laissait la place aux rumeurs les plus sordides, certaines s’étaient faites des réputations d’enfer avec ses rumeurs. Derrière leur regard et leur sourire, on pouvait imaginer les règlements de compte qui avaient eu lieu. Pourtant bien souvent, c’était le scorbut qui les faisait les règlements de compte. La mort n’est pas jouasse en taule, elle a ses plans pour toujours arriver victorieuse.
Mon plan d’évasion était simple. Au prochain macabée, je filais à la morgue et je me glissais dans la boite avec elle. Eddy scellerait la boite, m’enterrerait avec l’aumônier de la prison, et viendrait me déterrer au petit matin, après son service de nuit. On passait récupérer les thunes et à nous la belle vie. Eddy m’avait dit qu’à la radio ils disaient la guerre avait laissé des vies à reconstruire en Europe. On prendrait un bateau et on disparaitrait sur le vieux continent.

Je n’ai pas d’heure avec moi, et même que j’en aurais, je ne verrais rien. Il fait noir, terriblement noir. Je peux à peine bouger les bras. J’ai des fourmis partout, mon corps s’ankylose avec ce froid, et c’est pas ce corps à coté de moi qui va me réchauffer. J’ai calculé que je pouvais rester 4h dans cette boite à partir du moment où le corps serait mis en terre avant de manquer d’oxygène. Magne-toi le cul Eddy ! Je commence à délirer, l’air se raréfie. Je me suis bien demandée si il ne me lâcherait au milieu du plan. C’était un risque mais il aimait bien trop me baiser pour se passer de moi, puis cinq cent mille dollars, ça motiverait n’importe qui. A Hellsburry, les rumeurs doivent aller bon train, j’en suis sûre. Je me demande de quoi elle est morte celle-là. Je ne sais même pas qui c’est. J'ai filé jusqu'à la morgue au premier coup de cloches, Eddy laisse ma cellule ouverte, pour que je vienne le retrouver lui et sa matraque, et je me suis faufilée sous le couvercle. Toute façon j’en connais pas les trois quart des détenues. Je n’ai jamais approché trop les filles. Ma réputation m’avait précédée, et quand je suis arrivée à la prison, aucune n’a osé m’approcher. Trois meurtres de sang froid pour de l’argent et une prise d’otage qui s’est soldée par la mort d’un journaliste et d’un témoin en plein tribunal, ça impose le respect. Là aussi la rumeur avait joué en ma faveur. Le tribunal, c’était pas moi, c’était Stan.

On pensait qu’on l’avait rodée notre technique. On repérait des couples de petits vieux à la sortie de la synagogue, puis le soir, quand ils dormaient, on débarquait, on les ligotait et on vidait la maison. Sauf que cette nuit là, le fils était en permission et qu’il dormait pas. Ca a été la boucherie. Stan l’a égorgé, j’ai étouffé la vieille et le père nous a crevés entre les doigts avant qu’on s’en occupe. La police a pas attrapé Stan de suite, moi je me suis faite calée au fond de la rue quand ma cheville s’est peté. Puis au tribunal, il est arrivé avec un flingue, il voulait qu’on me libère, il voulait qu’on s’enfuit tous les deux, et la police a tiré la première. Je crois que c’est elle qui a eu le gars du New York Times, mais ils ont dit que c’était Stan, juste avant qu’un des flics le touche à l’estomac. Il est passé à la chaise trois semaines après son procès.

