LA ZONE -
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La confrérie des Nemesiaci

Le 14/10/2026
par Hellégore Renonculacée
[illustration] Voici un texte subversif, gore et malsain, dans lequel un pédophile se fait tailler en pièces dans une Red Room
C’est en se levant de sa chaise pour saluer ses collègues après un repas bien arrosé qu’Amaury réalise qu’il avait un peu trop picolé. Il réussit tant bien que mal à se mettre debout, mais la tête lui tourne. Ses mains tremblent légèrement et il a du mal à sortir son portefeuille et son téléphone de sa sacoche. En consultant son portable pour lire la note de service envoyée par son boss à propos de leur déplacement, il est surpris par le nom du motel où il doit passer la nuit. « Le Jeff Red, quel nom bizarre… » pense-t-il en cherchant désespérément sur internet pour voir à quoi ça ressemble. Mais rien, il ne trouve absolument rien à propos de ce foutu motel. Il se dit qu’en rentrant, il passera un sacré savon à sa secrétaire. C’est quoi cet endroit pourri ? Il vérifie l’adresse, qui elle est bien réelle. Le quartier ne semble pas trop mal, quoiqu’un peu isolé. Le pire, c’est que ses collègues, qui sont ses subordonnés, ne sont même pas dans le même hôtel. « Elle a dû vouloir me surclasser parce que je suis le boss, et puis c’est juste pour une nuit » pense-t-il. Il ne croit pas si bien dire.

Heureusement, c’est Dorian qui conduit. Il est son adjoint, mais également son meilleur pote. Dorian le dépose à l’endroit indiqué, en lui souhaitant bonne nuit. Amaury a hâte d’être seul, car ses collègues ont parlé de cul pendant tout le repas, et lui, les gonzesses adultes aux gros nibards, c’est pas vraiment son truc… Mais il ne peut pas leur parler de ses fantasmes, il risquerait la taule. Amaury les aime jeunes, beaucoup plus jeunes…
Il a eu un peu le temps de dessoûler pendant le trajet. Du coup, il commence à gamberger, et il repense à ce qui le préoccupe. Il s’est rendu compte que sa femme avait fait un virement de 20.000 € depuis leur compte joint, et ne lui en a même pas parlé. Bien qu’il soit responsable d’agence dans une banque, celle où ils ont leurs comptes, il a été incapable de tracer l’argent et de trouver à quel organisme avait été fait le virement. Il y avait bien un N dessiné comme une enluminure, et quelques symboles bizarres, mais il n'a rien pu tirer de ce charabia, et ça le stresse vraiment. Déjà, il trouve sa femme un peu trop dépensière à son goût, mais là, c’était le comble. Qu’est-ce qu’elle a bien pu payer pour cette somme, et à qui ? Il a lui aussi des dépenses qu’il préfère cacher à sa femme, pour des virées entre copains dans des bars douteux, et surtout, pour des activités bien plus inavouables, et en y pensant, il trouve que c'est vraiment inquiétant de ne pas pouvoir déterminer la finalité de ce paiement.

En arrivant au motel, il se fait la réflexion que l’endroit lui fait penser au film de Hitchcock, Psychose, ce classique du genre d’horreur qui se déroule dans un motel où une femme se fait massacrer dans la douche. Il ne sait pas pourquoi, mais il ne peut s’empêcher de frissonner. Mais bon, il se dit qu’il est un homme, un vrai, pas une gonzesse. Le mec qui lui donne sa clé à la réception ne ressemble pas à Norman Bates, et la chambre est tout à fait correcte.
N’empêche, il ne se précipite pas pour prendre sa douche. Il sort ses affaires de toilette et les dispose dans la salle de bain, avec un soin particulier pour son fer à boucler multi-températures, qui lui sert à arranger ses cheveux de façon à cacher une calvitie naissante. En revenant dans la chambre, il remarque une balance, et se demande ce que cet objet peut bien faire ici. Sur le socle sont inscrits des mots en latin : d’un côté, il peut lire : Abusus, Pedophilia, Incestus, de l’autre : Iusticia, Poena, châtiment. Cette balance est munie d’une tige qui semble amovible, en haut de laquelle figure un nom : NEMESIS. Il ne s’y attarde pas, il a mieux à faire.
