LA ZONE -

Une petite barre de chocolat blanc

Le 04/05/2007
par Mill
[illustration]     - Dis, maman. Je mangerais bien une petite barre de chocolat blanc.
    Suzanne ne répondit pas. Les mains posées sur le volant de sa 4L blanc-vieilli et les yeux absorbés par la pluie sans couleur qui martelait son pare-brise, elle n'avait pas entendu l'innocente suggestion de son petit garçon de huit ans.
    - Mama, s'il te plaît, répéta l'enfant d'une voix blanchâtre.
    - Qu'est-ce que tu veux, mon ange, demanda la jeune femme?
    Elle avait employé un ton irrité, couvant une rage peu commune, résultat de l'accumulation d'une semaine chargée. Elle ne remarqua pas l'accentuation ironique dont elle avait inconsciemment doté les deux derniers mots de sa phrase.
    Mère célibataire - ce salaud s'était tiré dès l'annonce de la grossesse - elle avait dû abandonner ses études de droit pour chercher un travail. Au bout du compte, elle avait fini par s'inscrire au chômage. Ses parents lui avaient offert leur aide. Elle n'en voulait pas. Ce revirement lui semblait suspect: quand son mec s'était barré, ils avaient été les premiers à lui jeter le blâme, la traitant de fille perdue, de putain mal élevée, et nous t'avons tout donné, et qu'avons-nous fait pour mériter ça...
    Elle travaillait à présent pour un traiteur vietnamien. Au noir. Chacune de ses journées lui était un calvaire, mais elle avait tenu. Son môme, la prunelle de ses yeux, l'avait aidée à tenir pendant ses huit années de déboires, de brimades et de mains brûlées. Mais le vendredi soir, elle ne supportait plus rien. La semaine l'avait épuisée, la journée l'avait achevée.
    Alors, lorsque son gamin lui demanda une nouvelle fois de lui acheter une petite barre de chocolat blanc, elle n'esquissa pas le moindre sourire. En d'autres occasions, elle l'aurait comblé. Elle aurait garé la voiture près d'un bureau de tabac, empoigné gentiment la menotte du bambin, et, caprice ou non, n'aurait pas hésité une seconde. Mais ce soir-là, toute déviation par rapport à sa routine lui semblait impossible. D'autant plus que l'enfant avait glissé dans sa voix une nuance qui lui avait largement déplu, quelque chose comme une pointe d'autorité, presque imperceptible, mais indiscutablement présente.
    - Pas question.
    Elle était fermement résolue à ne pas céder.
    Contre toute attente, et pour la première fois à la connaissance de sa mère, le gamin poussa un long soupir de mépris et d'impatience. Elle en fut si surprise que la voiture fit une embardée. Quoi qu'il en soit, une mère ne devait pas tolérer de telles réactions.
    - Dis donc, Milord, il y a des moments pour tout, et aujourd'hui je suis fatiguée. Tu comprends? Fa-ti-guée!
    Elle avait un peu haussé le ton sur la fin, mais ne s'en souciait pas. Il fallait qu'elle se montre dure en de telles situations. Autrement, elle risquait de se réveiller un jour et de découvrir, en la personne de son fils, un enfant gâté-pourri, capricieux, tête à claques... Elle sentait bien qu'elle s'emportait, mais d'une certaine façon, cette violence n'était rien d'autre qu'une revanche sur la vie, un exutoire, injuste et facile, à sa frustration.
    Le silence ne régna pas longtemps.
    - Oui, je comprends, maman. Mais je veux une barre de chocolat blanc.
    Suzanne se figea, muette de stupeur. Il avait prononcé ces derniers mots avec le ton froid, mutilé de sa part d'humanité, d'un cadavre de SS. Elle était furieuse. Elle l'aurait giflé. Mais une impression d'impuissance la submergeait et l'empêchait d'agir. Par ailleurs, son expérience de mère célibataire lui avait enseigné la patience.
    - Et je la veux tout de suite, insista le gamin, désormais glacial, tranchant.
    Mon Dieu, pensa-t-elle, bien plus inquiète qu'en colère. Si ce qui sort de sa bouche pouvait détruire, je ne serais plus qu'un amas de viande.
    Un mouvement furtif, extrèmement rapide, l'arracha brusquement à ses réflexions.
    - Qu'est-ce... Arrête!
    L'adorable farfadet venait de détacher la ceinture de sécurité de sa mère et se jetait maintenant de toutes ses forces sur le volant. Elle poussa un cri, se cramponna au siège, incapable de repousser l'enfant. La voiture quitta la route glissante et se fracassa bruyamment contre un platane.
    Elle n'eut le temps que d'apercevoir un sourire carnassier avant de sombrer dans l'inconscience.

