LA ZONE -
Résumé : Bon bah toujours pareil. On ne pourra pas reprocher à cette rubrique son inconstance, tous les textes sont semblables : des instantanés de boucherie inhumaine, décrits de manière très lapidaire. Pas de surprise. L'ensemble aurait finalement mieux valu un seul texte plus construit.

Les zigouilleurs 4

Le 31/05/2008
par Cafard
[illustration] Je suis entré dans l’église avec toute la bande. Les « cafards » - les autres on les appelait les « cafards » - étaient affolés. Ils ont commencé à se sauver de tous les côtés, sauf une grand-mère, elle était peut-être malade. Elle me souriait. Direct je lui ai crevé les deux yeux.
Le sang a giclé sur moi. Elle a même pas crié, j’ai trouvé ça trop bizarre. Normalement quand on crève les yeux à quelqu’un il crie. Je me suis dit, méfie-toi ça doit être une sorcière très puissante, alors j’ai pas hésité, j’ai commencé à lui coupé la tête, mais c’était dur, j’y arrivais pas vraiment, alors j’ai abandonné à la moitié. Elle avait la tête qui pendouillait comme ça. Et ses bras ont commencé à gigoter dans tous les sens. Alors j’ai donné plusieurs coups de machette. Elle s’est calmée. Pour finir j’ai mis un coup dans le cœur et là c’était terrible, elle s’est dressée d’un bond puis elle est retombée, raide morte. Elle avait du sang partout et elle bougeait plus, mais elle avait encore son sourire figé et c’est là que je l’ai reconnue : c’était la directrice de l’école. Avant d’être morte elle était très gentille. Une fois, j’avais rien à manger, parce que mes parents étaient pauvres et, elle, elle me donnait toujours des choses à manger le midi. Voilà comment je suis devenu un vrai barbare, sans foi, ni loi.

= commentaires =

Cuddle


fb
    le 31/05/2008 à 14:04:38
Mouais, sans plus, par contre ces deux phrases m'ont fait pisser de rire : "Elle avait la tête qui pendouillait comme ça. Et ses bras ont commencé à gigoter dans tous les sens. Alors j’ai donné plusieurs coups de machette. Elle s’est calmée." / "Voilà comment je suis devenu un vrai barbare, sans foi, ni loi."
EvG


    le 01/06/2008 à 02:57:59
Je le trouve mieux que les autres celui-là. Encore des fautes de merde. Mais quelque chose de plus absurde qui n'est pas déplaisant. En prime, on a même droit à une vraie phrase de texte, je cite : "Avant d'être morte elle était très gentille". On croirait une BD tordue ce texte, et dans le genre l'illustration est bien choisie. C'est bien Corto Maltese.
Ah oui ! Le laïus ridicule de gamin pauvre... RIDICULE !
Pierre Tchernia     le 01/06/2008 à 15:13:55
C'est pas Corto Maltese, c'est Nicolas de Crécy.
EvG


    le 01/06/2008 à 15:36:51
Merde, j'avais cru voir sa silhouette a droite de l'image. Le "couic" me semblait étrange, mais j'ai pas lu de Corto en couleur... Merci Pierre pour ce rappel à l'ordre, maintenant je comprends pour quoi vous êtes Magic !

Attention la chouette va nous dire de fermer nos gueules et nous parler de ses pataugeries dans des capsules.




commentaire édité par EvG le 2008-6-2 5:19:8

*ploc* Tu n'es pas magique, tu n'es qu'une merde mythomane et grise.

commentaire édité par EvG le 2008-6-2 5:19:49
Glaüx-le-Chouette


    le 01/06/2008 à 15:55:23
On pourrait aussi se dire qu'on n'en a franchement rien à battre de vos demi-cultures en carton, tas de fiottes. On pourrait, si on n'avait pas piscine en capsule.
Glaüx-le-Chouette


    le 01/06/2008 à 15:55:39
Ah, et le texte est bénin, quoique pas désagréable.
[edit] et pas vraisemblable bordel.

Commentaire édité par Glaüx-le-Chouette.
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 01/06/2008 à 18:40:18
C'est presque cocasse de te voir préciser que ce n'est pas vraisemblable, mais le fait est que ces textes, visiblement, se veulent extrêmement sérieux et d'un réalisme effroyable, et que l'effet est plutôt raté.

Exercice : comparez ce texte avec "Dans l'église de *" de Victor Hugo, ou "Je pense encore à toi" de Francis cabrel.


Konsstrukt


    le 04/06/2008 à 13:17:03
"Je suis entré dans l’église avec toute la bande. Les « cafards » - les autres on les appelait les « cafards » - étaient affolés. Ils ont commencé à se sauver de tous les côtés, sauf une grand-mère, elle était peut-être malade."

le texte aurait du stopper ici. jusque là c'est parfait, glacial, précis, et toute la suite est contenue là-dedans, surtout si on est coutumier de la série.

et aussi, à la fin, le petit refrain, ça devient lourd, à force.

à mon avis (et je me répèterai jusqu'au numéro seize de la série, après quoi j'irais me faire voir ailleurs), plutôt que de publier sporadiquement des paragraphes à moitié ratés, l'auteur devrait isoler, de chacun, les phrases les plus réussies, travailler un peu mieux les refrains puisqu'il semble y tenir, et en faire un long poème litanique (ta mère).

en plus, un poème de plus sur la zone, ça plaira à nihil.
EvG


    le 06/06/2008 à 15:08:48
Ah, et cafard. Perso, j'aime bien tes refrains, tels qu'ils sont. Ils sont tous frais et croustillants, pas compliqués (ça non), mais efficaces. Ils me mettent de bonne humeur pendant deux à trois secondes.
Zaroff


    le 22/06/2008 à 10:39:46
"Pour finir j’ai mis un coup dans le cœur et là c’était terrible, elle s’est dressée d’un bond puis elle est retombée, raide morte. Elle avait du sang partout et elle bougeait plus, mais elle avait encore son sourire figé et c’est là que je l’ai reconnue : c’était la directrice de l’école.".... ça c'est une putain de bonne phrase !

= ajouter un commentaire =