Lorsqu’il allume son ordinateur, il a la bizarre sensation d’être observé, mais il met ça sur le compte de la boisson. Il avale son calmant habituel avec un verre d’eau, et se fait la réflexion qu’il n’a pas tout à fait le même goût que d’habitude. Mais bon, il a trop envie de se connecter à son site préféré. Il paraît qu’il y a de nouvelles petites filles, et il est déjà en état d’excitation maximale.
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Depuis leur appartement, sa femme, Gwendoline, ne perd pas une miette de ce qu’Amaury est en train de faire. Elle constate avec satisfaction qu’il a avalé le comprimé. Dorian, son amant, l’a fait préparer par un ami chimiste. Les effets ne devraient pas tarder à se faire sentir. Elle est tellement impatiente qu’elle devient aussi négligente que son mari. Il y a des messages sur le côté de son écran, qui signalent que d’autres personnes se connectent, mais elle n’y a prête pas attention. Tout ce qu’elle veut, c’est voir apparaître Dorian.
Mais il a dû déposer ses collègues à l’hôtel, faire semblant de s’installer dans sa chambre, et surtout, préparer sa tenue : une longue toge noire à manches très longues, avec une capuche profonde. Un masque de tragédie grecque complète le tout. Une balance stylisée est gravée sur le front, et une ligne verticale descend entre les yeux jusqu’au menton.
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Gwendoline espère que Dorian n’a pas accepté d’aller boire un dernier coup avec ses collègues. Elle a hâte que cela commence. Elle en a des frissons dans tout le corps. Cela fait un moment qu’elle est au courant des penchants déviants de son mari. Tant qu’il ne s’agissait que de se connecter à des sites pour pédophiles, elle a fermé les yeux et étouffé son sens moral. Elle est bien trop attachée au luxe que lui permet le salaire conséquent de son mari. Depuis qu’elle s’est rendu compte qu’il était vraiment passé à l’acte avec des enfants, elle a commencé à avoir quelques scrupules. Mais bon, il est tellement plus important qu’elle maintienne son statut social et soigne son apparence ! Elle se dit que les petits ne sont pas vraiment maltraités, et, tout en farfouillant dans son sac Prada pour chercher ses lunettes Gucci, elle se fabrique une bonne conscience. Elle se demande quand même si elle risque des problèmes. Ça l’inquiète bien plus que le sort des enfants. Bien sûr, en tant que mère, cela la chagrine un peu, mais que peut-elle y faire ? Elle pense à la galerie d’art qu’elle a pu se payer grâce à l’argent de son mari, et se console en se disant qu’elle contribue à faire connaitre de jeunes talents, une œuvre charitable qui justifie bien quelques sacrifices.
En tous les cas, elle comprend maintenant pourquoi son mari ne s’intéresse plus à elle depuis la naissance de leur dernier enfant. Elle réalise qu’il a voulu se créer une image de bon père de famille, insoupçonnable, et qu’il l’a juste utilisée. Cela la met dans une colère noire. Mais bon, maintenant qu’elle couche avec Dorian, elle se sent plus calme. Et puis, maintenant, elle tient sa vengeance. Elle met ses lunettes, et se concentre sur ce qui se passe sur son écran.
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Dans sa chambre de motel, Amaury s’installe devant le bureau, s’enduit les mains avec sa crème parfumée, et se connecte à son site de pédopornographie. Il n’a pas vraiment de préférences, petits garçons, petites filles, tout lui plaît, du moment que ce sont des enfants. En plus, il s’est créé un avatar de gamin sur son téléphone portable pour pouvoir chatter avec de très jeunes mineurs. « Ça va être l’éclate » se dit-il, sans trop s’attarder sur le fait que sa crème n’a pas la même consistance que d’habitude. Elle est plus épaisse, plus collante.
C’est curieux, ce soir, il se sent moins vigilant, presque euphorique. Ça doit être son calmant. Ça le détend à tel point qu’il ne se méfie même plus du petit point lumineux qui clignote à côté de la caméra de son ordi. Il cherche les photos des nouvelles petites filles dont on lui a parlé, et en sélectionne trois, celles qui ont les poses les plus suggestives.
