LA ZONE -

Je t’avais dit d’éviter les quais de Seine

Le 27/05/2007
par Mill
[illustration]     « Je t’avais dit d’éviter les quais de Seine. »
    Britney aimait à se répéter. Cette remarque mémorable, il l’avait déjà lâchée à deux reprises : lorsque les phares de l’ambulance avaient balayé le trottoir à leur gauche, révélant à l’improviste une forme vaguement humaine, étalée dans la poussière, puis, quelques minutes plus tard, alors qu’il claquait sa portière, prêt à suivre son collègue et chauffeur dans la nuit glaciale. Et à présent qu’il le voyait distinctement, ce pâle déchet puant, écrasé sur le sol par le poids de plusieurs vies, toutes plus sordides et misérables, Britney savait quel serait son leitmotiv des jours à venir.
    « Je t’avais dit d’éviter les quais de Seine.
    - Ca va, j’ai compris. T’es genre relou, toi, hein ? »
    Domi avait répliqué sur un ton qu’il avait souhaité ironique, mais les deux neurones qui se battaient en duel quelque part entre ses deux oreilles - ça lui en faisait toujours un de plus qu’à Britney - lui interdisaient ces subtilités. Au mieux, Domi avait posé une question simple et candide, au pire, c’était une provocation.
    Britney passa outre. Il semblait ailleurs. Le peu qu’il avait d’esprit parti quelque part en vacances. Rigide et comme ankylosé, il se tenait en déséquilibre flagrant, le pied gauche en avant, qui, quelques siècles plus tôt, avait esquissé un pas qu’il avait oublié d’achever. Ses petits yeux enfoncés, trop espacés au milieu de son visage lisse, dansaient fiévreusement sur l’image de ce corps déchu. Vivant ou non, ils ne pouvaient le laisser là. Et tintin pour le plumard. Ils ne seraient pas rentrés avant l’aube.
    « Et merde, gémit Britney. Et dire qu’on avait fini notre service. Fait chier ! Faiche de faiche de faiche ! »
    Domi - « Nique pour les intimes »- et Britney formaient une des équipes de nuit que l’hôpital Saint-Anne allouait au Samu social. Ils travaillaient souvent fort tard, ne prêtant jamais qu’une attention de pure forme au temps qui passait, et leurs heures sup’ demeuraient bénévoles. Britney - ce n’était certes pas son vrai nom, mais il avait soûlé tout l’hosto avec la star américaine au point d’en hériter le prénom - se pliait difficilement à ces contraintes. A la différence de Domi, lequel, docile et généreux, se montrait toujours affable et respectueux envers les clochards les plus atteints. Pour lui, c’était du zèle, point barre. Et aujourd’hui, alors qu’ils avaient enfin réussi à finir dans les temps, qu’ils avaient plus qu’entamé leur trajet de retour - « on rentre la caisse et pis on s’rentre ! » - il fallait qu’ils tombent sur ce cadavre.
    « Putainchiercouillebordeldemerde ! J’ai bien envie de la tacler, moi ! »
    Il n’en fit rien. Domi s’était déjà agenouillé auprès du malheureux
    (tu parles d’une vermine)
    pour lui tâter le pouls. Il était concentré. Les plis qui venaient de se creuser sur son large front de cromagnon et son froncement de sourcils, professionnel et maîtrisé, témoignaient de son investissement total à l’égard du bonhomme. Ou ce qu’il en restait. D’ailleurs, Britney ne s’étonna guère : Domi prenait toujours cet air-là lorsqu’il endossait le rôle d’infirmier de la misère. Ses yeux inexpressifs semblaient gagner en profondeur sous l’arcade sourcilière, pourtant très légèrement contractée, et sa bouche flasque et molle s’érigeait en rempart entre lui-même et ses patients. Domi parvenait ainsi à se montrer à la fois compatissant et détaché, attentif à la souffrance, fermé à la douleur. Ou l’inverse. Chacun donne, après tout, la définition de son choix à ces termes voisins.
