LA ZONE -

MDLC1 - survivre à la pensée unique

Le 01/02/2024
par Zone Inc.
[illustration]
sujet 4 : survivre à la pensée unique


Ado trip par Glaüx-le-Chouette

Survivre à la pensée unique et obsédante de la pointe qui s’enfonce d’un seul coup. Ne pas céder aux tentations des poinçons, au travail, des couteaux, à la cuisine, des stylos, partout, jusqu’aux branches de lunettes, une fois la gaine de plastique ôtée, jusqu’aux cuillers à pamplemousse. Survivre au désir de se fourailler le thorax par l’interstice minuscule, le creux discret, retiré, tendre et lisse, entre les renflements des clavicules.


Là où la peau paraît comme aspirée par l’intérieur.

Planter là une branche taillée en pointe. Un ongle. Un tournevis cruciforme. Depuis des années j’y pense, depuis toujours je crois j’en rêve, depuis l’enfance de ma conscience. Il y aura la sensation froide du métal, ou imparfaite du bois ou celle plus désagréable du plastique taillé. Puis la résistance de la peau, fine ici, la peau qui se tend vers le dedans. En même temps cette sorte de tension interne, de compression, de force écrasant la trachée et comme jusqu’au cœur ; ce malaise de toucher là où il ne faudrait pas toucher, comme un doigt dans l’anus, comme les doigts et les ongles d’une autre main que la sienne autour du scrotum et qui serrent peu à peu. Ce malaise, et cette fascination.

Puis comme le doigt et comme les ongles, il y aura le moment où l’on ira plus loin, où ma main poussera la pointe plus avant. Alors comme un fruit qui cède à la pression, comme un œil qui crève, la peau qui s’ouvre et laisse entrer. Et le cri des organes que l’on touche, l’alerte aigue à l’intérieur de la gorge et sous la dure-mère aussi, puis qui siffle aux oreilles.

Survivre à l’envie d’entendre mon propre corps hurler à l’aide, hurler à mon aide et me voir assurer ma prise sur le manche, la tige, l’objet de ma jouissance onaniste et mortifère, stupidement mortifère. Et fouailler. Avancer ici et là, de droite, de gauche, pousser sur la trachée qui ne cèdera pas si la pointe n’est pas aiguisée comme un sabre japonais, crier des bulles de râles d’orgasme ensanglantés sinon ; visiter plus bas vers les poumons en rencontrant l’une ou l’autre voie sanguine, au hasard des résistances, causer une première, une seconde hémorragie interne, ou bien non, ne pas même savoir. Mal, ou pas, juste malaise un peu plus vif, très précis et très net, ici, juste sous les premières côtes.

Survivre à l’envie de s’énerver seul et, regardant droit au mur, les yeux exorbités, de viser le cœur et de plonger le stylo plume jusqu’au bout, puis encore de le pousser du bout de l’index, plus avant, de faire pénétrer l’index même dans la plaie, à la suite de la plume, en beuglant, en riant, en crachant la douleur à la gueule du silence, comme un adolescent attardé sans espoir de croissance, et pousser encore jusqu’à sentir céder quelque chose.

Alors fermer sa gueule.


Le grand projet par Le Duc

La zone est un site de publication littéraire destiné à publier des textes sombres, débiles, ou subversifs.

Soit. Comme chacun sait, il y a de tout sur la zone, des textes de qualités travaillés, des textes moyens écris à la vas vite et des bouses innommables. Une petite communauté c’est créé autour de ce site, chacun y vas de son commentaire métaphysique pour donner son opinion sur les textes d’autrui, il est marrant cependant de constater que la majorité des membres se plie aveuglément aux résumés des textes écris par les modos qui les publies. La pensé de ces membres est donc dirigé, certains textes sont ainsi jugés extra ordinaire alors que pauvre en originalité et style littéraire et inversement.
Dans l’ensemble, cependant, les résumés sont souvent fidèles quant à la qualité du texte posté. Il devient de plus en plus dur de faire des textes originaux car depuis que la zone publie, beaucoup de sujets ont étaient abordés. Beaucoup de textes se ressembles et les rares à être originaux passes inaperçus dans la majorités, car noyés dans le torrent des autres textes publiés.