    Elle revint à elle dans un élan de douleur. Elle se remémora un cauchemar qu'elle n'osait revivre, mais lorsque ses mains rencontrèrent le sang sur son front, elle se rendit à l'évidence, comprenant avec effroi qu'elle n'aurait peut-être plus l'occasion de subir un mauvais rêve. La scène qui se présentait à ses yeux ne laissait présager qu'un long sommeil sans songe ni repos.
    Elle n'avait pas quitté l'intérieur de la 4L, dont l'état semblait indiquer qu'elle ne roulerait probablement jamais plus, et son fils l'observait d'un oeil vide et lointain. Gigotant sur son siège, elle constata qu'il avait noué la ceinture autour de son torse et de ses membres. Impossible de bouger. Horrifiée, elle leva les yeux et frémit. L'enfant tenait un coupe-ongles à la main. Sa moue de chérubin s'était muée en ricanement.
    - Alors, tu me l'achètes, ma petite barre de chocolat blanc?
    Elle crut devenir folle. Sa voix se mit à vriller, vibrer puis vomir des hurlements. Son visage, tordu de terreur et trempé de sanglots, se transformait en une vivante aquarelle, un véritable tableau que Stephen King eut sans doute peint s'il avait été meilleur peintre qu'écrivain. Les plus hideux rictus se succédaient sur sa face rougie de larmes. Aucun d'entre eux, pourtant, n'exprimait la moitié de la violence que l'on pouvait lire sur les traits du petit monstre. Quiconque eut assisté à la scène soutiendrait mordicus que jamais tant de cruauté n'avait imprimé un visage humain.
    Les pensées les plus irrationnelles harcelaient la jeune femme. Son fils, aliéné, dément, cinglé... Et d'où sortait-il de tels yeux? Elle pensa à la télé, qu'il regardait à toutes les heures, s'abreuvant de massacres et de combats si esthétiques que la mort n'existait plus. L'idée la rassura un instant. Ainsi, il pouvait y avoir une explication rationnelle, donc un remède, un traitement...
    - Alors, tu me l'achètes, oui ou non?
    Son fils demeurait stoïque, imperturbable, imprévisible. Et comme pour le lui prouver, il lui enfonça le coupe-ongles dans l'épaule droite, faisant tourner la lame sur elle-même, de façon à déchirer la chair. Dans son délire, elle eut la vision d'un bourreau vêtu d'un uniforme à tête de mort et affublé de nanisme - ou d'enfantillage...
    Suzanne hurla, cria, pleura, gémit. Elle se débattit sans force, sans dégager le moindre de ses muscles, et, en désespoir de cause, tenta de mordre - de mordre la chair de sa chair, de faire le couler le sang de son sang. C'est à ce moment qu'il lui cassa le nez. Simples représailles.
    Elle finit par céder entre deux crises de larmes rouges.
    - Arrête, s'il te plaît, arrête! Je vais te l'acheter, ton chocolat blanc.
    La métamorphose fut instantanée. En quelques secondes, le petit monstre dénué de sentiment retrouva son regard franc et innocent, celui de l'amoureux des friandises, des diabolos-menthe, et de MacGyver. C'était un enfant joyeux qui lui faisait face, inondé de bonheur, car, voyez-vous, sa jolie maman allait lui faire cadeau d'une petite barre de chocolat blanc. Oh merci, merci, maman, glapissait-il entre deux hoquets.
    N'est-ce pas mignon, pensa la jeune femme, subitement submergée par un double sentiment de crainte et de répulsion?
    Le môme poussait des petits cris de chiot excité, tout en détachant sa mère, laquelle nota avec une certaine amertume qu'il refusait de lâcher son arme de fortune. Ses petits doigts serraient le coupe-ongles avec tant de force que leurs jointures en étaient blanches comme neige.
    Lorsqu'il eut enfin libéré sa main gauche - la droite ne lui serait pas d'un grand secours: la blessure qu'il avait infligé à l'épaule élançait tout son bras, jusqu'à la pointe écaillée de ses ongles - elle saisit le poignet de son fils en un geste vif et désespéré, s'escrimant à lui faire lâcher la redoutable petite lame. Peine perdue. Il lui semblait qu'elle s'était muée en étau, que ses doigts auraient broyé de l'acier, changé du charbon en diamant. Mais lui résistait, reprenant le masque cruel du colporteur de blessures qu'il avait auparavant arboré.
    L'épouvantable gnome lui assena un coup de pied entre les seins, hurlant et grimaçant. Elle en eut le souffle coupé, mais ne prêta qu'une attention mesurée à cette manoeuvre. Elle ne devait pas lui laisser l'occasion de reprendre l'avantage. Déjà, il commençait à tortiller et à s'ébattre, l'atteignant au menton à coups de genou, manquant de lui arracher l'oreille ou de lui crever un oeil à plusieurs reprises.
    Elle parvint toutefois à le maintenir sous un contrôle relatif le temps d'ouvrir la portière, de le pousser dehors et de la refermer. Le répit gagné fut salutaire, mais de courte durée. Elle ne pouvait risquer de le voir s'enfuir.
    Son premier pas à l'extérieur faillit lui coûter une lamentable chute, mais elle se rattrapa à temps au capot accidenté. Une entorse, sans doute due à l'impact de son pied sur les pédales au moment de l'accident... Elle boîta jusqu'à son fils, battant l'air de ses mains pour ne pas perdre l'équilibre. Elle eut la vision fugace d'une femme couverte de sang, au bord d'une route de campagne, dans la banlieue d'une petite ville de province, criant après sa progéniture - allons, sois sage, sois raisonnable, tu auras un caramel...
    L'autre ne l'attendit pas. Plus fatigué qu'il n'osait le montrer, il se hissa hors du fossé et prit pied sur le macadam. Elle lui parlait d'une voix suppliante, presque geignarde.
    - Où vas-tu, mon chéri? Reviens, je te promets... Tu auras... C'est promis...
    Il courut. Hors d'haleine. Elle l'entendait successivement hurler, puis gémir, une petite barre de chocolat blanc, juste une petite barre de chocolat blanc. Elle quittait à peine le fossé qu'il franchissait déjà l'entrée d'un lotissement à quelques dizaines de mètres.
    - Merde. Comment peux-tu aimer le chocolat blanc, marmonnait Suzanne?
    Cahin-caha, le corps endolori de toutes parts, mais surtout terrifiée, elle s'efforçait de le suivre. A présent, la pluie tombait à torrents, lui collant les vêtements à la peau. Le vent la cinglait par rafales, la poussant et la freinant tour à tour, tandis que son monstre de fils soulevait une plaque d'égout.
    - Non, cria-t-elle! Je t'en prie, mon ange, tu auras tout le chocolat que tu voudras.
    Elle accéléra le pas, ignorant sa souffrance, parfaitement consciente du danger: l'orage n'allait pas se contenter de mouiller un tee-shirt et trois jeans. Des rigoles tumultueuses envahissaient déjà les bords de la chaussée, et il suffisait de peu d'imagination pour visualiser l'état des égouts. Dans l'esprit de Suzanne se succédaient des images glanées dans les revues, les émissions de variété ou les documentaires: les rapides du Zaïre, les chutes du Niagara...
    - Menteuse!
    Ce fut le dernier mot qu'elle l'entendit prononcer.
    Le fils de Suzanne entamait sa descente, se mouvant tout à coup avec la lenteur d'un rêve. Elle comprit qu'il la narguait, qu'il allait mourir sous ses yeux simplement pour la narguer.
    Suzanne poussa un cri déchiré, puis se mit à courir. La douleur était si forte qu'elle ne sentait plus sa cheville. Son nez brisé n'était qu'une flaque de sang souillée d'une pluie boueuse. Mais l'instinct maternel, l'amour qu'elle portait à son fils était seul maître à bord. La femelle avait pris le pas sur la femme, et elle n'avait qu'une idée en tête: sauver son petit, qu'il ne lui arrive rien, ce cher petit...
    Lorsqu'elle parvint à la bouche d'égout, elle jeta un regard dans les tourbillons et comprit qu'elle arrivait tard. Ses larmes de sang coulaient encore lorsque l'ambulance vint la chercher.

