Lorsque je ferme les yeux je vois sa sale gueule avec ses dents dans sa bouche des dents jaunes et aussi marbrée de bleue et des pointes de pourpre profond des dents qui puent de la gueule des dents qui puent des pieds des dents de guingois même qu’il en manque et son sourire visqueux de dégueulasse répugnant
On a envie de lui péter la gueule et toutes ses dents lui faire ravaler sa bave mêlée de sang
de lui ravaler la face tout en férocité bestial en rage c’est plus fort que moi un feu qui brûle dans un estomac un rat qui ronge mon cœur qui ronge mon estomac brûlant et mes tripes pleines de merde et tout cramer et même de foutre le feu au feu
ou bien alors de fuir...
Alors je préfère rester les yeux ouverts à voir tout
même si tout est médiocres
c'est moins pire
et ne plus dormir
jusqu'à épuisement
jusqu'à à la fin
et j'ai peur
LA ZONE -
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J'sais pas pourquoi je me dis que c'est une victime d'inceste qui parle.
Difficile de dire quoique ce soit. Oui ça vient des tripes, au moins c'est pas long. Aprés, bon,il en faudra plus pour laisser une marque, là c'est une petite griffure de chaton nerveux.
Je le range avec les autres cris de rage du coeur du ventre, catégorie "cahier des charges rempli" avec le champs lexical qui va bien. Un peu toujours les mêmes images mais c'est que la souffrance est universelle.
Un gros effort pour faire mauvais, peut-être un TDM (l'auteur réussi à placer le mot "merde" comme un sésame pour s'ouvrir les portes de La Zone), mais malgré cela...
Malgré cela, si on veut voir quelque chose dans ce texte qui semble dire "y'a rien à voir, circulez", on hésite sur la nature de cette "vision".
Qu'est-ce qui tourmente le narrateur ?
Quelle est cette gueule puante ?
Le souvenir d'un personnage répugnant et abhorré ? Un vampire ? Ou une métaphore du quotidien ?
Le texte semble se vouloir ou vouloir inspirer le dégoût qu'il crache, et en ce sens il serait un exercice performatif.
3..........................................................................................................................................................................
signé Debra ma chatte qui s'est assise sur mon clavier
premier commentaire 100% chat du site je vous le signale, c'est pas rien.
Et ce qui est bluffant c'est que ca traduit mon émotion en lisant l'analyse d'Analyseman (aka {user-25}, même si Renébin, son side-kick, avait déja dégainé avant).
Oui, Lap', sans dance, t'as réussi a m'émoustiller, parceque Watchemen. Et maintenant j'ai compris le texte.
Je penchais pour le power rangers bleu. Tout faux, encore une fois.
Ou alors c'est la résurgence cauchemardée en boucle du souvenir de sa dernière séance chez le dentistes (contre lequel il a une dent). Cela me paraît très probable.
@lc peut-on avoir de nouveaux textes à traiter ?
(> LpC : Oui ! Et je ne te conseille pas d'essayer d'y mettre ta bite, parce que la chatte de Nino risquerait de devoir enlever quelques points...).
Mais pour le texte :
J'ai tout compris !
C'est une contribution synoptique à l'AAT Lovecraft !
@{user-25} : impressionnant.
Sinon j'ai aussi compris qu'en fait le narrateur pendant sa séance de dentiste écoutait probablement le tube "nuit sauvage" du groupe les Avions, datée de 1986.
Si c'est un texte exutoire, ça n'a pas sa place devant des lecteurices tiers. On s'en fout de la souffrance des gens, d'abord parce qu'on est des enflures, ensuite parce que chacun a sa souffrance et qu'on est pas dans un putain de groupe de parole. J'ai mes propres traumas, j'ai pas besoin que des quidam viennent me tartiner les leurs sur mon écran.
Si c'est un texte de fiction qui cherche à faire exister un personnage, alors pourquoi pas, je veux bien qu'on me le fasse lire. Mais dans ce cas faudrait peut-être penser à l'écrire, le texte, et à le faire exister, le personnage, ainsi que son contexte. A le creuser. A donner une voix au personnage, pas juste cette sorte de dégueulis. Qu'on me réponde "haaan ouais mais c'est de la vraisemblance" et je répondrai que pour la vraisemblance, y a le monde réel et les verbatims de psychiatrie, qui seront toujours beaucoup plus intéressants que des fictions de gens qui savent pas bien de quoi ils parlent mais ont une envie terrible d'en parler.
