On a vu passer un macareux qui tapait la discute avec une chouette. Ils mangeaient des hamburgers. Derrière trainaient deux corbacs devisant d’Alan Poe. Moi j’ai dit à Sal : viens on s’envole ou part loin avec un riff à la guitare sèche et lui il m’a montré ses ailes et m’a dit mon vieux j’suis assigné au sol. Tango Charly K.O. On savait depuis un moment qu’il allait y passer ; il m’a dit vas y va avec eux.C’est comme ça que je me suis retrouvé là avec le macareux qui bégayait et la chouette qui me regardait avec des yeux ronds en imitant Robert de Niro. J’ai demandé un big mac et les corbeaux m’ont becqueté en ricanant. Dehors a travers les fentes de béton on a regardé un vieux chat à moitié peler bouffer les restes de Sal. J’ai essayé de pas chialer. Aprés il est resté deux heures le chat, deux heures devant le bunker a renifler les yeux plissés genre les gars je vous ai vu. Je vous attend. En se léchant ses babines d’enculé.
Connerie. Avant on pouvait voler. Le chat a fini par chier, il a reniflé sa crotte, est tourné autour, puis il est parti en nous montrant son trou du cul. Avant on était pas obligé de se planquer comme des vieux pets bourgeois. Avant on pouvait les regarder de haut. Puis un jour un de ces crétins a pressé le mauvais bouton. Et maintenant c’est la merde.
Maintenant les chiens volent.
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Performance d'auteur.
On hésite sur l'identité du narrateur (il se fait becquetté ? Puis il est planqué et regarde Sal finir de se faire bouffer par un chat ?), mais je suppose que c'est fait exprès.
Un texte déglingué, voulant s'affranchir des contraintes, pour faire ressortir celles dans lesquelles les personnages sont enfermés.
L'auteur aurait pu jouer sur la polysémie du verbe "voler", mais cela était difficile à introduire dans la logique narrative (paradoxale) de ce texte.
Qui ne va pas laisser indifférent et susciter sans doute de nombreuses prises de positions.
Ce pourrait être un TDM dont la thématique serait "nos amis les bêtes".
Et plutôt réussi dans ce cas.
La syntaxe produit un effet de style aux allures d'avant garde mais d'hier. Short story puissante par son symbolisme. On est quasi aux fentes de Breton et aux fientes du système qui tue les rêves de l'artiste.
il s'agit d'un TDM fini à la pisse, comme dirait Etienne Braud. Et encore même pas fini, puisque hors sujet, et écrit en 5 minutes.
Donc si vous avez doublement l'impression que c'est du foutage de gueule vous avez doublement raison !
Ce texte, pondu in extremis, est le vestige calciné d'un intellect manifestement soufflé par une détonation atomique interne qui a réduit toute logique en cendres radioactives. Chaque phrase expose les lésions irréversibles d'un cortex où les radiations ont fusionné le grotesque et le tragique dans un chaos sémantique pur. L'auteur ne crée plus, il déverse les débris de neurones liquéfiés qui confondent la poésie avec le délire d'un mourant enfermé dans un bunker mental. On assiste à l'agonie d'une pensée atomisée où la structure narrative s'est effondrée sous le poids de retombées toxiques, ne laissant que des hallucinations grotesques. C'est une œuvre terminale, le dernier spasme d'une matière grise vitrifiée qui tente vainement de simuler une conscience à partir de résidus de culture populaire. Très bon TDM, cependant même s'il est hors sujet. La Zone : nique les cerveaux d'auteurs prometteurs depuis 2001.
...et ce malgré la pancarte d'alerte radiations et biohazard en page d'accueil. La Zone contamine, la Zone perverti les esprits. Il n'y a qu'à lire aussi la première critique/présentation de texte de Lindsay S sur la Zone pour constater qu'elle aussi a été corrompue par la force faible des lieux.
> Nino : et moi qui ai failli croire que c'était une dénonciation satirique de la manipulation génétique...