Je suis un chasseur, un chacal, le but de ma vie est de bouffer de la tarte aux poils, toutes chattes confondues. Pardonnez la formule un peu triviale mais sur l’application, il est impératif de bien faire monter la pression pour conclure en deux-deux. Tranche d'âge souhaitée : 25/60. Il faut toujours ratisser large, c'est la clé de la réussite.
Je like pas mal, je nope rarement, je ne suis pas regardant et j’ai à coeur de contenter tout le monde même les moches. Je n’ai qu’une condition : avant la baise, photographier leur con avec mon Polaroïd, c’est mon péché mignon.
Dans mon bled je me suis tapé pas mal de gonzesses, ici il y a de quoi grailler. Quand il s’agit de forniquer, j’ai l'instinct animal. Je furète, je renifle et je chope toujours de quoi se foutre sous la dent. Sur l’appli les meufs débitent à plein régime, elles sont cash et réactives. On constitue une belle meute de chauds-bouillants. Rien que de causer avec elles me fout instantanément la gaule.
L’une des dernières en date s’appelle Margot, un sacré beau lot. Ce que j'ai tout de suite apprécié chez elle c'est son style direct, cette volonté farouche d'aller droit au but.
— Salut toi, ça va ?
— Bien et toi ?
— Ouais ça va. On va chez moi ? J'ai pas beaucoup de temps là...
Margot ne s'embarrasse pas avec les détails, on sent qu'elle maîtrise le truc. Je me suis retrouvé dans son pieu en un temps record à la sauter furieusement. Elle est chaude comme la braise la Margot et ne demande rien d'autre que de nous emmener sur le terrain délicieux de la galipette. Et de plus, elle possède un con à tomber par terre. Clic-clac ! Encore une belle pour ma collection.
Dur de ne pas résister à la tentation d'envoyer le paquet vite fait bien fait, ce que je fis au bout de huit minutes d'incursion massive. Le râle bruyant, je me suis effondré sur le dos de Margot en la remerciant bien de sa coopération. On a même pas eu besoin de faire la causette. Phénomène de soir à garder sous le coude.
La semaine dernière je suis tombé sur Babeth, tout un poème ! La vraie pin-up ultra sexy tout droit sortie d’un calendrier de routiers, la gonzesse remontée comme une pendule. Même ses yeux sont d'une rougeur incandescente quand elle pose son regard lubrique sur ton service trois pièces. Elle a le physique porno avec son cul lisse rembourré, sa poitrine airbag et un con XXL pas piqué des vers. Clic-clac ! Allez hop, sa chatte dans la boîte. Babeth fait le boulot avec une dextérité et un savoir-faire défiant toute concurrence. Sa jouissance est comme un cri rauque et sensuel dans un tunnel. C'en était presque gênant mais ça faisait quand même plaisir à voir. Au bout d'une heure en sa compagnie, j'étais rétamé. il fallait que je ménage le cardio. C'eut été dommage de frôler la crise cardiaque à poil dans un plumard chez une blondasse siliconée. Je me suis fait la remarque que Babeth tomberait vite dans les oubliettes. Son côté excessif me mettait trop en déficit calorique. Franchement, dans l’ensemble ça roule malgré quelques menus dérapages.
En l’occurrence, comment décrire Virginie en évitant d'être grossier. Plutôt cool Vivi, j'aimais bien son visage de nacre, ses cheveux de feu et ses lèvres pulpeuses quand je me masturbai sur ses photos couleur sépia. Niveau communication elle était normale, le but n'étant pas d'écrire un bouquin à quatre mains mais de poser les miennes sur ses jolis petits seins. J’avais envie de m'attarder sur cette punkette maigrichonne au regard charbonné.
Dans sa montée d'escaliers ça sentait le soufre et l'humidité. Un mec à crête m'a ouvert. Merde, ça commençait mal… Le plan coloc n'était pas dans mes cordes. Le type était plutôt avenant malgré ses trois chicots et sa gueule de junkie. Il me reluqua du nombril au poitrail, évaluant sans doute la qualité de la marchandise. Il puait le clébard mouillé. Après avoir traversé un long couloir décrépi, il frappa à la porte de ma dulcinée.
La piaule de Virginie était nichée dans l'ombre et sentait la pisse. Deux chats vinrent se frotter à moi, deux vieux matous d'un gris terne dont le miaulement insistant m'agaça direct. Je n'étais pas leur pote ni le fournisseur de croquettes. D'ailleurs, mon appétit pour Vivi s'atténua quand elle se leva un peu titubante la tignasse hirsute et se posta devant moi. Merde, ça allait mal finir...
— Salut mon mignon, aussi beau que sur les photos dis donc.
— Euh... ouais salut la miss, t'es pas trop en forme on dirait...?