Dans l’esprit du site il est bien vu d’être vif et cassant, il faut savoir dénigrer les autres et ponctué ses phrases par des insultes, pute.
L’idolâtrie d’un admin, voir du chef, le bien nommé Nihil est un plus pour être intégré parmi les membres de cette communauté.
On trouve ce même genre de procédés dans d’autre type de congrégation, comme les sectes par exemple.
J’irais même plus loin en dénoncent la zone comme une secte à part entière sous le courroux du précédemment nommé Nihil. Aidé par quelques membres actifs et triés sur le volet, il répend ça propagande nihiliste aux nouveaux arrivants et ils sont de plus en plus nombreux à se convertir et à suivre scrupuleusement son dogme.
Ses membres sont de plus en plus formatés à penser et agir de manière à se détacher de la société dans la quelle ils vivent, tel des cellules terroriste attendant le signal pour opérer.
Pour préparer ses membres à l’ultime action les hauts membres de cette congrégation ont initié un procédé de formatage des esprits en créant sous forme de fête interne : La saint con.
Cette fête obscur à pour procédé de choisir un con et de l’immoler au cours d’un rite païen.
Pour l’instant tout ceci est fictif, enfin c’est ce que la majorité des membres non affranchis pense. La pensée du maître se répend dans les esprits de ses acolytes et vas bientôt arrivé à son apogée.. Craignez notre courroux.


J'ai survécu à la pensée unique par Marquise de Sade

Enfin... je l'espère ...

Survivre à la pensée unique était le seul objectif un tantinet réaliste dans ce stupide marathon de l’écriture. A l’annonce du 4ème sujet, quelques voix s’étaient élevées, par habitude ou par principe, mais deux minutes plus tard, tous planchaient sur l’écriture d’une texte zonard, qui développerait de près ou de loin une idée vaguement encore accessibles à 3h10 du mat, un vendredi soir, après trois heures d’écriture intensive sur des thèmes tout aussi intraitable.

Je ne voyais qu’une seule possibilité pour me sortir de ce mauvais pas, outre celui de résilier mon abonnement Internet et de me consacrer sur les choses essentielles de la vie telles que le travail, la famille et la validation de mon bulletin de jeux pour l’euromillion : la résistance.

Oui, Messieurs, je m’oppose à la pensée unique qui sur ce site veut que l’on dise tous des gros mots, qu’on écrive des textes noirs, cruels, sanglants et sexuellement attirants.
Oui, Messieurs, je m’oppose à écrire un texte de merde sur un sujet politico-philosophique alors que le plus grand philosophe du siècle et des siècles à venir pactise avec des auteurs nihiliste à cheveux gras.
Oui, Messieurs, je m’oppose à entrer dans le carcan du marathonien consciencieux qui va au-delà de ses limites alors que j’ai paumé la clé de ma pharmacie et que le docteur Mabuse est à l’instant même injoignable au téléphone.

Je refuse la pensée unique qui m’aurait conduite, tout comme mes petits camarades de jeux à écrire un texte de merde et je me contenterai, de ce subtil billet qui me permettra de niquer le boss du stage du niveau 4 et de passer allègrement au monde des zonards rescapés du marathon des canards.


