LA ZONE -

Le grand amour de Barbie

Le 29/03/2025
par Magicien Pampers
[illustration] Barbie de Nike possédait l'ardente imagination et l'intelligence du grand Albert E. C'était une des cosmologistes les plus brillantes et les plus originales de son siècle (le XXIVème). En plus, ses guibolles étaient mieux galbées que celles d'Einstein.
Barbie était une fille à Papa qui descendait d'une lignée de marchand de chaussures qui avait établi leur fortune en exploitant les esclaves des pays en voie de développement du bon vieux XXème siècle et du suivant aussi. Soyons sport, Barbie n'y était pour rien. Génialement douée, cette créature blonde, preuve que la tonalité de la capillarité d'un individu n'entre pas en ligne de compte avec sa souplesse cognitive, avait décroché le Prix Bonel en Helvétie-Libre en confirmant que la matière noire était bien composé de neutralinos. Cette question restait en suspend depuis trois cent ans. Malgré ces remarquables résultats, Barbie était financièrement placée sous la responsabilité de sa vieille tante, la Duchesse de Nike. Dans son milieu, la plus élémentaire des sagesses consistait à ne rien foutre en claquant le fric qui se multipliait de lui-même.
Le manoir de la famille Nike était très laid mais fort gros. Il était fixé, comme une espèce de nid de guêpe maçonne, à la paroi d'un abrupt piton granitique des monts Retezat, au coeur des Alpes de Transylvanie. Un peu plus bas, les eaux jaune citron acide du lac Bucura luisait au milieu d'une désolation morne dépourvue d'arbres mais infestés de roches grises, de buissons bas vert caca d'oie, de hordes d'hommes-sauvages craintifs, maigres, difformes.
L'architecte responsable de la construction de l'horreur néo-gothique avait eu l'idée de placer le chef d'oeuvre juste en face du lac. C'était un inconditionnel du panorama. Conséquence de cette inspiration, le château se tenait à 2500 mètres d'altitude, placé sur un versant orienté plein-nord en plein dans un couloir de vent puissant autant que glacial.

Barbie buvait une bière verte assise sur son siège favori installée sous l'énorme linteau de pierre qui décorait la grande cheminée de la gigantesque salle de séjour. Fixé au centre du linteau un blason de marbre représentait les armoiries de la famille, une chaussure courante azur sur champ de gueule ainsi que la devise qui l'accompagnait : JUST DO IT !

La Duchesse Bianca de Nike tressaillit en entrant dans la salle. Sa nièce était encore nippée d'une horrible combinaison bleue pleine de tâches qu'affectionnaient les créatures humaines des castes inférieures qui officiaient dans les quelques astroports encore en activité ! D'ordinaire, ces hominidés avaient des outils graisseux dans les poches, berk ! Mais, le pis ne résidait pas dans cet accoutrement.
«  Qu'as-tu fais à ton front ? Il est énorme ! Tu ressembles à un de ces poissons de jadis qui sautaient dans les cercles !
Barbie porta la main à son crâne et rétorqua avec simplicité :
C'est ma sur-cervelle formée à la mécanique quantique que j'ai achetée en solde ! Ça fait au moins cinq fois que je te le répète ! J'ai toujours besoin d'un max de mémoire de stockage. Au fait, les bestioles dont tu parles s'appelaient des dauphins, de plus, c'étaient des mammifères marins... 
La Duchesse n'écoutait pas. Elle avait besoin de se remonter. Ce qui semble normal à l'âge de cent-trois ans lorsqu'on éprouve un grand choc. Elle s'empara de la petite cuiller de platine qui pendait au bout d'une chaine autour de son cou, ouvrit la boite qui ne la quittait jamais, plongea la cuiller dedans et enfila une bonne dose de coke dans l'orifice de son tarin aristocratique.
 Merveilleux ! fit-elle en s'asseyant en face de Barbie. Je ne parle pas de ta nouvelle coiffure... mais comment vas-tu faire pour te trouver un beau milliardaire superficiel à grosse pine avec une telle face ? s'inquiéta la tantine.
 Bof ! Pour ça, j'ai Paul Newman, Pratt Bit et Sean Connery... ils me suffissent amplement ! Une fois les conduits ramonés, hop ! Dans leurs sarcophages ! 

C'est la meilleure part de l'homme ! Ton système présente des avantages. Cependant, ce n'est pas naturel de se passer de la compagnie des vrais mâles ! Ton habitude de fricoter exclusivement avec des machinakus est une perversion provenant du côté Monsanto de la famille. Je me souviens du vieil oncle Fluide et de ses penchants excessifs pour les naines à trois jambes et les géants oranges d'Ukraine ... c'était fort embarrassant ! Surtout lors des soirées, lorsqu'il était ivre !Il ne pouvait plus retenir les flatulences sonores qui s'échappaient de son anus distendu. Crois-moi, il te faut un beau mari organique. Nous avons toutes besoins d'être flattées, protégées, adulées, comme les entités terrestres supérieures que nous sommes. Je veux dire, nous, les aristocrates. Il est tellement agréable d'avoir à sa botte des hommes dignes, forts, virils, qui rampent à nos pieds comme des serpents. L'homme est un chien fidèle stupide. Mais attention, dès que sa maitresse lui tourne le dos, il ira se rouler dans le premier colombin qui croisera sa route. Aucun androïde ne sera jamais capable de se comporter de cette façon !
Barbie restait silencieuse. La Duchesse étant une spécialiste du non-sens.
Et ton haïssable abomination ? Je n'ai pas encore entendu le son de ses pieds plats claquant de cette manière si particulière et si détestable sur mon carrelage ? Tu es enfin guérie de ton Oedipe synthétique ? 
Bianca De Nike voulait parler de Igor, le majordome personnel de Barbie. Igor était un andro Hazzardien* de classe Nestor programmé pour servir et veiller sur les humains. Ses conformités physiques étaient originales. Il possédait une très belle bosse, des jambes arquées et maigres, de long bras qui trainaient presque par terre, des mains cadavériques ornées de griffes noires ébréchées. Sa physionomie était remarquable. L'avorton synthétique était décoré d'une paire d'yeux blancs aussi ronds que des balles de tennis de table nipponne, d'un très long nez crochu pourvu d'une pustule (sans poil), de dents vacillantes et d'un menton en galoche. Igor était presque chauve mais avait des pellicules. Gontran, le frère de Bianca, le mauvais plaisant de la famille, en avait fait cadeau à sa soeur lors d'un noël, cinquante ans auparavant. C'est la petite Barbie qui l'avait re-découvert dans une vieille malle du grenier. Depuis, impossible de séparer ce couple improbable. Barbie était quelqu'un qui pouvait être extrêmement têtue. Niveau disque dur, un truc merdait chez cet androïde. Impossible de lui télécharger le moindre tutoriel scientifique. Même les tables de multiplications ! Heureusement, il compensait ce handicap par des talents gastronomiques qui auraient fait se tordre de jalousie le cuisinier antique Cyril Lignac. Ce qui tombait fort bien. Barbie aimait manger avant de se taper ses androïdes ! En plus, c'était un vrai champion niveau flipper ! Barbie et lui se mesuraient souvent sur des vieilles machines antiques et crépitantes. Ce salopard gagnait tout le temps !
C'est justement pour ça que je viens te voir, Tantine, figure-toi qu'Igor s'est fait kidnapper et je me sens toute chose ! 
Merveilleux ! C'est une très bonne nouvelle ! Cet oenuque castré ne manquera à personne...
Barbie laissa filer le pléonasme et se lança dans le vif du sujet.
Je veux dire que j'ai besoin de dix petits millions de crédits pour le récupérer... 
Quoi ? C'est le prix de mes nouveaux implants mammaires en uranium appauvris ! A propos, trouves-tu que je fais mes vingt-six ans ? 
Mais Barbie n'était pas décidée à jouer à ce jeu. Elle sortit sa botte secrète.        
Oh Tata, à propos ... j'avais pensé à toi en revenant de l'observatoire de San Pedro Martyr. Je t'avais rapporté un petit kilogramme de cocaïne mexicaine, mais, c'est con, je ne sais plus où je l'ai foutu... 
Merveilleux ! J'adore priser ce tonique innocent ! Cette attention me touche au plus profond du coeur ! J'ai même remarquée son action stimulante lorsque je m'en poudre la vulve et le clitoris ... tu as besoin de combien pour ton chèque ?

