LA ZONE -

DE PROFUNDIS #lovecraft

Le 06/09/2026
par Hugo DRAY
[illustration] « Un latiniste érudit déchiffre un manuscrit ancien pour le simple plaisir de l'étude. Il ne réalise que trop tard que certains mots ne demandent qu'à être lus pour prendre vie. »
Je ne vois pas d'autre alternative que de coucher ici le récit des dernières vingt-quatre heures. Je n’ai pas d’idée précise du temps qu’il me reste, mais maintenant que je sais que j’ai commis l’irréparable, il me faut faire, le plus rapidement possible, acte de contrition en rapportant jusqu’aux moindres détails l’histoire qui nous occupe.
Jusqu'à hier, je vous aurais affirmé que je n’entendais rien à Dieu ni aux religions, agnostique que j’étais depuis toujours. Non seulement je sais désormais que j’ai offensé le Très-Haut, mais j’imagine mal qu’Il puisse m’accorder le moindre pardon, ni la moindre miséricorde, pour avoir perpétré ce crime si terrible.
Mais avant d’évoquer ce qui m’amène à rédiger ce récit, la courtoisie m’oblige à présenter, même succinctement, votre narrateur. Je m’appelle Alexis Barrières, j’ai bientôt cinquante ans et je suis professeur de latin au lycée Condorcet, à Paris. Je suis ce que l’on appelle un bibliophile. Je voue une passion débordante pour le livre et j’ai un aveu à vous faire : l’écrit est ma maîtresse la plus intime. Ce ne sont pas mes trois ex-femmes qui vous diront le contraire. Trêve de frivolité : je consacre l’essentiel de ma vie à la découverte, à la lecture et à l’analyse des textes anciens. Si bien que mon entourage ne se lasse pas de me lancer toutes sortes de défis pour tester mes vastes connaissances universitaires. La semaine dernière encore, on me demandait avec un sourire goguenard si je savais dans quelle librairie occulte se nichait une édition originale du Pseudomonarchia Daemonum !

Bref, c’est ainsi que je me suis retrouvé face à cet ouvrage infâme : le In libro de Aspr. Ma formation de latiniste, doublée d'un intérêt ancien pour la paléographie et les dialectes celtiques obscurs, me rendait, je le croyais alors, l'homme de la situation pour en percer les mystères. Quelle tragique arrogance !
Un vieux homme, dénommé Timothée Charlier cherchait un spécialiste d’ouvrages datant du haut moyen âge, érudit et surtout discret — le parfait portrait de votre humble narrateur — afin de l’aider à traduire quelques passages obscurs de cet ouvrage. Dans un premier temps, las de la journée et pressé de rentrer chez moi, je lui répondis qu’il devait faire erreur et que dans ce domaine je n’étais qu’un amateur. Il me rétorqua que le travail requérait une certaine urgence et que je serais largement rétribué si je voulais bien me donner la peine d’accepter. Je dois dire que l’argument fit mouche — mes finances étaient loin d’être au beau fixe — et je décidais très vite de l’inviter à prendre un café le soir même à mon domicile, rue des Petites-écuries dans le Xème arrondissement afin d’approfondir quelque peu sa requête. Il nota sur un vieux calepin mes quelques instructions et disparut dans le couloir sans un mot.
Vers 18 h, comme convenu, il sonna à ma porte. J’ouvris et fus quelque peu surpris de découvrir la présence au côté du vieil homme d’une jeune fille au teint blafard qu’il présenta comme sa petite nièce. La présence de cette jeune personne me parut étrange, mais pas forcément incongrue et d’un geste je les invitais à entrer. Charlier avait les mains gantées et tenait vigoureusement, du moins pour un homme de cet âge, un vieux sac plastique qui devait contenir, pas besoin d’être devin, le mystérieux ouvrage. Nous prîmes place dans mon petit salon et après leur avoir servi le café, je m’installais à mon bureau sur lequel j’avais préalablement fait place nette. Je jetais un œil à la jeune fille et je dois reconnaître que j’étais réellement intrigué par sa présence. Elle avait l’âge de mes élèves, mais elle devait fréquenter un autre lycée, car son visage ne me disait rien et il faut reconnaître qu’en termes de visage, le sien n’était pas banal. Ses longs cheveux lisses et noirs encadraient un visage très pâle. De grands yeux enfantins se nichaient au-dessus d’un long nez aquilin et d’une minuscule bouche aux lèvres très fines. Elle semblait ailleurs, comme envoûtée par le passé. Mon regard se tourna alors vers Timothée Charlier qui s’approchait du bureau et extirpait du sac plastique une sorte de vieux grimoire.
