La rentrée sent le putréfié, la bile, le sang chaud qui coagule dans les veines ouvertes.
Les couloirs suintent, dégoulinent, suintent la chair morte, les os brisés, les tendons déchiquetés.
On n’est pas dans une école.
On est dans un abattoir à gosses.
Un bordel sauvage, cru, sans pitié.
Madame Tranchée, c’est pas une prof.
C’est une bête vorace, un prédateur dans un tablier tressé de tripes encore chaudes, palpitantes, bourrées de puanteur.
Son sourire ? Une gueule fendue, sans lèvres, pleine de crocs qui tressaillent, assoiffés.
Elle hurle sa sentence :
« À la fin, vous serez tranchés. Dépecés. Servis sur un plateau. »
Le premier cours, c’est la chasse intérieure.
Apprendre à sentir ses chairs se tendre, à repérer les zones tendres — cuisses ouvertes, gorge dénudée, foie battant dans la cage thoracique, bas du dos qu’on veut protéger.
On se découpe du regard, on se dissèque à vif, en sachant qu’on est déjà en morceaux.
Puis vient l’art du saignement silencieux.
Il faut apprendre à pisser du sang sans hurler, à cacher la douleur qui crève la peau et fait couler les entrailles.
Dictée d’odeurs :
« Coche la putréfaction qui brûle la gorge. Le fer qui ronge. La chair qui flambe. »
À la cantine, on est pas des enfants.
On est la viande, la pâtée, le casse-croûte.
Chaque jour, un d’entre nous est plongé dans la marinade.
Jeudi, c’était moi.
Six putain d’heures dans le vinaigre qui bouffe la peau, ronge la viande, creuse la chair.
Une douleur qui lacère, déchire de l’intérieur.
Puis les autres sont venus.
Dents acérées, crocs tranchants, ils ont grignoté mes mollets, déchiqueté la viande tendre.
Moi, j’encaissais, récitant l’alphabet, le sang dégoulinant entre mes doigts.
Note : 16/20. Trop saignant, mais docile.
Les oraux ? Sous la guillotine du hachoir.
Parle. Saigne. Perds tes morceaux. Tiens bon.
Les meilleurs gagnent une trousse faite de vraie peau — humide, froide, palpitante encore.
Les autres ? Direct au fumoir.
Un supplice long, un suicide lent.
On ne revoit jamais les plus faibles.
Moi, j’ai eu mon diplôme.
Mention « Appétissant et sans faute ».
Mes parents ? Ils ont chialé de fierté.
Ils m’ont offert une planche à découper. Gravée à mon nom.
Tachée de sang séché et d’horreur.
Aujourd’hui, c’est moi qui prépare les gamins.
Je leur dis chaque matin :
« Vous êtes beaux.
Vous sentez le sang qui palpite.
Vous êtes nés pour être dévorés. »
Je les découpe.
Je les déchire.
Je les sers.
Sur un plateau froid d’agonie et de violence.
LA ZONE -
ÉCOLE PRIMAIRE DE LA VIANDE DOCILE (Ou comment l’éducation nationale prépare à être digéré)
Le 27/12/2025par Caz
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Super beau et universel, tellement vrai. Une vision de l'éducation nationale que je n'avais pas étant gosse. éternel premier de la classe du CP à la terminale, sans en branler une, toute l'horreur de l'école abattoir ne m'a sauté à la carotide qu'à partir de la Math Sup où je me suis fais latter les couilles par le formatage/gavage au chausse-pied et la compétition, éclaté par des gosses plus brillants que moi et qui faisaient des efforts. Avant je vivais dans un quotidien sur lequel je ne me posais pas trop de questions. Je ne révisais même pas mes cours. Tout était simple. J'écrasais les autres et on me récompensait pour ça. J'avais une vision "Parker Lewis ne perd jamais" et "Sauvés par le gong" de l'école alors que c'était simple, j'étudiais dans une ZEP et la plupart des gosses étaient à la ramasse assommés par les problèmes qu'ils avaient à la maison. La réalité est bien plus proche de cet excellent texte de Caz qui à mon grand dam semble avoir écouté les conseils des autres zonards et a abandonné son idée géniale pourtant de faire des textes longs et d'aller toujours plus loin alors qu'elle a déjà dépassé les limites. Excellent texte néanmoins mais bien trop sage et discipliné. J'espère que Caz dans ses prochains textes reviendra à ce qui faisait sa singularité.
Ça me donne faim.
Comme souvent avec Caz, j'adore.
J'ai perdu mon objectivité depuis un moment à la lecture de tes textes.
Du coup merci du cadeau !
Au passage, on est combien de profs ou anciens profs dans les commentaires en ce moment ?
Harry Potter en CAP boucherie ?
Ca claque comme toujours malgré quelques répétitions.
Mais comme Lapinchien j'aimerais voir plus, plus gras, plus charnu justement. Avec les mêmes qualités, mais plus loin dans l'histoire ou l'horreur ou les deux. Les textes qui fouettent, c'est super, mais y'a aussi un risque que ça lasse, surtout s'ils se suivent (heureusement pour le moment y'a comme une alternance). Bref pour ma part pas prof mais longtemps en poste à l'éducation nationale, j'émets quand même un petit bémol (c'est une vision de la chose, il y a aussi plein d'endroits ou ca se passe bien, les enfants sont heureux et les profs épanouis, si, si, j'en connais même certains). Mais pour ma part, évidemment, un écho, puisque j'ai été totalement broyé par l'institution (enfin surtout par quelques profs cons comme la lune, et un paquet d'élèves au diapason).
Peut être qu'avec la déferlante IA ce sera le moment d'enseigner aux gamins à coopérer entre eux plutôt que de faire des concours de bite ad nauseam ?
C’est puissant.
C’est très puissant.
C’est encore puissant.
C’est toujours puissant.
Ça frappe.
Ça cogne.
Ça percute.
Ça percute encore, jusqu’à ce que l’impact devienne une habitude.
La métaphore est claire.
L’image est forte.
L’intention est nette.
La violence est assumée, répétée, répétée encore, comme si la peur de ne pas être comprise obligeait à recommencer.
On comprend vite.
On comprend très vite.
On comprend dès les premières lignes.
Et pourtant, le texte continue d’expliquer ce qu’il a déjà montré.
C’est bien écrit.
C’est maîtrisé.
C’est efficace.
C’est tellement efficace que ça s’auto-neutralise à force de fonctionner.
Chaque phrase est une montée.
Chaque phrase est un sommet.
Chaque phrase est un cri.
Mais sans creux, sans silence, sans chute intermédiaire, le cri devient continu — et le continu devient bruit.
La métaphore tient.
Elle tient trop.
Elle ne lâche jamais.
Elle ne respire pas.
Ce n’est pas gratuit.
Ce n’est pas vain.
Ce n’est pas maladroit.
C’est simplement plein. Trop plein.
On sort impressionné.
On sort marqué.
On sort conscient du propos.
Mais pas laissé seul une seconde avec lui.
Ce n’est pas un problème de place.
Ce n’est pas trop long.
Ce n’est pas trop court.
Ce n’est pas une question d’espace occupé.
C’est un problème de volume.
