Le vieil immeuble chartrain brillait d’un éclat morbide, pierres noircies illuminées par les flash rouge et bleu des voitures de police et de l’ambulance. Une petite foule s’était réunie, se tordant le cou pour apercevoir l’origine de cette agitation. Eugène faisait partie des curieux, son calepin à la main, prêt à noter la moindre information. Il avait un article à rendre et ce drame serait l’histoire parfaite, lui qui n’avait rien écrit d’intéressant depuis des mois.
Quand il entendit des éclats de voix dans la cage d’escalier, la porte de l’immeuble étant restée ouverte, il s’avança plus près. Les ambulanciers sortirent un brancard sur lequel un corps anonyme, sans vie, était allongé, recouvert d’une couverture dégoulinante de sang. Eugène fut frappé par les visages blêmes des policiers, ils chuchotaient frénétiquement, la peur se disputant au dégoût. Au moment où le cadavre était installé dans l’ambulance, un carnet noir tomba au sol. Personne ne le remarqua, les policiers trop occupés à digérer ce qu’ils venaient de voir, les badauds obnubilés par la vue de la mort, si proche.
Eugène trépignait, il devait absolument s’en emparer. L’ambulance démarra, les voitures de police suivirent aussitôt, comme pressés de mettre de la distance avec ce lieu maudit. Dès que la foule se dispersa, le spectacle terminé, il ramassa le carnet et feuilleta les premières pages. C’était un journal intime, plutôt inintéressant au début, mais rapidement, il lut quelques phrases qui captèrent son intérêt.
Un froid mordant lui rappela qu’il faisait nuit et qu’il était temps de rentrer. Il glissa le carnet dans la poche de son manteau, un sourire aux lèvres.
À peine entré dans son appartement, il récupéra le carnet puis jeta son manteau sur le canapé. Eugène était impatient d’en savoir plus sur cette mort qui avait bouleversé les policiers, pourtant habitués à voir le pire de l’humanité. Toujours debout, il se mit à lire les entrées qui l’intéressaient, tout en marchant en rond dans son petit salon encombré.
Mercredi 12 décembre 20XX
Ce matin, le réveil a été difficile. Encore une fois. Quand les cloches se sont mises à sonner, les murs de mon appartement ont tremblé. Satanée cathédrale. Elle me réveille chaque jour, alors que c’est le moment où je m’endors enfin, après des heures d’insomnie. Un filament de rêve s’accrochait encore à moi, une sensation étrange qui s’infiltrait et rampait sous ma peau. Je me suis préparé un café dans la pénombre. Mon studio mansardé n’a qu’une fenêtre et les pierres de Notre-Dame de Chartres empêchent la lumière du matin d’entrer.
Le fourmillement a commencé à empirer, j’avais l’impression que ma peau bourdonnait et vibrait d’une énergie qui ne m’appartenait pas. J’ai eu beau secouer mes bras, mes jambes, je me sentais tendue comme une corde de violon qu’on continue d’étirer. Peut-être qu’il me fallait sortir, marcher, courir pour évacuer cette pression insupportable. Je suis partie en claquant la porte de chez moi, j’ai dévalé les escaliers et inspiré une bouffée d’air glacial une fois sur le parvis de la cathédrale. Le vent sifflait avec force et a dispersé mes pensées pour ne laisser qu’une envie qui tournait en boucle dans mon esprit. C’était très étrange.
Mes pieds m’ont porté presque malgré moi jusqu’à la petite porte près du portail Nord, qui mène à la crypte. Je ne l’avais jamais vue ouverte, mais en jetant un œil sur l’affiche, j’ai compris qu’elle n’ouvre que pour la messe. Sans réfléchir, je me suis engouffrée dans le passage, j’ai descendu les marches de pierre, avancé dans la galerie avant de m’installer sur un banc au dernier rang. Je n’ai jamais assisté à une messe, je ne comprenais pas pourquoi j’avais été attirée ici… puis j’ai pris conscience que l’énergie nerveuse qui me traversait s’était calmée. Un sentiment de sérénité s’est emparé de moi, mes muscles se sont relâchés, mon esprit s’est mis à errer dans un brouillard de pensées diffuses que je n’arrivais pas à attraper. Je me sentais détachée de moi-même, observant la cérémonie d’un œil pendant que mon corps suivait automatiquement le mouvement. Je me levais, m’asseyais dans un état second, j’aurais dû avoir peur et pourtant, je ne m’étais jamais sentie aussi détendue.