À cet instant, je n’éprouvais pas vraiment d’impatience, juste une petite curiosité naturelle. Je ne connaissais pas le titre de cet ouvrage et les quelques recherches, sommaires, que j’avais faites sur l’Oracle n’avaient absolument rien donné. Le vieil homme posa le livre soigneusement sur le bureau et me demanda si j’avais des gants. Je le regardai quelque peu surpris, mais j’acquiesçai. Le temps de remettre la main sur ma boite à gants en latex, un frisson me parcourut le dos. Charlier et sa nièce me fixaient avec une intensité rare, ce qui, je ne saurai le décrire autrement, plombait l’ambiance. Je crois que c’est précisément à ce moment que j’aurai dû suivre la petite voix dans ma tête qui me hurlait de ne pas m’approcher de cet ouvrage et de prendre congé de ces deux-là. Mais la curiosité étant le défaut qu’elle est, je fis faire le silence dans ma tête et muni des gants en question, je débutais l’exploration du livre. Je ne m’attardais pas trop sur la couverture, car je souhaitais rapidement savoir de quoi il en retournait. Je dois toutefois préciser qu’il contenait des enluminures du plus bel effet. Les lettrines étaient merveilleusement exécutées et la calligraphie générale des pages que je tournais lentement d’une très grande qualité. Je pensais alors qu’il était étrange de ne jamais avoir entendu parler de ce livre quand je remarquai que les bords inférieurs des pages étaient tachés d’encre bleue. Cela me fit aussitôt penser au manuscrit empoisonné du Nom de la Rose et je fus pris d’une soudaine frayeur tout à fait irrationnelle. Je remerciai silencieusement le vieux de m’avoir imposé de mettre des gants puis je me ressaisis, conscient de l’absurdité de la chose. Je devais être bien fatigué pour penser à mal, mais je me devais d’être méfiant. Après tout, il s’agissait peut-être d’un titre quelconque destiné à cacher la vraie nature et l’origine de l’ouvrage. Je me mis à lire une première page et très vite la lecture de quelques passages à la volée me sortit presque tout à fait du bel ouvrage. À moins que mon latin ne soit défaillant à son tour, je ne lisais que des bribes de recettes de cuisine. Tant de branches de thym, une livre de chevreuil, de l’ail concassé, une tortue… Je me tournais vers mes deux invités guettant un signe quelconque, mais ils restaient impassibles. Je continuai à feuilleter le manuscrit et repérai ici et là des changements linguistiques plutôt étranges. Ici et là le latin laissait place à du gaélique ancien. Je ne parvenais pas à saisir les mots en gaélique et si je devais les traduire, il me faudrait alors me retrousser les manches, car cela faisait belle lurette que j’avais abandonné ce dialecte. Le vieil homme n’avait jusqu’alors pas ouvert la bouche à l’exception de sa requête pour les gants, mais il s’approcha doucement du bureau et me demanda d’une voix un peu caverneuse de reprendre depuis le début. Je lui rétorquais que je voulais juste voir de quoi il en retournait. Il me jeta un regard noir et me demanda de reprendre par le commencement. Je le défiais un instant puis pour bien signifier que j’avais compris, je refermai le livre, attendit un instant et de façon un peu cérémonieuse ouvrit délicatement l’ouvrage. Une première page blanche ou jaunâtre pour être plus précis, puis une série de symboles et la page de titre « In libro de Aspr ». Le visage du vieux s’éclaira tandis que celui de sa voisine restait parfaitement immobile. Il y avait quelque chose de fondamentalement pas net dans ce qui était en train de se passer, mais je ne parvenais pas à voir où le mal pouvait bien se loger. L’ambiance n’était pas des plus légères, mais je décidai de passer outre. Je devais juste remplir mon rôle de traducteur et ne pas chercher midi à quatorze heures. La première page manuscrite fut assez simple à traduire. « Dans ce recueil se trouvent les préceptes essentiels à la bonne santé et à la bonne longévité du pénitent qui, au travers d’un dédale symbolique, trouvera la clé de la réjouissance éternelle ». Comme souvent avec les textes du moyen âge, la traduction se devait d’être réinterprétée en langage moderne et paradoxalement c’était souvent cette phase du travail qui demandait le plus de temps. Sous l’injonction muette du vieux Charlier, je décidai de traduire le texte de façon brut et d’y revenir plus tard. C’est là que je commis ma première erreur. J’aurais dû être plus prudent. Mais comment peut-on se méfier d’un livre?