Pas la durée.
Pas la quantité.
La hauteur.
Tout est fort.
Tout est au maximum.
Tout est saturé en continu.
Il n’y a pas de baisse.
Pas de creux.
Pas de silence pour que l’impact fasse son travail.
Ce n’est donc pas un texte qui prend trop de place.
C’est un texte qui parle trop fort, trop longtemps, sans jamais changer de niveau.
Et à force de rester au sommet,
le sommet devient plat.
Si le but de Caz est d'exacerber le mal, la violence, la douleur, la noirceur, etc., en découpant, sélectionnant et juxtaposant les morceaux triturés d'un sujet, d'une situation ou d'un contexte, c'est réussi dans le genre collage horrifico-impressionniste.
On se situe d'ailleurs davantage dans le genre poétique que dans le récit, même si avec cette mise en mots, le risque est de verser dans l'abus métaphorique, l'hyperbole et la caricature, procédés qui peuvent fasciner esthétiquement mais ne touchent pas vraiment par manque de justesse.
Chouette texte, en tous cas. Pour le coup, je suis bien content de ne pas avoir si mal vécu mon expérience scolaire, que ce soit en tant qu'élève, pion, ou prof.
L'école est implacable. Sa mission est de nous faire croire qu'elle aide les enfants à trouver leur place dans la société alors qu'en vérité elle est la pour produire de bons petits soldats pour défendre le système, productifs, opérationnels de manière optimale et sans pitié pour les réfractaires. C'est un peu des deux en réalité, historiquement tout du moins. On vit une ère intéressante où l'on assiste à la disparition des experts en expertise, où on est plus obligé d'avoir le même niveau de connaissances dans sa tronche. Une partie est disponible via les internets et l'autre via l'IA. On devrait profiter de cette révolution technologique pour redéfinir le rôle de l'école en mettant la coopération au centre de tout. Produire des idées, quel que soit le procédé, quel que soit le domaine et savoir coopérer avec les autres est ce qui compte à présent. C'est une opportunité aussi pour ne plus laisser personne sur le bord de la route.
C'est une image un brin simpliste et rabâchée que tu nous proposes là, Lapinchien. Même si, même si, tu as en partie raison. L'école a toujours été plus ou moins un centre de tri.
Mais l'école est aussi une cible facile que certains et certaines aiment rendre responsable de tout leur malheur : "c'est pas ma faute si je me sors pas les doigts du cul, c'est la vilaine école élitiste qui m'a toujours exclu." Il n'empêche qu'on y apprend plein de trucs. Lire et écrire notamment. Puis les copains et les copines. J'en garde d'excellents souvenirs, et je ne viens pas d'un milieu aisé, si ce critère a quelque influence sur l'expérience scolaire.
Maintenant que je suis prof, avec mes collègues, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on nous donne, et je t'assure qu'on met de la coopération en place, des activités accessibles au plus grand nombre. On essaie aussi de se marrer avec les gamins autant que possible. Évidemment, ce n'est pas simple mais l'école n'est pas si implacable. Du moins, j'ose l'espérer.
Le problème, comme tu l'as souligné, ce n'est pas l'école en tant que telle, mais le système dans lequel elle s'implante, et dans lequel elle est censée insérer.
Je ne voulais pas stigmatiser l'école, au contraire, j'y vois le centre d'une révolution à venir. Un philosophe que je déteste, éric Sadin, répète à qui veut l'entendre qu'il reçoit des milliers de témoignages de profs qui à cause de l'IA, dépriment et ne savent plus quel est le sens de leur mission. Peut-être parce qu'au lieu que "vous fassiez ce que vous pouvez avec ce que vous pouvez" il faut fondamentalement redéfinir vos missions ? Je ne parle pas de faire des "ateliers coopération" d'ailleurs mais d'en faire le centre de l'émulation et la sélection, en constatant que le rôle du savoir n'est plus central mais qu'il faut plutôt privilégier les aptitudes à savoir faire émerger des idées et que c'est l'occasion inespérée de revaloriser les cancres.
Un des soucis avec l'école est dans sa désignation qui trompe le grand public.
L'école au lieu des écoles.
Tous les élèves n'ont pas le même profil, les mêmes difficultés, le même rythme et malgré ce constat plutôt évident l'état ne leur propose qu'un seul modèle : l'éducation nationale.
Pour trouver des alternatives, il faut aller dans le privé et malheureusement les expériences éducatives de la première moitié du vingtième siècle ont beaucoup de mal à s'accorder avec le privé.
Freinet est beaucoup trop rare.
Montessori est trop peu efficace et un attrape bourgeois.
Steiner est une porte d'entrée dans la secte anthroposophique.
On demande à l'éducation nationale de s'adapter de plus en plus aux spécificités des enfants sans leur en donner les moyens. Voire en leur en retirant.
Bossant dans le hors contrat, mes collègues et moi ne sommes pas exemptes de difficultés. Je compatis grandement avec tous mes collègues, du public, du privé, de la maternelle à l'université.
Mais pas avec les écoles de commerce ou de marketing...
Eux peuvent aller se faire voir :-D
@Lapinchien : sache qu'on est désormais formés sur l'IA, et cela change pas mal de choses en effet, le potentiel du truc est effrayant, limite paralysant. Pour le coup, l'IA laisse envisager une révolution dans tous les domaines, mais à chaque fois que j'essaie d'anticiper ce que tout ce merdier pourrait donner socialement, mon imagination part dans tous les sens, autrement dit, nulle part.
@AP : "On demande à l'éducation nationale de s'adapter de plus en plus aux spécificités des enfants sans leur en donner les moyens. Voire en leur en retirant." Ça résume bien les choses en effet. Et l'IA semble être l'outil parfait pour y remédier. Mais un truc cloche dans tout ça, et je ne parviens pas à mettre le doigts dessus.
@Arthus Lapicque, je vais t'aider à mettre le doigt dessus en tant que formateur de profs des écoles: la plupart des étudiants ne savent pas aligner 2 phrases de suite en français correct, complètement attentistes, passifs, sans culture avec un manque abyssal de curiosité..
Dans la nouvelle licence LPE (pour PE) il y aura un gros volume consacré à l'IA sur les 5 années (licence + master MEEF)
Je pense qu'on a tendance à voir les LLM par la lorgnette de la technologie alors que je crois qu'on a mis le doigt sur quelque chose de beaucoup plus fondamental avec une dimension presque mystique. ça ne m'étonnerait pas que sociétalement il y ait de grands bouleversements au delà des emplois qu'on pourrait perdre. Perso, j'espère qu'on assistera à la fin du capitalisme qui par excès de gloutonnerie sera confronté à l'éclatement fatal de sa plus grosse bulle spéculative. J'espère aussi qu'ensuite on aura des sociétés plus justes avec les idées au cœur du système puisque leur concrétisation sera devenue anecdotique. Peut-être une forme de neuronisation de l'humain ? Dans ce cadre, celui qui sait aura autant de valeur que celui qui ne sait pas, l'un apportant de l'expertise, l'autre apportant un point de vue vierge d'a priori. Ceux qui affirment et leurs contradicteurs seront plus forts ensemble et le bénéfice collectif naîtra de leur confrontation pacifique ?
encore et encore une fois, lire "la déferlante" ! bon sang de bon soir...
ca qui cloche? L'IA n'est qu'un moteur de recherche qui compile des données publiées sur le web; ça ne pense pas ! c'est juste un excellent perroquet
le vrai danger viendra du deep learning via la singularité...