À la fin de la messe, un élan m’a empêché de partir et m’a emmenée plus en avant, vers l’autel. Je me suis faufilée parmi les fidèles, silhouette invisible que personne ne remarquait, jusqu’au moment où une force inconnue m’a clouée sur place. Un poids invisible s’est déposé sur mes épaules, je suis tombée à genoux. A travers mes vêtements, je sentais le sol froid, qui me faisait frissonner. J’ai levé la tête, mes yeux attirés par une figure derrière l’autel. Sur un pilier, une sculpture en bois sombre représentant une Vierge tenant un enfant sur son genou semblait briller d’une lueur impossible. Les reflets qui jouaient sur sa peau m’hypnotisaient, les lignes du bois ont commencé à onduler lentement au point de me faire perdre pied avec la réalité. C’est difficile à décrire… J’avais l’impression de me noyer dans cette vision, les bruits autour de moi se sont estompés pour ne laisser qu’un battement irrégulier, qui palpitait de plus en plus fort. Un cœur ensommeillé qui s’éveillait. C’était bizarre, comme s’il se calait sur mon propre rythme, que nous battions à l’unisson. J’aurais voulu la rejoindre, la toucher, sentir sous mes doigts son bois lisse, coller mon oreille contre sa poitrine qui revenait à la vie…
Une main s’est posée soudainement sur mon épaule, me faisant sortir de ma transe. Encore déboussolée, j’ai eu du mal à comprendre ce qu’il me disait. Il s’est penché un peu plus vers moi. Sa voix était basse, pleine de respect, il chuchotait que je devais partir, que la messe était finie. Je n’ai pas répondu tout de suite, n’ayant pas encore repris mes esprits. Avec sa voix douce, il a insisté tout en confiant qu’il me comprenait. Notre-Dame de Sous-Terre est fascinante, il était tout aussi obnubilé les premières fois qu’il a pu prêcher à Chartres. Sauf que je ne suis pas comme lui, je ne sais toujours pas pourquoi j’ai été attirée là-bas ni ce qu’il venait de se passer exactement. J’ai bafouillé des excuses incompréhensibles, me suis levée et suis partie précipitamment, la honte piquetant mes joues de taches rouges.
J’ai couru jusqu’à mon appartement, et une fois la porte refermée, je me suis effondrée. J’avais du mal à respirer. Après de longues minutes, j’ai recouvert assez de force pour me mettre debout, j’ai titubé jusqu’à la fenêtre et j’ai jeté un œil sur la cathédrale. Il me fallait écrire ce que j’avais vécu et tout ça me paraît complètement irréel. Quelle drôle d’histoire…
Vendredi 14 décembre 20XX
Maintenant, quand j’essaie de repenser aux évènements de la matinée de mercredi, mes souvenirs sont flous, mais cela ne m’empêche pas de les ressasser encore et encore. La seule certitude qu’il me reste est d’avoir fait une rencontre marquante avec cette entité venue d’un autre âge.
