Résumé : Bonjour les lecteurs de la Zone. Aujourd'hui, traitons de la supériorité de l'intention éditoriale sur celle de l'intention de l'auteur. ALORS NE VOUS EFFRAYEZ PAS § La Zone n'est pas en train de virer club de poésie post bourgeoise bohémienne qui pue le pipi. Réglons nos comptes sur le sujet si vous le voulez bien dans les commentaires de ce texte. Mon point de vue n'a jamais changé : SEUL DOURAK SMERDIAKOV EST L2GITIME SUR LA ZONE pour écrire de la poésie, surtout si c'est un sonnet ou une ballade, ou dans le cas présent ON NE SAIT PAS TROP BIEN QUOI § Car oui, c'est super facile de se faire passer pour un poète, en écrivant 3 lignes en prose aléatoire ou en vers qui riment dans le meilleur des cas, avec respect des règles du genre, du décompte des pieds, de l'élision, des rimes riches, de l'absence de voyelles inspirées MAIS SEUL DOURAK A LE BACKGROUND nécessaire pour écrire de la poésie vraie.(un stage commando de 2 mois en Guyane) Déjà il a conscience que CE TYPE DE PO2SIE C4EST DE LA MERDE § Et sculpter dans un block de caca pour faire émerger, une œuvre minimaliste, dense, à plusieurs niveaux d'interprétation, voire même des niveaux SYMBOLIQUES, ça pourrait très rapidement faire penser à un happening d'ART CONTEMPORAIN (les plus grands spécialistes du marché de l'art/investissement financier à intérêts de l'ordre de 10% en 3 ans SONT SUR LE COUP et dissèquent actuellement le sieur Dourak, peut-être même au sens propre dans la chambre aseptisée d'une morgue scientifique de VOLGOGRAD afin d'étudier son cerveau de GENIE HORS DU COMMUN de notre contemporanéité, puisque voilà plus d'une semaine que DOURAK a disparu de la circulation ET QUE JE SUIS à 2 DOIGTS de lancer une ALERTE ENL7VEMENT) Pour en revenir au texte : J'aime bien les gens pointilleux, moins le style pointilliste, et encore moins l'abus de ponctualité triple. (J'ai jadis souffert de ce mal mais la Zone m'en a guéri) Il atteint en général ceux qui se la pètent et écrivent rapidement des textes, disons même qu'ils les torchent, ou qu'ils se torchent avec, puis qu'ils nous font les carreaux des lunettes. Ils veulent inconsciemment nous faire croire que non seulement ils ont des choses intéressantes à dire mais de surcroit qu'ils aimeraient en dire tellement d'avantage que ce qu'ils nous révèlent mais qu'ils écrivent tellement plus vite que leur pensée qu'ils peuvent au rythme de croisière à fond sur le clavier qui fume, se tourner carrément les pouces au sens littéral tout en continuant de taper leur texte d'une traite avec leurs deux auriculaires entrainés bien malgré eux dans une chorégraphie digitale digne de Rudolf Khametovitch Noureev. Nous aborderons la question de la supériorité de l'intention éditoriale sur celle de l'intention des auteurs, une autre fois probablement, car notre émission touche à sa fin. Et bien le bonjour.
= commentaires =
welccome, wilkommen, benvenuto, tora, tora, tora !
Il y a un texte, genre petite nouvelle paru il y a quelques mois ici, ou l'auteur met en scène un violeur pédophile et tente en illustrant son thème de culpabiliser le lecteur, de lui procurer le sentiment que le fait de lire lui donne une responsabilité sur l'écrit, un peu comme les astrologues en fait.
J'ai plus la source mais ça peut me prendre d'aller chercher, bref...
Il y a un peu de ça ici, mais ça le dirait plutôt que de le faire, pas de scène, de petite histoire, comme l'autre, c'est une déclaration. C'est haineux au lieu d'être amoureux si on prend ce dernier frisson comme un cacique poétique, mais c'est la même méthode, s'il est si difficile d'être caressé par un poème, pourquoi serait-il plus facile d'être griffer, meurtri, je veux dire.