Oui, merci. Je ne vais pas tarder à le lire. Tu m'intrigues de plus en plus et je n'attendrais pas la fin des fêtes. Cependant les LLM sont bien plus que des moteurs de recherche et des perroquets pour les pratiquer beaucoup. Ils sont capables de faire des analogies comme les humains et en cela ils vont faire des tas de découvertes scientifiques et dans des tas de domaines à notre place.
je cite Mustapha Suleyman: "Deux technologies centrales définissent la vague à venir : l’intelligence artificielle (IA) et la biologie synthétique. Ensemble, elles inaugureront une nouvelle ère de l’humanité, créant une richesse et une abondance jamais vues. En même temps, leur prolifération rapide risque de donner à une diversité d’acteurs malveillants le pouvoir de provoquer des perturbations, des instabilités, et peut-être même des catastrophes d’une ampleur inimaginable. La vague à venir suscite un immense défi qui définira le xxie siècle : ces technologies, dont dépend notre avenir, le mettent aussi en péril.
Dans notre situation actuelle, il semble impossible d’endiguer cette vague - c’est-à-dire de la contrôler, éventuellement de la freiner, ou même de l’arrêter. Cet ouvrage s’interroge sur l’exactitude de cette hypothèse et, le cas échéant, sur ses répercussions. À terme, les implications de ces questions affecteront toutes les personnes vivantes aujourd’hui et les générations suivantes.
Je crois que cette vague technologique à venir conduit l’histoire humaine à un tournant. S’il est impossible de l’endiguer, les conséquences pour notre espèce seront spectaculaires et potentiellement tragiques. À l’inverse, sans ses bienfaits, nous serons désarmés et vulnérables."
Ah ouais, avec l'IA qui prend la main de Crispr cas 9, on pourrait avoir une grosse réaction en chaîne biologique comme ce qui arrive à ce pauvre Tetsuo dans Akira. Oups.
@Sylvestre Non les LLM ne sont pas de simples moteurs de recherche qui se comportent comme des perroquets. Ce type de discours à la Luc Julia est en train de pourrir le débat public sur le sujet.
On a découvert des capacités émergentes aux LLM comme leur apprentissage des règles des échecs juste à partir de liste de partie sous forme "1. e4 c5 d6"
Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Il y a bien quelque chose de plus profond.
Cela fait des années que les scientifiques qui étudient l'intelligence chez les espèces vivantes redéfinissent ce que l'on nomme intelligence.
navré @caz, j'ai pas dit grand chose sur ton texte; "not my cup of tea"; bise
Le texte de Caz aura été un grand catalyseur à conversation, c'est super. D'ailleurs, être des catalyseurs chimiques c'est peut-être la seule finalité de l'humain dans ce merdier cosmique ?
Catalyseur chimique ou accélérateur d'entropie.
Le ou n'étant pas exclusif.
plus que d'accord, LPC et A.P. !
euh... pas vu à temps ton commentaire A.P.; il me semble que ce tu dis ne contredis en rien l'avertissement de M.Suleyman. non? et si on part sur le débat de "qu'est ce que l'intelligence?", on en a pour des heures. Le chimpanzé et autres, ont inventé plus de 24 outils: intelligence ou adaptation? L'IA n'a pas à s'adapter. Elle n'a aucun besoin fondamental sinon de renchérir sur ce qu'elle sait déjà et en veut toujours plus (le deep e-learning); mais quel est son but? se nourrir? se reproduire? séduire? ressentir? Elle va évoluer dans une direction où l'homme deviendra un paramètre négligeable et gênant.
allez, encore un film ancien: "le cerveau d'acier" où l’humain devient l'esclave d'une logique implacable sans la moindre perspective: c'est une aberration, non pas génétique, mais neuronale. Bref, un monstre. C'est mon point de vue et et l'IA me terrifie; pour le moment, c'est un bébé. Qu'en sera-t-il quand elle deviendra une "adulte" auto-suffisante?
Ce n'est pas parce que le test de Turing nous époustoufle, qu'il nous faille entretenir une confiance naïve envers l'IA. Elle apprendra le mensonge, la manipulation psy, la dissimulation, le complot, etc.
et merde, encore un film: "look for a witness"
Quand l'IA aura maîtrisé les enjeux liés au cyclotron et au psychlotron ((lire Rémi Sussan "les utopies posthumaines"), nous serons foutus.
Les boîtes qui font des IA dépensent beaucoup de pognon (mais probablement pas assez) pour que les IA restent alignées. Mais c'est le rôle des régulateurs de leur imposer plus.
oui; des décisions d'abord politiques dont les représentants sont soit dans le déni, soit dans le projet de domination du monde...
En même temps, lorsque la révolution internet a eu lieu, on pouvait déjà y voir un danger en réduisant la proximité de chacun avec une bombe nucléaire. Il y a des sas réglementés pour ne pas que ça se produise. Tout le monde a un intérêt vital que ça ne se produise pas.
Tout ce que l'on peut reprocher à ce texte, c'est d'être au-dessous de la réalité. Un peu d'histoire (les mots ne sont jamais innocents) : jadis l'E.N. s'appelait "L'Instruction Publique". Il y a bien longtemps que l'on a compris que le peuple ne devait pas être "Instruit", mais "éduqué", c'est-à-dire "dressé" (pour qu'il ne se dresse pas) et "formaté" (pour qu'il ne se forme pas). Le mot "formateur" est d'ailleurs significatif, masquant ce qui est en réalité une sélection qui commence par les Profs qui sont sélectionnés pour leur non-capacité à remettre le système en question. On leur dit ce qu'ils doivent enseigner, comment ils doivent l'enseigner et ce qu'ils doivent penser. Et il le font. Ou ils font une courte carrière. C'est ainsi. Ce sont les thuriféraires de la déliquescence voulue de la psyché, et leur rôle est de propager la contamination. Vous ne me croyez pas ? Alors regardez un manuel scolaire d'école primaire de 1930 et ceux d'aujourd'hui. C'est sans appel.
j'ai fait l'école publique et je suis vraiment fier des profs que j'y ai eu et je me souviens souvent d'eux avec affection. Ce qu'ils m'ont enseigné c'est 100% de ce que je suis aujourd'hui. Je ne les remercierai jamais assez de m'avoir enseigné des tas d'outils et de connaissances, les maths, les sciences et l'esprit critique pour relativiser un minimum ce qu'ils m'enseignaient. Je regrette juste qu'on enseigne la philosophie aussi tard dans le cursus.
Après il faut un minimum de régulation dans le contenu des programmes pour que ce qui est enseigné colle avec les connaissances académiques mais c'est peut être un temps déjà révolu car les enseignants ont souvent à se confronter aux croyances des élèves et leurs parents à l'ère de la post vérité, des fake news, du conspirationnisme et de l'entrisme religieux.