La pensée unique, deux qui la tiennent, trois qui la niquent par Mill

Au bar : tout le monde trouve que les anglaises parlent trop fort. Moi, je les apprécie parce qu’elles savent se taire au moment du climax.
Les Anglaises : lorsqu’elles débarquent, tout le monde passe par derrière, moi je mets la langue.
(miam)
En repas entre copains, tout le monde sort du vin. Moi aussi, par la bouche.
Au bureau de vote, le citoyen lambda s’ennorgueillit de participer ainsi activement à la vie de la cité. Moi, je préfère croire au Père Noël.
Musicalement, on reconnaît ses amis d’après leurs intérêts mélodiques. Je préfère connaître la nature de leurs perversions.
(en rythme)
Les homosexuels sont désormais acceptés, tolérés, maires de Paris. Moi, les pédés, je les encule.
(désolé)
La drogue est la mode. OCSA SE REVEILLE : JE VOUS EMMERDE, JE VAIS ME FAIRE TRASHER PENDANT TROIS SEMAINES, MAIS BON, TANT PIRE, JE RENTRE DANS MON MOULE DE JEUNE ANAL-FA-BETE ACCULTURE MAIS J’ASSUME AVEC COMPLAISANCE ET DES BOULES DE GEISHA (PARCE QUE MERDE QUOI). Et la drogue, tu l’oublies? TA GUEULE ET PASSE LE OUINJ. Bon d’accord.
LA ZONE ENCENSE GLAUX, MOI JE LUBRIFIE SON JOLI CRANE ET M’EN SERS AUPRÈS DE MES POLYPES (t’es sûr de toi pour les polyppes?) INTESTINAUX POUR UN HEAD FUCKING PAS PIQUÉ DES VERS. Toujours obnubilé par le ténia, hein?
Dans les milieux bobos, on kiffe grave le kebab, t’vois. Moi, je préfère dire que j’aime le rat.
(au moins, j’assume)
La pédophilie, c’est mal. Moi je dis, ça dépend.
(CE QU’IL Y A DE BON DANS LES ENFANTS, C’EST QUE CA SE DILATE PAS : LA CHAIR EST FERME).
MAURICE PAPON : LES GENS S’INSURGENT CONTRE SA MORT SEREINE, PAISIBLE, DANS UN LIT SOLITAIRE ET CHRÉTIEN. EN MÊME TEMPS, CE QU’IL A PRIS DANS LA GUEULE ALORS QU’IL VOULAIT JUSTE RENDRE SERVICE AU TROISIEME REICH (ET PLUS TARD À LA NATION EN 61)
(Tu vas trop loin, mais c’est trop bon)
Pouf POUF. Prenons... heu... deux pouffes. Anne Sinclair et Mère Teresa. L’une est juive, l’autre avale. Je vous laisse deviner.
(re-désolé)
Ingrid Bétancourt est une sainte. Grâce à elle, ON NE PARLERA PLUS JAMAIS DES FARC. ET UN GROUPUSCULE DE COCOS DE MERDE EN MOINS. (pour info, on ne rit pas, il reste deux communistes à Montpellier, leur paëlla est excellente)
Il est quatre heures du mat’. SELON UN DICTON CERTES PEU CONNU, IL NE SE PASSE RIEN DE BON APRÈS DEUX HEURES A.M. CF PAYE TA CULTURE HOW I MEET YOUR MOTHER.


Alternative par Omega-17

J’ai bu trop d’alcool italien. Pensée unique : contrôler la gerbe, respirer, j’ai le sac qui gigote. Je vais accoucher d’un maëlstrom.

18 minutes de perdues.

Il est nécessaire de positiver sa fumisterie attitude face au fléau galopant : soyez un branleur à géométrie variable, de droite tant que personne ne vous contraint au travail par idéologie, de gauche tant que l’idée de propriété demeure raisonnablement ancrée dans l’attitude.
Ne participez à rien activement, ou du moins feignez si le situationnisme vous séduit sur le coup : les principes appartiennent aux cons, rien n’est fixe et aucune règle n'existe, les exemples ne viennent qu'à l'aide des règles en peine d'exister comme disait André Breton, qui était de gauche et avait de solides principes en la matière. Comme quoi.

12 de moins. Ma bite flirte avec la bouche de la rhétorique de cave oubliée. D’un autre côté, vous n’entendrez jamais ça dans un album de Diam’s. Comme quoi, finalement.

Rien ne vous empêche de juger, d’élaborer des opinions que vous renierez plus tard en lançant comme un frisbee-nunchaku à vos railleurs du moment : « Tout comme Baudelaire, je suis favorable au fait d’insérer deux autres droits dans la Constitution : celui de se contredire et celui de s’en aller. » L’un se combinant à merveille avec le second, vous n’aurez aucune peine à paraître cohérent. Jusqu’à vous en convaincre et au-delà.

Ca valait bien 13 minutes. Traffic, arrête de me bipper sur msn pour jubiler parce que t’as fini.

La pensée unique est un concept sans identité, invalide et panoramiquement contestable, retournable tel un vulgaire gant de toilette filandreux déposé négligeamment sur le rebord grumeleux d’un lavabo calcairisé au tréfond d’un mas provençal jeté en pâture à quelques parisiens désireux de mourir d’une prochaine canicule salvatrice pour 225.000 euros.


Branlée de groupe par Traffic

Nous étions dix dans un dortoir. Quatorze ans de moyenne et ça faisait un an que tous les soirs nous faisions un concours de branlette. Et là j’avais décidé que c’était terminé.

Pas que je sois contre l’onanisme, ni l’onanisme de groupe mais je trouvais que c’était une sorte d’empêchement vers la grâce sexuelle.