— Si si t'inquiète, j'ai eu une soirée chargée, je me lève juste là. Mais je suis toute propre, prête à te faire la fête mec ! Mik, tu peux bouger s'il te plaît ?
Le vilain referma la porte avec un sourire carnassier ultra dark qui en disait long sur son hygiène dentaire. Enfin seul avec cette étrange créature mais néanmoins jolie gazelle, j’y suis allé sans hésitation. Elle était quand même jolie Vivi, et sa voix rocailleuse me foutait une demi-molle. Elle sentait la sueur et le tabac froid Vivi, mais quand elle passa sa langue sur sa lèvre supérieure, me déshabillant de ses yeux charbon ardent, j'ai chopé une gaule de Viking. Je ne me fis pas prier, elle non plus. Je ne voulais pas m'embarrasser de préliminaires, elle non plus. J'ai pris sa bouche et bouffé sa langue, elle m'a lacéré le dos en rugissant comme une tigresse avant de m'attirer sur son plumard. Je n'ai fait qu'une bouchée de son string léopard. Son con était mignon, aussi velu que ses félins. Clic-clac ! Joli morceau version Néandertal. Je lui ai écarté les cuisses pour l'enfourcher, une main sur ses fesses et l'autre tirant sa crinière orange. La punkette à minous était un vrai Rubik's Cube, ce fut très plaisant de pouvoir la retourner dans tous les sens, légère comme l'air, nerveuse comme l'éclair, prête à tout pour nous ambiancer.
Vivi a joui très fort et moi aussi. C'était bon, sans fioriture, à la bonne franquette, exactement ce qu'il me fallait en ce début d'automne, quand les arbres s'effeuillent et que les couleurs deviennent aussi vives que Vivi. J'ai remonté mon futal en marmonnant que j'étais pressé, je lui ai dit que je repasserai à l'occase et j'ai déguerpi sans demander mon reste. Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me disait que j'avais été débile de céder à la tentation.
Après quatre jours de doute, je suis allé faire un test urinaire dans un labo d'analyses. Une petite parano m’habitait et ma bite me grattait. Après avoir pissé dans le bocal, j’ai poireauté deux jours avant d’avoir les résultats. Verdict : Vivi est un tube à bactéries. J'ai un peu maudit cette garce que j'aurais quand même bien puni mais je ne m’en sortais pas trop mal. Quand tu fais joujou, t’as forcément le risque de te planter. Pas grave, j’avais ma photo.
Une semaine de pause le temps de nettoyer l’outil et me revoilà en selle. Une vraie bite chercheuse au taquet, la tête dans le guidon. Je mate les profils et que vois-je à l’horizon ? Une bombasse prénommée Manon.
Quand je la découvre toute sage sur ses photos, Manon et son style catho me font un effet bœuf, j’en suis baba d’émotion. Je clique direct sans prendre le temps de m’attarder sur son profil et surtout sans faire gaffe aux phrases illisibles tout en bas de l’annonce typée commerciale, le texte riquiqui caché dans l'ombre qui nique bien le consommateur. Et ben je ne l'avais pas vu moi le post-scriptum patte de mouche, étourdi que je suis !
Manon vit dans une maison de maître. Elle m'ouvre la porte et là, j'hallucine. Cette splendide brune au visage parfait a des seins blancs et ronds retenus par une guêpière noire et des jambes interminables enveloppées dans des bas résille à porte-jarretelles. Sur ses épaules flotte un déshabillé transparent qui bruit dans l'air. Manon est la caricature de la femme fatale qu'on ne voit que dans les magazines de lingerie ou bien dans certains lieux fréquentés par une clientèle spéciale.
De sa voix sensuelle, elle se présente et me propose de la suivre. Son cul tenu par un tanga ouvert en dentelle est d'une beauté à s'en décrocher la mâchoire. Tu m'étonnes que je vais la suivre ! En montant un escalier de marbre blanc, nous ne pipons mot mais j’ai la tête pleine d’idées vicieuses.
Nous entrons dans une chambre où seule une loupiote rouge est allumée. Le lit à baldaquin est recouvert d'un drap noir en soie. Seules deux paires de menottes pendent le long de la tête du lit. Curieuse Manon... allons-y, si tu veux je t'obéis. Mais avant clic-clac ! Superbe toison. Elle n’est pas surprise, elle connaît déjà ma première intention.
La sulfureuse créature me tire par la main, me retourne et me pousse sur le lit. Elle s'assoit sur moi à califourchon et commence à me désaper. Je la laisse faire à sa manière. Son regard coquin ne quitte pas le mien, elle a le don de faire monter la pression. Puis elle saisit le long foulard qu'elle porte autour du cou et me bâillonne la bouche. Joueuse Manon... si tu veux tirer les ficelles, je ne dis pas non. Je me doute bien que les menottes ne sont pas là pour faire joli. Elle les attrape, les resserre autour de mes poignets et bien entendu, je ne bronche pas.