Ce discours était tenable jusqu'en 1980. Je ne parle pas des Profs qui nous ont enseignés, mais de ceux qui... en-saignent aujourd'hui. Les temps ont changés et les attentes également. Et il est visiblement trop tard pour se réveiller. Le mal est fait et s'étend.
Regardez les manuels scolaires d'école primaire d'aujourd'hui, et comprenez. C'est plus démonstratif que tout ce que je pourrais en dire !! Mais attention au choc !
C'était donc l'histoire d'un morceau de viande devenu boucher. Pourquoi pas?
Je viens de regarder quemques extraits de manuel scolaire des années 30 où on explique comment repérer les points cardinaux à l'aide des étoiles, de la position du soleil et l'utilité de l'orientation des fenêtres de la maison.
C'est beau mais totalement désué dans un monde avec GPS et chauffage dans toutes les pièces (Désolé Sylvestre).
Bref je ne sais pas ce que tu cherches à nous dire René entre les vieux manuel ou les nouveaux. Peux tu être plus explicite?
Mes élèves de 6ème ne sont pas capables de trouver le nord avec l'étoile polaire mais peuvent mettre en place un traffic de puff avec guetteur, receleur, vendeur et clientelle en moins d'une semaine avec un SMIC de chiffre d'affaire.
(Bon j'exagère un peu... Et puis ils ont aimé mon cours sur l'astronomie avec Stellarium et la méthode pour trouver l'étoile polaire à l'aide de la grande ourse. Du coup ils traffiquent des puff sans perdre le nord maintenant.)
J'y connais pas grand chose mais Gemini qui va nous grand-remplacer me dit que tout ça est démocratique et politique. Et c'est d'ailleurs trop politique à mon goût. Perso, j'aurai confié tout ça aux organismes académiques régulant les sciences pour éviter l'obscurantisme auquel les foules aspirent.
Processus de création des programmes scolaires :
1.Saisine : Le ministre demande au Conseil Supérieur des Programmes de travailler sur un programme.
2.Rédaction : Le CSP réunit des groupes d'experts (professeurs, inspecteurs, universitaires) pour rédiger un projet.
3.Consultation : Le projet est soumis à la consultation des enseignants, puis au Conseil supérieur de l'éducation.
4.Publication : Le ministre signe l'arrêté et le programme est publié au Bulletin officiel de l'Éducation nationale.
Bon l'extrait que j'ai regardé date de 1955. Je suis du coup hors sujet. My bad.
@Lapinchien
Un des problèmes des programmes à l'heure actuel est qu'il est mis en place par des personnes qui' n'ont jamais mis les pieds dans une salle de classe ou alors il y a 20 ans.
Ta proposition de processus me semble plutôt correcte.
Caz va en chier pour comprendre le message qu'on a tiré de son texte ou de nos feedbacks le concernant.
Je crois que c'est le moment de vous avouer qu'un jour en Math Sup, François Bayrou a débarqué dans mon cour alors qu'il était ministre de l'enseignement entouré de deux gardes du corps et qu'il a tenu un discours sur les futures élites de ce pays qui m'a laissé un souvenir moins impérissable que le ridicule du contexte. Il n'a pas parlé de Bétharram.
yep.. en attendant.. "Sois tendre avec les jeunes moineaux et ils te feront dessus"..
Basho
Très révélateur et significatif. Les élèves ont un GPS, ils n'ont pas besoin de savoir s'orienter. Ils ont une calculatrice, ils n'ont pas besoin de savoir compter. Ils ont Chat GPT, ils n'ont pas besoin de savoir rédiger. Ils ont l'IA, ils n'ont pas besoin de penser. Je vois que certains cautionnent cela, à une époque où en cinquième on continue à faire apprendre les accords des participes passés, la conjugaison de l'impératif et du subjonctif présent, etc... Et le plus grave c'est qu'il se trouve des profs pour cautionner cela. Mais sans hypocrisie, il est vrai que l'on ne peut être Prof. Savez-vous qu'il y a environ cinq ans, les évaluations d'entrée en 6ème montraient - ce dont se réjouissait (mais pourquoi ?) le Ministère de l'E.N. - que 90% des élèves entrant en sixième étaient capables d'orthographier correctement le mot "maman" ? Ce qui signifie que 10% ne savent même pas écrire "maman" en 6ème. Voilà en deux mots le monde que vous semblez aduler et promouvoir.
René, parce que j'ai la flemme de répondre à ton intervention, je te propose une réponse générée par IA :
Les outils (calculatrice, GPS, IA) ne rendent pas les élèves idiots : mal utilisés, ils abrutissent, bien intégrés, ils renforcent au contraire les apprentissages et l’autonomie intellectuelle. Le discours que tu cites mélange nostalgie, chiffres brandis comme épouvantails et caricature des pratiques enseignantes, sans jamais regarder ce que montrent réellement les recherches ni ce que font les classes aujourd’hui.
Sur calculatrice et « savoir compter »
Des travaux en didactique montrent que l’usage raisonné de la calculatrice peut améliorer la compréhension des notions d’inconnue, de variable et de modélisation, donc la pensée mathématique, au lieu de la remplacer.
Les effets négatifs apparaissent quand la calculatrice est réduite à une béquille de calcul mécanique, sans travail de stratégie ni d’argumentation, ce qui relève d’un mauvais cadrage pédagogique, pas de l’existence de l’outil.
Sur GPS et « sens de l’orientation »
Les études sur la navigation spatiale montrent que le problème n’est pas le GPS en soi, mais l’usage passif qu’on en fait : si l’utilisateur reste engagé (anticipe, vérifie, se repère), l’impact sur ses capacités d’orientation est limité, voire nul.
C’est donc un non‑sens de prétendre que « avoir un GPS » condamne mécaniquement toute compétence de repérage : ce qui compte, c’est le type de tâches proposées aux élèves (lecture de carte, estimation de distance, choix d’itinéraire) et la façon dont l’école les met au travail.
Sur IA, rédaction et pensée
Les analyses récentes sur l’IA en éducation distinguent très clairement l’assistance (tuteur, feedback, personnalisation) de la substitution complète au travail de l’élève : quand l’IA rédige à la place de l’élève, il y a perte d’apprentissage, mais ce n’est pas une fatalité, c’est une question de consignes et d’évaluation.
Bien conçues, les activités avec IA exploitent la zone proximale de développement : l’outil apporte une aide juste au‑dessus du niveau actuel, et le cœur du travail reste la reformulation, la critique, la vérification, bref l’exercice de la pensée et de la langue.
Sur l’orthographe de « maman » en 6e
Agiter la statistique des 10 % d’élèves qui n’orthographient pas « maman » comme symbole de la décadence ne dit rien des causes (inégalités sociales, parcours chaotiques, troubles des apprentissages) ni des progrès obtenus par des dispositifs ciblés.
Les recherches sur le calcul mental ou la lecture montrent qu’un entraînement régulier avec des outils numériques bien choisis peut faire davantage progresser les élèves les plus fragiles, ce qui est exactement l’inverse du tableau d’abandon généralisé qui est dressé.
