LA ZONE -
Résumé : Une bonne dose de déjante et d'agressivité accompagne l'humour absurde dans ce texte. Celui-ci s'attache à la liste des mesures à prendre pour empêcher notre Equipe Nationale de remporter la moindre médaille lors des prochains Jeux à Pékin. Plutôt drastiques, les mesures. De l'humour ciselé au marteau-piqueur.

Comment perdre les JO : Pékin 2008 en vue

Le 09/10/2005
par nihil
[illustration] Les Jeux Olympiques, cet incontournable rendez-vous du Sport international, est l’occasion rêvée de briller aux yeux du monde. Evénement retransmis dans de nombreux pays, il permet à une Nation de participer et de briller lors d’une saine compétition entre hommes de bonne volonté. Le fair-play et l’émulation y sont de rigueur. Pour prétendre faire partie des grandes Nations sportives de se monde, il est essentiel d’y remporter de nombreuses victoires acquises lors de combats homériques. Rien ne vaut le prestige d’une belle moisson de médailles.
C’est bien évidemment quelque chose qu’il nous faut éviter à tout prix.
Pour les Jeux Olympiques de 2008 à Pékin, le Ministère du Déshonneur National a donc décidé ce qui suit :

Sélection de l’équipe nationale et conditions du séjour :

- Les sélections de l’Equipe Nationale Olympiques se doivent d’être drastiques, c’est une évidence. Les critères de sélection seront donc revus à la hausse : trois secondes pour le cent mètres, trente minutes pour le marathon, six mètres pour la hauteur (sans perche bien sûr, pourquoi ne pas offrir un moteur à réaction pour aider les athlètes à aller plus haut tant qu’on y est). Ces tartouzes de sauteurs de haies vont devoir se cogner soixante haies sur leurs cent-dix mètres. Le triple saut se fera obligatoirement en fauteuil roulant, en hommage aux confrères tétraplégiques du concours Handisport.
Les nageurs feront leurs longueurs avec un poids de cinquante kilos accroché aux pieds, les cyclistes courront en tricycle, les tennismen se renverront une grenade dégoupillée.
Tous les petits joueurs incapables d’atteindre des performances minimales, malgré ces conditions tout à fait honnêtes seront recalés et livrés à la vindicte populaire (fourches et flambeaux à l’appui).
Autant dire que ça devrait nous éviter tout risque de médaille et en plus ça nous économisera des billets d’avion hors de prix.

- Si malgré tout des athlètes parviennent à passer l’obstacle des sélections (on ne sait jamais de quoi est capable un semi-humain surboosté aux anabolisants pour chevaux), il nous faudra nous assurer qu’ils parviennent à Pékin dans les meilleures conditions : charters sans ailes volant pour une compagnie en faillite, repas légers à base de rillettes à la salmonellose (sept kilos par collation) et de beurre avarié, visite guidée des plus pittoresques coupe-gorge de la cité, initiation aux délices érotiques chinois traditionnels dispensés pour l’occasion par des hippopotames atteints de la rage.

- Les conditions du séjour sont primordiales quant aux succès remportés par nos athlètes. Pour leur bien-être intellectuel, nous auront le plaisir de les entraîner chaque soir en boite de nuit, de leur laisser consommer à volonté alcools forts, drogues dures et putes asiates à trois dollars de l’heure. Au cours de la journée ils pourront bénéficier de larges moments dédiés à la détente, enfermés tous ensemble dans une cave avec des rats. Ces plages horaires seront entrecoupées d’initiations à la torture par des maîtres chinois et les plus chanceux d’entre eux gagneront une amputation des deux jambes. Inutile de préciser que les moins chanceux reviendront au pays en sac-poubelle. Voilà qui devrait couper les élans compétitifs de ces inconscients.

Déroulement de la compétition :

- La plus grande valeur d’une saine compétition est l’équité entre les athlètes, c’est bien sûr celle que nous devrons fouler aux pieds. Nos sportifs seront en conséquence dopés convenablement et sur avis médical dûment (mais discrètement) documenté, au Tranxène et à l’eau de Javel. Certains seront secrètement opérés pour leur offrir des performances bioniques : membres synthétiques non-articulés, cerveau de poulpe mongolien, muscles branchés en surtension. Pour déséquilibrer quelque peu les courses, les starters ne tireront pas en l’air mais viseront nos athlètes, leurs pétards minables étant pour l’occasion remplacés par des fusils à harpons. Voilà qui devrait les obliger à dévier quelque peu de leur trajectoire.