Il dézippe sa braguette, baisse son slip, et commence à se branler. Il se sent de plus en plus bizarre, mais, comme il bande de plus en plus, il n’y prête pas attention.
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Gwendoline commence à se sentir vraiment excitée maintenant. Mais pourquoi Dorian met-il autant de temps à pénétrer dans la chambre ? Elle se dit qu’elle va faire chier Amaury un peu en attendant. Elle n’en peut plus d’attendre. Sa petite culotte est trempée à l’idée de ce que Dorian va faire à Amaury.
Elle a longtemps toléré les frasques de son mari, mais, récemment, elle a remarqué la façon dont il reluque leur fille aînée. Elle a à peine huit ans. Gwendoline s’est dit qu’il était grand temps d'agir et de faire passer à Amaury l’envie de s’en prendre à ses enfants.
C’est quand Dorian lui a montré les possibilités offertes par le dark web qu’il lui est venu l’idée de faire torturer son mari dans une chambre rouge. Elle se dit maintenant qu’elle aurait quand même pu se renseigner un peu plus, poser à Dorian les bonnes questions, et lui demander d’où il connaissait les red rooms, et comment il avait pu se procurer le contact si facilement. Mais bon, ça l’arrange maintenant de pouvoir assister à la scène de torture en direct grâce aux compétences informatiques de son amant.
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Amaury est sur le point d’éjaculer quand sa femme l’appelle. « On dirait presque qu’elle me regarde et qu’elle le fait exprès! » se dit-il. Mais bon, ça serait carrément délirant… Il éprouve bien une certaine appréhension, mais la sonnerie stridente du portable l’empêche de se concentrer.
« Il vaut mieux que je réponde, pense-t-il, sinon elle va me faire chier pendant des semaines ». Il tente de libérer sa main droite pour décrocher, mais il n'y a rien à faire, il n’arrive même plus à déplier ses doigts. C’est comme si sa main était mue par une volonté propre. Il lui est impossible de la décoller de sa bite. Elle continue à s’agiter de haut en bas le long de son pénis, en serrant de plus en plus fort, en bougeant de plus en plus vite. Et ça commence à lui faire sacrément mal. Amaury essaye de décrocher de la main gauche, il se lève pour attraper son portable qui, bien entendu, est du côté droit. Du coup, il ne peut pas retenir son pantalon, qui glisse le long de ses jambes jusqu’à ses chevilles. Il titube, tombe, et se fracasse le visage sur le coin de la table. Il hurle de douleur et se demande s’il perd la boule.
En plus, il lui semble entendre rire derrière lui.
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Dorian a enfin réussi à se débarrasser de ses collègues, qui voulaient l’entraîner au bar de l’hôtel. Il a dû passer un moment dans sa chambre d’hôtel pour ne pas éveiller leurs soupçons, avant de ressortir discrètement. Il se rend au Jeff Red au volant de la berline louée par la banque où il travaille. Il est l’adjoint d’Amaury, et le déteste. Ce crétin a la prétention de croire qu’ils sont amis, alors que ça fait quatre ans qu’il n’a pas été augmenté, et que sa prime annuelle ne reflète absolument pas son travail. Il est devenu l’amant de Gwendoline juste pour recueillir des informations qui lui permettent de faire pression sur Amaury. Cette conne s’imagine qu’il s’agit d’une histoire d’amour, et du coup, elle a été très loquace. Ce qu’il a découvert sur Amaury dépasse ses espérances. Il y a de quoi le faire condamner, que ce soit par un tribunal pénal… ou par la Confrérie.
Il ne lui a pas été difficile de convaincre Gwendoline au sujet des chambres rouges. Elle a voulu engager quelqu’un pour secouer un peu son mari, et le punir pour tout ce qu’il leur avait fait subir, à elle et à ses enfants. Dorian a sauté sur l’occasion, en mettant en avant sa force physique, son réseau, et ses connaissances en informatique. Il lui a promis qu’il s’occuperait de tout.