    En un mot, lorsqu’il travaillait, Domi semblait proclamer par son attitude : « Je suis là pour aider et je comprends tes peines. Mais je suis infirmier, pas guérisseur, et je me contente de faire mon boulot. Je te soignerai dans les limites du possible, et peut-être même que je t’écouterai te répandre. Mais je ne pourrai rien faire d’autre pour toi. Cette nuit, après le taf, je prendrai une douche et avalerai un morceau avant de me pieuter entre un Dunlopillo et une couette froufroutante. Et malgré toute ma sympathie, je ne te promets pas de penser à toi. »
    C’était là-dessus qu’il fallait jouer.
    « Il est mort, Domi. Plus mort, tu peux pas. »
    Domi le fit taire d’un geste. Il avait un pouls. Sa main droite comme fixée à la gorge poisseuse du vieillard liquéfié, Domi contrôlait l’avancée des secondes sur sa montre Swatch aux motifs technoïdes. Son pouce et son index avaient disparu sous la barbe effilochée du sans-abri et il avait dû, au préalable, élargir le col de sa chemise, probablement infestée de germes et de microbes.
    Il avait balayé le visage blême et ravagé d’un regard quasi clinique, s’était borné à constater le nez rouge et enflé que perçaient de nombreux petits cratères grisâtres, les deux profondes cicatrices qui scindaient sa joue droite, l’extrême maigreur de celle-ci et de son corollaire de gauche, les poux qui cheminaient tranquillement entre les racines de ses cheveux si emmêlés que quelque main maligne, certes, mais à la patience infinie, avait dû nouer l’un à l’autre avant de tremper le tout dans un bain de boue, de poussière et d’urine. Il avait vu tout cela, l’avait noté mentalement, à toutes fins utiles, ne s’en était guère ému.
    Britney, c’était différent. Il ne voyait rien. Le type par terre n’était que vermine à ses yeux, un patient potentiel dont il se passerait volontiers, comme tous les autres, d’ailleurs. Peu importaient ses blessures. Ils avaient tous des stigmates, des ecchymoses, déchirures, fractures, entorses et coupures, rhumes, angines, typhus et cirrhoses. Leur histoire ? Chacun avait la même. De toute façon, il ne supportait pas leurs voix grêlées, borborygmiques, inachevées, grinçait des dents au premier gémissement, décourageait toute velléité phonétique d’un méchant rictus ou d’une insulte particulièrement cruelle.
    « Son pouls est extrêmement faible, murmura Domi. »
    Puis, déviant le regard d’un air gêné, il ajouta :
    « Merde, je sais même pas s’il va pas nous claquer entre les doigts dans les cinq minutes. »
    Britney sauta sur l’occasion.
    « Super ! Qu’il claque ici ou dans l’ambulance, il en sera pas plus avancé. On le laisse là et on s’arrache.
    - Arrête tes conneries. »
    Domi auscultait à présent le fantôme. Il avait oublié ses gants de chirurgien dans l’ambulance et répugnait visiblement à toucher cette peau à mains nues.
    « C’est pas des conneries. Tu sais bien que je blague pas. Ce type est déjà mort. Putain, ça se voit, non ? »
    Domi, lâchant la chose inerte convint du bout des lèvres qu’il ne restait guère d’espoir de le sauver. Bien entendu, il y avait une procédure : électrochocs, massage cardiaque, diverses transfusions médicamenteuses, mais il était tard, si tard… Domi se laissait progressivement gagner par la fatigue et résistait d’autant plus timidement aux arguments de Britney.
    « Tu oublies qu’on a pas fait que mentionner notre itinéraire aux gars de la relève. Ils l’ont dans le détail, mon gars, et ils savent parfaitement qu’on devait passer par ici.
    - Bah ! Ca leur est rentré par une oreille et ressorti par l’autre.