Hier, je me suis installée devant mon ordinateur, fébrile, prête à faire des recherches sur cette statue dans la crypte. Au fil des articles, j’ai appris plein de choses sur cette Vierge à l’enfant, aussi appelée Vierge noire à cause du bois de poirier utilisé. Plusieurs légendes courent sur elle, mais une chose est sûre, elles remontent au moins aux Celtes qui habitaient ces terres. J’ai continué mes recherches pendant des heures, farfouillant dans d’obscurs forums. Ces statuettes noires sont mystérieuses et fascinantes. Sans que je le remarque, la nuit était tombée lorsque j’ai fini par quitter ma chaise. Mon dos endolori craquait, une migraine m’enserrait les tempes, mes yeux papillotaient d’épuisement. Je me suis allongée sur le canapé et me suis assoupie aussitôt. C’est là que j’ai fait le rêve le plus bizarre de ma vie. Rêve ou cauchemar, je ne saurais dire…
Des formes ondoyantes dansaient derrière mes paupières, une brume presque solide s’enroulait paresseusement autour de mes jambes, j’avançais péniblement dans ce paysage inconnu. Un clapotis a fini par se faire entendre, seul bruit qui perturbait le silence de mon rêve. Je me suis dirigée vers ce que je pensais être son origine et j’ai fini par apercevoir une forme à travers le brouillard. Encore quelques pas, les contours se sont dessinés plus nettement. Quelques autres, le clapotis est devenu gargouillis nauséeux, des chuintements d’une chair à vif qui glisse et s’insinue. Face à moi, la Vierge noire était immense, Mère éternelle sans visage qui tenait sur son genou une masse informe, mais vivante. Un amas de chair qui semblait fait de viscères agglomérées, palpitant au rythme de mon cœur. Il se lovait contre le corps froid de la Vierge, certaines protubérances s’enroulant autour de sa taille, remontant le long de ses bras, caresses obscènes et fascinantes. Je me suis approchée, partagée entre peur et un sentiment étrange… J’avais l’impression de reconnaître quelque chose, que j’étais au bon endroit. Tremblante, j’ai tendu la main et une sorte de tentacule s’est détachée pour me rejoindre, mais au moment où nous allions nous toucher, je me suis réveillée.
Je suis tellement fatiguée depuis ce rêve. Peut-être que j’ai voyagé ailleurs et que je n’ai pas vraiment dormi, je ne sais pas.
Samedi 15 décembre 20XX
C’est encore pire aujourd’hui, je me suis réveillée au milieu de l’après-midi, les draps trempés de sueur. Les cloches ne m’ont pas sorti de mon sommeil, c’est bien la première fois.
Je ne me souviens pas de mon rêve cette fois-ci, simplement de la sensation d’étreintes sacrilèges, ma peau encore humide d’un contact presque… gluant ? Mais surtout, je ressens à nouveau ce besoin impérieux d’aller à la cathédrale. Je me suis préparée du mieux que j’ai pu, mon corps était lourd, chaque mouvement me privait du peu de force que j’avais. Enfin, peu importe. J’ai essayé de retourner dans la crypte, mais la messe était passée depuis longtemps. Le seul autre moyen d’y entrer est de faire la visite guidée. Évidemment, en me réveillant aussi tard, j’ai loupé la visite. Je me suis renseignée, je dois acheter un billet le matin même, alors je pense que j’irai lundi. J’ai besoin de revoir cette Vierge noire.
Mardi 18 décembre 20XX
Je ne sais pas par où commencer, hier a été une journée riche en… émotions ? Surprises ? Il faut que j’écrive pour me souvenir. Pour me rassurer, je ne suis pas folle.
Comme prévu, je me suis levée tôt lundi matin et dès l’ouverture de la billetterie, j’ai pris ma place pour la visite de l’après-midi. Ensuite, les heures m’ont paru longues, je n’arrivais pas à me concentrer ni à me détendre. Mes nuits sont hantées de visions de cette Vierge immense et son enfant de chair qui m’enlace, tandis que mes journées sont habitées de cette énergie nerveuse dont je n’arrive pas à me débarrasser.