Bien sûr, il ne lui a pas parlé de Nemesiaci, l’organisation à laquelle il appartient. Ce sont eux qui ont financé l’acquisition du motel pour mener à bien leurs opérations, qui consistent à rendre à la justice à leur manière en hommage à Némésis, la déesse de la vengeance, celle qui punit les transgressions, et applique les châtiments divins.

***
Dorian est maintenant dans la chambre de son boss, et c’est inénarrable. Il espère que les membres de la Confrérie qui se sont connectés en même temps que Gwendoline apprécient le spectacle. Le rituel est respecté à la lettre. La balance est bien présente, et a servi à mesurer quelle souffrance devait être infligée par rapport aux crimes imputés à l’accusé.
Amaury veut se relever, et cherche toujours à décoller sa main de sa bite. Il tire dessus comme un malade. L’avatar qu’il a créé se met à lui parler et à ricaner: « Alors, comme ça, on aime bien les enfants? Tu préfères quoi? Garçons ou filles ? » Sa femme se met à lui hurler dessus, mais là, il n’est pas en position de lui donner des explications. Il balance le portable contre le mur. Le téléphone émet un ricanement sinistre en s’écrasant, mais le rire ne s’arrête pas, au contraire, il s’amplifie et devient de plus en plus sardonique.
Il est à genoux maintenant, son visage est à la hauteur de l’ordinateur. Il se sent complètement défoncé. Il a l’impression que quelqu’un s’est glissé dans sa chambre. Il voit un reflet dans le miroir. Devant lui, sur l’écran de son ordinateur, les visages des petites filles semblent le fixer. Il lui semble même qu’elles commencent à lui sourire. Puis leurs sourires deviennent menaçants, et lui font penser à des furies antiques. Les visages se sont maintenant transformés en masques fissurés aux motifs serpentins. Horrifié, Amaury voit les trois créatures sortir une par une de l’écran, et la façon dont elles s’extirpent de l’ordinateur pour ramper dans sa direction lui fait penser à Sadako dans le film d’horreur japonais « Ring ».
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Dorian et ses Erynies, qui représentent les déesses infernales du culte à Némésis, passent à l’étape suivante du rituel : la flagellation avec des fléaux, des fouets munis de griffe en métal.

Amaury sent des mains commencer à le caresser, puis les caresses se font griffures. Il sent maintenant qu’il est en train de se faire lacérer par des griffes acérées. Il veut hurler, mais il s’étrangle, et aucun son ne sort de sa bouche. Sa chair se déchire en lambeaux sanguinolents. La moquette est inondée de sang et autres fluides encore moins ragoûtants.
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Gwendoline est prise d’un fou rire hystérique. Elle met en marche son vibromasseur et se l’applique sur le clitoris. Mais elle n’éprouve pas le plaisir escompté. L’appareil lui envoie de violentes décharges électriques. Ses rires se transforment en hurlements. Ses enfants, réveillés par ses cris, se précipitent dans la chambre, et se mettent à leur tour à crier et pleurer en la voyant dans cette position. Elle leur intime de retourner dans leur chambre et de se recoucher.
Sur son écran, elle voit Dorian. Enfin, elle pense que c’est lui, parce qu’il est méconnaissable. Pourquoi est-il accoutré de la sorte, avec cette sorte de tunique noire et ce masque ? Même s’il l’a prévenue qu’elle ne verrait pas son visage, elle ne s’attendait pas du tout à ça et trouve que c’est vraiment bizarre. Et puis elle trouve que ça va vraiment trop loin. Elle avait bien dit à Dorian de faire payer ses actes à Amaury, mais pas de le massacrer à ce point. Elle n’a plus du tout envie de se masturber maintenant. Une terreur sourde l’envahit.
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Une main de fer - ou bien est-ce une tenaille - saisit la main d’Amaury, celle qui tient sa bite. Le sperme lui gicle dans les yeux, il n’y voit presque plus rien. L’ombre derrière lui devient gigantesque. Elle donne à Amaury un coup derrière la tête, et celui-ci tombe en avant. Il a enfin pu décoller sa main de son zob, mais c’est le moment que choisit Dorian pour le museler avec un bâillon boule en cuir et silicone. L’étape suivante du rituel, la bride, a pris place. Elle consiste à réduire au silence celui qui mentait et abusait. Dorian poursuit son rituel et passe au supplice de la tige, symboliquement celle qui mesure les fautes.