    Quelques jours après le drame, Suzanne abandonnait sa chambre d'hôpital, le temps de s'accorder une toilette aussi brève que maussade. Elle n'avait pleinement repris conscience que la veille. Les calmants l'avaient aidée à dormir, mais à présent, elle se rappelait exactement chaque détail. Une voix d'enfant jaillit d'une des cabines.
    Elle crut d'abord qu'un patient, un déséquilibré à l'entendre, désirait lui parler tout en poursuivant l'opération habituellement intime et solitaire consistant à satisfaire ses besoins naturels. Elle faillit sourire, mais le chagrin était encore trop intense. Elle se dit toutefois que personne n'était entré depuis qu'elle avait pénétré dans la douche. Elle n'avait entendu personne.
    Une impulsion aussi soudaine que morbide la tira de la chaude torpeur du jet d’eau. Enroulée dans sa serviette, elle se dirigea vers les WC, d'où semblait provenir la voix, poussa la porte concernée, et entendit distinctement son fils hurler d'une voix sépulcrale et inhumaine, une voix qui avait dû appartenir à quelqu'un ou quelque chose qui n'avait ni bouche, ni lèvres, ni langue, qui s'exprimait par le biais d'autres moyens, plus mystérieux, plus sinistres.
    La voix sortait de la cuvette blanche et répétait sans cesse:
    - Juste une petite barre de chocolat blanc...