    - Putain, Britney… T’es vraiment grave de chez grave con ! C’est une de leurs premières nuits et ils nous ont expressément demandé de leur indiquer la route du retour avec un max de précision. Enfin merde, Britney ! Je leur ai nommément cité cette rue. »
    Britney demeura coi un instant. Il s’était fait river le clou, pour sûr. Et il était passé pour un con. Mais le con venait de remarquer qu’aucune voiture n’était passée à proximité depuis qu’ils étaient arrivés sur les lieux.
    « Personne ne nous a vus, dit-il. On dira qu’on a changé d’avis à tel embranchement, qu’on s’est planté à un carrefour, j’en sais rien, moi, un truc tout con, crédible et tout. On peut très bien ne pas l’avoir vu.
- Bien sûr, ouais. Quand on aura trouvé ce macchab’ sur un des trottoirs que nous longeons chaque nuit depuis deux ans, on comprendra très bien qu’on ait décidé de rallonger notre itinéraire. Ou qu’on se soit perdu. C’est évident. »
Là, il marquait un point.
    Britney tâcha de gagner quelques minutes de réflexion en feignant un intérêt aussi vif que subit vis-à-vis du clodo. Intérêt qu’il exprimait à sa manière, cela va sans dire.
    Léger coup de pied dans les côtes.
« Il bouge que dalle, non ? »
Il tenta de le pousser du talon, sans résultat. Puis, affectant de se prendre au jeu, il s’accroupit au chevet du mort-mourant, lui pinça cruellement la joue, n’obtint nulle réaction. Il vida ensuite la bouteille 33 cl. De Volvic qu’il trimbalait en permanence dans son anorak de service, inondant la face délabrée de la ruine humaine à leurs pieds. Toujours rien.
    « Dis donc, hé ! T’es sûr qu’il est pas d’jà mort ? »
Domi répliqua d’un simple soupir. Lassitude, dégoût, résignation.
« Ok, Ok, il est pas mort. Mais c’est tout comme, t’avoueras. Moi, je te dis seulement qu’on l’a pas forcément vu. Je veux dire, bon, y avait personne dans le coin, tu vois ? »
Non. Domi ne voyait pas. Il était quatre heures passées, et le halo timide des réverbères n’entamait qu’à peine l’encre noire de cette nuit sans étoiles. Il y avait un homme, là, sur le point d’y passer, et sa silhouette chiffonnée se détachait très nettement sur le cercle ténu de la lumière vacillante. C’était là tout ce qu’il pouvait voir.
« Tu veux qu’on le déplace ?
- Ma foi, répondit Domi. Ici ou ailleurs, il est foutu. Alors bon. »
Britney était sur le point de remporter la partie. Domi ne résistait plus que pour la forme. Il voulait en finir. Mais quelque part au fond de lui, une voix résonnait en permanence : « On ne peut pas faire ça. On n’a pas le droit… »
« Le déplacer, sans doute, dit Britney. Mais on a pas besoin d’aller bien loin. »
Et son regard se tournait inlassablement vers la Seine, si calme et lisse qu’on aurait pu croire qu’une large flaque de pétrole avait profité des ténèbres pour recouvrir toute la surface du fleuve. Une telle quiétude donnait envie de faire des ronds dans l’eau.
« Alors, murmura Britney. Qu’est-ce t’en penses ? »
Domi le dévisagea avec un mélange d’horreur stupéfaite et de soumission blasée. Visiblement, il ne croyait pas que Britney pût suggérer une telle abomination, mais il était à deux doigts de céder. Au fur et à mesure que Britney psalmodiait ses doléances quant au devenir du clochard, Domi sentait son champ de perception se réduire. De moins en moins d’alternatives, négation du libre-arbitre, à tel point qu’il en vint à considérer qu’il n’y avait plus que deux options possibles : embarquer le mourant ou le balancer à la flotte. Désormais, c’était l’un ou l’autre.
    Britney l’avait embrouillé. Sans préméditation, sans stratégie aucune. Simplement, Domi était harassé. Ne lui restait qu’à peine assez d’énergie pour éructer quelques monosyllabes ici ou là. Et Britney qui causait, brillant orateur, dans son genre, certes limité, mais convaincant et convaincu.