C'est pas le boulot de l'humanité d'apparaitre comme ceci ou cela aux uns ou aux autres, on en reste là, on aurait pu leur faire un procès aux hommes sur les souffrances ou la décrépitude, ou n'importe quelle angoisse, mais justement en la nommant quand même un peu. Après les livres dont vous êtes le héros, le poème à faire soi-même débarque, ahlala.
C'est moche comme alexandrin :
"De gratter l'écorce
de l'infinie conscience..."
je préfère le E surnuméraire, pour la scansion, mais le HEU juste avant la césure, c'est lourd.
J'aime bien les rimes de la strophe du milieu par contre, il y aurait un embryon de géométrie du poème à ce niveau peut-être, une intrusion de la troisième dimension des mots qui peut sublimer le langage.
mais bon, je ne crierai pas le poème du haut d'une falaise ce qui reste la mesure ultime du bouzin.
Si tu es un vrai monsieur, c'est déjà bien d'essayer. Ce qui ne te mords pas te sens plus fort. Et je t'encourage à ne pas te décourager en molestant de tes textes flamboyants le Lagomorphe ici présent, véritable cerbère des lieux.
Si tu es un bot aléatoire/zonard sous pseudo²/double de {user-25}, et bien, je ne finirais pas cette phrase.
Mais force est de constater qu'il faut un sacré niveau de compréhension des mécaniques sous-jacentes des Choses pour livrer de la poésie qualitative. Crasseux ignorant refusant d'entreprendre un pèlerinage éprouvant mais édifiant, je me réfugierai donc derrière un téléphoné : "la poésie c'est pour les fioles". Incitation à la laine et au tricot.
J'essaierai de réutiliser chaque mot de ton offrande maïeutique dans mon vaste projet entropique.
J'ai bien rigolé sur la présentation mais je dois avouer que je n'ai rien capté au poème.
Il dit à la fin qu'il reviendra, de façon un peu obscure sous la forme :
"Je reviendrai"
ça reste une théorie bien entendu, chacun peut imaginer qu'en fait, il enfile un string avant de faire la circulation à Nouakchott.
Un poème difficile à capter c'est ça :
"Tout Orgueil fume-t-il du soir,
Torche dans un branle étouffée
Sans que l'immortelle bouffée
Ne puisse à l'abandon surseoir !
La chambre ancienne de l'hoir
De maint riche mais chu trophée
Ne serait pas même chauffée
S'il survenait par le couloir.
Affres du passé nécessaires
Agrippant comme avec des serres
Le sépulcre de désaveu,
Sous un marbre lourd qu'elle isole
Ne s'allume pas d'autre feu
Que la fulgurante console."
ce qui est écrit en haut, ça dit des choses assez simples, y'a moins de mystère que dans un kinder-surprise.
Question théorique :
>Un nuisible, un abcès, les pires afflictions !
Ça fait combien de pieds ? Est-ce que la virgule après nuisible empêche de compter un seul pied pour "ble, un" ? Ou alors la virgule rend-elle le 'e' de nuisible muet comme un 'e' à la fin d'un vers ?
http://www.crisco.unicaen.fr/~stage/Verlaine/index.php?navigation=explications
Enfin quelqu'un qui sait se rendre utile par ici.
je ne sais pas pour les sonnets, Rick Deckard, mais y'a du réplicant par là :
http://www.jokabox.com/outils/syllaber
Et c'est là que les cerveaux foudroyés par l'idée claire et évidente comprennent pourquoi il fallait, de toute éternité, que ces putains d'illustration passent à droite (comme ta mère et ton père, et ton fils, et ton voisin, et ton prof de yoga, certes).
Suçons des bites, putain.
Je menace la poésie et Dourak Smerdiakov à titre nominatif depuis 2007 et rien, pas une invitation feutrée dans son boudoir, pas un MP affriolant en dehors de considérations administratives. J'avale, moi aussi, ok ?