Mes pieds me font atrocement souffrir. Je crois qu’ils gèlent. Bouger un peu, les doigts, les mains. Et ce noir qui commence à m’étouffer autant que l’oxygène qui se raréfie. Eddy n’aurait pas osé. Non, j’en suis sûre. Pas me laisser crever comme ça.
Ma voisine de boite n’est pas causante. Je me demande quand même de quoi elle est morte. C’est pas Eddy qui a fait le coup cette fois-ci. Depuis que je lui donne tout ce qu’il veut, il laisse les autres filles tranquilles. J’accepte toutes ses perversités. Je ferme les yeux et je pense à Stan et à mon évasion quand il me baise avec tout ce qui lui tombe sous la main. Mon rire raisonne dans cette boite. J’essaye de me tourner, peut-être que je pourrais pousser un peu le couvercle avec mon épaule. A combien de mètres on enterre un cercueil ? Un mètre ? Deux mètres ? J’ai deux mètres de terre au-dessus de moi et j’espère la soulever avec mon épaule. La morte est là devant moi, je ne la distingue pas, je peux juste sentir son odeur. Je ne pensais pas qu’un corps puait aussi vite. Je me demande si elle commence déjà à se dégrader. Peut-être que la pourriture envahie peu à peu son visage. Putain, faudrait pas que je me chope une maladie avec ces conneries. Ma main touche un morceau de son vêtement.
Dans sa poche je sens quelque chose. Ca me fait penser à ces morts qu’on enterrait avec leurs armes et leur fortune. Ca serait un bon présage si on lui avait mis ses thunes dans sa poche. A la réflexion, je vois mal Eddy lui farcir les poches de fric. Il lui farcirait plus facilement son sexe de sperme que de lui mettre 1 dollar en poche.
C’est un briquet. Ils lui ont laissé un briquet dans sa poche. Pour fumer sa dernière clope ?
Mon rire dans cette boite me fait l’impression d’être une démente. Moi aussi je m’en fumerais bien une de clope.

Le réservoir d’essence est presque vide, la flamme ne prend pas. A moins que ça soit l’oxygène. Plus assez d’oxygène pour qu’il prenne. Non, c’est pas possible, moi je respire encore. J’écoute. Il n’y a que le silence. Non, c’est pas le silence. C’est le vide. C’est encore pire que le plus grand des silences.
Des étincelles éclairent faiblement la boite. Faudrait pas que je fasse flamber le tout. L’état ne dépense pas plus qu’il ne faut pour ses détenus. Quelques planches de sapin, et rien d’autres. J’ai froid. L’humidité de la terre a pris possession de tout l’espace. Dehors c’est la nuit doit finir, c'est ici qu'il fait noir.
J’ai réussi à avoir une faible flamme. La pénombre remplace le néant de mon cercueil. Enchantée chère voisine. Mes yeux s’habituent un peu et distinguent le profil de ma compagne provisoire d’évasion.

Le briquet est définitivement vide. La flamme s’est éteinte quand j’ai éclairé la monture métallique des lunettes au dessus de la moustache. Eddy était déjà là depuis longtemps.
Il avait raison. On ne s’évade pas de Hellsburry, ou alors les pieds devant.

= commentaires =

Kwizera

Pute : 1
    le 02/04/2008 à 18:30:45
Excellent moment de lecture.
Malax

Pute : 0
    le 02/04/2008 à 19:48:29
Chouette nouvelle, même si on se doute déjà un peu qu'elle va y rester dans sa boite.
Aesahaettr

Pute : 1
    le 02/04/2008 à 20:56:13
NO SPOIL FFS §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
Caboche à kirsch
    le 02/04/2008 à 21:04:50
Le synopsis est piqué à Hitchcock.
Nico

Pute : 0
    le 02/04/2008 à 21:45:26
T'as l'air un peu aigri toi. Fais gaffe on a déjà un champion ici... mais tu le connais.
Caboche à kirsch
    le 02/04/2008 à 22:32:01
C'était juste pour faire avancer le schmiblick et rencarder la Marquise.
Astarté

Pute : 0
    le 03/04/2008 à 10:31:50
"Le synopsis est piqué à Hitchcock."

Faut lire Caboche, elle annonce la couleur la Marquise avec sa première phrase :
"Quand j'étais petite, j'ai vu un truc comme ça.
J'en ai pas dormi pendant 3 h."

Sinon j'ai bien aimé parce que je me suis laissée avoir.
Chouette
Caboche à kirsch
    le 03/04/2008 à 10:47:22
Je disais :
"C'était juste pour faire avancer le schmiblick et rencarder la Marquise"

Peut-être ben qu'elle ne se rappelait plus que c'était de Hitchcock. Je suis certaine qu'elle reverrait l'épisode avec plaisir.