Amaury n’a pas le temps de s’apitoyer sur son sort. Il sent qu’on lui enfile quelque chose dans le cul. Ça lui brûle l’anus. Il réalise qu’il s’agit de son fer à boucler. Bon, heureusement, ils ont choisi la tige la plus fine. Au début, il ne trouve pas ça trop désagréable. Mais son bourreau commence à l’agiter dans tous les sens, à lui transpercer les parois de l’anus, et la température augmente de plus en plus. Puis il retire la tige, et passe à la suivante. Avec horreur, Amaury essaye désespérément de se rappeler combien de fers à friser il y a exactement, et quelles sont leurs formes. Mais il n’a aucun doute quant à la forme du suivant: c’est celui avec les petites boules. C’est encore pire que le précédent, c’est comme si on lui forait l'anus avec un ouvre-bouteille géant qui chaufferait à rouge. Il y a maintenant une odeur de viande brûlée et de merde dans la pièce. Amaury se fait la réflexion que son rectum va exploser, et qu’il ne peut rien supporter de plus. Puis il se rappelle soudainement qu’il reste encore un accessoire dans son set de fers à boucler: la brosse soufflante, hérissée de pointes en fer. Il se rend compte au moment où on la lui enfile dans le cul que les pointes ont dû être enduites d’acide. Il est sur le point de s’évanouir, mais son tortionnaire lui saisit brutalement les cheveux, lui tire la tête en arrière jusqu’à lui décoller le cuir chevelu, et lui colle de grandes claques avec un gant en fil de fer barbelé. Il pleure comme un enfant, et se fait la réflexion qu’il regrette maintenant d’avoir lui-même fait pleurer des gosses. Il est bien tard pour ça. Les pointes de fer de la brosse lui labourent l’anus, déjà à vif suite à ce qu’on lui a infligé précédemment.
***
Dorian est au comble de la joie. Il rit à gorge déployée, et ne peut plus s’arrêter. Il faut cependant qu’il récite ses prières à Némésis, à qui il offre cette victime expiatoire. Maintenant, il peut briguer le poste d’Amaury, et commencer son ascension dans la hiérarchie, jusqu’à ce qu’il arrive au sommet. Cela lui permettra également d’évoluer au sein de l’Ordre des Nemesiaci.

Gwendoline, quant à elle, sanglote. Elle repense au début de sa relation avec Amaury, du temps où ils étaient amoureux. Elle se dit que, si elle ne s’était pas si souvent refusée à lui, dans l’espoir de le manipuler et d’obtenir ce qu’elle voulait, il ne se serait peut-être pas adonné à ses sinistres penchants. Elle regrette amèrement de lui avoir fait infliger ces tortures, mais il est trop tard maintenant.
***
Amaury pensait être arrivé au bout de ce qu’on allait lui infliger, au bout de ce qu’il pouvait supporter. Bêtement, il se fait la réflexion que sa main droite est désormais libre, et qu’il peut désormais s’appuyer sur ses deux mains, posées par terre. Mais il n’a pas le temps de profiter de ce répit, car son tortionnaire lui agrippe les bras et les lui tord en arrière. Il sent ses omoplates lâcher dans un craquement sinistre. On lui enserre les poignets dans des menottes de torture médiévale. Le choc lui fait redresser la tête. Il a maintenant la certitude qu’on le regarde, et même qu’on le filme. Il se demande qui peut bien lui en vouloir à ce point. Il n’est pas le seul à aimer les enfants quand même ! il fait partie d’un réseau de pédophiles depuis des années, il n’a jamais entendu parler de choses pareilles. Son bourreau ne lui laisse pas le temps de se perdre dans ses réflexions. Il lui donne un grand coup derrière la tête de la main gauche, et lui pousse le cou pour le faire pencher en avant le plus possible. Ses vertèbres craquent sous la pression. De sa main droite, le bourreau lui saisit la bite, et tire dessus pour la lui fourrer dans la bouche.