Situé à un jet de pierre de l'antique ville de Budva, l'ile de Stevi Stefan abritait un très vieux complexe hôtelier composé de constructions blanches aux toits roses ombragés par quelques cyprès noirs séculaires et superbes. Autour de l'ile, la mer Adriatique lançait ses reflets bleus, le soleil était

à sa place et la plage idéale, c'est à dire, quasiment désertée de gros cons. Ce qui semble normal après deux guerres atomiques mondiale... et qui confirme la règle que la plupart du temps, même les plus gros malheurs peuvent présentés des avantages indéniables.
Barbie mangeait des roubignoles rôties de sanglier-mutant accompagné d'asperges sauvage dans la grande salle du restaurant pendant que Sean Connery, Prat Bit et Paul Newman tenaient compagnie à leur maitresse. Malheureusement, ces poupées synthétiques dites «de plaisirs » n'avaient pas le même libre-arbitre surréaliste que le butler de la belle cosmologiste. La conversation manquait de rebondissements.
«  Jamais Igor n'aurait fait cuire ces roustons comme ça. déclara Barbie qui trouvait la bidoche trop cuite.
My name is Bond ! déclara Connery qui était vêtu d'un magnifique smoking bleu pétrole et qui portait son PKK chargé sous l'aisselle gauche.
Passe-moi la sauce*! ajouta Newman d'un air impénétrable.
Koll ! termina Pratt Bit qui souriait sans arrêt, ce qui était agréable mais agaçant au bout d'un certain temps.
Les gars, on peut dire que vous avez de la conversation … leur répondit Barbie après avoir tiré la langue au grand, élégant, beau et riche hindou qui n'arrêtait pas de reluquer discrètement ses guibolles et qui était un des rares clients de l'hôtel … sommelier ! Une autre bouteille de Zongola rouge ! commanda Barbie en s'allumant une clope. Les ravisseurs d'Igor vont rapidement me contacter. Sean, allume tes mouchards et ouvre l'oeil...
Bond, James Bond.
La mallette pleine de crédits reposait sur les genoux de l'andro, reliée à son poignet poilu et robuste par une chaine maousse. Connery était un ancien androïde de la Police Hazzardienne. Barbie l'avait acheté à très bon prix car son disque-dur s'était mangé une rafale de laser. conséquence, il radotait. Cependant, son équipement d'infiltration était opérationnel. Ceci, à tous les sens du terme.
Allons nous pieutez ... déclara finalement Barbie une fois la bouteille terminée en se levant de la table en chancelant.

La chambre donnait sur la mer qui dansait le long du golfe clair. Elle était simple quoique vaste. Murs blanchies à la chaux, sol recouvert de dalles d'onyx noires comme la fourrure d'un fauve souple et griffu. Sur le grand lit drapé de soie que Barbie n'avait pas encore eu envie de tester avec une, voire deux ou trois machinakus, reposait un gros talkie-walkie recouvert de peinture kaki.
Connery dégaina son automatique délicieusement vintage et se dirigea à pas de loup vers la porte-fenêtre entrouverte qui donnait sur une petite terrasse située au troisième étage. Rien à l'horizon.
Barbie tourna le commutateur de l'engin de communication qui se mit à grésiller. Elle appuya sur le bouton rouge et déclara :
« Allo ! A vous ! 
Demain quatorze heures sur le port avec l'argent. fit une voix suave à l'accent indéfinissable--
- Ne coupez pas ! J'apporterai l'argent si j'ai l'assurance qu'Igor est encore en état de fonctionner ! déclara rapidement Barbie qui sentait son coeur battre la chamade derrière la barrière de chair de son sein idéal.
Mistress ! Mistress ! C'est Igor ! fit Igor qui possédait une voix à la hauteur de son physique. 
Igor ! Que je suis heureuse d'entendre ta voix rassurante ! Tiens bon, nous allons rapidement te récupérer !
Il le faut, Mistress ! C'est affreux et je souffre le martyre ! Ces gens sont des barbares ! Ils utilisent plusieurs fois l'huile pour les frites ! Je suis en manque de flipper et...
Malheureusement, un odieux ravisseur coupa la conversation. Barbie n'eut pas d'autres informations concernant l'horrible calvaire qu'endurait son délicat domestique synthétique. La