Si c'est une tentative littéraire de formaliser de la violence verbale et de la haine, une tentative de juste former et faire exister une voix (détachée de tout contexte mais exprimant un sentiment humain), alors ok, je prends bien volontiers, la littérature commence là. Mais c'est très très faible pour l'instant. On n'a presque rien.
Or une voix, elle n'existe qu'en elle-même. Ce qui est dans le texte en relève, le reste n'existe pas. On ne peut pas faire d'hypothèse herméneutiques sur une voix, on peut juste constater que le texte parvient à la faire exister, admirer, et observer comment elle existe. ET C4EST PROPRE.
(au contraire de toutes ces apparences de critique qui n'en sont pas, quand les gens tentent de compléter le contexte, la psychologie du personnage, le mEsSaGe Du TeXtE eT dE l'AuTeUuUuUuUrH, et en fait, se branlent la nouille en tentant de se frotter le ventre au texte et à son auteur pour voir si ça matche et si un échange de fluides est possible).
DONC
Au travail, je choisis ma troisième hypothèse, je décide de faire confiance au projet, mais AU TRAVAIL PUTAIN, y a presque rien, là.
Ah bah maintenant que je lis les commentaires, je me rends compte que j'ai techniquement un peu insulté tout le monde sans m'en rendre compte dis donc. Encore un effet de mon super-pouvoir de super-connard.
Faudrait que je les lise avant les textes, les commentaires.
Mais je sais que je le ferai pas.
Alors super-tant-pis.
Quand je vois la fixation que tu fais sur mon cul (que j'ai de très joli, d'ailleurs, comme le nez de Cléopatre), j'ai de quoi m'inquiéter, en effet. Ton refoulement t'honore sans doute, mais je le sens sur le point de céder comme un barrage sous une trop forte pression..
J'ai cru, au premier abord, que ce texte était tout pourri. Le manque de ponctuation y étant pour beaucoup. Et puis vint le mot "de guingois", ce fut une fulgurance, un étonnement, un objet improbable extrait du fondement de René !
AUCN PUTAIN DE TEXTE NE PEUT ETRE CONSID2R2 COMME NUL S4IL CONTIENT LE MOT 3DE GUINGOIS3;§§§§§
Le secret partagé par Rimbaud, Hugo et Yann Moix depuis des générations !
Merde... mon cul n'est plus un lieu sûr... le premier godelureau de passage peux y puiser dans vergogne (en même temps... vous me direz.. un gode...).
Il va falloir que LpC trouve une planque plus sûre pour tout ce qui lui tient à cul... à cœur, pardon.
@{user-25} c'est vrai ? C'est le coup des pointillés qui a foutu en l'air la page ? Incroyable. Debra a vraiment réussie son entrée. Je suis trop fier d'elle. Mais là elle dort je vais pas l'emmerder.
* peut y puiser sans vergogne...
Ce viol m'en fait perdre mon latin.
Du coup si tu pouvais en profiter pour fermer ta gueule et arrêter de flooder, et m'éviter par là de t'y aider, ce serait super. Arrête de te chercher des amis ici, t'en as pas.
Dommage...
Rude Saint Valentin, quand même.
Je bosse dans le commerce et désormais lorsque j'aurai un client qui pue du bec à servir, je penserai à cette insomnie sauvage pour tenir le coup. J'ai beau avoir lu les commentaires un à un, je n'ai pas obtenu d'interprétations convenables (à part celle du schtroumpf) qui m'aideraient à comprendre qui pue de la gueule comme ça. Est-ce une allégorie, une métaphore de la violence humaine qu'on subit au quotidien et dont on se sort par la solitude nocturne, à la levée du silence qui impose à l'esprit des réflexions sordides ? C'est l'introspective qu'on se tape sous la douche en oubliant même de se rincer la mousse. Ca fait du bien de faire le point parfois, même si ça pose la réflexion de l'utilité de se lever au matin venu. Ca vaut le coup, Sauveur, surtout si ça permet d'écrire toujours plus de textes sur La Zone pour dénoncer les cons qu'on se farcit chaque jour. Enfin, tout de même. Les ponctuations quoi, merde. J'ai cru à une invocation satanique.
Ah mais toi, à chacun de tes commentaires, je touche pas une bille. C'est très divertissant, faut continuer.
C'est qui le schtroumpf ? Quelqu'un a compris qui avait compris ?