Accompagné d’un bloc-notes sur lequel je notais les termes ou les phrases les plus complexes, je parcourus lentement, mais consciencieusement les premières pages du grimoire. Je sentais le regard du vieux Charlier dans mon dos. Je pourrais même décrire une impression très singulière, comme si les yeux du vieil homme me transperçaient. Ce qui ne fit qu’accroître mon malaise. Je décidai d’occulter sa présence pour me concentrer sur la première traduction littérale du texte.
Sans m’en rendre vraiment compte, j’entrai peu à peu dans une sorte de transe. Le vieux ne bougeait plus, comme la jeune fille. Je crus même à un instant qu’ils dormaient. Mais alors que je terminais la traduction de la troisième page, Charlier releva la tête brusquement et m’invita à lire à haute voix le résultat de mon travail. Je me sentais las et d’un geste presque automatique je lui passais le bloc-notes. Il refusa le cahier et réitéra sa demande de façon un peu agressive. J’aurais dû l’envoyer paître pour avoir employé un ton si péremptoire, mais je me sentais alors dans une sorte de brouillard un peu épais et cotonneux. Je m’exécutai :
— « Et testudo accipere, amputavit pugione cervicem eius et mori… Prenez une tortue, coupez-lui la tête et laissez-la mourir…
Je m’interrompis et le vieil homme me lança un regard noir. D’un geste de la main un peu dédaigneux, il me demanda de poursuivre. Mais le malaise que j’avais ressenti au début refit surface et j’eus l’impression désagréable de ne plus pouvoir me maîtriser. Je détournai alors le regard comme si j’avais été sous l’emprise du regard de Charlier et respira lentement. Je repris mon souffle et lus de façon presque hypnotique la suite du texte. L’humeur du vieux changea et se fit plus amicale. Je crus même le voir sourire. Quant à la jeune fille, je perçus un changement assez notable, ses yeux paraissaient encore plus grands que d’habitude et me fixaient toujours avec une grande intensité. Quant à moi, je m’enfonçai dans les ténèbres. Le vieux me demanda alors de continuer à lire le livre à haute voix, mais sans le traduire. Les mots sortirent alors de ma bouche sans que je ne fasse un seul effort pour les traduire. D’ailleurs, je ne comprenais plus ce que je lisais. Je me laissais emporter par le flot et la musicalité des mots. Je ne m’en rendais pas compte, mais j’étais déjà ensorcelé. La magie avait opéré et l’effroyable allait pouvoir enfin être libéré.
Alors que je débitais des mots de plus en plus incompréhensibles, je vis le vieux Charlier s’affaler sur lui-même pour ne finalement plus bouger. Si j’avais été dans mon état normal, j’aurais vérifié qu’il était toujours vivant. Au lieu de cela, je l’ai vu se consumer sous mes yeux, exorbités. Son corps s’est alors liquéfié et en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, il était devenu poussière. Ses vêtements désormais vides de toute substance organique reposaient sur le fauteuil. La jeune fille n’avait pas manifesté la moindre émotion. Quant à moi, je n’arrêtai pas de lire. Mon cerveau était totalement piégé par une force occulte. Je crois que je n’ai rien fait pour résister. Il me semble que j’acceptai ce qu’il se passait sans broncher. Mais en réalité, je perdais pied, j’étais inexorablement attiré par les profondeurs.