transmission n'avait pas duré assez longtemps pour que Sean Connery détecte la position de l'origine de l'onde radio. Barbie pesta. Elle nourrissait l'espoir de récupérer Igor sans avoir a cracher au bassinet. Elle comptait se servir des dix bâtons de la rançon pour se payer un accélérateur de particules Tesla® d'occasion qui l'aiderait à avancer dans ses recherches cosmologiques basées sur le modèle du multivers inflationnaire de Andreï Linde. Au combat, Connery valait facile une escouade lourde de Gurkhas galactiques de la NDB (nouvelle dictature bouddhiste), Barbie comptait sur ses compétentes létales. Cependant, il n'était pas question de risquer l'intégrité d'Igor dans une tentative périlleuse de récupération.    
«  Bon, au dodo maintenant ! » déclara Barbie en plongeant dans le paddock sans même se laver les dents car elle était encore un peu pompette.
Prat Bit et Paul Newman regagnèrent docilement leurs sarcophages avec leurs bites sous le bras. Ce n'était pas tous les quatre matins qu'un truc pareil arrivait. Connery se mit en mode «surveillance » assis devant la porte-fenêtre, cheville droite en appui sur le genoux gauche, pétard à la main, cigarette turque dans le bec, mallette en vue.
Juste avant de s'endormir, la belle macrocéphale se fit la réflexion qu'elle n'avait pas utilisé ses machines depuis la disparition d'Igor. Ceci ne lui ressemblait pas. Ses besoins en la matière étant très développés.
«  Je suis en train de devenir frigide à cause de cette vieille tourniquette … je n'ai pas eue le moindre orgasme depuis au moins deux jours ... puis, elle ronfla.

Au Monténégro, les hommes et les femmes se côtoient simplement pour échanger quelques moments courts mais agréables. Au sens strictement organique du terme. Ils ne partagent jamais les aléas et les joies du quotidien. Ceci étant considéré comme une horrible perversion. Les notions de famille, de couple ont totalement disparues. Ces moeurs s'expliquent par de la pénurie d'hommes conséquentes à de très longues périodes de guerres. Ces mœurs s'expliquent aussi parce que les gens en ont plein le cul - au sens figuré du terme- de se supporter.
Pour tirer sa crampe, au Monténégro, il faut attendre le jour adéquat. On s'équipe d'une fleur que l'on place à sa boutonnière ou à son chemisier. Signe de reconnaissance signifiant : suis disponible, c'est quand tu veux baby ! Accessoirement, ces rapprochements servent aussi à perpétrer l'espèce. Cette habitude semble être ancré très profondément dans les gènes du Sapiens mais elle est heureusement tempérée par des résultats chaotiques provenant des radiations atomiques résultant des conflits précités.

Barbie et Sean traversèrent le parking déserté de l'hôtel et passèrent devant le vieux space-car délabré dont Barbie se servaient pour ses déplacements. Comme le port était à deux pas, ils s'y rendirent pédibus et traversèrent la jetée de pierre qui menait à la petite localité de Budva. Barbie portait une de ses éternelles combinaisons de travail percée de trous, Sean, son smoking impec agrémenté d'un oeillet rouge à peine éclos. Ils passèrent devant des terrasses d'estaminets sur lesquelles des hommes peignés et bien lavés arboraient eux aussi des fleurs à leurs boutonnières. C'était au tour des femmes de choisir leurs candidats. Ils arrivèrent sur la jetée du port et contemplèrent un moment les petits voiliers qui revenaient de la pêche. Un triporteur à moteur conduit par un vieillard très maigre stoppa sa course pétaradante devant eux. Le conducteur ouvrit le grand panier d'osier fixé au guidon de l'engin qui fonctionnait avec des déjections.
«  Envoyez le flouze ! déclara le vieux qui portait une longue barbiche blanche.
Et mon cul, c'est du poulet ! lui rétorqua Barbie qui n'avait pas la langue dans sa poche. T'auras le fric lorsque j'aurai Igor devant moi !
Le vieux écarquilla les yeux. Visiblement, il ne s'attendait pas à cette répartie. Il dégaina un gros fulgurant fabriqué en Helvétie-Libre et braqua la poupée et son gigolo qui arborait un sourire cruel et vindicatif.
J'ai dit, la mallette, les partouzeurs !
James Bond. répondit Sean en montrant au vieillard que l'engin était fixé à sa personne par

une chaine.
Dépêche ou ça va sentir la bidoche cramée ! »
Le vieux commença à descendre de son engin mais un tas de femmes excitées tombèrent sur l'androïde à la fleur rouge qui n'avait pas vu le danger arriver et qui s'étala sur le sol.
Ne tue pas ces femmes en chaleurs innocentes ! cria Barbie avant que Sean ne fasse une connerie.
Il se tapait complètement des lois de la robotique de Tonton Asimov.
Les gonzesses avaient rarement vu un mâle aussi viril ! Elles mouillaient et tiraient dessus dans tous les azimuts. Très rapidement, le tuxedo d'alpaga fut réduit en charpie. Le vieux, aussi vif et agile que le serpent, plongea dans la mêlée et coupa la chaine de la mallette d'un claquement de son dentier qui possédait des ratiches à tranchants monomoléculaire. Quelqu'un de pesant venait de s'asseoir sur le visage de Sean qui restait stoïque malgré son envie de descendre tout le monde.
« Je le tiens ! Il est pris au piège ! Lèche-moi le trou de balle !
Non ! C'est mon mâle ! » hurla une dame qui ressemblait à la fiancé de Popeye et qui le tenait par une cheville.
Barbie tenta de plaquer le vieux qui ressortait de la mêlée la mallette sous le bras. Ce dernier exécuta un rapide crochet sautillant et lança une bonne beigne dans le visage de la cosmologiste qui tomba sur les fesses. Le vieux grimpa sur son engin et démarra à toute vitesse environné d'un nuage qui ne sentait pas le diesel mais bien pis que cela. Par bonheur, les engins à moteurs étaient devenus fort rares.    
«  Il se taille avec le fric ! A moi, Sean ! »
Sean se détendit comme un sexe turgescent sortant d'un slip kangourou. Il tourbillonna comme une toupie. Il se débarrassa facilement des harpies qui se dispersèrent dans toutes les directions.
« Vite ! Elles vont revenir à l'attaque ! Tu les rends folles de désirs ! »

Ils coururent derrière le triporteur qui n'était pas très rapide mais beaucoup plus que des bipèdes ordinaires. Sean passa en surmultiplié et remonta le retard. Sa vitesse de pointe étant de soixante-kilomètres à l'heure, il avait toutes ses chances de rejoindre l'engin à trois roue avant qu'il n'aborde la route qui lui permettrait d'aller à fond. Deux types en noir coiffé de cagoules très pointues sortirent d'un gros tas de filets de pêcheurs. Ils étaient armées de fusils de chasse à poudre noire à canons-sciées. Connery se laissa tomber sur le sol et roula en avant tandis que deux décharges de plombs brulants passèrent comme des guêpes au dessus de sa tête. Rétablissement sur un genou. Le PKK aboya deux fois. Paf ! Paf ! Terminé.
Malheureusement, le vioque venait de rejoindre la route. Adios Berthe !
«  My name... »

