LA ZONE -
Résumé : On passe d'un début assez confus à un récit surchargé en détails inutiles et en descriptions ennuyeuses. Comme en plus c'est mal écrit, j'ai commencé à survoler en me rongeant les ongles des pieds. J'ai fini par comprendre que c'était l'histoire d'un condamné à mort, l'éxécution étant digne d'Indiana Jones et le temple maudit. L'autre truc que je retiens, c'est des tournures hasardeuses qui m'ont bien fait rigoler. Le reste, rien à secouer.

Le châtiment de Lecabel

Le 29/06/2008
par Cuddle
[illustration] Il l’avait tué, il l’avait tué, il l’avait tué…Ces mots tournaient en boucle dans son crâne. Comment avait-il fait pour rester en vie ? Pourquoi n’avait-il donc pas mis un terme à sa vie comme il l’avait déjà prévu ? Pourquoi toutes ses tentatives de suicides n’avaient-elles pas mis fin à sa morne existence ?
Il l’avait tué, il l’avait, il l’avait tué…oui, il les avait tous tués…
         Son ventre se mit à hurler famine, « silence » dit-il dans son esprit. La purge était sa seule punition jusqu’à son exécution. Il allait être décapité et il n’éprouvait qu’un seul regret, celui de ne pas avoir pu se tuer lui-même. La condamnation à mort était arrivée juste après le déjeuner. Un homme était venu le voir, il avait longuement rit avant de lui annoncer qu’une place lui avait été réservé en Enfers. Et lorsqu’il lui avait demandé si le purgatoire était sur son passage, l’homme avait cessé de rire et avait dit : « Il n’y a pas de purgatoire pour ceux qui n’ont pas d’âmes… ». Ces mots bourdonnaient encore à ses oreilles : « ceux qui n’ont pas d’âmes ». Bien sur qu’il avait une âme, une âme exceptionnelle même ! Mais ça, il l’avait gardé pour lui. Il sourit en repensant à ce bonhomme, il ne savait pas pourquoi mais il s’avait que ce dernier finirait au huitième Enfers, dans «les entrailles»…Le dernier, le pire, celui réservé aux bourreaux et aux criminels. Son sourire s’estompa soudain, allait-il lui aussi rejoindre ce niveau ? Il n’en avait aucune idée…

Il soupira et constata, à travers une infime crevasse dans le mur, que le soleil commençait à peine à se lever. Il colla son visage contre sa prison de pierre et, malgré l’humidité du cachot, il apprécia cette fraîcheur. Il avait entendu des hommes dire qu’il allait faire chaud ce jour-ci, jour où il allait être décapité. Les condamnations à mort étaient très lente au sein de la cité, il s’attendait à rester quelques heures au soleil, à croupis, en entendant la foule hurler : « à mort » avant d’être sacrifier pour le « bien de l’Eternel ». Le souverain annoncerait alors d’un ton impérieux que ce « grand royaume moderne » ne pouvait se permettre de laisser vivre à leur guise des tueurs d’enfants…Mais où donc était la modernité pour les condamnés à mort ? Pour ceux qui avaient été jugés coupable sans assister à aucun procès ? Que voulait-il dire, ce roi, par royaume moderne… ?

[…]

Il regarda le sol et ramassa une pierre à ses pieds. Il grava ses dernières pensées sur le mur et jeta la pierre avec nonchalance. Il ne lui restait plus qu’une heure à vivre, on avait finalement décidé d’accélérer la procédure. Il se laissa glisser une fois de plus le long du mur, la tête entre ses mains, son cœur se mit à battre furieusement la chamade. Il allait mourir…pourquoi ne le laissait-on pas se suicider ?
Des bruits se firent entendre dans le grand couloir qui menait aux cachots. Quatre soldats descendirent les escaliers, ils ouvrirent brusquement sa prison et le tirèrent vers l’extérieur.
Ce dernier regarda une dernière fois les mots gravés sur le mur, seule trace de sa véritable existence : « Le salut de l’âme peut être racheté, aussi faut-il un jugement et un guide pour les âmes oubliées dans l’au-delà. »

[…]