(Laisser une gosse regarder ça ! Je téléphone à la DASS.)
Marquise de Sade

Pute : 0
    le 03/04/2008 à 15:13:46
Merci Caboche, c'était pas Hitchcock l'auteur, mais c'était bien dans l'émission "Hitchcock presente" ouep.
J'ai dit que c'était quand j'étais petite, mais je suis toujours pas très grande, donc ça date ptete d'avant hier en fait


"Je téléphone à la DASS"

j'l'ai pas vu cet épisode, il a l'air flippant à mort !!!
Aesahaettr

Pute : 1
    le 04/04/2008 à 01:21:16
HAN COMMENT TU L4AS TROP KC§§§
Caboche à kirsch
    le 04/04/2008 à 09:53:26
Ah...?!

(Il serait bon que transparaisse dans la prononciation de cet unique phonème la commisération apitoyée que suscite le dégueulis précédent renvoyé par un imbécile incapable d'écrire proprement en majuscules.)
Strange

Pute : 0
    le 04/04/2008 à 14:55:24
Je crois qu'il y a confusion, ci dessus, entre incapacité, refus volontaire et contestation des normes imposées par les claviers qui auront tous notre peau, c'est évident.

À part ça, je partage l'enthousiasme suscité par ce tout joli texte fort bien illustré (ces couleuuuurs... rhaaaa, ça me ravit les mirettes).

J'ai la flemmite suraiguë de lire les longs textes sur écran ces derniers jours, et ça ne m'a pourtant pas paru pénible là. Effectivement, ça change de lire une vraie petite n'histoire, du genre que j'aimerais bien qu'on me lise avant de dormir, avec une intrigue, des vrais personnages pas en carton dedans et une vraie fin, tout ça. Y'a pas de temps mort, c'est très agréable à lire.

La fin était grillée à deux kilomètres trois cent, mais c'est parce qu'on est sur la Zone ; lu dans un autre contexte ça m'aurait pas paru aussi évident. D'ailleurs, c'est une idée ça, de faire des fins avec des jolies nenettes qui gambadent dans les prés avec des gentils monsieurs gardiens de prison, pour prendre la clé des champs (HA HA HA je l'ai casé) avec des fleurs et des champignons, tout nus.
Bref.

Bonne petite lecture, en somme.

commentaire édité par Strange le 2008-4-4 19:56:2
alexis
    le 04/04/2008 à 19:02:00
J'ai rien compris. Je me demande comment il est mort Eddie, il a pas put mourir avant que tu te mettes dans la boîte sinon comment t'aurais put entrer dans la morgue ?
alexis
    le 04/04/2008 à 19:03:29
Et puis pourquoi il mettrait en boite dans la prison un non-prisonnier ?
Rouage

Pute : 0
    le 04/04/2008 à 19:50:18
J'ai rien compris. Je me demande comment t'a fait pour sortir du cercueil et écrire ce texte.

commentaire édité par Rouage le 2008-4-4 19:50:40
Marquise de Sade

Pute : 0
    le 04/04/2008 à 21:41:03
"sinon comment t'aurais put entrer dans la morgue ?"

par la porte peut-être ?


"Je me demande comment t'a fait pour sortir du cercueil et écrire ce texte."

C'est vrai qu'avec ce qui me reste de doigts, c'était pas facile

alexis
    le 05/04/2008 à 20:29:10
ha oui mais attention dans une prison les portes sont, en général, fermées à l'aide de verrous.
Anglerond

Pute : 0
    le 06/04/2008 à 18:07:47
OUAIS µµµµ !!! à lire cette nouvelle, un dessert!
la gonzesse me fait penser à la G I latino au dessus de tout et le sourire par en dessous dans un Allien, 2 ou 3, chais plus; ça crève de partout mais c'est la kermesse, écriture jubilatoire.
ceci dit, si je laisse ma part sérieuse s'en mêler...ça craint, question mise en boîte...elle serait donc entrée dans la boîte, la salle serait aurait été éteinte et pas vu qui qu'était dedans....mmmm
alexis
    le 06/04/2008 à 20:39:43
ouais c'est bizarre. Sinon je trouve que le texte se lit bien c'est fluide.
Anglerond