Une magnifique bagnole grise dotée d'un toit transparent audacieux stoppa devant l 'androïde qui n'eut pas le temps de terminer sa répartie. Tant pis pour nous. Barbie ouvrit la portière passager et Sean grimpa sur ses genoux. Un jeune hindou portant un ruban lesté d'un rubis gros comme une boule de pétanque tenait le grand volant de bois précieux du véhicule britannique.
«  Rolls-Royce Silver Wraith Perspex Toop Saloon 1956 ayant servi au film les Félins de René Clement en 1964. » déclara Sean Connery avec à propos.
L'action lui stimulait l'intellect.
L'hindou était enchanté. Il venait de négocier une séance Tagada avec Barbie. Si, toutefois, il parvenait à rejoindre un vieil homme monté sur un engin poussif. Il répliqua après avoir agité son cou transversalement de la manière charmante et caractéristique à son peuple.
« Tout à fait vrai ! C'est remarquable ! Honoré de prendre dans mon véhicule un cinéphile distingué  ! Mon nom est Monshipour Méoutamilabanana.
Bond, James Bond. 
Vous vous ferez des pipes plus tard, les gars ! Le temps presse ! pesta Barbie qui tenait dans son poing le petit derringer laser que son parrain Cruel Monsanto lui avait acheté pour fêter ses

sept ans avec l'espoir qu'elle descende sa tante ou au moins, un domestique ou deux, histoire de commencer la vie sur des bases saines.
            
Monshipour démarra sur des chapeaux de roue. La caisse les propulsa sur la vieille route poussiéreuse pleines de fissures et de trous à la vitesse du juggernaut de Krishna. Cette bande d'asphalte était entretenue à la nouvelle mode, c'est à dire, n'importe comment. De toute façon, seul quelques richards se pointaient dans ce patelin et encore, en space-car. Les originaux qui choisissaient de s'ennuyer avec des bagnoles à l'ancienne étant des recordmans du snobisme.
En tous cas, la dame de fer cartonnait et gagnait sur le triporteur qui était en train de négocier les premiers lacets d'un route qui sinuait sur un promontoire planté de sombres résineux.
«  Maggy n'aime pas ce genre de route ! Elle déteste la négociation ! » pesta le conducteur. Ce qui était drôle car il râlait en gardant le sourire.
Sur une inspiration, Sean décida de monter sur le capot de la bagnole. Il glissa sur le long museau et cala son entrejambe contre la statuette art-déco qui portait le nom terriblement poétique de : Spirit of ecstasy. L'andro colla un nouveau chargeur dans la crosse de son Walther 9MM.
«  Cet être est courageux ! fit Monshipour qui était bien content de partager seul sa banquette avec la belle poule. Saviez-vous qu'un adepte de quatorzième niveau de yoga tantrique est capable de ré-aspirer sa semence par l'urètre, une fois l'acte consommée ? Avez-vous déjà gouté à la transmutation super orgasmique ?
Toi, tu perds pas le nord, mon coco... lui répondit Barbie en haussant un sourcil. Tu aspireras ce que tu voudras si on retrouve Igor sain et sauf !
Voilà qui est motivant ! »

Ils arrivèrent au sommet de la colline et la caisse se retrouva environnée d'une nuée de décharges-lasers et d'une pluie de projectiles en plombs classiques mais tout aussi mortels.
Monshipur pila en catastrophe et dérapa en brulant du caoutchouc. Pendant que l'énorme carrosse au toit de plexiglas se balançait sur ses suspensions, les deux passagers ouvrirent une portière et plongèrent dans un fossé rempli d'eau claire.
Sean Connery avait sauté du véhicule dès qu'il s'était rendu compte que la route était barrée par un gros space-car environné d'un tas de types à capuches pointues qui tenaient des flingues dans les pognes. Il remonta transversalement la route à la vitesse d'un cerf en rut traversant un sous-bois et chargea dans le tas. Stratégie basique mais souvent payante lorsqu'on possède l'initiative et aussi, la puissance d'un andro de combat.
« Pif-paf-pouf ! »
Les premiers cagoulés tombèrent comme des mouches. Sean rechargea mais une rafale de fulgurant percuta son flingue vintage tandis qu'une série de bastos blindée .45 Magnum lui traversèrent la poitrine. En trois longues enjambées, l'ex-androïde d'infiltration fondit sur le paletot du tireur. Sean l'empoigna par le bras, le fit tournoyer comme une espèce de marteau humain et le balança dans le second type qui tripotait sa mitraillette enrayée. Sean se fit un rapide auto-contrôle technique. Aucuns processeurs importants n'avaient morflés. Il était paré pour reprendre son activité favorite. Ce qu'il fit.

Pendant ce temps, Barbie et Monshipour rampait dans les buissons en direction du space-car. Barbie était certaine qu'Igor se trouvait à l'intérieur du véhicule. Il n'était plus question de récupérer le fric. Elle ne pensait qu'à sauver son compagnon synthétique. Mais, il lui semblait que les ravisseurs étaient énervés. La situation partait en eau de boudin. La campagne résonnait de chuintements de laser, de détonations diverses, de hurlements variés.
«  La situation vient de partir en eau de boudin ! dit-elle à celui qui la suivait en reluquant son postérieur et en se frottant sur le sol. Et ça serait sympa d'arrêter de reluquer mon postérieur, il faut se concentrer !
A vos ordres ! 

Sean est en train de découper tous ces connards en rondelles ! Je vais en profitez pour m'approcher du space-car. Avez-vous des notions de combat rapproché ? 
C'est à dire, je suis végétalien et non-violent... 
Alors, vous compterez les points. »

