1. Le fil des ténèbres.
2. Mon frère encore vierge.
3. L’agonie du trottoir dans tes yeux.
4. Ma pisse au nom du feu.
5. La vérité est sous les cernes.
6. Des hématomes tintent le gémissement des anges.
7. La poupée a mangé l’enfant.
8. Ne pas oublier de mordre la queue.
9. L’ovulation de toute bissection temporelle.
10. Je suce l’infini dégoulinant d’électricité.
11. Que des faux toits se cachant dans la rue.
12. Mon flingue dans ta bouche.
LA ZONE -
1. Le fil des ténèbres. 2. Mon frère encore vierge.
3. L’agonie du trottoir dans tes yeux.
4. Ma pisse au nom du feu.
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Je suis personnellement totalement hermétique à ce type d'exercice.
Pareillement.
Et pour un retour, ça pique.
Pour un peu ça me filerai la chiasse.
Ceci dit je croit discerner au moins l'ébauche de quelque chose de structuré. Comme des micro micro fictions, Régis Jauffret passé à la tondeuse a gazon. Des haïkus zonards, ça vaut ce que ça vaut. Au moins ça se regarde pas trop pisser, c'est déjà ça.
L'intérêt de ce truc serait de donner des idées de titres qui claquent pour de futures publications zonardes. A la limite, ça pourrait même faire un bon appel à texte, chacun reprendrai un numéro pour faire avancer le texte en chapitres ou chacun imaginerai un texte avec le numéro qu'il veut.
Mais pas le temps, y a Saint-Con tout ça tout ça.
Visiblement, je m'arrêterai jamais d'aller à contre-courant puisque j'aime beaucoup.
J'ose simplement espérer qu'il y a une vraie signification derrière ça, parce que chaque phrase est très fluide et le langage est joli, tout comme les images. Ou peut-être que c'est un texte purement esthétique, mais dans ce cas-là on peut au moins déceler du potentiel.
Je propose qu'on s'assoie tous en rond en silence et qu'on observe longuement cette phrase et sa puissance critique :
"le langage est joli".
Au-delà de ça, je vois pas bien quelle critique peut encore être formulée.
End of the game.
Oui donc bon, ok, quand même, personne m'a demandé mon avis mais je le donne quand même.
Certains items appellent l'imagination : 2, 3 9, 11. On pourrait écrire à partir de là.
Encore faudrait-il le faire.
Là y a rien.
Certains items son bas du cul et lourdingues de cliché : 1, 5, 6, 12.
Ceux-là faut les jeter avec le papier autour et mettre la poubelle sur le trottoir sinon ça va puer dans la cuisine.
D'autres, je vois même pas ce qu'ils foutent au monde, y a rien dedans à part une forme de vulgarité sans intérêt. Et d'autres ne vont nulle part et sentent l'écriture automatique.
J'ose espérer que l'écriture automatique n'est pour rien là-dedans. Sinon, faudrait rappeler que c'est un point de départ à l'écriture, pas un moteur de texte. Un tri est nécessaire, après coup, puis une élaboration.
Bref, c'est du foutage de gueule, tel quel.
La première série que j'ai relevée, pour moi, mériteraient une élaboration.
ALORS 2LABORE PUTAIN DE MERDE;
Tiens, le texte a une vertu : il me fait faire des fautes de grammaire.
Super-pouvoir de merde, mais super-pouvoir.