Pute : 0
    le 06/04/2008 à 22:33:47
en plus, avant qu'elle embarque dans le cercueil la criminelle tordue de la cervelle, le Billi, l'autre bouilli là, il aurait bien voulu la matraquer un peu, façon de lui dire au revoir, ça se fait entre creuvures, et elle n'aurait pas trouvé ça drôle ?!? allez hop ! dans la boîte tout est noir mais c'est pas grave y a que des blaireaux qui liront...
bon....je m'en fout j'ai du chocolat aux noisettes avec ma bière ce soir, je m'évade
Anglerond

Pute : 0
    le 06/04/2008 à 22:34:19
c'est pas Billi c'est Ed
Jéhosé...
    le 07/04/2008 à 17:27:12
Bein pourquoi t’as tué Eddy ?
A moins que tu sois blonde, j’espère que tu es consciente qu’en le faisant tu signes ton arrêt de mort !
Sinon, à part ça et la découverte par les commentateurs de l’incohérence de la mise en bière (qui peut être corrigée en deux lignes) je ne m’attendais pas à ce final. Je suspectais un délire orgasmique sur la réduction de l’espace vital. De la cellule au cercueil. Donc,pour moi, la surprise de cette fin était bonne...

Maintenant que l’héroïne est dans la boîte avec Eddy, y aurait pas moyen d’imaginer qu’elle se fraye un passage dans son rectum pour l’investir entièrement à son tour et s’en faire une deuxième peau ? Je dis ça, c’est pour les fossoyeurs de la Zone dans quelques années… Ça pourrait être drôle… Foutue pour foutue moi je le tenterais…
jack lee
    le 07/04/2008 à 17:56:35
Le récit pourrait commencer à : " Eddy, c’est le pire de toute la prison. J'ai décroché. Faut couper, couper de moitié !
Marquise de Sade

Pute : 0
    le 08/05/2008 à 18:53:37
"D'ailleurs, c'est une idée ça, de faire des fins avec des jolies nenettes qui gambadent dans les prés avec des gentils monsieurs gardiens de prison, pour prendre la clé des champs (HA HA HA je l'ai casé) avec des fleurs et des champignons, tout nus."

un texte comme ça sur la zone et c'est le truc le plus macabre qui serait possible d'imaginer !
et pour améliorer le tout, tu ajoutes une scène où tu ligotes tous les membres un à un avec des petits rubans roses en velours et tu les obliges à regarder deux castors qui construisent leur barrage dans la rivière qui traverse le champs de pâquerettes sur un fond de Vincent delerm.

Hmmmmmmmmmmmm j'en frémis de plaisir.


ah merde
j'ai joui
Contre-paix

Pute : -2
    le 16/08/2008 à 02:29:39
La fin, potentiellement cool, genre "évidemment que la fille elle y reste, mais en plus y'a l'autre".

Le texte, écrit avec talent. Je tire mon chapeau, pas trop parce que ça me ferait mal au cul.

Par contre, bordel, moi non plus je pige pas comment elle a pu se retrouver AVEC l'autre con dans la boîte sans se rendre compte de rien. Ça demande de faire des tas d'hypothèses, donc soit l'intrigue est incomplète (et l'auteure est une fumiste, ce qui se défend), soit j'ai pas assez d'imagination et je fais chier (ce qui se défend aussi).

Rhâ. Ecrire un bon scénar qui se finit en queue de poisson, et l'écrire avec le style. Bravo quand même.
Marquise de Sade

Pute : 0
    le 16/08/2008 à 15:39:55
alors, imaginons :
t'es dans une taule d'il y a 50 ans. Dans le sous-sol, on entrepose les morts dans leur cercueil, en attendant de les enterrer.

Tu arrives dans cette pièce, sombre puisqu'en sous-sol, et t'allume pas la lampe, logique, puisque t'es en train de t'évader.

Tu fais glisser le couvercle de la boite, tu te glisses dedans, dans le noir toujours, regardant autour de toi, pour être certain que personne n'arrive et mettre tout ton plan par terre, puis tu refais glisser le couvercle sur toi.

Et tu attends.

C'est comme ça que je le voyais. Et toi ? tu as imaginé quoi pour que ça colle pas ?