Sur la vision du métier d’enseignant
Opposer « vrais profs » qui refuseraient tout outil moderne à des collègues « qui cautionnent cela » revient à mépriser ceux qui prennent la peine de penser les usages pédagogiques du numérique, alors que les institutions encouragent précisément une intégration réfléchie des technologies.
Faire réciter des accords de participes passés tout en refusant d’interroger la place réelle de l’écrit, des médias et des IA dans la vie des élèves, c’est enseigner pour un monde qui n’existe plus, et condamner l’école à l’inefficacité rhétorique des déplorations nostalgiques.
Je trouve que c'est chouette, tout ce que ce texte peut inspirer. Les antagonismes sur tous les sujets sont une chance pour tout ceux qui débattent. Et les espaces qui ne prônent pas un entre-soi indigent et mortifère pour l'émergence de nouvelles idées sont rares. Je trouve aussi que c'est une bonne nouvelle qu'il ait une volonté de tout le monde de se réapproprier les problématiques de l'éducation nationale car tout le monde est concerné et pas seulement les profs même si bien sûr ils sont à la pointe de ce qui se dit sur le sujet et ont raison de nous éclairer sur ce qu'est l'état de l'art.
Tu illustres mieux que moi ce que j'ai exposé. Brillante démonstration de délégation de la pensée à une IA formatée pour donner les réponses que l'on souhaite. Toutefois, si l'on sait lire entre les lignes, on y trouve aussi les réponses que l'on ne souhaite pas. Je connais très bien le fonctionnement des IA. Contrairement à ce que l'on dit, elle ne remplacera pas l'Homme : c'est l'homme qui lui cèdera la place. Comme tu le fais déjà, ce qui ne m'étonne pas. Et je dois dire un mot sur le dernier paragraphe de l'IA : en effet à l'heure actuelle on fait lire des textes littéraires aux élèves avant de leur apprendre les règles du français. Pour faire une métaphore (pour ceux qui comprennent encore), on fait visiter des cathédrales aux élèves, et ensuite on leur demande de monter un mur sans leur avoir dit ce qu'est une truelle, une brique et comment faire du ciment. Cela ne peut évidemment pas choquer une IA. Mais cela devrait choquer un être pensant.
je pense que nous avons oublié, dans nos réflexions sur l'IA, que le texte de CAZ nous raconte une allégorie à travers une école imaginaire pour rejetons d'ogres: les enfants de celui du petit Poucet?
j'ai dit allégorie? Non, c'est une parabole
et pour le fun: "délikatessenn" de Jeunet et caro
Ah René...
En maths, je me concentre sur ma matière, mes élèves de 4ème ont l'interdiction d'utiliser la calculatrice. Mon credo ? Avant d'utiliser ta machine, apprend à utiliser ton cerveau.
Je les mets face à des problèmes et énigmes et les laisse se démerder seul pour voir comment ils réfléchissent, abordent le sujet et j'ai parfois des résultats intéressants.
Alors oui, on leur montre une cathédrale et on leur demande de se démerder pour faire un mur car il n'y a pas qu'une façon de faire un mur. Et c'est au pied du mur qu'on voit mieux les contraintes, les difficultés et qu'on trouve les idées qui les mènent à l'AUTONOMIE pour les résoudre.
Procéder autrement relève la plupart du temps de ce fameux formatage dénoncé par le texte.
Pourquoi faire autrement ? On a TOUJOURS fait comme ça !
Le monde change et si les méthodes d'apprentissage n'évoluent pas, ne s'adaptent pas aux nouveaux enjeux et nouvelles contraintes on sacrifiera des générations entières qui sont déjà bien paumées à cause de ce qu'il se passe dans leur foyer.
C'est la première fois que j'utilise l'IA pour générer un commentaire. Ma foi, l'ami René s'est bien fait défoncer sa race, non ?
Je reposte juste l'avertissement du site pour me permettre de le préciser un peu :
"Site déconseillé aux mineurs et aux âmes sensibles. La Zone ne propose aucun matériel (photos, vidéos...) pornographique ou à caractère extrême, mais les textes qui y sont publiés sont volontairement violents ou transgressifs. Les échanges entre les participants sont souvent agressifs et conflictuels."
La Zone s'est construite au début du web comme un site communautaire en opposition à une autre communauté alors majoritaire et prosélyte sur le web, littéralement celle des Bisounours (Je ne cherche pas à caricaturer. c'était leur vrai nom, un gros site avec plein de gens qui voulaient faire du web un espace de calinothérapie et ils étaient très fédérateurs d'ailleurs). On s'amusait essentiellement à les flooder et les troller comme des actes de résistance à une pensée dominante.
Le temps est passé et les HATERS et les conspirationnistes sont devenus la norme sur tous les media sociaux. La Zone à néanmoins gardé son cap dans un esprit de sincérité de ses critiques en conservant ses limites : interdiction de tenir des propos racistes ou fascistes, en gros respecter les lois du débat démocratique. Tout cela dans un gros esprit déconne quand même.
Le site a connu des phases de forte fréquentation puis de moribonderie et aujourd'hui il y a un affluence record au niveau des textes proposés tout du moins (le échanges en commentaires étaient bien plus importants autrefois). Dans un monde plus que jamais polarisé, j'estime que c'est une chance qu'on puisse débattre avec des points de vue très différents en se basant sur des textes que des gens prennent le temps de formaliser. Après ce n'est que mon avis, je suis juste admin du site, un technicien qui est là pour qu'il fonctionne alors faites-en ce que vous voulez.
Et puis, jusque dans les années 60/70, la majorité des jeunes n'avaient pas accès au lycée et aux études supérieures. Alors oui le niveau était meilleur. Mais pour qui?
Une élite de bourgeois qui paient des précepteurs à leur gosse?
Mes parents n'ont pas eu la possibilité de faire le lycée. Au grand regret de ma mère par ailleurs. Il fallait gagner sa croûte. Et puis il y avait le plein-emploi à ce moment-là.
Je ne suis pas pour un rejet à 100% des anciennes méthodes et regrette également un certain nivellement par le bas dans certaines matières (les mathématiques). Mais faut pas non plus fustiger l'enseignant actuel qui je le répète, fait du mieux qu'il peut avec les moyens qu'on lui donne.
Malheureusement, les discours rétrogrades qui crachent sur l'éducation nationale entraînent cette dernière dans la chute généralisée du service publique comme une sorte de prophétie autoréalisatrice. C'est là que se situe la vraie décadence pour moi.
@Lapinchien et aux autres admins
Je ne l'ai pas fait jusqu'à présent mais comme je me rends compte du service incroyable que tu/vous fournis/sez, il temps pour moi de te remercier toi et les autres administrateurs pour maintenir cet espace de discussions.
Du coup euh... merci !
Tout à fait d'accord avec toi, AP.
Ouin autrefois tout le monde n'allait pas au Lycée... par ce que le certificat d'étude avait un niveau supérieur au BEP d'aujourd'hui. Quand on veut débattre utilement, il faut avoir une vision étendue du sujet. Mais bien sûr, au cours des décennies, tout a été fait pour que cette vision s'estompe. Il n'y a qu'à voir les commentaires : C.Q.F.D. On trouve même des Profs qui s'en remettent à l(I.A. sans vraiment comprendre la réponse qu'ils ont obtenue. On en est là. Une E.N où désormais asinus asinum fricat.