C’est alors que les lumières de mon appartement se sont mises à osciller puis à s’éteindre complètement. Une fois dans l’obscurité, je stoppais enfin ma lecture, mais ne sortait pas pour autant de ma torpeur. La lumière réapparut et je vis alors que la poussière avait totalement disparu. Je relâchai enfin la tension et il me sembla que le sortilège dans lequel j’étais prisonnier venait enfin de se dissiper. Épuisé, je m’affalai dans mon fauteuil, face aux restes vestimentaires du vieil homme et face à une jeune fille qui semblait beaucoup moins pâle qu’auparavant. Elle me fixa longuement puis finit par me sourire. J’étais décontenancé. Je ne savais plus quoi penser. Le constat était pourtant simple et parfaitement limpide. Charlier avait littéralement disparu et je me retrouvais seul avec une gamine mutique et un grimoire que je pouvais désormais qualifier de maléfique. Je suis d’un naturel plutôt cartésien, mais les fondations de mon esprit analytique venaient de vaciller sérieusement. J’avais été envoûté par une force mystérieuse émanant de je ne sais où et il m’était impossible de ne pas reconnaître les forces à l’œuvre. Pourtant, quelque part au fond de moi, j’avais eu l’intuition que cette histoire n’était pas nette et je n’étais pas au bout de mes surprises.
La jeune fille semblait différente. Je dirais même et j’en aurai mis ma main à couper qu’il ne s’agissait plus du tout de la même fille. Ses yeux ne renvoyaient plus cette expression enfantine. Ils étaient devenus perçants et me rappelèrent soudain le regard pénétrant de Charlier. Ce qu’elle confirma sans que je lui pose même la question :
— Je vous remercie, Monsieur Barrières, me dit-elle d’une voix désincarnée. Comme vous pouvez le constater, vous m’avez été d’un grand recours. Le corps de ce vieux Charlier n’était plus un véhicule très efficient et il m’a fallu recourir à ce stratagème un peu éculé, vous m’en excuserez.
J’étais abasourdi par ce que j’entendais. Pourtant, il faut bien l’avouer, je n’étais pas si étonné que cela. Mais je commençais juste à comprendre, avec un peu trop de retard. Et cela me mit en colère.
— Comment avez-vous pu oser vous servir de moi de la sorte?
La jeune fille fronça les sourcils et dodelina de la tête.
— Croyez-vous sincèrement que si je vous avais exposé ma demande de transfert en bonne et due forme, vous l’auriez accepté?
Je ne répondis pas, troublé que j’étais par le fait d’entendre le vieux Charlier parler par l’entremise de cette gamine. Elle attendit un moment puis reprit :
— Je vous dois la vérité même si cela doit vous choquer. Je m’appelle Joseph de Vries et je suis l’auteur de ce manuscrit. J’utilise depuis des siècles les humains comme véhicule à mon esprit, dit-elle très calmement comme si elle me proposait une tasse de thé.
Je m’emportai :
— Mais c’est immonde! De quel droit vous permettez-vous de prendre possession du corps d’autrui?
— Vous savez, je ne suis plus influencé par les illusions de la moralité depuis une éternité maintenant. Désolé si cela heurte votre sensibilité de pauvre mortel.
Je fulminais tandis que je nageais en plein délire mystique. Il fallait que ce cauchemar cesse. Et le plus tôt serait le mieux. Il me vint alors une idée. Que j’aurais mieux fait de garder pour moi.
Je décidai de me lever et mû par un réflexe plutôt étrange me rapprocha du livre. Sans le toucher et en restant à distance raisonnable, je l’observai très attentivement. La jeune fille se leva à son tour et approcha d’un pas dans ma direction.
— Que faites-vous? me demanda-t-elle, une légère inquiétude dans la voix.
