J’attends Cyane, allongé sur mon lit avec une érection terrible. Cette canaille m’a chauffé tout le trajet et a presque réussi à gagner sans me toucher. Rien que d’imaginer ce que nous allions faire m’embrasait et il a fallu que je m’arrête à plusieurs reprises à cause des frottements de la marche. Évidemment, Cyane, aux anges, en rajoutait pour me voir brûler. Sauf que maintenant, elle zone dans la salle de bain depuis déjà un quart d’heure. Je m’impatiente :
— Cyane ! Tout va bien ? Tu t’es noyée dans la cuvette ?
— Mais tais-toi ! C’est plus difficile que je le pensais ! Aïe ! Oh ça y est ! Pouah ! C’est dégoûtant !
— Qu’est-ce qu’il y a ?
— Rien ! Ne viens surtout pas !
— J’arrive, hé hé !
— NON ! Non ! Attends-moi sur le lit ! J’ai bientôt fini !
Elle débarque et pose dans l’embrasure de la porte. Toute nue. Déhanchée. Magnifique. Je soupçonne la professionnelle d’avoir étudié l’orientation de la lumière pour s’exposer dans toute sa splendeur. Impossible de jouer au blasé, la salive qui s’échappe de ma bouche me trahit. Elle pouffe en pointant du doigt mon érection :
— Tu vas exploser !
— Oui, ça me fait mal…
— Oh, je peux en profiter un peu s’il te plaît ? J’adore quand tu n’en peux plus !
— Pas trop longtemps alors…
Elle enjambe le lit, se retourne et se met à genoux devant mes cuisses pour m’offrir une vue sur sa cambrure huilée, impossible à soutenir sans douleur. Son œil sadique se moque par-dessus son épaule. Je n’arrive pas à résister bien longtemps, je glisse mon érection entre ses fesses et me masturbe en gémissant. Elle me repousse avec son pied, mon dos percute la tête du lit :
— Aïe ! Mais t’es conne !
— Tais-toi ! Regarde-moi et souffre en silence !
Elle me fait enrager encore quelques minutes, puis, satisfaite de mon agonie, elle plaque les mains sur ses fesses, les écartes et présente son anus tout luisant juste devant mon gland :
— Tu en as toujours envie hein ?
L’huile d’amande douce me fait tourner la tête, mon cœur déconne. Je vais tomber dans les vapes. Cyane me pince le mamelon. J’ai envie de la cogner mais je me retiens. Sa voix émue m’apaise :
— Il faut que tu m’aides. Je n’arrive pas à me détendre… Sers-toi de tes doigts, ou… je ne sais pas…
Je pétris ses fesses avec joie. Mes pouces s’enfoncent en elle et sépare ses parois, collées comme des quartiers de clémentines. Elle soupire, plonge sa main vers son entrejambe, joue avec son clitoris. Son anus éclot avec un bruit d’aspiration et reste grand ouvert. Je ne perds pas de temps à réfléchir, ma verge y pénètre, mais tout en douceur, même si mon sang crie vengeance. Cyane réagit au moindre de mes mouvements qui, lorsqu’ils sont trop brusques, lui font l’effet d’une brûlure. Je me contrôle comme je peux, craignant de l’entendre protester à chacun de mes spasmes. Elle se cambre à fond pour me faciliter le passage, je manque de jouir. Un rire nerveux franchit mes dents prêtes à se briser. Cyane ignore mon état critique et continue de se masturber en couinant :
— Han, c’est trop bon… c’est… c’est trop bon… Viens plus profond…
Son arrogance m’agace et, en plus de sa posture, bandante à en crever, la possibilité de la mettre au supplice m’excite énormément. Je me surprends à lui vouloir du mal et meurs d’envie d’entrer d’un coup, le plus loin possible, pour la faire hurler. Mais il suffirait aussi que j’avance un peu vite pour perdre immédiatement la partie. Je progresse millimètre par millimètre, serré comme jamais, tendu comme un arc. Cyane bave, la joue sur le matelas, livrée à son plaisir, elle délire et expire des mots étrangers. Son anus se contracte et se dilate autour de ma chair, au rythme de sa masturbation qui s’accélère. C’en est trop, je ne tiens plus. Je lâche les chiens. Mes hanches balancent, mes testicules claquent. Cyane crie stop et cherche à se dégager. Son crâne vient heurter ma mâchoire. Mon corps sonné tremble de la tête aux pieds. J’éjacule sur son dos et continue d’asperger son ventre lorsqu’elle se retourne, son visage confus, à la fois furieuse et fascinée par mon craquage nerveux. Nous restons un temps à nous fixer sans nous voir, haletants, à genoux sur le lit. Je romps le silence, la voix déformée par un sanglot :
— Désolé, désolé… C’était plus fort… beaucoup plus fort que moi… Ça, ça va ?
— Oh ! Ne t’excuse pas… moi aussi, je… je…
— Quoi ?... Mais dis-moi !
— Je ne sais pas, Raphaël… Je crois que, j’avais envie que tu me fasses mal et…
— Oui ?
— Et en même temps, je voulais que tu souffres toi aussi… Tu crois que…
— Que ?
— Que nous sommes… tu sais… comme ces gens qui aiment souffrir et faire souffrir ?
— Des sadomasochistes ? Peut-être… un peu… Je ne sais pas.
— Et puis…
— Mmm ?
— Un moment, j’ai imaginé qu’on torturait quelqu’un à côté de nous et… et j’ai adoré ça…
Cyane colle ses yeux sur son avant-bras et se met à pleurer :
— Je suis un monstre !
Je suis encore sous le choc de ma propre réaction, incapable de trouver une phrase réconfortante. Je balbutie :
— Si tu es un monstre, nous le sommes tous.
— Oh Raphaël ! gémit-elle en me tombant dans les bras, je crois que…
— Oui ?
— Je crois que je n’ai plus envie d’arrêter de jouer…
Cyane se retourne, fouille dans son sac au pied du lit et en tire une sorte de harnais avec…
— Euh... qu’est-ce que… c’est quoi ce truc ?
— J’ai trouvé ça sur internet… Maintenant, à ton tour !
LA ZONE -
Allez, une petite scène de cul ! (JDG, chap. XVIII) = ajouter un commentaire =
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= commentaires =
Ben moi j'ai trouvé ça hyper nul et convenu, au contraire de ce que dit la présentation.
C'est du porn, quoi.
Avec un caractère atrocement petit doigt levé au premier paragraphe ("une érection terrible (...) Cette canaille m’a chauffé tout le trajet (...) m’embrasait (...) Cyane, aux anges, en rajoutait pour me voir brûler" : l'impression que c'est Stéphane Bern qui raconte), puis, ben, du porn. Anatomique, sans variations, sans récit autre qu'anatomique.
Ceci étant, le porn m'ennuie systématiquement. J'y vois pas l'intérêt.
Pas capté non plus ce qu'il y aurait de spécialement intéressant à la fin, je veux bien que celle ou celui qui fait l'intro m'explique en quoi y aurait la moindre crédibilité psychologique ici, ou la moindre originalité dramatique.
Bah. Pas grave, mais pas bon non plus.