LA ZONE -
Résumé : Ce texte est la preuve que rien ne vaut le travail et l'obstination en matière d'écriture. Comme beaucoup d'autres, Cuddle écrivait comme un palmier en plastique, et son cas semblait désespéré. Elle ne s'est pas laissée décourager et finalement, on commence à sentir un frémissement. Son texte reste confus et pas fini, y a plein de défauts et de clichés, mais y a un truc, planqué là-dessous, qui ne demande qu'à exploser, un vrai style en formation.

La toile

Le 02/11/2009
par Cuddle
[illustration] Inévitablement ce besoin de mort était plus fort que tout.
Je n’ai pas mis assez de conviction dans cette œuvre que je considère et que je considérerais toujours comme ratée. Pas assez de couleurs, de segments, de passions intenses…

J’avais réussis malgré tout à désamorcer la bombe, coupant nette cette inspiration soudaine. En réalité elle avait été veine, inutile presque. Les couleurs étaient devenues fades, les tons pâles, tristes…J’avais perdu cette fougue des premiers jours, ou les rouges les plus luisants s’entrelaçaient gracieusement avec les noirs les plus profonds, ou les blessures superficielles, géométriques, mêmes, prenaient un sens inévitable à mes yeux.

J’avais ressentis un réel besoin de commencer quelque chose de concret. De peindre noir sur blanc ce chaos grandissant, ce bordel incessant qui s’était accumulé dans ma tête.

Je devais assouvir ces pulsions meurtrières insatiables. Colère grandissante que j’avais réfrénée jusqu’alors : Il était devenu La Toile. Il fallait que je contrôle ce monstrueux tableau. Il était la seule chose sur laquelle j’avais un véritable pouvoir. Et lorsque j’entaillais, découpais, arrachais même des morceaux de ce corps indépendant, j’éprouvais une sensation de jouissance extrême. Il devenait l’œuvre, le support indispensable à cette fresque unique que je m’efforçais de compléter chaque jour avec la même conviction : la mort viendrait bientôt, aussi suffisait-il de terminer la toile….

Lorsque j’avais débuté, je n’avais pu m’empêcher de marteler comme un fou cette page vierge. Faisant ruisseler les rouges et les noirs avec violence. Gouttes, taches, traits, giclés, explosions de textures picturales exaltantes qui m’avaient considérablement mis en transe avant l’apothéose finale : les lames avaient glissées sur son corps comme de l’eau, déversant sur le carrelage immaculée une mare vermeille dans laquelle je m’étais littéralement jeté. Colorant mon visage de cette teinte miraculeuse, j’avais par la suite ouvert d’anciennes cicatrices pour que nos sangs assombrissent cette œuvre bénite dans laquelle nous pourrions enfin fusionner.

Contre son grès j’avais accentué les traits de ce triste tableau par une haine et une jalousie indéfinie…J’avais frappé violemment sa tête contre le carrelage jusqu’à-ce que son crâne prenne les formes anguleuses souhaitées ; que la texture de son visage boursoufflé soit paradoxale à la matière même de son propre corps, corps labouré à la truelle et aux couteaux, résultat d’un champ de bataille sans nom…

Tableau monstrueusement exsangue que j’avais finis par ouvrir en deux dans l’hilarité la plus totale pour le bien fondé de notre amitié.

[Arracher ton cœur à pleine dents agrémentera l’éternelle satisfaction que j’éprouve à notre rupture fusionnelle].

= commentaires =

Aesahaettr


    le 02/11/2009 à 02:07:54
Soit j'ai pas tout compris soit y'a quand même pas mal de termes complexes utilisés à tort et à travers; ça alourdit le style -et puis ça veut rien dire- mais ça colle bien avec la personnalité -disons complètement barge- d'un narrateur psychotique et meurtrier donc ça me va. La dernière phrase explicite est un peu inutile, je pense. C'est plutôt sympa.
Kolokoltchiki


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    le 02/11/2009 à 02:26:35
Ca reste du Cuddle même si le thème est pour une fois bien trouvé. Une idée à travailler donc, et je rejoint azart sur le fait que la dernière phrase soit de trop : elle m'a fait mourir de rire.
Yog


    le 02/11/2009 à 12:42:54
J'ai bien aimé ce texte, je trouve le contraste entre la froideur de la description et les images de bouillie sanguinolente intéressant et même plaisant.
Hag


    le 03/11/2009 à 01:21:41
Le sujet me touche, je serai donc sans pitié aucune.
Bon, alors, c'est mal structuré, on n'a pas l'impression de suivre une quelconque progression, les paragraphes s'enchainent sans ordre ni liaison ; sur un texte aussi court c'est redoutable, presque fatal. Si c'est pour faire écho à la confusion interne du narrateur c'est raté.

Ensuite, les figures de style c'est beau, j'aime bien, j'en suis adepte moi aussi mais néanmoins il faut que ce soit pertinent. Certaines sont ici bien trouvées, d'autres viennent plus alourdir (les comparaison c'est lourd, ça coule sans problème un paragraphe aussi bref) ou désamorcer le ton (ou plutôt les thèmes restent relativement cohérent mais se dispersent trop, multipliant les sensations et brouillant donc l'état d'esprit que se forme le lecteur) qu'autre chose. Le champ lexical des couleurs est néanmoins plutôt bien vu et mis en pratique.