À l’heure du rendez-vous dans la cathédrale, je piétinais, agacée par ces touristes naïfs qui riaient bêtement. Notre groupe s’est enfin mis en route, nous avons descendu les marches et au moment où j’ai posé le pied sur le sol de la crypte, je me suis détendue. J’étais exactement là où je devais être. J’avais envie de profiter de ce moment de sérénité, mais la voix du guide ne cessait de m’importuner avec ses anecdotes. Je cherchais du regard un endroit où j’aurais pu me cacher et laisser le groupe continuer sans moi. Un employé de la cathédrale fermait la marche, il vérifiait que personne ne s’égare, ce qui ne m’arrangeait pas.
J’ai suivi le groupe jusqu’à ce qu’on arrive à la Notre-Dame de Sous-Terre, sculpture ridiculement petite par rapport à celle de mon rêve. Et cet enfant humain sur ses genoux… il y avait quelque chose de faux dans cette vision. Une discordance dans la trame de la réalité. Mes tempes ont commencé à bourdonner, mes doigts à se crisper, je reconnaissais les signes d’une crise d’angoisse. Je me suis reculée pour m’adosser à un mur, dans un coin, pendant que le guide continuait à discourir sur l’histoire de cette crypte. Puis j’ai laissé le vertige m’envahir. Mes mains se sont plaquées contre les pierres froides, un voile obscur s’est déposé sur mes yeux, le reste du monde m’apparaissait lointain.
Et c’est là que quelque chose d’étrange s’est passé. Le guide a invité le groupe à poursuivre la visite, ils sont tous passés devant moi… sans me voir. Même celui qui est censé vérifier que personne ne traîne m’a ignorée. Pourtant, j’ai bien vu qu’il avait regardé dans ma direction, mais son regard est passé à travers moi ? Par dessus moi ? Je n’ai pas les mots. En tout cas, je me suis retrouvée seule avec la Vierge noire. Qu’est-ce qu’il venait de se passer ? J’ai regardé mon corps, mes mains, je les voyais. Quand je me suis détachée du mur, le voile s’est levé et j’ai eu l’impression que les ombres me quittaient. M’avaient-elles cachée ? Et si oui, pourquoi ? Cela n’a aucun sens. Mais je ne pouvais pas nier que j’avais obtenu ce que je voulais : du temps seule face à cette statuette impie, fausse représentation, vérité tordue.
Curieuse, j’ai commencé à regarder la statue, son piédestal, le sol autour d’elle. Je ne sais pas ce que je cherchais, mais je sentais confusément que quelque chose allait arriver. Une voix lointaine, immémoriale me guidait, je n’avais qu’à obéir. Puis j’ai trouvé. Des traces sur le sol, prouvant que l’autel pouvait être coulissé. Mais il était impossible de faire bouger le support, trop lourd et le mécanisme semblait grippé, trop ancien. C’était au tour de la Vierge noire, et là, j’ai pu la soulever de son socle. J’y ai vu des signes indéchiffrables. Des symboles gravés qui ne me disaient rien, même si j’étais certaine qu’ils n’étaient pas chrétiens. Des spirales, des lignes ondulantes… puis à force de les observer, une sorte de connaissance intuitive me soufflait que cela permettait d’invoquer quelque chose. Un être au-delà du temps et de l’espace, une entité à la faim insatiable…
Eugène eut du mal à lire la suite du texte, l’écriture s’était faite de plus en plus brouillonne et les dernières phrases étaient raturées avec force. Il déglutit, mal à l’aise. Les entrées redevenaient lisibles quelques pages plus loin.