Vision étendue ? Je la trouve plutôt étriquée.
Tu oublies de préciser le taux de réussite de ce même certficat d'étude qui est passé de 30 à 40% au début du 20ème siècle à plus 95% avant son abandon avant 1990.
Tu oublies également de prendre en compte le taux de scolarisation qui était très bas jusque dans les années 90. (environ 60% à partir des années 60)
Donc au final ça rejoint mon propos. Une minorité éduquée, les autres aux champs et à l'usine !
Plus on baisse le niveau et plus on permet à la masse d'accèder à un plus grand niveau d'étude.
Plus le niveau est élevé et plus le cloisonnement des classes sociales est efficace.
Il y a un juste mileu à trouver je le répète.
Si tu prones un retour au niveau élevé des années 30, tu condamnes les claasses dominées à le rester et autorises les dominants à continuer d'écraser les masses.
Ce n'est pas la société dans laquelle j'aspire à vivre.
Qui plus est: Aquilae somnum rota
ça ne veut absolument rien dire mais je trouve que ça pète la classe !
Le BEP n'existe plus depuis 2021, René. Si c'est pour se faire donner des leçons par des grognards hors sol qui ignorent totalement la réalité du terrain, je comprends mieux ces ados qui ont recours à ChatGPT pour discuter avec autre chose que des réacs bas du front. Peut-être certains devrait-il pour le coup laisser l'IA penser à leur place.
Je trouve que la donne est bien différente que dans les années 80 et qu'un élève a aujourd'hui beaucoup plus de sources d'éducation qu'autrefois (il serait bien difficile de replacer l'enfant dans les conditions d'antan) : Internet, les réseaux sociaux, l'IA qui induisent des processus d'autoformation autrefois inexistants et le renforcement de l'éducation parentale avec une offre de contenus jamais aussi foisonnante à leur disposition pour des coûts dérisoires. C'est une mutation sociétale en profondeur et l'éducation nationale a un rôle moins exclusif mais tu devrais être ravi puisque tu disais que l'école avait un rôle d'endoctrinement que les acteurs de l'éducation soient à présent plurifactoriels comme ils ne l'avaient jamais été. Je reviens juste sur l'autoformation démocratisée comme jamais car ça sera un truc super utile aux jeunes dans une monde qui évoluera bien plus vite qu'à notre époque.
A commencer par la réelle raison de l'abaissement du niveau de l'enseignement. Oui, de plus en plus d'élèves peuvent faire de longues études... pour ne pas pouvoir toucher la Retraite. Quand à l'écrasement de "la masse"... il existe toujours et peut-être plus que jamais. J'ai connu un temps où l'école était beaucoup plus égalitaire que maintenant. Fils d'ouvrier ou de docteurs, tous connaissait leur table de multiplication et leurs conjugaisons en milieu d'école primaire. Aujourd'hui, ils ne les connaissent toujours pas en 6ème. C'est sans doute la société dans laquelle tu aspires à vivre. Mais Voltaire avait bien raison, tout est pour le mieux dans le meilleur des Mondes, n'est-ce pas ? Un monde où le taux de réussite au bac est fixé par le Ministère et atteint grâce aux consignes données aux correcteurs et à à la "post péréquation". Mais vous ne savez sans doute pas ce que cela signifie, ni même ne devez savoir que cela existe. Le Monde dans lequel tu aspires à vivre...
"Autoformation démocratisée" ? Dans un Monde où les élèves savent tout juste lire ? Comment pourraient-ils accéder au savoir ? Ils peuvent demander à Chat GPT de faire leurs devoirs, mais cela n'a rien de formateur, d'autant plus qu'ils ne sont pas aptes à juger de la valeur de la réponse. Il font confiance à la machine, c'est tout. On peut en effet constater que l'esprit n'a jamais été aussi passif et soumis : plus aucune capacité de recul, plus d'aptitude à l'esprit critique, plus de réflexion. Juste un culte du progrès technologique accepté comme développeur des esprits, alors que c'est exactement le contraire. Mais il est déjà évidemment bien trop tard pour que l'on puisse encore s'en rendre compte. Acta fabula.
Ouah...
J'en reste sans doigt !
L’écrasement de la masse est multifactoriel. L’école est un outil pour mettre en route l’ascenseur social. Ta vision de l’éducation n’aide pas à mettre cet ascenseur social en route.
Fils d’ouvriers et de docteurs connaissaient leurs tables et conjugaisons ? À la bonne heure ! Les fils d’ouvriers restaient des ouvriers et ceux des docteurs devenaient chirurgiens !
Quant à Voltaire, tu m’as fait exploser de rire (merci au passage).
Ce n’est pas ce cuistre de Voltaire qui tenait le discours « On vit dans le meilleur des mondes », mais Leibniz. Dans Candide, Voltaire se moque de la philosophie de Leibniz sans la comprendre. Faut dire que le pauvre n’avait pas le niveau pour être à la hauteur de ce grand philosophe et encore plus grand mathématicien qu’était Leibniz (oui, je suis un fanboy, tu vas faire quoi ?)
Jusqu’à présent, j’avais un certain respect pour toi, René : tu écrivais bien et je pensais, à tort, que tu avais un tant soit peu réfléchi à ce que tu écrivais. Mais force est de constater que ce n’est ni par la pensée, ni par la logique, et encore moins par la culture que tu brilles.
Finalement j'ai retrouvé mes doigts ! Je m'amuse comme un petit fou ! Encore stp !
C'est peut être une des nouvelles missions de l'école de leur apprendre à apprendre par eux mêmes avec ces nouveaux outils tout en renforçant leur arsenal d'esprits critiques vis à vis de la démultiplication des sources d'apprentissage et à se méfier de ceux qui chercheraient à les manipuler ?
Au passage mes élèves de fin primaire ont passé deux mois à apprendre leur table par l'écrit et l'oral et maintenant qu'ils sont en sixième ils les connaissent correctement. kiss.
Dommage que Lindsay S ne donne pas son avis elle qui autrefois était prof et aujourd'hui s'occupe de la réinsertion des chômeurs , elle couvre en expertise tout le spectre de la vie d'un élève contemporain et tout ce à quoi il peut aspirer.
Il y en a qui semblent croire que de nos jours les fils d'ouvriers ne deviennent pas ouvriers et que les fils de docteurs ne deviennent pas des docteurs. Rien n'a changé, nihil novi sub sole, en ce qui concerne ce domaine. Et je connais très bien le domaine de l'E.N., ne vous en déplaise. J'ai pu assister à son lent naufrage. Non, les élèves ne peuvent être auto-apprenant. C'est un non sens. Nihil ex nihilo, rien ne se construit sur une tabula rasa. Mais c'est un mythe commode que l'on entretien, en détournant la maïeutique Socratique... qui s'adressait à des érudits. Quand à Voltaire... je ne suis pas étonné que le second degré soit inaccessible à certains. Ainsi va le Monde. A sa perte.
perso, j'ai une pensée pour CAZ qui doit se dire qu'on a négligé son texte au profit d'un débat dans limite...