***
Gwendoline est au comble de l’horreur. Elle comprend enfin que son amant s’est joué d’elle, et qu’elle assiste à l’exécution de son mari. Elle se souvient d’une discussion qu’ils ont eue, au cours de laquelle Dorian lui avait fait part de son souhait de devenir directeur. Elle s’était d’ailleurs demandé s’il ne couchait pas avec elle par intérêt. Elle se rend enfin compte à quel point elle a été naïve en confiant à Dorian son désir de vengeance envers Amaury, et la mission de le torturer. Elle n’a que ses yeux pour pleurer.
***
Amaury arrive enfin à hurler. Il sait que c’est la fin. Juste avant que l’autre arrive à lui arracher son pénis, il a une ultime révélation. Il comprend maintenant à quoi ont servi les 20.000 euros que sa femme a virés sur un compte en banque secret. Il a deux mots en tête en agonisant : red room.
Dorian a accompli la dernière étape de son rituel : trancher sans émotion au moyen de l’épée de justice. Il se félicite de son sens de l’humour, qui lui a donné l’idée d’utiliser le phallus de sa victime comme épée de justice. Il exécute un salut devant l’ordinateur à l’intention des membres des Nemesiaci, et s’attend à recevoir des messages de félicitation sur son portable. Au lieu de cela, un silence glacial envahit la pièce. On n’entend même plus les Erynies.
***
Sur son écran, Gwendoline voit apparaître une équipe de nettoyeurs dans la chambre du motel. Ils sont vêtus de combinaisons blanches, comme celles des techniciens de la police scientifique sur une scène de crime. Ils sont d’une efficacité redoutable. Après avoir découpé ce qui reste d’Amaury en morceaux, ils les ont emballés dans des sacs poubelle qu’ils ont scellés. Ils ont désinfecté et nettoyé au détergent industriel les murs et la moquette, et lessivé les meubles. Gwendoline observe les opérations comme s’il s’agissait d’une vidéo des pros du nettoyage. Elle est complètement déconnectée d’elle-même, et ne remarque pas la silhouette de l’homme qui se faufile dans la pièce.
Elle le sent se glisser derrière elle, et finit par reconnaître le parfum de son amant. Elle éprouve désormais un dégoût insurmontable pour cet homme qu’elle a tellement désiré. La haine a remplacé la passion, la crainte a pris le pas sur l’attirance. Mais Dorian ne lui laisse pas le temps de s’épancher sur ses sentiments. Il lui a tiré les bras en arrière et les a immobilisés avec les menottes de torture qu’il a utilisées pour son mari. Gwendoline est maintenant envahie d’une peur viscérale.
Elle ne comprend rien à ce que lui raconte Dorian. Elle sent juste son sexe dur comme du fer contre ses fesses, et ça ne l’excite plus du tout. Il marmonne des trucs en latin, puis parle de sacrifice et de purification. Il glisse la lame d’un couteau le long de son cou, et la fait descendre vers ses seins. Elle se pisse dessus comme une enfant prise en faute, et pleure silencieusement.
—    Pourquoi ? finit-elle par bafouiller.
—    Tu as laissé ton pédophile de mari agir pendant des années en toute impunité. S’il n’avait pas commencé à convoiter ta fille, tu aurais continué à le laisser faire. Tu ne vaux pas mieux que lui. Comme lui, tu seras immolée en sacrifice à Némésis. La justice doit être rendue.
Elle n’y comprend rien. Elle veut protester, poser des questions, gagner du temps, mais Dorian la réduit au silence au moyen du bâillon boule en cuir et silicone qu’il a utilisé pour son mari. Puis il la fait asseoir sur le fauteuil, lui écarte les jambes et se saisit du sex toy qu’elle a laissé tomber, celui qui lui a carbonisé le clitoris. Il augmente la puissance, et le lui introduit dans la vulve. Elle connait maintenant le rituel, elle sait ce qui l’attend. Elle a cependant un peu plus de chance qu’Amaury : son cœur lâche. Au moment de sombrer dans l’oubli, elle a une dernière pensée pour ses enfants.

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