Jeudi 20 décembre XXXX
J’ai peur. Je pense avoir fait une immense connerie, en écoutant cette voix. Je n’étais pas censée voir ces symboles, je n’aurais pas dû soulever la statuette… Quelque chose s’est réveillé. Tous les matins, je vais à la messe dans la crypte, partagée entre terreur et fascination. Je ne suis pas assez forte pour résister… Mon corps réagit à l’appel, alors que je n’ai plus envie d’y aller. La vierge noire ne m’apparaît plus que comme un vaisseau vide, un réceptacle pour cette chose qui me révulse. Je me sens comme une hérétique, à arpenter ces lieux sacrés tout en sachant qu’il n’y a plus que le désespoir…
Après ce court texte, les pages étaient remplies de symboles tracés avec frénésie. Eugène était persuadé que cette femme tentait de reproduire ce qu’elle avait vu. C’était atroce à regarder, les lignes bavaient et certains traits étaient effacés par des taches, qui auraient pu être des larmes s’écrasant sur le papier. Puis le texte reprenait, mais il n’y avait plus de date ni de sens, c’était des bouts de texte griffonnés à la hâte
Elle est affamée et elle m’appelle, je le comprends maintenant. Depuis ma première descente dans la crypte, ma vie est devenue un cauchemar. Je me sentais bien, calme trompeur pour mieux me faire baisser ma garde. Elle est dans tous mes rêves, cet amas de chair frémissant se déployant de plus en plus sur cette Vierge noire au visage hurlant. Elle prend des forces, elle grandit, elle me veut…
Sam.. Dimanche ? XX XXX
Je ne sais même plus quel jour on est. Aujourd’hui, j’ai un peu de force pour écrire, mais que puis-je dire ? Je passe mes journées enfermée, envahie par des pulsions qui ne sont pas les miennes. J’ai dû jeter les couteaux, le rasoir, tout ce qui est tranchant, car j’ai tout le temps envie de glisser ces lames sur ma peau déjà meurtrie. Elle veut mon sang…
XX XX XXXX
Parfois, je me réveille et de nouveaux symboles ont été gravés sur ma chair. Quand ai-je fait ça ? Je sais que c’est moi, mes ongles sont dégoûtants, salis par les bouts de peau et le sang séché. Puisque je n’ai plus rien chez moi de tranchant, elle s’est emparée de mon corps…
XX XX XXXX
Je n’en peux plus, je ne supporte plus sa faim incontrôlable, aidez-moi… AIDEZ-MOI
Le carnet s’arrêtait brutalement sur ces derniers mots. Eugène se surprit à reprendre son souffle, il avait presque cessé de le faire. D’abord bouleversé par les mots, une frustration inouïe s’empara de lui. Il pensait tenir un scoop et finalement, il n’avait rien pour écrire son article. C’était juste une femme en proie à la folie, une paranoïaque qui avait développé un délire étrange sur… Sur quoi, d’ailleurs ? Un culte encore plus ancien que les Celtes ? Une sorte de secte satanique ancestrale ? Une divinité qui n’apparait que dans une mauvaise nouvelle de Lovecraft ? Ridicule, il ne pouvait décemment pas aborder ce sujet dans le journal qui l’employait. Il ne savait pas quoi faire de ce carnet, testament tragique d’un suicide, mais il avait surtout l’impression d’avoir perdu sa soirée. Dans un accès de vengeance puérile, il décida de le brûler. Personne n’avait besoin de savoir.
Eugène s’approcha de son évier et mit le feu au carnet. Hypnotisé par les pages enflammées, il ne fit pas attention tout de suite aux gémissements inquiétants. Mais ceux-ci se firent de plus en plus fort, transperçant ses tympans et le forçant à se recroqueviller par terre. Jusqu’à ce que le carnet se consume complètement.
Le silence, enfin.
Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’au même moment, dans la crypte d’une cathédrale millénaire, une statuette en bois de poirier se transformait en cendres elle aussi. Les murs tremblèrent sous la puissance des hurlements inhumains, des fissures apparurent et si quelqu’un avait pris le temps d’observer à travers ces dernières, il aurait vu une chair calcinée recouverte de bouches voraces qui palpitait lentement.
Un journal intime qui livre les errances dans une cathédrale millénaire, une statuette de Vierge, un enfant qui devient chair boursouflée et une femme qui cède à la folie... = ajouter un commentaire =
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Une conclusion inattendue à la saga "Le journal de Bridget Jones"
On en parle du pseudo de l'auteur ? Quelque part entre un refrain de Bernard Minet et le nom du prochain parti politique de Marine Tondelier. C'est probablement l'aspect le plus lovecraftien du texte.