Sean massacra rapidement une douzaine de types qui ne faisaient pas le poids. Il avançait à découvert droit sur le space-car tenant dans ses mains un fusil-galactique capable de stopper un blindé. Le vieux au triporteur l'attendait de pied ferme en haut de l'éminence. Il portait une arme similaire à celle de l'andro et était accompagné d'un triclope de trois cent kilos à la peau mauve, sans front et mono-sourcil, en plus. L'espèce de mutant tenait Igor devant lui et le maintenait par ses épaules en bouteilles de limonade. Le pauvre butler semblait encore plus petit qu' à son habitude. Sean esquissa un sourire carnassier amusé en contemplant le tableau.
«  Plus un geste ! dit le vieux. Ou Monsieur Kougol décapsulera la tête de cet horrible androïde bossu !
Bond...(pas la peine de se répéter)
Enchanté, Monsieur Bond. Veuillez lâcher votre arme. Dans trois secondes, j'exécute l'otage.
Pas touche à Igor, vieux crabe !  déclara Barbie en sortant d'un fourrée. Je t'ai lâché l'argent, rends-le moi tout de suite ! 
Mistress ! aboya Igor comme une espèce de vieux chien désespéré. Viens me délivrer ! Il m'oblige à faire de la cuisine avec de la nourriture de seconde catégorie !
Je compte...
Connery leva son arme. A cette distance, il lui roussissait les cils les doigts dans le nez.
Non Sean !ordonna Barbie.
Sean abaissa le laser d'assaut.
Que Monsieur daigne lâcher son arme, si vous tenez à votre serviteur. fit le vieux très content de lui. 
Il la lâchera lorsque Igor sera avec nous.
Pas question, poupée, je garde le fric et aussi l'androïde !
Mais enfin, pourquoi ? demanda Méoutamilabanana très décontracté et sur un ton de conversation mondaine. Cet être synthétique est un vrai cauchemar.
C'est vrai ! Je pue et je ne suis même pas sexué ! ajouta Igor avec objectivité.
Le vieux se mit à rire puis déclara avec sérieux et nostalgie.
Voici la raison pour laquelle il n'est pas question que je restitue Igor. Cet androïde prépare les brocolis exactement comme ceux de Maman. Cela fait 78 ans que j'espérais retrouver de pareilles flaveurs...  
A la recherche du temps perdu, Marcel Proust, Editions Grasset et NRF 1913 dans la version originale. stipula Sean Connery avec à propos.
Cette littérature française est très ardue. Je n'arrive jamais à terminer le premier volume... ajouta Monsieur Kougol qui jusque là était resté silencieux.
Le coup des brocolis de maman assomma Barbie. Elle ne savait plus quoi faire. Ses deux cervelles fonctionnaient pourtant à une vitesse faramineuse. En vain. Il s'agissait avant tout de gagner du temps.
«  Laisse tomber ton arme, Sean, ce vieux snoque à la main. » 
Sean obtempéra et tout le monde se mit en ligne côte à côte en suivant les instructions du vieillard.
«  Ne craignez rien, je ne vais pas trainer ici longtemps. Tout le monde rentrera vivant dans ses pénates. Kougol, vérifie la batterie du space-car et place Igor dans le coffre. »
Ce coup-ci, la coupe était pleine pour le domestique-cuisinier de Barbie qui avait la frousse dans le noir !

Igor fit volte-face comme Nicolas Cage. Il cracha dans la figure du géant mauve qui recula de dégoût devant cette botte secrète perfide et gluante. Igor rugit : « BONSAI* !!! » et fit basculer le triclope qui s'essuyait le visage au dessus de sa hanche maigre. Le coup de sumo était parfait. Igor s'était téléchargé une application de lutte nippone afin de s'en servir pour protéger sa maitresse pour le cas où. Le géant tomba et commença à rouler dans la pente pleine de caillasses, de rochers, de figuiers de barbarie. Sean esquissa un geste TRES rapide et s'empara du turban de Monshipur.
L'andro de combat déroula le turban et lança un truc rouge qui traversa le ciel bleu et limpide à la vitesse d'une comète dans le vide (qui n'est pas vide).
« PAF ! » Le rubis éclata le citron du vieux brigand qui coula sur le sol comme une espèce de sorbet.
«  L'OEIL DE KALI ! IL A LANCE L'OEIL DE KALI ! SHIVA VA COMMENCER SA DANSE DESTRUCTRICE SUR LE DEMON DE L'IGNORANCE ! » hurla Monshipur qui était chauve comme un oeuf et qui venait de perdre sa décontraction orientale.

Barbie sortit de la chambre de Monshipur. Ces histoires d'orgasmes tantriques tourbillonnants à la noix de coco étaient surestimés. Pour la bagatelle, rien ne valait une belle zigounette d'androïde bien entretenu avec une gueule d'acteur antique !
Barbie s'élança à toutes vitesses dans les couloirs de l'hôtel. Elle dévala les escaliers en survolant les degrés de marbre avec l'agilité et l'élégance de la chèvre des montagnes. Barbie traversa le hall et poussa de toutes ses forces la double porte de service qui donnait dans les cuisines.
IL était là.
Dressé sur un tabouret à hauteur des fourneaux, rayonnant comme un astre divin dans l'obscurité du cosmos, préparant avec amour un repas idéal composé d'une tête de vache lunaire et d'un Paris-Brest caramélisé à la broche.
Igor touillait le fond d'une casserole de cuivre.
Des larmes d'amours coulèrent dans les grands yeux de Barbie.
C'était si bon d'avoir son homme près de soi!

= commentaires =

Mill

Pute : 7
    le 30/03/2025 à 00:33:20
Ma foi, le texte mérite d'être lu aussi parce que c'est un bon texte.

Je l'ai lu d'un trait et j'ai rigolé à certains moments, bâillé à d'autres. de façon générale, c'est une lecture cool, fluide, assez déjantée. J'adore les noms des personnages, le concept des robots à effigies d'acteurs du passé (et par ailleurs considéré comme des représentants d'un modèle passéiste de virilité). L'intrigue détourne le schéma classique de la femme enlevée, et je suis sûr qu'il y a des tas de trucs à glaner ici ou là lors de futures lectures au coin du feu.
Magicien Pampers

Pute : -1
Pour l’instant    le 30/03/2025 à 12:24:25
, je peux rien dire,
À part merci, ça fait plaisir.
Magicien Pampers

Pute : -1
Non,non,    le 30/03/2025 à 14:33:24
Cette nouvelle s’est faite sortir d’un appel à texte SF, il y a plusieurs années. On m’a proposé d’aller me faire soigner chez un bobo la tête. Je précise que c’était bien avant la sortie du film, bien que. Cette histoire soit directement inspirée de la bd et du cinéma.
Dommage que le retour soit inexistant, j’aurais développé pour le plaisir … mais, je suis entrainé à l’échec, et ceci est la cruelle loi du sport. Hum… mais, t’inquiète pas,{user-25}, je porte la poisse, moi Pampers, c’est à cause du chat noir que je porte sur le thorax, con. Et pis, tant que la cloche finale n’a pas retentit à la fin du match, l’outsider reste sur le ring. Merci aussi à Putafrange pour ses raisos hermétiques et pénétrant, comment un robot peut faire ça ? C’est une vrai personne, en tous cas.
Clacker

Pute : 5
    le 30/03/2025 à 15:18:25
Si je commente n'importe quoi et que j'évite de lire les textes, c'est parce que j'ai un mot de mon médecin, perso. Il sait que je passe toujours par une phase maniaque au moment de la Saint-Con.