Les yeux dans le vide, il observa un instant ses alentours, oubliant la foule qui le jaugeait d’un air méprisant. La beauté et la richesse de la ville furent si utopiques que pendant un instant il en eu le souffle coupé. Il n’avait jamais rien vu d’aussi beau avant sa capture. Des colonnades ornées de fleurs et de lianes encerclaient l’immense place qui l’entourait. Les bâtisses luxueuses qui s’étendaient aux alentours étaient entrecoupées par de nombreux commerces qui ressemblaient plus à des foires qu’à de simples boutiques. Il y avait au sein même de la ville, une circulation intense de produits diverses et variés. Il pouvait même en sentir les arômes, aussi l’odeur du vin et des alcools vinrent se mêler à l’odeur du sucre et des épices…Il en oublia un instant le fait qu’il était enchaînée, à croupis, devant un piédestal. Son attention se porta alors sur l’autel, étonnement large et orné de petits sillons qui seraient bientôt parcourus par des fleuves de sang.

Son cœur se mit alors à battre à un rythme frénétique. Les quatre condamnées, à sa gauche, étaient livides…comme déjà morts. Il détacha son regard des prisonniers avec pitié et observa la foule, avide de chair et de sang…Elle hurlait, avec une seule et même voix, et se mouvait de manière grossière telle un monstre. Il avait l’impression qu’elle allait l’avaler goulûment dès que sa tête aurait été coupée. Il aurait voulu fuir, mais ses mains et ses pieds enchaînés l’en empêchaient. Qui plus est, de nombreux soldats entouraient fièrement l’estrade, pourvus de lances et d’épées. Brusquement, la voix du bourreau claqua comme le fouet et un silence de plomb s’imposa au sein de la cité. Les masses se turent et l’homme à la hache appela le premier condamné à s’agenouiller devant l’autel. Il énuméra alors les nombreuse fautes qu’il avait commises, synthèses jugeait-on de sa vie antérieure.
La foule retint alors son souffle, un silence intense s’en suivit jusqu’à-ce que la lame s’abatte brusquement sur la nuque du condamné dans un son métallique. La tête fut tranchée nette, elle roula sur le bas coté sous une explosion de cris fanatiques.
Son pouls prit une allure démesurée tandis que son cœur ne cessait de fracasser furieusement sa cage thoracique. L’homme venait de mourir…et il allait mourir comme lui, de manière honteuse et sauvage, devant une foule délirante et assoiffée par la mort. Par instinct, il tenta de défaire ses liens mais…rien à faire, les chaînes avaient été fortement serrées à même sa chair. Il ne voulait pas mourir, pas comme ça, pas de cette manière là. Il regarda le bourreau s’avancer devant le second détenu, ses yeux effrayés cherchèrent dans la foule une personne qui pourrait lui venir en aide. Des goûtes de sueurs se mirent à perler sur son front, totalement paniqué, il cherchait toujours, mais son regard n’arrivait pas à s’attarder sur un visage. Il ne déterminait qu’une masse sombre et grossissante, déchaînée à l’idée qu’une autre tête tombe. Il ne voulait pas mourir, il ne pouvait pas mourir…tout simplement parce que sa condition et son instinct de survie le lui interdisaient…

[…]

Le bourreau s’approcha de lui lourdement, ses pas résonnèrent sur le sol accélérant fébrilement les battements de son cœur. L’homme s’arrêta prés de lui, un long papier à la main lorsque les cloches bourdonnèrent une seconde fois. Elles annonçaient l’arrivée d’un personnage important, sa gorge se noua...Pourquoi le Régent même de la ville s’était-il spécialement déplacé pour lui ? La foule arrêta de se mouvoir instinctivement et un clopinement résonna alors. Dans le silence le plus complet, Verchiel, dit « le cavalier Rouge », traversa l’avenue fièrement. Il se posta noblement devant l’estrade, pourvu de toute son arrogance, et leva les bras en signe de silence. Il jeta alors un regard foudroyant sur lui, lui qui se sentait si honteux, si méprisable. Sa voix glaciale gronda alors :
- Peuple ! S’écria-t-il les yeux rougeoyants de pouvoir. Dans mon royaume aucun oiseau ne vole si telle n’est pas ma volonté !
Au sein de nos terres, je ne peux accepter l’existence d’un monstre qui a ôté la vie de l’un des nôtres. Personne en ces lieux n’échappe à mon pouvoir et ma sentence est sans appel. Aussi pour prolonger la puissance de notre royaume, la victime sera soumise au châtiment de Lecabel !
Des milliers de roses s’envolèrent sur l’estrade sous l’exclamation fanatique du peuple tandis que son sentiment de panique se mit à croitre. Pourquoi ne pas simplement le décapiter ? Devait-il payer un si lourd tribu de sa personne en subissant le plus cruel des châtiments ? Il détacha son regard du roi, telle était donc sa punition…