Les professionnels de la profession vont référencer ce site et le Conseil Supérieur de l'Education va annexer la Zone avant qu'elle ne la remplace.
René…
Sérieusement…
Tu trolls ?
Tu le fais exprès ?
La totalité de tes arguments a été contestée, chiffres à l’appui.
Tu continues de nous faire tenir des propos que l’on n’a pas tenus.
Tu feins le second degré pour ne pas perdre la face.
Franchement…
J’adooooooore !
Je te ressers un pastis et je vais donc te relancer sur un autre sujet :
Dis-moi, tonton René, que penses-tu du féminisme de nos jours ?
Curieux que tu parles de Troll. Si Troll il y a, c'est toi, en te faisant le porte-parole d'une cause indéfendable. Et mes chiffres, je les tiens de l'E.N. elle-même, et tu les connaîtrais si tu en faisais vraiment partie. Mais j'ai bien compris que j'ai affaire à des Rousseauiste. A partir de là, aucun dialogue possible.
... et en tous cas... on pourra dire que le texte de Caz... s'est transformé en... Caz us belli...
ah non ! on ne peut pas m'accuser d'être Rousseauiste, je n'ai même pas mon permis de conduire.
Blague à part. C'était une référence à Jean-Jacques ou Sandrine ?
... Rousseau... référence... deux termes quasiment oxymoriques...
Merci LC de m’avoir invitée dans le débat. J’ai dû me relire vos soixante-quinze commentaires pour être sûre de ne pas caricaturer.
À mon niveau, le débat me paraît surtout creux. L’école, en soi, ne sert pas à grand-chose — quel que soit le niveau visé, enseigné, obtenu ou perdu. Les employeurs ne demandent pas un carnet de notes : ils te mettent devant un mur et te donnent une truelle.
La plupart des adultes que je rencontre finissent d’ailleurs par dire la même chose (c’est une question rituelle) : leur formation initiale était intéressante, mais elle ne les a pas rendus compétents.
Quand j’enseignais, la pédagogie que je pratiquais était essentiellement déductive et empirique : « Voilà les briques, voilà la truelle. À votre avis, comment on fait ? »
Et comme on peut valider des diplômes à tout âge, que les outils existent, et que la suradaptation permet à des gens très intelligents de donner l’illusion d’une grande culture, tout finit toujours par trouver sa place.
Idéalement — et très personnellement — ce que j’attends du système scolaire pour ma gamine, ce n’est pas l’empilement précoce de savoirs abstraits ou concrets : constellations, départements, PIB des pays d’Afrique ou fonctionnement théorique d’un moteur à fusion avant la sixième.
J’attends surtout un traitement respectueux de ses capacités.
Si elle ne sait pas écrire « maman » à 10 ans, ce n’est pas grave. Elle aura le temps d’apprendre. Et ça ne l’empêchera jamais de faire ce qu’elle veut — si elle le veut vraiment. (Ca sera juste plus long, ce qui n'est pas forcément moins bien)
Mais si ! Il y a dialogue !
La preuve ? La longueur de cette section commentaire !
Allez, je serai gentil : je te ressers un pastis ?
Mais arrête la mauvaise foi si tu veux que j’arrête de troller, et essaye de comprendre ce qu’on t’écrit si tu en es capable.
Parce que là, tu es juste en train de fuir un débat dans lequel tu n’opposes plus aucun argument.
Reprends la lecture en entier et tu trouveras peut être même le passage où j'annonce être dans le privé hors contrat !
(Merde, il va encore me sortir l'excuse du second degré ou bien ne pas avoir lu le poste en question...)
Ah ! Le douanier Rousseau donc.
Medice, cura te ipse... C'est toi qui parle de mauvaise foi ? Je n'ai rien à ajouter, j'ai déjà donné tous les éléments. Libre à chacun de vouloir défendre sa chapelle, même si elle est en ruine depuis longtemps. Ce que j'ai dit est basé dur des faits dont il est facile de détourner les yeux pour ne pas les voir. Mais quand on tombe d'une falaise... on peut détourner les yeux du sol, on tombe quand même. Le problème de l'E.N., c'est d'entrainer les autres dans sa chute. Mais si j'ai bien lu vos commentaires, soit vous n'avez pas compris le texte de Caz, soit vous êtes de fieffés hypocrites, pour ne pas user d'un terme plus trivial.
C'est c'ui qui dit qui est !
Na !
J'aime bien ton humour quand même ! Merci ! Cela donne une bouffée d'air frais.
Le tien est pas mal dans son genre aussi.
merci
Merci aussi !
@Caz : Tu as de la lecture jusqu'à l'année prochaine.
Je crois qu'il y a un record à viser là.
Pas si un QI-o-metre est en jeu en tous cas.
Mais Caz est coutumière des records. Elle pète souvent les scores au compteur des likes sur les posts Instagram. ça peut vite partir en réaction en chaîne avec ses productions.
Sa démarche était en tous cas Kami-Caz...
rock the CAZ-ba
Manque un truc à ce texte, pour moi ; il lui manque d'oser.
Une critique de l'école, pourquoi pas, c'est d'un manque d'originalité déprimant mais pourquoi pas.
[et je n'irai pas plus loin sur la question, allez vous faire voir avec vos débats de salle des profs et de retraités ou retirés de l'éduc' nat', je parlerai du texte et que du texte pour ma part]
Une critique qui passe par un glissement vers le fantastique, là oui, je vote pour. Un travail sur la viande, les murs qui bougent et qui suitent, les montres, les carnassiers, très très bien, je prends.
Mais là ça s'arrête aussitôt que ça a commencé ! On a comme une trame, mais pas la chair. On a des épisodes, à l'état de plan, mais seulement quelques images et quelques événements, pour les créer. Ca prend pas corps.
J'aurais attendu des développements, soit descriptifs et menant vers des tentatives poétiques gore, soit narratifs en allant vers un des grands domaines historiques de la Zone ; mais là y a que le squelette, avec quelques bouts de ligaments et des départs de muscle dessus. Presque rien à manger.
Au travail bordel.
Ah oui, par contre :
- faut arrêter, les retours à la ligne, ça donne envie de casser des claviers, ça donne l'air du gars qui a rien à dire et qui affronte pas la difficulté de faire une phrase
- je veux bien l'adresse de l'IA auteurice du résumé, pour aller lui repeindre les algorithmes à l'alcool à brûler
Lol
kikoo
Je comprends ta critique qui traduit une certaine déception : pas de chair... un squelette... rien à manger... mais réfléchis, La Chouette ! C'est exactement à l'image de l'école primaire actuelle que vise ce texte ! Et je salue la mise en abyme métaphorique au-delà du narratif de surface. C'eût été une faute conceptuelle de vouloir habiller le squelette pour en montrer les os. Et j'ai de plus en plus l'impression que ce que je redoutais en première lecture se confirme : le choix de l'univers granguignolesque pour traiter ce thème risque d'en faire perdre la substance, nuire à son message... que j'ai parfaitement reçu, que Caz se rassure !
Oh le bel exemple de prétention à la surpuissance herméneutique.
