La Zone
La Zone - Un peu de brute dans un monde de finesse
Publication de textes sombres, débiles, violents.
 
 
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Messages - LePouilleux

#1
= EVENEMENTS = / Re : MORT de la ZONE
Avril 29, 2026, 20:24:50
Du coup, on peut le dire maintenant que René de Cessandre est un des noms de plumes de Bruno Le Maire.
#2
= EVENEMENTS = / Re : MORT de la ZONE
Avril 27, 2026, 22:13:37
Bah voilà. Ça ce serait un chouette sondage : pute, caca, zobi ou pianiste ?

Zobi c'est le mot le plus viriliste qu'on puisse choisir par contre.
#3
= EVENEMENTS = / Re : MORT de la ZONE
Avril 27, 2026, 21:21:58
Citation de: Dourak Smerdiakov le Avril 27, 2026, 21:13:06je considère que, moralement, le vote "chèvre morte" est à verser dans la catégorie "crève, salope". Pour le vote Zobi, ça dépend. J'avoue que je ne sais pas trop quoi faire du vote Zobi.

Mais mes considérations, c'est de la merde.

nihil, relève-toi, ils sont devenus fous.

Zobi va généralement avec dtc ou dtcs. Donc tout à fait indiqué pour la situation. Un vote logique et équilibré en somme. Après, peut-être que Nino faisait juste référence à Zobi la mouche.
#4
= EVENEMENTS = / Re : MORT de la ZONE
Avril 27, 2026, 20:51:08
Dans le doute j'ai voté zobi. Cœur sur vous les admins pour la gestion du merdier.
#5
Chouette ! Si un porte-avion américain debarque dans le golfe du Lion au moins on saura pourquoi il est là.
#6
Il y a quelques mois je suis tombé par hasard sur un roman d'anticipation japonais qui imagine les développements d'un monde virtuel peuplé de pnj/IA autonomes. Ces derniers n'ont pas eu de visite humaine depuis mille ans. Si ça t'intéresses, ça s'appelle The thousand years beach de Hirotaka Tobi. Un livre très surprenant sachant qu'il a été rédigé en 2002.
#7
A chaque fois que ça parle d'IA, je peux pas m'empêcher de penser à cette vidéo où un chômeur américain explore les limites de l'ontologie avec des PNJ bloqués dans leur monde virtuel :

#8
J'ai une réclamaquestion : est-ce que Clacker et ses textes se sont définitivement dissous dans un bain d'acide ?
#9
OUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS

#10
Mon smartphone me fit sursauter.
Je le chercha pendant de longues minutes.
Ou pouvait-il bien se trouver sacrebleu.
À force de cherche, je trouvi mon téléphone quand il se mit à sonner une nouvelle fois. C'était ma soeur qui m'appeler.
- Allo, qui c'est ? répondais-je
- C'est ta soeur! qui bat le beurre, entre les couilles du facteur
Je me rappelis alors que ma soeur n'avait pas du tout cette voie en vrai.
- Qui etes vous donc, monsieur dame ?


Le cadavre de ma voisine nageait dans la piscine en avalant les papillons ! Et derrière moi son téléphone rose diffusait les résultats de la Ligue 1


Puis je me réveilla.
#11
Citation de: Nino St Félix le Janvier 19, 2026, 20:53:01Bon on l'attaque ce foutu texte ouioumerde
Moi j'suis chaud. Mais j'ai besoin de la phrase de fin avant de partir sinon ça va être n'importe quoi

On peut finir par "Et c'est ainsi que naquit de mon giron fertile cette bouffonnerie humaine qu'on appelle écriture."
#12
= INITIATIVES = / Le 4000ème - appel à projet
Janvier 15, 2026, 12:09:21
L'arrivée du 4000ème texte publié sur la Zone approche à grand pas. Et dans un élan rituel aussi inutile que fun il serait bien de lancer un texte collectif pour marquer le coup. IL DOIT ÊTRE FINI AVANT LE 27/02/2026, DATE DE SA PUBLICATION !

Rappel : l'attribution de la rédaction du 3000ème fut le résultat d'un concours de nouvelles lovecraftiennes remporté par Lapinchien et moi lorsque nous étions encore jeunes et fringants : https://www.lazone.org/articles/3000.html

Il n'y a pas vraiment de tradition établie, donc vous pouvez balancer ici vos idées de thèmes, modes de rédaction ou autres procédés complètement iniques pour créer une œuvre collective zonarde originale.

#13
Citation de: CAPSLOCKENSPIEL le Janvier 26, 2025, 00:36:39D'ailleurs c'est quoi, la coutume ? Poster ce qu'on a écrit sur le site, ou le montrer d'abord ici histoire que les gens aient le temps de dire, écoute, il vaudrait mieux que tu essaies de faire pianiste ?

Citation de: lapinchien le Janvier 26, 2025, 04:50:19Ne jamais spoiler sur le forum comme cet éjaculateur précoce de LePouilleux.

Certes, mais tu en as toujours sur le coin de la bouche lapinou.