Je suis donc considéré comme un irresponsable pénal au discernement aboli, pour une durée d'un mois, à peu près. C'est plus simple, pour le tribunal, et tout ça.
Magicien Pampers

Pute : -1
Le renard et les raisins    le 30/03/2025 à 16:33:11
Est une fable de La Fontaine qui se termine par les vers suivant. «  ils sont trop verts et bon pour les goujats ». Plus moderne,
je suis trop occupé à regarder mon trou du cul pour m’occuper de celui des autres. ( surtout si cette curiosité remet en question mon propre fondement.)
pas de combattants dans l’arène ?
C’est certainement le plus bel hommage que l’on pouvait me rendre et je ne peux qu’en être honoré.
Magicien Pampers

Pute : -1
Ah,    le 30/03/2025 à 18:16:16
Tu crois? Mais, c’est un montage tout ça. Et puis, j’ai remarqué que le prix h , ça peut engendrer une certaine répulsion. Rapport à la tauromachie. Mais, mon texte racontait justement l’histoire d’un torero mort réincarné en toro de combat. Car je ne suis pas aficionados, injustice insondable retombant sur les épaules du pauvre mage Pampers. Mais ? Tu peux lui faire causer en français à Scarlett ? Pour ne rien rater de ses analyses remarquables. ( elle te fait des pipes, en privé, à propos, avoue, c’est aussi une Machinaku?)
Clacker

Pute : 5
COMMUNIQUE INQUISITORIALE    le 30/03/2025 à 20:39:16
Vos échanges sont super intéressants, mais je tiens à vous informer que j'ai d'ores et déjà gagné cette St-Con. Voilà, c'est ainsi. On peut tout annuler, si vous préférez. Mais si vous insistez, contactez vos proctologues et prenez rendez-vous pour la pose éventuelle d'un anus artificiel.

Et là, tout de suite, je m'adresse à Trompette Sournoise, et j'espère qu'on copie-collera cet appel partout sur la toile pour qu'il le voie, s'en offusque, que ça lui aiguillonne l'égo. Ramène toi, qu'on croise les plumes et les effluves. Parce que tu es le seul à représenter une menace, en ce qui me concerne.
Mill

Pute : 7
    le 30/03/2025 à 21:07:51
Ah ben tiens, vlà autre chose. En toute sincérité et ce qui me concerne, j'ai dû écrire l'équivalent de dix pages, mais j'ai effacé quatre fois et j'en suis toujours au début.

Salaud de challenger.
Clacker

Pute : 5
CONSIDERATIONS TECHNIQUES    le 30/03/2025 à 21:42:08
Focus Writer, mon lapin. Ce logiciel m'a ouvert un nouveau monde de possibilités dingues, bigarrées, explosives comme des grenouilles chassées à la dynamite.

Et c'est à Dourak Smerdiakov que je dois cette découverte. Si tu nous lis, où que tu sois, saches que tu as changé ma vie, indicible poète.
Clacker

Pute : 5
APAISEMENT SALUTAIRE    le 30/03/2025 à 21:48:10
Et Magicien Pampers, ne t'en fais pas, une fois que l'adrénaline sera redescendue et que je pourrai lire autre chose que mon propre vomi dans Focus Writer, je reviendrais défoncer ton vomi à toi. Promis.
Magicien Pampers

Pute : -1
Clacker,    le 30/03/2025 à 21:50:36
Moi, le Magicien Pampers ( Trompette Éclatante c’est le président de notre conclave, tu suis pas…), j’affirme que pour la Saint Con, toutes les chances sont de ton côté.
Magicien Pampers

Pute : -1
Clacker    le 30/03/2025 à 21:55:00
De quoi tu causes?
Je comprends rien à ces trucs, je suis sur un logiciel dont je connais même pas le nom. Mais, ça y est, j’ai pigé, c’est sympa de ta part.
Clacker

Pute : 5
MISE AU POINT    le 30/03/2025 à 21:55:27
Non, je parle bien de Trompette Sournoise aka CTRL X sur la Zone.

Il va falloir que tu bûches le folklore du site.

Mais tu t'intègres très bien. On t'a expliqué ce qui se passe, quand on se retrouve à moins cinquante points pute ?
Magicien Pampers

Pute : -1
Ah oui Clacker,    le 30/03/2025 à 21:59:49
Tu veux que je m’aligne pour la St Con?
Pourquoi pas.
Je vais aller voir les règles du jeu. 20 000 signets, en quatre heures, et pareil pour la relecture, avant, disons, samedi. C’est bon ? Si c’est pas terminé dans les délais, c’est que l’idée ne vient pas. Pas la peine d’insister.
Magicien Pampers

Pute : -1
Okay, Trompette Sournoise,    le 30/03/2025 à 22:03:26
ça doit être aussi un Magicien ?
À plus 50 putes, on te donne une pochette-surprise avec des photos de lingerie de la redoute? Ou un slip sale? Courage. Tu vas y arriver.
Magicien Pampers

Pute : -1
Mais Clacker ?    le 30/03/2025 à 22:09:03
C’est ki ki vote?
Le régiment de branleurs qui balance des anti putes comme les concierges, des lettres anonymes, durant l’occupation ?
Clacker

Pute : 5
PARFAITEMENT    le 30/03/2025 à 22:09:53
C'est un très grand sorcier. Un alchimiste redouté. Il transforme tout ce qu'il écrit en Schwarzwurscht certifiée conforme.

Le slip taché de {user-25}, c'est à + 10. Après, on entre dans les goodies de luxe. Mais on ne peut pas en parler sur Internet.
Clacker

Pute : 5
REGLEMENT    le 30/03/2025 à 22:11:53
Pour la Saint-Con, tu pourras voter directement sur le site, grâce à un système très bien foutu conçu par notre ingénieur et versificateur préféré.

Comme tu fais montre de grande curiosité, je te cuisinerais un tuto, si nécessaire.
Magicien Pampers

Pute : -1
Okay,    le 30/03/2025 à 22:18:20
Etchapeau bas. Ce geste élégant t’honore, Grand Inquisiteur de mes burnes.
Clacker

Pute : 5
    le 30/03/2025 à 23:20:51
Tous les samedi, dans ma piscine (c'est un trou de la taille d'un ragondin, environ, que j'ai oublié de reboucher, maintenant il est inondé), en Ardèche. Tu y es convié en invité d'honneur, {user-25}.
Mill

Pute : 7
    le 30/03/2025 à 23:41:35
C'est ici le concours de bites ?
Mill

Pute : 7
    le 31/03/2025 à 01:42:01
J'ai suivi le lien, LC.