    « Qu’est-ce qu’on fait, alors ? fit Domi de sa petite voix usée. On attend qu’il crève et on le jette, c’est ça ?
- Ouais, ouais. Mais t’es sûr qu’ça vaut vraiment la peine d’attendre ? Je veux dire, c’est comme s’il était déjà mort, alors autant… »
Interruption brutale de Domi : cri de rage et de dégoût.
    « Tu délires complètement, complètement… »
Sa voix déjà traînante se brisait à chaque mot, et ce rythme atypique détruisait toute mélodie. C’était comme s’il n’avait rien dit. Britney empoignait déjà le futur noyé par les épaules.
    « Allez, aide-moi. »
L’autre le fit presque d’instinct, sans plus se poser de questions. Plus que quelques minutes, un quart d’heure tout au plus, et il pourrait rentrer chez lui.
    Ses paupières ne cessaient de se refermer lorsqu’il attrapa le bonhomme par les mollets et que tous deux le soulevèrent d’une geste prompt et stupidement aérien. L’homme n’était plus qu’un tas d’os. Ils demeurèrent ainsi un instant immobiles, se cherchant du regard, puis se dirigèrent vers l’escalier le plus proche. Celui-ci ne causa aucune difficulté. Ils ne furent pas longs à rejoindre le bord du quai.
« On devrait le lester. Il coulera pas sinon. »
Domi acquiesça machinalement, puis parut se réveiller, ouvrant soudain les yeux tout grands.
« Arrête de déconner, merde ! S’il est lesté, c’est que quelqu’un a glissé des cailloux dans ses poches avant de le pousser à l’eau.
- Ah ? Ouais… T’as raison. »
Dans ces cas-là, Domi n’arrivait jamais à déterminer si Britney faisait de l’humour ou si c’était sa cervelle qui déconnait. Il penchait généralement pour la deuxième solution, mais la désinvolture avec laquelle Britney se débarrassait de ses erreurs et oublis - « Ah, ouais, bon… » - l’incitait parfois à reconsidérer le premier terme de l’alternative. Britney, en effet, obtenait toujours ce qu’il voulait.
Ils jetèrent le quidam dans la grande flaque noire à quelques mètres à peine du rivage de béton et il s’en fallut d’un cheveu pour que quelques grosses gouttes ne viennent éclabousser leurs pantalons. Le corps n’avait pas coulé, mais il avait tout de même percé la surface immobile dans un grand « plouf ! » de cinéma. Un trou s’était formé puis refermé en une succession de cercles concentriques. Le corps était remonté au bout de quelques secondes. Ils lui avaient déjà tourné le dos.
C’est en haut des escaliers qu’ils l’entendirent crier. Une voix décrépite, geignarde et démantelée. Elle les appelait, eux et personne d’autre. La cloche les appelait parce qu’elle les avait vus.
« Il a crié.
- T’es sûr ? »
D’une inébranlable mauvaise foi, Britney commençait à bouillir.
« Merde, fit-il, sans se retourner pour autant. Merde de merde de merde !
- On a pas l’choix. Faut aller l’chercher.
- Attends un peu. Il va s’épuiser. »
La poigne de Britney était solide. Un véritable étau. Domi en avait mal à l’épaule. Il ne pouvait pas se tourner pour voir, et, à la réflexion, ne s’en trouvait pas plus mal. Derrière eux, le pauvre type se débattait avec ses fringues imbibées, trop lourdes pour ses membres chétifs et ses muscles atrophiés. Le souffle commençait à lui manquer. Non, décidément, Domi ne voulait pas voir ça.
Sur le trajet du retour, Britney lui parla du dernier clip de la môme Spears. Il l’écouta d’une oreille distraite. Une partie de lui-même était restée sur ce quai désert. « Plouf ! » Et puis des cris tout ce qu’il y a de vivant.
Il cessa d’y penser à 4 heures 37 très précises, à l’instant même où ses pieds nus foulaient la moquette rose de la chambre conjugale.

