LA ZONE -

Bible du néant 6

Le 13/11/2002
par nihil
[illustration] ...
Le jour où le venin maudit glissera dans notre sang comme une infection
Le jour où des stigmates illusoires gravés au fin fond de la chair incantatoire
De quoi hurler de rage, déportés
Et les masses humaines qui ne vivent plus que pour se suicider, des colonnes de formes sombres aux yeux morts refluant vers les ponts pour se jeter dans le vide, une foule de lemmings inconscients, poussée par une volonté supérieure
Les dieux du carnage se relèvent
Une civilisation qui n'aspire plus qu'à la mort
Les métropoles se muent en charnier
Des somnambules de cauchemar, en rangs, manipulés et sans intelligence, droit vers leur fin.
L'abattoir érigé à l'ordre de temple
Ce jour là...

Il faut pardonner. Pardonner puis tout oublier. Ce n’est qu’à cette condition que le monde pourra continuer de tourner. Cesser le combat et enfin se reposer, oui se reposer. Tu ne sais pas ce que tu dis. Oh si.

Pourquoi moi je devrais aimer quelque chose sous prétexte que tout le monde aime cette chose ? Je refuse d’être ce qu’on voudrait que je sois, et je changerais pas de direction, même si je fonce vers l'abîme comme un lemming à la con. Le consensus est encore plus dur à briser que la tyrannie, aussi je m'exclurai moi-même de toute majorité, je me battrai pour des idées qui ne sont pas les miennes à la seule condition qu’elles soient contraires aux vôtres.
Je ne souhaite pas votre bonheur mais votre extinction, même si je dois y passer en même temps que vous.
Je vivrai pour combattre.

La Destruction
La Destruction
La Destruction
La Destruction

J’aime être malade, je voudrais être malade toujours, et mourir après des années de lutte contre le mal. J’aime sentir les défaillances de mon corps, mes articulations qui s’emboîtent mal, mes yeux qui brûlent, ma gorge irritée. Et des vagues de bactéries qui s’abattent sur moi comme des gifles, qui meurent ou m’envahissent, des colonies qui s’ancrent dans mes muqueuses.
Mes cellules qui se reproduisent à tort et à travers, m’emplissant d’une vie surnuméraire, comme une âme en trop. La haine qui est la mienne lorsque les monstres s’éveillent.
J’aime sentir mes pensées rouler sur la jante, désequilibre chimique ou complexe acquis on s’en fout, j’aime la sensation que les choses ne sont plus normales, et l’instant d’après changer de logique et oublier. Car c’est ma faiblesse qui fait ma force et si je suis malade c’est que je suis vivante.

je suis là, au fond de cet hôpital, un lit blanc baigné de soleil, et j’attends sans peur qu’on vienne s’occuper de moi, plein de sérénité, et je suis toujours là, les yeux qui brûlent... Aux portes du sommeil, j’attends ma piqûre depuis longtemps. On est si bien ici, loin de la folie de l’extérieur, dans ce silence inondé de lumière blanche et de vide, derrière des murs sans porte, et dans cette chambre aux dimensions d’un hall de gare. Je ne veux pas me lever, glisser le long des lattes de parquet ciré qui s’étendent à perte de vue.
Ma piqûre.
J’attends depuis une éternité maintenant. Personne ne vient. Personne n’est jamais venu

Oh putain.

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