Au secours.




Je ne pourrai jamais effacer ces images.





On dirait une exposition de Yoko Ono.
Arthus Lapicque

Pute : 18
    le 31/03/2025 à 10:23:48
On dirait un mélange entre une chronique humoristique de France Inter et Yapou, bétail humain. Pas ma came mais marrant.
Magicien Pampers

Pute : -1
Moi, le Mage Pampers    le 31/03/2025 à 14:32:59
J’ai une question importante.
Magicien Pampers

Pute : -1
Attends,Lapin,    le 31/03/2025 à 15:07:58
Je peux pas rire, j’ai les lèvres gercées.

Clacker m’a dit que, comme il était Inquisiteur, il pouvait sodomiser les autres admins. Est ce que c’est vrai ? Et, surtout, est-ce que c’est obligatoire ?
Et surtout doit-on fournir des efforts, je veux dire, dans le genre de ce que vous, les humains, appelez travailler?
Magicien Pampers

Pute : -1
Ah!    le 31/03/2025 à 17:48:36
Merci lapin pour ces éclaircissements importants. J’étais venu voir s’il se passait quelque chose ici et, comme je ne perds jamais une opportunité de m’enrichir spirituellement, j’ai posé ces questions qui me semblaient profondes, poétiques et rationnelles. Et puis, je voulais te remercier aussi parce que je viens de comprendre que, lorsque je touchais le dessin inscrit sous mon nom, je pouvais voir un barde en train de chanter des conneries avec une guitare. Il s’agit de l’hôte terrestre que j’ai vampirisé afin de m’incarner ici bas, d’ailleurs. Car, j’ai pour mission d’explorer la Zone afin de restituer un rapport à l’Amicale des Mages au sujet de vos coutumes tribales et traditions.
Magicien Pampers

Pute : -1
Oniris    le 31/03/2025 à 20:55:24
C’est un Égyptien.
Magicien Pampers

Pute : -1
Tiens,    le 31/03/2025 à 21:08:07
J’en ai une bonne. Enfin, je trouve, mais peut être qu’elle a déjà été faite.
« La seule intelligence sur la Zone, elle se nomme Putafrange. »
Magicien Pampers

Pute : -1
Hey,    le 31/03/2025 à 21:20:28
S’il y a eu 2500 auteurs, sur la zone, en appliquant la loi des dix pour cent, ça veut dire qu’il y a 250 bons, puis, 25 très bon et 2,5 génies. C’est qui?
Magicien Pampers

Pute : -1
Mais Lapindog    le 31/03/2025 à 21:24:00
Je raconte des conneries. Si c’est des génies, personne ne s’en rendra compte.
Clacker

Pute : 5
VITRIOL    le 03/04/2025 à 23:19:10
Bon. J'ai lu le texte.
Et ce fut assez pénible. Non pas que le contenu soit absolument mauvais, ou trop foufou pour m'alpaguer.

L'humour ne me touche pas, et je suis bien conscient que c'est on ne peut plus subjectif, comme remarque, n'empêche que. C'est foisonnant, à ce niveau : on a des vannes à la Bigard, des jeux de mots et des calembours dignes d'un Canteloup alcoolique (pléonasme), du comique de répétition lourdingue ("Bond, James Bond"), des dialogues manifestement écrits sous coke... Je passe là-dessus. Pas la cible, sans doute.

Non, ce qui me gêne le plus, c'est le manque évident de relecture et de correction du bazar. On sent le premier jet à des kilomètres, et donc on imagine l'auteur qui se branle (peut-être littéralement) de ce qu'il donne à lire à ses lecteurs. Et je ne parle pas seulement des fautes d'orthographe, qui sont pourtant, j'en suis presque sûr, pour la plupart, des fautes d'inattention ou de jemenfoutisme. Si je me trompe, merde, il existe des correcteurs automatiques pour limiter les dégâts. Tout le monde fait des fautes (à part Castor Tillon), mais un petit effort, tout de même.
Un coup on a des guillemets pour signifier le dialogue, un coup ils disparaissent. Les retours à la ligne et les espacements de paragraphes sont aléatoires.
Pas de cohérence dans la typo, sur un texte d'une telle longueur, c'est un peu chiant, voyez-vous, Magicien Pampers.

On va me dire que je pinaille sur la forme, pour enculer les mouches et chier dans vos assiettes, mais c'est important, la forme, quoi qu'on en dise. Et quand un texte ressemble à une putain de gelée à l'anguille concoctée par un trimardeur anglais sous crack, on sait qu'on va passer un mauvais moment de lecture.

Mais parlons du fond. On y arrive, calmez-vous.
Bon, ben si on retire tout le verni humoristique du truc, on se retrouve avec ce squelette d'histoire : Barbie cherche Igor, scène de combat, Barbie trouve Igor. On en est à ce degré de narration et d'élaboration scénaristique. Tout le côté SF n'est là que pour la branluchade du diaphragme, pour ceux que ça fait rire.
Mais pourquoi pas ? Une histoire simple, c'est bien. Et les scènes d'actions sont plutôt pas mal foutues, dois-je l'avouer. Dieu sait que c'est compliqué, l'exercice de la scène d'action.

J'avais envie de me poiler, moi, en lisant ce machin, puisque c'était visiblement le but premier. Mais non. Tant pis. Je dois avoir une sorte de poutre de chemin de fer dans le cul, je ne vois que ça, puisque tout le monde semble apprécier.

Sans rancune, Magicien. J'ai ce grand défaut de dire ce que je pense, surtout quand ça concerne la littérature.
Édition par le commentateur : 2025-04-04 01:39:45
Clacker

Pute : 5
    le 04/04/2025 à 14:41:32
Pas plus que ce texte, il me semble, pute.
Magicien Pampers

Pute : -1
@Clakers    le 13/04/2025 à 21:07:05
Mon texte part en lambeaux au niveau des guillemets en raison d’un problème technique lorsque je le transfère sur la Zone. Pour les fautes, je pense que tu exagères. Lorsqu’on veut tuer son chien, on dit qu’il a la gale. Bon,après, je comprends que tu sois insensible à mon style caricatural et satirique. Je fais de la bd sans images, comme je le dis souvent. En ce qui concerne le style littéraire, je ne pense pas avoir à recevoir de leçon de quiconque, ou, du moins, d’un gros branleur de ton calibre. Parce que, j’ai lu quelques unes de tes merdes. Tu es scolaire, pompeux, et pire que tout, tu te prends au sérieux.
Magicien Pampers