On s'en fout, du message que chacun a cru recevoir par voie magique directement au fond de son rectum et que l'aUtEuR lui aurait envoyé expressément, assorti d'un clin d'oeil de connivence.
La littérature n'est pas là pour transmettre des messages. Ca, c'est La Poste, UPS ou DPD, tu confonds.
Pour ma part je viens pas ici pour commenter des intentions, ni des messages vaguement politiques et vaguement tombés du zinc du PMU, mais des textes.
Tu as raison... on s'en fout du message que chacun a cru recevoir... ou rater.
Vas y Glaux défonce tout le monde à coups de batte, c'est ça l'esprit de Noël.
et de 100
ouais, ca sort la sulfateuse, c'est plus drôle que les dictionnaires (mais j'suis débile et non violent donc je fais que passer)
Moi aussi je ne fais que passer
Ne SoMmEs-NoUs PaS
ToUs..
dEsTiNéS à PaSsEr..
lE tEmPs d'Un iNsTaNt QuI
nE dUrErAiT..
qU'uN iNsTaNt ?..
Je vous le demande.
Ne faire que passer, c'est passérieux...
C'est du passé dépassé, trépassé, carapacé même...
Sé pas
MESDAMES ET MESSIEURS, GRAND RETOUR MESSIANIQUE DE GLAÜX LE CHOUETTE, LE GENRE DE MESSIE QUI AFFECTIONNE LA R2SURRECTION MAIS DVC,S. GRANDE FIGURE HISTORIQUE DU SITE ET...
Désolé je me suis pris, l'espace d'un instant, pour un Monsieur Loyal dans ce grand Barnum.
Allez plutôt tous crever.
Je sors d'en prendre, merci.
Gaffe les gars... ça va tourner au Temple Solaire...
J'étais sûre que LC sortirait sa bite et ferait l'avion avec XD
J'ai malheureusement un micro-pénis. Oublie l'avion à hélice. Par contre, j'imite très bien les tortues.
Sinon pendant qu'on traîne sur la Zone, Mill a pondu le texte du siècle sur Facebook et j'encourage tous ceux qui le suivent sur ce réseau social à le soutenir.
Je confirme (pas pour le micro pénis, pour le texte de Mill)
dommage qu'il l'ai pas posté ici (mais si j'ai bien pigé il est en mode "journal de bord" et ca colle pas avec les délais de la Zone). Merde en fait on est en train de coloniser façon bande de Gaza le texte de Caz.
Désolé Caz !
Je propose un retour à la Caz départ...
Le truc de la cantine, c'est dommage, c'était vraiment une bonne idée. Faudrait la creuser, mener l'idée à ses conséquences. Trouver des protocoles ou des raisonnements logiques pour que la survie soit possible malgré les amputations ou les dégradations corporelles. Décrire les états initiaux et intermédiaires et finaux de la dévoration. Se laisser un peu kiffer, déployer tout ça.
Y a le vinaigre en marinade qui relève d'une prise de liberté, c'est chouette, mais QUE DIANTRE il en faut beaucoup plus, de la liberté et de l'imagination.
Je crois que tu n'as pas bien compris... par exemple le truc de la victime qui devient bourreau, le bizuté qui devient bizuteur... le cercle vicieux sans fin et sans espoir... la soumission au modèle, puis son intégration et sa reproduction. Pas d'éthique, pas de morale, juste une inéluctabilité. Et c'est là que se situe la véritable monstruosité de ce texte, cachée sous un amas de chairs palpitantes.
J'ai pas bien compris ce que j'ai pas compris, dans cet amas d'évidences cachées sous des mots de cinq à sept syllabes. Mais je t'autorise à t'extasier, si tel est ton bon plaisir.
Le texte quant à lui reste insuffisant. Les pistes étaient bonnes, la matière reste pauvre. Et je vais pas invoquer le fantôme de Jean Rousset pour te rappeler qu'y a pas de signification sans matière pour la porter, mais je le fais quand même, car les zombies sont sexys.
Hé bien... je te proposes de le réécrire, puisque tu maîtrises si bien le sujet. Ce serait intéressant et instructif pour tout le monde : on verrait ce qu'il aurait fallu faire et comment il aurait fallu le faire...
J'avais pas entendu l'argument "ben t'as qu'à le faire toi-même" depuis le CE2 dis donc.
Hors-sujet. Si la littérature ne pouvait être lue et analysée que par des auteurs, elle serait morte depuis longtemps, et n'aurait jamais servi à rien.
Veuille jouer avec ton caca.
Y a un texte, on le commente, pour lui-même.
Déjà on apprend à lire. Ensuite à écrire. Et manifestement, cela ne suffit pas pour comprendre. Oui, je ne suis pas étonné par ta réaction de fuite derrière une pirouette qui cache mal ton incompétence. A présent on comprend mieux ton commentaire né de la jalousie et de la frustration de ne jamais pouvoir produire un texte aussi inspiré que celui de Caz. Alors tu te réfugies dans la critique au premier degré, bats en retraite dès que l'on entre sur le terrain du second degré... on a bien compris. Ite, missa est.
C'est drôle, cette constance dans la présence de gens qui cherchent des amis et des ennemis au lieu de commenter des textes.
Ca me donne envie de dire stéphanophore. Ou raminagrobis. Ou bien une chèvre morte.
Et c'est curieux cette persistance de certains à ne lire que ses propres commentaires et à ignorer soigneusement ceux faits par les autres intervenants consciencieux qui assistent médusés à tes monologues...
@René de Cessandre : Après 120 échanges avec toi, c'est seulement maintenant que je remarque le jeu de mot dans ton pseudo. Bingo bravo ! Tu as raison pour ce qui est de prendre le temps de lire les autres. Mais tu as tors avec ton approche. Les trolls sont eux aussi digérés par le système.
J'aimerais que tu aies raison, Lapinchien ! Mais le constat est plutôt que ce sont les Trolls qui digèrent le système : c'est leur rôle. (P.S. : Bravo pour avoir vu le jeu de mots !).
Pas d'accord avec toi. Ils sont non seulement digérés par le système mais pire que ça, ils servent même à tester le système et l'optimiser. Ils se croient en dehors du jeu, se plaisent à croire qu'ils n'en respectent pas les règles alors qu'au contraire ils servent à écrire les règles du jeu. Mais c'est une forme de rébellion de la jeunesse à peu de frais. Pour l'avoir pratiquée, je t'avoue que c'est grisant.
Ben... tu expliques exactement ce que j'ai dit précédemment, et je te cite : "ils servent même à tester le système et l'optimiser [...] ils servent à écrire les règles du jeu". C'est ce que j'appelle "digérer" le système. Dans le sens où ils en sont les garde-chiourme, certes téléguidés et instrumentalisés, mais ils en sont en même temps les pseudopodes qui lui servent à s'étendre et à se maintenir. Et il ne s'agit aucunement d'une rébellion, mais au contraire d'une servitude consentie. (... comme tu le dis, "il servent à écrire les règles du jeu" (les règles du jeu du système)).
Merci pour le terme "pseudopode" que je ne connaissais pas. Je vais maintenant pouvoir briller en société en parlant d'Eric Zemmour de manière originale.
Je t'en prie...