Le bug qui me saute aux yeux après relecture, c'est plutôt comment elle arrive jusqu'à la pièce sans se faire repérer, genre dans cette prison aucune porte n'est fermée et chacun fait du tourisme à sa guise.


nihil

Pute : 1
void
    le 16/08/2008 à 19:10:37
Euh, t'es couchée sur un cadavre et tu t'en aperçois pas ?
Marquise de Sade

Pute : 0
    le 16/08/2008 à 19:41:42
ben si, mais c'est normal qu'il y ait un cadavre, c'est justement ça qui lui permet de sortir de la prison.

elle doit s'allonger à coté de ce mort, se laisser enterrer avec lui, et le gars viendra la déterrer par la suite.

Sauf que le mort, ce jour là, c'est pas un autre détenu, mais le gardien et que par conséquent, elle est pas prête que qui que ce soit vienne la déterrer.

J'ai quelques doutes sur la manière dont cette histoire a été comprise ....
Aesahaettr

Pute : 1
    le 16/08/2008 à 20:59:14
Non non, c'est juste deux trois abrutis qui n'ont rien compris, rien d'important. Circule.
Contre-paix

Pute : -2
    le 24/08/2008 à 14:57:25
En fait, soit on tombe sur la contradiction dont tu parlais
(ton scénario est envisageable au début, mais effectivement comment la fille peut se balader dans la prison, vu que son maton-taupe est refroidi ?)

... soit on tombe sur la mienne, à savoir c'est Eddy qui la fait sortir de cellule (ça me paraissait évident), mais alors comment est ce qu'il se fait buter dans l'intervalle sans qu'elle s'en aperçoive ?

... soit on s'appelle Victor Hugo et on trouve une pirouette überclasse.
Astarté

Pute : 0
    le 24/08/2008 à 17:08:15
...soit tu es un lourdingue enculeur de mouches.
Contre-paix

Pute : -2
    le 25/08/2008 à 19:57:30
Ouais.

Dommage qu'on soit tant dans ce cas.
EvG

Pute : 0
    le 08/11/2008 à 16:54:58
Pas trouvé ce texte formidable parce qu'incomplet à mon avis. Les zones d'ombre font perdre le fil de la lecture. Ca va trop vite, les éléments sont en place, mais ça va trop vite. Il y a un loupé quelque part, et il est sans doute la cause de l'incohérence signalée.
Quoi qu'il en soit, c'est fluide et agréable à lire.
Marquise de Sade

Pute : 0
    le 08/11/2008 à 17:08:42
"Ca va trop vite, les éléments sont en place, mais ça va trop vite."

je te l'accorde, j'ai de grandes difficultés à écrire sur la longueur.

j'ai abandonné l'idée d'écrire des romans.
Je ne deviendrai que l'écrivain de nouvelles la plus douée des siècles à venir.
tant pis.
vadelma75
    le 10/03/2009 à 20:14:37
Ce post date un peu mais je me permets tout de même de mettre un commentaire.

Ce récit est inspiré du court métrage "Final Escape" de Thomas carter tournée en 1985. La différence entre ce récit et le court métrage c'est que dans Final Escape, ce n'est pas maton qui aide la prisonnière (Lena) à s'enfuir mais un vieux noir (qui a désespérement besoin d'argent pour acheter une nouvelle paire de lunettes, les siennes ayant un verre cassé) qui sert de médecin. Il travaille à l'infirmerie et s'occupe d'embaumer et de mettre les cadavres dans les cerceuils en attendant que l'on vienne les prendre. Les cerceuils attendent dans un coin de l'infirmerie. Lena après avoir passé un pact avec le veil homme (son évasion contre une paire de lunettes) feint d'être malade afin de passer la nuit à l'infirmerie. La sonnerie retentie á chaque que l'on vient chercher un cercueil (la plupart du temps pendant la nuit) et c'est à l'entente d'une sonnerie Lena se glissse comme prévu dans le cercueil...

La fin est la même que dans le récit de la Marquise de Sade...

J'ai vu ce court métrage il y a quelques années et j'avoue que la fin m'a marquée... et on dirait que je ne suis pas la seule !!! :)
Lunatik

Pute : 1
    le 15/08/2010 à 20:56:31
Dommage ce scénario mou du genou, c'est frustrant parce que le reste est excellent, le ton, le rythme, les personnages...

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