Pute : -1
@Clakers    le 13/04/2025 à 21:31:37
Et ce qui te fait le plus chier, c’est que je sois bon, beau, musclé, doué, publié, récompensé. Et ce que tu sais pas , c’est qu’en plus, je n’ai jamais travaillé de ma vie et que je nique un maximum de gonzesses canons. ( note que mon langage familier, sans négation, c’est fait exprès).
Tu es tellement naïf et lourdingue que tu t’es fait peur tout seul avec mes antiputes, tellement tu prends les trucs au pied de la lettre. Ce qui est un comble pour un scribouillard. Et, rassure-toi, pour la Saint Con, je voterai pour toi. En te faisant passer pour le roi des cons. Quelle que soit la merde médiocre que tu auras concocté , en forçant comme un constipé devant ton clavier.
Clacker

Pute : 5
    le 13/04/2025 à 21:35:35
Ben dis-donc, pour quelqu'un qui dit n'avoir aucune considération pour les critiques qu'on fait de ses textes, je trouve que t'as les narines bien dilatées, mon grand.
Clacker

Pute : 5
    le 13/04/2025 à 22:48:37
Par ailleurs, tu te trompes : la gale n'est pas un motif suffisant pour tuer son chien.
Magicien Pampers

Pute : -1
Comment? Suis pas dans le trip?    le 14/04/2025 à 08:50:02
Vous êtes des chochottes?
{user-25}? Une mauvaise influence, t’es directeur d’école? Tu te soucis de la réputation de la zone ? ( certainement parce que j’ai balancé un concours biaisé ?)Ou bien, c’est de l’humour ? Rassure-moi. T’es prêt à faire risette à des pros pour un like? Je crois que tu les connais pas bien. tu me le dis franco , si je gène, je me tire direct . C’est pas une tragédie.
Et j’ai pas trouvé que la zone m’avait causé du tord. Juste répondu à Clakers qui m’a direct eu dans le pif.
tomatefarcie

Pute : 17
    le 14/04/2025 à 09:23:30
T'es pas du lundi, je me trompe ?
Magicien Pampers

Pute : -1
Tomatefarcie    le 14/04/2025 à 09:37:10
C’est eux qui font rien que de m’embêter.
Magicien Pampers

Pute : -1
Mais ?    le 14/04/2025 à 10:05:35
Je chantage pas. Je dis. Si mon style gêne. Je peux me casser.
Magicien Pampers

Pute : -1
@clakers @{user-25}    le 14/04/2025 à 12:47:10
@clakers, gale, c’est fait exprès. Tu vois, tu piges rien. T’es balourd. Bon, je lirai ton texte avec sportivité, cependant.
Lapin, merci, ducon, ça me va. Les points putes, c’est pour rire, c’est de la comédie, j’espère que vous suivez ? D’ailleurs, faudrait les changer en point bite. Comme ça, Clakers pourrait les mettre sur le linteau de sa cheminée avant de se les enfoncer dans le derche dans son costume d’inquisiteur. A ce propos, puis je renvoyer mon texte en PDF, histoire que l’autre hyène vienne pas mesurer les interlignes avec sa règle à calcul? Si non, pas grave.
Clacker

Pute : 5
HUMOUR OFF    le 14/04/2025 à 15:44:25
Eh, Calimero, il faut vraiment t'expliquer qu'on s'exprime tous plus ou moins au second degré, ici ?

T'es en train de prendre au sérieux {user-25}. {user-25}, mec.

T'es en train de prendre au sérieux cette histoire de points pute, dont tout le monde, dans le fond, se fout comme de sa première branlette de chèvre.

T'es en train de prendre au sérieux la toute première critique négative qu'on fait d'un de tes textes sur un site internet obscur qui encourage tout le monde à se comporter comme une bande de hyènes en chaleur.

Tu prends tellement tout ça au sérieux que t'étais prêt à partir comme un prince, bouffi d'orgueil, en claquant la porte, nous amputant, nous, pauvres mortels, de ton incroyable talent d'écrivain incompris, mais suffisamment compris pour décrocher la queue du Mickey quand-même-faut-pas-déconner.

Mais c'est probablement moi qui me prends au sérieux, oui.

C'est lamentable, mais puisqu'on en est à s'expliquer les vannes, tu vois, quand je te contredis sur une expression anecdotique piochée dans ton argumentaire, et uniquement sur cette expression anecdotique, c'est pour l'effet comique de ne pas te contredire sur tout le reste, ce qui, implicitement, signifie que je suis d'accord avec toi.

Je savais qu'il y aurait incompatibilité d'humour. Je le sentais bien. T'es pas le premier, cela dit.

Saches que je vais pas te sucer la queue ou mettre de l'eau dans mon vin quand je critique un de tes textes pour que tu restes, j'en ai rien à foutre, tu fais ta vie, t'es un grand garçon. Si tu ponds un truc qui fait chavirer d'allégresse et de vertige artistique mon petit coeur, je te le dirais, de la même manière que je te le dirais, si tu nous ressors une nouvelle du même calibre que ta Barbie.

Et si problème il y a vraiment avec le formulaire de la Zone et la mise en page de tes textes, envoie ton PDF, on s'en occupe.
Magicien Pampers

Pute : -1
@Clakers,    le 14/04/2025 à 18:24:05
Vraiment, ce dernier message est cool.
C’est bien que tu m’explique le topo. Parce que j’ai eu des problèmes de pot quand j’étais petit et que je suis BPI , mais faut pas se moquer.
Okay, on rengaine les calibres et on est copains. Je monte très vite mais je ne rancune pas. Pour Barbie, c’est tes goûts. « Je la remet dans ma guitare. »
Même si tu te goures…
Le texte , merci, je viens de le renvoyer en PDF en vérifiant mes paragraphes, je ne savais pas que ça pouvait décaler ainsi.
J’ajoute que si j’ai parlé de me tirer, c’est juste par dépit. Mais pas par rapport à mon oeuvre sublime et dérisoire, note que je préfère que ça plaise. Voilà. On se retrouve au saloon.
Magicien Pampers

Pute : -1
{user-25}    le 14/04/2025 à 21:47:17
Je suis insolvable. BPI signifiant Bas potentiel intellectuel. D’où mon incapacité à comprendre certaines de vos plaisanteries affligeantes.
Magicien Pampers

Pute : -1
Comme    le 15/04/2025 à 15:32:09
Dans le film d’Alain Corniaud ?
Magicien Pampers

Pute : -1
@{user-25}    le 15/04/2025 à 21:45:58
Tchéky Kario qui balance.
« Putain ! Tu te calmes maintenant !!! »
C’est aussi cuculte . Que.
« It the creature of the black lagoon ! »
On s’en lasse pas.

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