C'est personnel, mais les points de suspensions, à moins d'avoir une bonne raison, c'est pas bien. C'est bancal, c'est "OHOHOH MYST7RE", , c'est pour les écriveurs débutants ou au rabais, c'est un raccourci sensationnel à bannir.
D'ailleurs je trouve que la longueur et le rythme des phrases est encore mal maitrisé ; on rebondit contre les majuscules et la ponctuation de façon assez chaotique, ça n'aide pas à la lisibilité d'un texte se réclamant d'un style un tantinet encombrant (ce qui est à par ça un style tout à fait acceptable et sympathique une fois maitrisé). C'est peut-être ça qui fragilise la structure narrative et paume d'avantage le lecteur.

Le "Contre son grès" est à inscrire dans la pierre.

Je n'ai rien contre la dernière phrase, mais j'aurais personnellement foutu le point à l'intérieur des crochets. Juste comme ça.


C'est loin d'être excellent, mais je suis d'accord avec le résumé, y'a un travail sur ce texte qui ne saurait être négligé et qui avec un peu plus de pratique/relecture/inspiration deviendra vraisemblablement fort bon. Et comme c'est pas le style le plus courant et qu'il se rapproche du mien, ça me plait.
Dourak Smerdiakov


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    le 03/11/2009 à 01:36:12
Quant à moi,n je n'aime pas qu'on abîme le carrelage. Un bon carrela
Dourak Smerdiakov


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    le 03/11/2009 à 01:37:40
Arrête de bouger, saloperie.

Un bon carrelage bien fait, immaculé, c'est un des plus belles choses qu'il puisse nous être donné de contempler ici-bas.
Kolokoltchiki


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    le 03/11/2009 à 04:02:28
C'est dans ta tête que ça bouge. Ouais le carrelage c'est cool, Raynaud il aime bien le carrelage, c'est peut être lui qui découpe des gens dans le texte.
Cuddle


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    le 03/11/2009 à 19:46:39
Raynaud le psychopate qui vit dans une baraque où tout est carrelé ?
Kolokoltchiki


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    le 12/11/2009 à 03:07:27
Non, l'autre, celui qui vit DTCS.
Glaüx-le-Chouette


    le 29/11/2009 à 13:31:49
Je suis désolé, avant de lire le texte, il faut que j'aille me purifier de la lecture de la première phrase. Il y a du velours noir partout tendu sur les murs depuis que je l'ai lue, et des anges noirs qui volettent en silence alentour, et des choeurs en plain chant, et des OMONDIEU de jeunes fans de Mylène Farmer qui font des farandoles au ralenti les yeux baissés, tout autour de moi. J'ai peur. Il faut que j'aille écouter du Soldat Louis très fort pour me guérir.
Glaüx-le-Chouette


    le 29/11/2009 à 15:02:42
Pas grand chose à dire, après lecture. C'est effroyablement masturbatoire ; tout est trop, tout est à l'excès, tout est surfait au possible, mis à part, probablement, le sentiment qui a présidé à l'écriture du texte - mais ça, je m'en bats les couilles ; je ne peux parler et ne parle que du résultat.
Les première et dernière phrases sont typiques ; on dirait vraiment un sketch des Inconnus sur la poésie lyrique, c'est effrayant.
Faut arrêter avec l'emphase, ça donne seulement envie de gerber. Ce sera jamais efficace sur personne. Pas même sur l'auteur. Sinon, il n'en ferait pas plus et toujours plus ; il serait satisfait par son texte. L'emphase, c'est de la merde.
Kolokoltchiki


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    le 29/11/2009 à 18:56:15
Emphase
(féminin) L’emphase est un terme grammatical et de rhétorique. On peut lire dans la Grammaire méthodique du français : « L’emphase [...] désigne tout procédé d’insistance ou de mise en relief. » En rhétorique, l’emphase est un terme qui désigne l’ensemble des procédés qui permettent de renforcer une image ou une idée (au moyen, par exemple, de l’hyperbole, de l’hypotypose ou encore de la répétition).
Termes liés : « pompe », « ampoulé », « enflure » et « grandiloquence ».

nihil


    le 29/11/2009 à 19:00:33
« pompe », « ampoulé », « enflure », « fils de pute », « connard de merde », « pangolin »
Glaüx-le-Chouette


    le 29/11/2009 à 19:13:37
Remercions tous en choeur Kolkhozetruc, qui prend manifestement tout le monde pour des niais et se pense l'unique détenteur d'un dictionnaire. Hourra. Vive les mongoliens, ils sont drôles. Cafetière.
Kolokoltchiki


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    le 29/11/2009 à 19:31:36
Je t'emphase violemment.
Dourak Smerdiakov


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    le 29/11/2009 à 19:32:53
Le pire, c'est les sonnets emphatiques. On n'en parle pas assez. De Soldat Louis non plus, d'ailleurs.
Dourak Smerdiakov


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    le 29/11/2009 à 19:37:19
Tant qu'on est dans les commentaires rhétoriques, terminer un texte sur un oxymoron très appuyé, c'est candide.
Glaüx-le-Chouette


    le 29/11/2009 à 19:37:53
DU RHUM DES FEMMES ET D4LA BI7RE NOM DE DIEU § QUE L4DIABLE NOUS EMPORTE? ON N4A RIEN TROUV2 D4MIEUX pour curer la préciosité.

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