En fait au début, c’est Paul qui avait eu l’idée de cette compétition fraternelle. Il avait dit qu’il s’était branlé dans les chiottes et qu’il avait spermé son futal. Il nous avait montré les tâches et tout. C’était géant. Putain moi j’avais la quiquette en feu mais je ne savais pas comment on faisait.

Il s’était mis face à nous et avait commencé à s’astiquer.

« Regardez moi bien les gars. C’est comme ça qu’on fait. Vers le haut, vers le bas et on accélère la cadence. »



Putain de rigolade. Gilbert avait giclé au bout de deux allers retours. Le sperme lui était monté dans le nez. J’avais continué en rigolant et j’avais éjaculé en me tordant de rire.

Gilbert la goutte au nez, c’était son surnom maintenant.

Tous les soirs nous avions secoué nos poireaux en chœur et nous avions pris le numéro quand c’était fini. Je fermais les yeux et pensais à des gros nichons dans lequel je pouvais me frotter, ceux de la prof de math et ceux de la tante Murielle.

Le dernier qui s’agitait la viande bénéficiait des encouragements des autres. En sourdine pour pas alerter le surgé.

« Allez crache la purée. Après on dort. Allez pense à Laetitia et ses poils au cul. »

Et puis on faisait une ovation à notre dortoir. Un pour tous, tous pour un.

Mais moi maintenant, je ne voulais plus que tout ça ait lieu.

J ‘avais rencontré une fille pendant les vacances de Pâques. On s’était embrassé derrière la porte de la cuisine quand les adultes avinés hurlaient dans le salon. Et après elle m’avait montré sa chatte dans sa chambre quand tout le monde était parti ramassé des champignons. J’étais rouge de partout. Elle avait quinze ans et des poils noirs et épais autour d’une fente rouge. Moi je rêvais des culs des profs avant mais c’était nul.

Je leur ai dit comme ça. « Je ne me branlocherai pas avec vous ce soir. »

Paul avait dit « Tu peux pas. Ici on se branle la queue. On s’appelle les branleurs et on y tient. »

« Je demanderai à quitter cette chambre s’il le faut mais moi je me touche pas le zguègue. »

Il a hoché la tête et les autres l’ont regardé. Ils se sont mis à se toucher et j’entendais les ressorts de matelas grinçaient. J’imaginais que tout le monde entendait ça tellement ça faisait de bruit. J’avais fait ces singeries tout ce temps. Quel porc.

Ils ont éjaculé . Un, deux, trois, quatre et ainsi de suite. Le neuvième est venu en lâchant un pet.

Ils ont ri et moi j’étais mal à l’aise.

Puis je les ai entendu doucement se féliciter. Et c’est là que j’ai vu Paul se lever.

Il a fait un geste à deux d’entre eux et les autres sont descendus.

Une main sur ma bouche, des bras qui me tiennent les épaules. J’étais immobilisé. Je faisais des déhanchements vains.

Ils ont baissé mes draps et mon pyjama. J’avais mon kiki à l’intérieur.

« Gilbert, branle le. On le fera tous de toutes façons. «

Ils ont commencé à m’empoigner par la queue.

Pendant qu’ils me besognaient , ils chantonnaient « Ici on est les branleurs. Ici on est les branleurs .»

J’ai bandé mais de façon racornie. Ils m’ont même mis un doigt dans l’anus.

Ca a duré un temps infini.

A la fin, j’ai éjaculé deux gouttes. C’était peut-être de la transpiration. Ils m’ont lâché et ils ont fait une ovation à ma queue.

« Demain tu changes de chambre.«

= commentaires =

Lapinchien

tw
Pute : 3
à mort
    le 01/02/2024 à 11:55:47
Glaüx le Chouette : Überlittérature sur un sujet détourné.

Le Duc : ça pique ! Enfin la vérité vraie sur le projet de la Zone.

Marquise de Sade : Rébellion ! Mutinerie ! C'est inadmissible !

Mill : rafales de kalachnikov avec des balles d'ironie acide.

Omega-17 : Enfin un zonard qui suit les consignes et se bourre la gueule. Philosophie de comptoir.

Traffic : délicieusement régressif et transgressif.
Clacker

Pute : -4
    le 01/02/2024 à 21:27:30
"En même temps cette sorte de tension interne, de compression, de force écrasant la trachée et comme jusqu’au cœur ; ce malaise de toucher là où il ne faudrait pas toucher, comme un doigt dans l’anus"

L'art de la chute.

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