Je ne savais pas encore ce que j’allais faire exactement, mais le trouble se lisait maintenant très clairement sur le visage du nouveau véhicule de De Vries et je fus convaincu à ce moment-là que la solution résidait quelque part dans ce bouquin. J’étais plongé jusqu’au cou dans cette histoire insensée et que Dieu me pardonne, mais au lieu d’écouter la voix de la raison, ce que je pensais être sur le moment, je me suis vautré dans les profondeurs, happé non par le chant des sirènes, mais par le livre, tout simplement. C’est le livre qui rayonnait devant moi et qui m’appelait en quelque sorte. J’étais perdu dans l’irréel le plus total. Mû par un incompressible mouvement de destruction, je me mis à déchirer frénétiquement le livre en mille morceaux sous le regard halluciné de la jeune fille qui tenta de me sauter littéralement dessus. Mais alors que je me déchaînais sur le manuscrit, la jeune fille tituba et sembla vaciller comme prise de vertige. Elle ne pouvait plus m’atteindre, fragilisée par je ne sais quel sortilège. Elle tenta d’ouvrir la bouche pour me dire quelque chose, mais aucun son ne put sortir. Alors que j’avais littéralement détruit le manuscrit devant ses yeux, j’assistai alors au pire phénomène physique qu’il m’a été donné de voir. Très vite la jeune fille se transforma en une chose si immonde qu’il m’est quasiment impossible de le décrire. Une créature improbable sortie des tréfonds de l’enfer me fixait en bavant une salive visqueuse qui me donna immédiatement envie de vomir. Mon envoûtement cessa net, car la terreur prît sa place. Je me mis à hurler. La créature beugla à son tour et tenta de m’attraper. Je l’esquivais et partis me réfugier dans ma chambre. Je fermais la porte à clé et plaçai comme je pus ma commode devant pour empêcher la créature d’entrer. Mais ce fut peine perdue, la porte éclata façon puzzle et le meuble fut éjecté au-dessus de moi comme un vulgaire bibelot. Le monstre, de plus en plus hideux, qui apparemment ne voyait pas très nettement tenta une fois de plus de m’attraper. Je saisis mon bloc-notes et sortis en courant. Sur le palier, mes voisins étaient sur le pas de leur porte, le visage décomposé par une inquiétude que je ne pouvais apaiser. Incapable de prononcer le moindre mot, je les invitai par de grands gestes désespérés à quitter les lieux à la seconde. Je me ruai dans l'escalier alors que la créature était déjà sur mes talons. C'est alors que j'entendis les premiers hurlements. L'une de mes voisines, une femme dont la curiosité fut le dernier péché, avait commis l'erreur de regarder par l'entrebâillement de sa porte. Le son de sa chute et le silence brutal qui suivit me hantent encore. Je dévalai les marches, profitant du chaos et de la terreur qui gagnaient les étages, pour me réfugier au sous-sol. Je m'enfermai à double tour dans ma cave, mon ultime et dérisoire sanctuaire.
C’est ici, claquemuré entre quatre murs de pierre suintante, que je griffonne ces quelques pages à la hâte. J’espère que quelqu’un les trouvera et pourra déjouer ce maléfice, car j’ai libéré un monstre terrifiant qui, à l’heure où je vous écris, a déjà semé la mort dans cet immeuble. J’entends encore l'écho des cris qui me glacent le sang.
Je sais que rester ici est une condamnation, mais la peur paralyse mes membres. Et maintenant, le silence est revenu dans les étages. Un silence plus terrible encore que les hurlements. J'écoute. Un frottement sourd résonne contre la porte de la cave. Des griffes raclent le bois, un crissement insupportable qui me fait vibrer les dents.

Mon Dieu, pardonnez-moi. Elle est là !

= commentaires =

Nino St Félix

Pute : 100
    le 06/09/2026 à 09:42:28
Ah mais Caviardageman vient juste de repartir, c'est con, il y avait encore un bon truc pour lui là. Putain dans le genre roboratif, un dimanche matin.

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