= commentaires =

nihil


    le 27/05/2007 à 23:55:40
Hé ben c'est pas très palpitant tout ça. Ca se traine en longueur pour que dalle. Et en plus c'est pas crédible une seconde (risquer des emmerdes à ce point pour deux heures supplémentaires ?) et y a pas de chute.

Commentaire édité par nihil.
MantaalF4ct0re


    le 28/05/2007 à 00:19:37
ta gueule britney
Narak


    le 28/05/2007 à 00:25:21
Malgré tout ce qu'on peut dire c'est quand même sympa Paris-plage.
Mill


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    le 29/05/2007 à 10:08:54
nihil : Et en plus c'est pas crédible une seconde (risquer des emmerdes à ce point pour deux heures supplémentaires ?)

Me dis pas que t'as jamais lu des faits divers du même topo en te disant, foutredieu, qu'ils sont cons! Je ne dis pas que ça arrive tous les jours, mais c'est le genre de truc qui arrive. Moi, je trouve ça hyper crédible, sinon dans les faits, du moins dans l'esprit, parce que l'humanité est une engeance de merde. POur ce qui est de l'absence de chute, c'est normal. Les deux héros de mon histoire retourneront bosser comme s'il ne s'était rien passé. Après tout, c'était jamais qu'un clodo.

POur le reste, j'dis rien.
nihil


    le 29/05/2007 à 15:55:30
Admettons que ce soit crédible, y a au moins la psychologie de ton Domi qui foire : il s'insurge contre les suggestions de son pote mais les applique quand même, et ce sans la moindre explication. Ce serait une ptite bêtise je dis pas, jeter un clodo à la Seine, ça me parait plus délicat.
Partant de là je vois ça comme un texte comique qui a le tort d'être plutôt dépouru de vannes, et qui mériterait une chute.
Nico


    le 29/05/2007 à 17:07:15
J'ai du mal à lire correctement un texte quand un personnage s'appelle Britney.

Bon sinon le narrateur ne semble pas descendre du nuage éthéré sur lequel il s'est couché nu pour nous rapporter cette histoire. Dommage que le style ne soit pas un peu plus naturel pour une histoire comme celle là. On pourrait à la limite rire si la narration était aussi raz des paquerettes que le fond, mais là...

Bouvard et Pécuchet quoi.


commentaire édité par Nico le 2007-5-29 17:10:2
dwarf     le 29/05/2007 à 22:15:19
Le texte donne une l'impression qu'il est pas complet, il manque en effet la description de leurs raisonnements (ou apparenté).

Nico, je trouve ton analogie avec Bouvard et Pécuchet un peu cruelle pour Mill, quand même. Son texte a l'avantage d'être beaucoup plus court (et achevé).
Mill


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    le 30/05/2007 à 11:57:55
Dwarf : pas besoin de décrire leur raisonnement, on le connaît tous. Relis Arendt, revois Eichmann, lis les pages de faits-divers, prends dix minutes pour aller taper la discut' avec certaines mouches de bar.
nihil : Domi est crevé. Il veut juste rentrer chez lui. Personnellement, j'ai déjà eu ce genre de réactions (sans aller jusqu'à jeter un mec à la Seine, bien sûr). Je veux dire qu'il m'est arrivé de renier une large part de ma personnalité (des valeurs, des convictions) juste pour en finir et rentrer chez moi, dormir. Ces deux types, je les connais, j'ai bossé avec eux. Et parfois, j'ai été comme eux.
Bouvard et Pécuchet? Le "modèle" était plutôt Carver.
Opheliac     le 11/11/2009 à 23:04:11
Domi est crevé ? Faut le réveiller !

A l'assaut Domi !

*part se pendre*

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