= commentaires =

Dourak Smerdiakov


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Pute : +0.66
    le 04/05/2007 à 23:02:30
Je ne suis pas absolument persuadé que ce soit du second degré délibéré et assumé, mais j'aurais aimé que la chute du texte consistât en ce ce que la voix dans la cuvette réclame du chocolat noir.
nihil


    le 04/05/2007 à 23:04:07
Bah en tous cas, maintenant c'est dans la partie débile, donc c'est du second degré que l'auteur le veuille ou non.
Hag


    le 05/05/2007 à 13:48:49
Voila ce qui arrive quand on travail au noir.

Très bon texte, agréable et assez marrant (dans la connerie), sauf la fin et :
"Elle crut devenir folle. Sa voix se mit à vriller, vibrer puis vomir des hurlements. Son visage, tordu de terreur et trempé de sanglots, se transformait en une vivante aquarelle, un véritable tableau que Stephen King eut sans doute peint s'il avait été meilleur peintre qu'écrivain. Les plus hideux rictus se succédaient sur sa face rougie de larmes. Aucun d'entre eux, pourtant, n'exprimait la moitié de la violence que l'on pouvait lire sur les traits du petit monstre. Quiconque eut assisté à la scène soutiendrait mordicus que jamais tant de cruauté n'avait imprimé un visage humain."

Trop, c'est trop. On avait pas besoin de tout ça pour comprendre l'idée.
Glaüx-le-Chouette


    le 05/05/2007 à 14:35:43
Ah merde, Hag a déjà dit ce que je voulais dire. Je ne serais donc pas le seul surlittéraire du coin. C'est décevant.
Y a en effet toute une floppée de jugements du narrateur (adjectifs de jugement de valeur ou esthétique, remarques comme celle citée par Hag, etc.) sur ce qu'il raconte, qui fait un peu chier la bite parce que bon, on n'est pas cons, on est pas des pierres, on est capables de comprendre et de ressentir ce qu'il y a à ressentir. Quand il y a à.

S'il n'y avait que la première moitié et la fin, ce serait chouette. Le centre mou est mou.

Mais les 4L c'est la classe atomique.
ceacy
    le 06/05/2007 à 14:55:13
J'imagine bien l'auteur écrire ça après s'être passé en boucle le Village des Damnés.
Glaüx-le-Chouette


    le 06/05/2007 à 15:12:04
Si y avait pas eu une coupure de pub pour Galak au milieu on aurait peut-être évité le texte. Dommage.

Ce qui me fait penser qu'avec des phoques, le texte aurait été bien meilleur.