- Le mental et le soutien du public sont des armes essentielles dans le sport. Aussi nous partirons avec un contingent de mille hooligans qualifiés et formés pour déconcentrer nos sportifs nationaux. Nous investirons le centre de diffusion audiovisuelle pour prendre le contrôle de l’écran géant du stade : nous y passerons des vidéos du conjoint de l’athlète concerné en train de sucer un porc et de sa mère en train de fumer du crack avec Oussama Ben Laden. La cible des archers sera remplacée par la dépouille empaillée de leurs grands-pères morts.

- Un bon ouvrier a toujours de bons outils, un mauvais sportif a toujours du mauvais matériel. Nous offrirons à nos tennismen des raquettes en plomb de trente kilos, à nos archers des arcs en papier crépon, à nos rameurs des petites cuillères, à nos patineurs artistiques des partenaires obèses et à poil. Les basketteurs joueront en slip-chaussettes, les gymnastes s’amuseront à tester leur souplesse emmitouflés dans des anoraks roumains du début du siècle dernier, les lutteurs en camisole de force. Avec l’argent qu’il nous restera, nous offrirons de bonne grâce le meilleur équipement disponible, à la pointe de la technologie à nos adversaires. Fair-play toujours. La compétition olympique reste avant tout une course à l’armement. Perdons l’une et nous perdrons l’autre.

Conclusion :

Avec de telles mesures, si nous venons à remporter la moindre médaille, c’est que le sort est contre nous. Mais foin de pessimisme, nous savourerons avec plaisir la défaite la plus humiliante de l’histoire des Jeux Olympiques, nous serons reconnus comme les plus grands perdants, les plus mauvais.
Rien ne vaut le spectacle la mine assombrie de nos athlètes disqualifiés, battus, brisés. Rien ne vaut le bonheur de voir son équipe nationale rentrer au bercail, la mine déconfite, et le regard terne. Savourons ce déshonneur tant que nous le pouvons, en attendant de perdre la prochaine guerre nucléaire…

Ceci était un communiqué du Ministère du Déshonneur National.

= commentaires =

Dourak Smerdiakov


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    le 08/10/2005 à 21:12:58
C'est débile. C'est con. C'est bien.
abbepierre     le 08/10/2005 à 21:42:11
SPOILER EN AMIANTE!!

Pas de "w"

SPOILER EN AMIANTE!!

Sinon, d'accord avec le premier commentaire.
Lapinchien


tw
    le 08/10/2005 à 21:46:43
faudrait lancer le concept à Andemol, c'est un bon prolongement d'A la recherche de la nouvelle star. rien à battre des mecs doués qui leur foutent des complexes, les telespectateurs ce qu'ils veulent c'est se fendre la poire en chariant des types plus mediocres qu'eux, que des juges sadomaso cassent à leur place. C'est mieux pour l'ego et de toutes façons le patriotisme est mort heureusement.

Une lecture entrecoupée de gloussements hysteriques...
Nounourz


    le 09/10/2005 à 10:16:07
Héhé y'a de bonnes idées dans ce texte !
Sinon je suis d'accord moi aussi avec le premier commentaire.
Lapinchien


tw
    le 10/10/2005 à 06:38:01
faut arreter de faire remonter ce texte dans la liste des textes parrus, on va finir par croire que son auteur souhaite qu'il soit surexposé pour que tout le monde vote pour lui *MODE CALOMNIE PAS FAIR PLAY OFF*
nihil


    le 10/10/2005 à 06:59:34
Ouais mais du coup j'ai remis des dates crédibles sur tous les articles, comme ça Dourak arrêtera de me faire chier avec ses "wohohoh cet article est paru en 2006 ahahah eh trop ohohohohohoh c'est même pas possible en vrai ahahahahah 2006 ahah" qui commençaient à te taper sur le système jusqu'à inflammation des yeux.

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