         Les prêtres du Temple de Caziah arrivèrent en progression autour de l’estrade. Ils déposèrent aux pieds de Verchiel de multiples effets pour la cérémonie de Lecabel, offrandes végétales, paniers, coffrets, cruches et encens. Le roi leva ses mains, une fois de plus, en direction de la foule, puis ordonna aux prêtres d’allumer un feu. Il releva ses manches et s’empara d’une éponge imbibée d’eau avec laquelle il lava le corps de la victime. Il prit alors soin de saupoudrer entièrement le corps d’encens sacré et déversa du vin sur le front du condamné. Les prêtres entamèrent leurs chants et leurs prières tandis que Verchiel ordonna aux soldats de mettre le détenu sur l’autel, en chantonnant la gloire à l’Eternel. On le mit sur le dos, lui enfourna des morceaux de tissus dans la bouche pour étouffer ses cris lors du sacrifice, puis on apporta au roi un plateau, avec les multiples instruments dont il avait besoin. Il prit son temps, et choisit l’utilisation du scalpel, fin, maniable et extrêmement précis. Selon les préceptes de Lecabel et avec une dextérité implacable, il entailla alors le torse du prisonnier. Des hurlements de torture brisèrent un silence inopportun tandis que la voix de Verchiel grondait à la foule en extase :
- La volonté divine voudra que se soit ma main qui ouvre sa poitrine en deux tandis qu’avec force j’arracherais son cœur et j’oindrais mes lèvres de son sang chaud. Je brulerais ses entrailles pour que la fumée soit agréable aux dieux….
Et tandis qu’il s’exécutait, le corps de la victime s’affaissa dans un dernier soubresaut.
Une fumée dense et nauséabonde s’échappa du feu tandis que les prêtres, à genoux, recueillaient à l’aide de cruche, le sang qui coulait abondamment de l’autel. L’un d’eux versa le liquide dans un bol que le roi empoigna avec vigueur. D’une voix rauque, il s’écria :
- J’offrirais au peuple ce qui lui revient de droit : la vengeance insatiable de la perte d’un frère Cazéen…Le pardon lui sera enfin accordé lorsque je blesserais son corps à la hache pour que le peuple puisse y arracher les chairs en guise d’ultime sentence !
Des hurlements retentirent dans la fange et tandis que les prêtres frappaient avec violence le corps inerte de la victime à la hache, Verchiel leva le récipient à la foule et but d’une traite son contenu :
- Longue vie aux lois Cazéennes !

= commentaires =

Zaroff


    le 29/06/2008 à 18:09:51
Très confus ! Ca part bien et ça lasse sur le final. Dommage. On sent le potentiel pourtant...
Charivary     le 29/06/2008 à 18:44:52
Zaroff sent ton potentiel.
Sois fier.
Charoffary     le 30/06/2008 à 02:05:09
Sois fier, Charivary a remarqué que Zaroff avait flairé ton potentiel. Tu déclenches des réactions, le débat.
In CUDDLE we trust.
Kolokoltchiki


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    le 03/07/2008 à 15:43:32
Je crois aussi qu'il y a de quoi faire quelque chose de meilleur, mais en revanche, je crois pas que "à croupis" soit très français.
Charoffary     le 03/07/2008 à 15:54:14
T'as franchement pas pigé qu'il fallait truster en Cuddle toi ! Charoffary vient de bousiller sa partie de tetris pour toi, Charoffary hates you.
Kolokoltchiki


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    le 03/07/2008 à 16:11:00
Mais non, rassure-toi, tout le monde ici crois en Cuddle, et l'encourage à donner le meilleur d'elle même.

Kolokoltchiki vient de se faire plumer au poker pour toi.
Dourak Smerdiakov


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    le 04/07/2008 à 23:07:36
Héraclite : "Le peuple doit combattre pour la loi comme pour ses murailles".

Ça m'a paru pertinent, mais j'ai dû me tromper. Et le texte n'est pas parvenu à me passionner.

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