Ce qui, j'ignore comment, me rappelle un texte fondateur de nihil avec un petit ourson blanc, faut absolument que je retrouve cette merveille, ohlala, c'est remonté tout à coup, ohlala !
Mill


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    le 11/05/2007 à 14:54:05
Salut, je suis Connard Multiforme, pour ceux qui ne s'en doutaient pas. Je voudrais juste apporter une petite précision : ce texte, je l'ai écrit il y a douze ans. A l'époque, j'étais à fond dans la littérature d'horreur dite "classique" : Lovecraft, Poe, Blackwood, Bierce, King (un nouveau classique, hein, on va pas chipoter)... Ce n'était pas une parodie du tout. En revanche, si j'ai décidé de l'envoyer à la Zone, c'est parce que j'espérais bien jouer sur le côté parodique involontaire. Au premier degré, c'est un très mauvais texte. Au second, ça passe mieux. Bref, apparemment, ça a marché.
Winteria


    le 11/05/2007 à 18:45:35
Y'en a vraiment plein le cul des schizophrènes.
Glaüx-le-Chouette


    le 11/05/2007 à 19:14:09
Salut, je suis Winteria, pour ceux qui ne s'en doutainet pas. Je voudrais juste apporter une petite précision : ce mec, je l'ai écrit il y a douze ans. A l'époque, j'étais à fond dans la littérature d'horreur dite "nécrogore" : Enyd Blyton, Astrulphe de Gourgourbaram, Géronimo, Superduck, Jeanne Mas (un nouveau classique, hein, on va pas chipoter)... Ce n'était pas une parodie du tout. En revanche, si j'ai décidé de l'inscrire sur la Zone, c'est parce que j'espérais bien jouer sur le côté parodique involontaire. Au premier degré, c'est un très mauvais Zonard. Au second, ça passe mieux cmbdscs. Bref, apparemment, ça a marché. Cmbdscs.
nihil


    le 11/05/2007 à 20:08:24
Oh putain Mill... T'es vraiment gonflant. En plus j'aurais du m'en douter, un mec qui refuse de se laisser appeler Adolf Hitler ne pouvait être qu'un connard de vieux socialiste.
Bascule des comptes d'ici peu bordel de merde.
Hag


    le 11/05/2007 à 21:06:21
Je poste ici ma surprise de trouver un texte pas mal vieux (ballistique de Narak) parmi les texte récents, catégorie obscur ++.

Sinon, il sort quand le prochain Arthur ?
nihil


    le 11/05/2007 à 21:12:06
Ah ouais tiens je le vois aussi, c'est bizarre.
Narak


    le 11/05/2007 à 21:56:59
C'est ce qu'on appelle une hallucination collective. Moi je vois des crabes partout en ce moment.

Les enfants n'achetez pas de drogue, devenez cycliste vous en aurez gratuitement.
Mill


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    le 26/05/2007 à 06:17:36
Hag le 05/05/2007 à 13:48:49
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Voila ce qui arrive quand on travail au noir.

Très bon texte, agréable et assez marrant (dans la connerie), sauf la fin et :
"Elle crut devenir folle. Sa voix se mit à vriller, vibrer puis vomir des hurlements. Son visage, tordu de terreur et trempé de sanglots, se transformait en une vivante aquarelle, un véritable tableau que Stephen King eut sans doute peint s'il avait été meilleur peintre qu'écrivain. Les plus hideux rictus se succédaient sur sa face rougie de larmes. Aucun d'entre eux, pourtant, n'exprimait la moitié de la violence que l'on pouvait lire sur les traits du petit monstre. Quiconque eut assisté à la scène soutiendrait mordicus que jamais tant de cruauté n'avait imprimé un visage humain."

Trop, c'est trop. On avait pas besoin de tout ça pour comprendre l'idée.




Je viens de relire ce commentaire de Hag et de me payer le méga fou rire du siècle. Merci, Hag. Je crois que je vais enfin réussir à pioncer. Yeeha...
Hag


    le 26/05/2007 à 13:33:03
De rien, même si je ne saisis pas où t'as bien pu relever quelque chose de marrant.
Mill


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    le 26/05/2007 à 13:37:44
Hag le 26/05/2007 à 13:33:03
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De rien, même si je ne saisis pas où t'as bien pu relever quelque chose de marrant.





Putain, Hag, arrête, j'en peux plus.

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