Plus sérieusement, ça ne me gênerait pas d'aller un peu plus loin que les private-joke et de voir sur ce fil des bouts de texte ou des versions bêta avant publication en mode atelier d'écriture qui sent autre chose que la naphtaline (quoique). C'est pas comme si ça manquait de publications ces temps-ci, il me semble.
#14
= DISCUSSION GENERALE = / Re : Autopromo
Janvier 23, 2025, 21:28:28
T'as cru que t'étais dans une ligue amateur mais c'est la Champion's League ici gros. 
#15
Un samedi au supermarché

Je ne me rappelais plus exactement où j'étais. La sensation de quelque chose de vaseux s'insinuait en moi. Un bourdonnement sourd faisait vibrer mes tympans. J'ouvris tout à fait les yeux. La chambre, plongée dans le noir, ne me donnait aucun indice sur les songes qui avaient secoué mon sommeil au point de me réveiller. Mon esprit demeurait lui-même figé entre le sommeil et un éveil trop brutal pour commencer la journée. Ma compagne se retourna vers moi, l'air toujours assoupie. De sa bouche sortait les effluves d'une mécanique secrète : odeur d'ail et relents acides refoulés du plus profond de ses entrailles. Je déglutis difficilement en détournant la tête pour échapper aux exhalaisons qui me semblaient à ce point insupportables que je faillis me précipiter aux toilettes. Et pourtant, ce n'était que l'odeur naturelle de ma femme. Mais tout me semblait étranger tout à coup, souillé, loin de tout ce dont j'étais familier. Mon corps, lourd, plus vieux que d'habitude, s'extirpa difficilement de sous la couette. Le mobilier autour de moi sentait le neuf, le propre, tout ce qui pouvait être rassurant. Des choses matérielles objectivement inutiles jonchaient la moindre pièce comme des fétiches nous protégeant de maux relégués aux oubliettes de notre mémoire biologique. La maison, encore plongée dans le noir des volets roulants, représentait la somme d'une infinité de choix rationnels. Elle représentait un aboutissement qui n'était rien d'autre qu'une niche de confort et un terrier d'innovations techniques. Et maintenant ? Il y avait  peut-être quelque chose d'ancien que j'avais oublié, qui essayait de remonter à la surface pour venir tambouriner à la porte de mon existence  « Calme-toi Yvan, c'est trop deep pour un dimanche matin. » Je commençais à zyeuter une liste de course sur mon smartphone. Puis, je passais complètement à autre chose en prenant un café pour laver cette sensation étrange et dérangeante.


Cette sensation se répéta pourtant, une demie-heure plus tard, dans le rayon biscuits, goûters et pâtisseries de Génialmarché. Le dernier endroit au monde où on pouvait imaginer faire une crise d'angoisse. Alors que je cherchais les barres chocolatées « Capt'ain Bon » à travers les couleurs vivaces des multiples emballages en carton et plastique, un couple de retraités aisés — des boomers —  me coupa la route avec son lourd caddie remplit de plus de 1500 euros de marchandises. La roulette avant-droite de leur chariot me heurta la pied et je protestais d'un : « hum !».  Mais cela ne les fis pas réagir. Ils continuèrent à traîner le nez en l'air, lents, terriblement lents, en mettant de travers leur caddie pour bloquer complètement le passage aux autres clients voulant traverser le rayon. Je n'existais simplement pas à leurs yeux. Scandaleux. J'étais une contingence qu'on pouvait se permettre d'ignorer. Une chose qui n'existait pas dans cet univers donné. Je me rendis alors compte que la lumière blanche du magasin pulsait beaucoup trop fortement. Elle s'imprimait douloureusement sur ma rétine en me fatigant la vue. Mes yeux se mirent à cligner frénétiquement. La nausée monta à nouveau. Ma tête tournait étrangement. Je fis tomber un paquet de Capt'ain Bon « Milky Latte Cinnamon » par terre. Un détail me perturba : le capitaine ne possédait que quatre doigts sur la main qu'il agitait vers les petits enfants sensés ingurgiter sa barre de chocolat remplit de sirop de glucose. Les deux vieux se retournèrent alors brièvement. Leurs yeux passèrent à travers mon corps, je veux dire, comme s'il mirait à travers une vitre transparente, puis reprirent leur folle chasse aux promos.
Je commençais rapidement un exercice de respiration apprit sur Noustube. Se concentrer sur l'expiration et l'inspiration de l'air. Évacuer l'air calmement pour éviter le déséquilibre des flux. L'angoisse n'est qu'un phénomène physique contrôlable, qui n'a aucune réalité objective. C'est ainsi que me vinrent à l'esprit un éventail de situations apaisantes. Des gouttes de pluie tambourinaient contre le toit en tôle d'un chalet confortable. Un panda grignotait calmement une pousse de bambou. Maman ourse  léchait bébé  ourson. Un rayon de soleil perçait à travers un champs de blé caressé par le vent. Des nuages frôlait des sommets enneigés à une vitesse folle. Je fermais les yeux, entrevoyant le bout d'un tunnel à la lumière chaude et apaisante. Toute l'angoisse s'estompa de manière miraculeuse. Bordel. Mais pourquoi fallait-il que les responsables marketing de Pestlé aient foutu ces spirales rouges tournant à l'infini dans les yeux du Cap'tain Bon ? Sans doute pour happer l'âme des enfants innocents.