— Chut bébé… ça va aller. On va s’amuser...
En matière d'aventure, je suis asservi. Il faut quand même qu'elle fasse gaffe parce que je suis à bloc, le moindre frôlement de ses doigts sur mon sexe et je lâche le paquet. Il faut que je me contienne, je suis à deux doigts d'envoyer la sauce quand tout à coup, la porte de la chambre grince. Vous vous souvenez du petit texte de merde qu'on ne calcule jamais ? Et ben voilà, c’est là que le type intervient...
De pied en cap, il est vêtu d'une combinaison moulante en skaï noir avec ouverture autour des yeux, du nez et bien-sûr des attributs. Ambiance sado-maso assurée, j’en suis bouche bée. À la vue de son matos dressé, lui aussi a l'air particulièrement en forme. Il saisit Manon par la nuque et lui appuie la bouche contre ma queue pour une petite gâterie à peine forcée. L'obéissance est à son goût, elle ne se débat pas beaucoup. Il attrape ses hanches et la prend en levrette avec une vigueur remarquable. C’est plutôt beau à voir mais ce porc me regarde en roulant des yeux et son souffle gras résonne à travers son masque. Pris de panique, je débande direct. Manon tente de me ranimer en faisant du bouche à bite mais c'est trop tard, le mâle est fait comme un rat ! Et quand le monsieur cagoulé commence à me caresser la cuisse, mon sang ne fait qu'un tour. Je grogne sous mon foulard et me débats pour signifier mon désaccord, je brame histoire de calmer le jeu, que dal ! Ma réaction les excite, ils me croient à fond dans mon rôle ! Et l'autre qui ne me lâche pas des yeux, à tout moment je risque de me faire enfiler ! Pas loupé, le mauvais scénario me pendait au nez. Je percute à peine la petite noisette de lubrifiant me tapisser le derrière mais la tentative d’introduction du monsieur pendant que Manon se tripote à mes côtés, ça grince ! J’ai fait un ramdam de malade qui a fini par le faire douter. Très gentiment, il s’est retiré.
À vue de nez l'action s'est déroulée en quinze minutes. Une minute de plus et je virai hystérique. J’ai le fion en fleur mais je suis surtout hyper énervé ! Le mec se barre dans un renfoncement qui doit être la salle de bain, j'entends de l'eau couler. Manon me détache les mains, libère ma bouche et me scrute avec une pointe d'interrogation dans le regard.
— T’as pas l’air en forme garçon, un problème ?
— Putain mais c’est quoi votre délire ???
— Ah zut, on dirait que toi non plus tu n’as pas creusé le sujet. Relis-moi, c’était pourtant clair... En tout cas sympa ton plan photos.
Merci bonsoir… Je chope mon Polaroïd et ma photo collector, saute dans mes fringues et sors de chez elle en fulminant avec l'énergie du mec qui vient de faire un marathon, courbaturé jusqu’à l’anus. Une fois de plus j'ai manqué de discernement. Je n'ai rien à rajouter, je suis carrément blasé. Je m’allume une clope et je me casse en me disant que cette photo, je l’ai bien méritée...
L’affaire m’a calmé pendant un moment. Non sans une certaine nostalgie teintée de mélancolie, je suis resté sagement chez moi à feuilleter mon album de cons, tous plus appétissants les uns que les autres, de sacrées belles prises à en épater les copains. Mais quand je suis tombé nez-à-nez avec celui de Manon, j’ai quand même eu un méchant frisson. Tout ça m’avait contrarié. Alors j’ai sorti la photo de l’album, j’ai attrapé mon briquet et je l’ai réduite en cendres. J’étais un peu soulagé mais au fond de moi je n’en menais pas large. Sur un vulgaire coup de tête, j’agissais bassement à l’encontre de ma passion. En fin de compte j’étais triste parce que pour la toute première fois de ma vie, je venais de brûler un con...
Ok je l’avoue, je suis un gros chien de talus, un obsédé du sexe. J’ai une passion dévorante pour les cons, j’en fais la collection. = ajouter un commentaire =
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= commentaires =
Ce récit expose la psyché d’un narrateur dont l’hypersexualité compulsive et la paraphilie fétichiste témoignent d'une désorganisation pathologique des processus cognitifs et d'un effondrement total de l'empathie.
En réduisant systématiquement l’altérité à des trophées anatomiques et des métaphores animales, l'écriture commet un véritable vandalisme symbolique qui dévaste les fondements de la dignité humaine.
L’usage d’une vulgarité outrancière et l’incapacité du protagoniste à décoder les signaux sociaux les plus élémentaires dépeignent ce dernier comme une caricature humiliante du handicap mental, injustement réduit à ses seules pulsions primaires.
Ce texte instrumentalise ainsi une apparente vulnérabilité psychiatrique pour transformer une détresse cognitive réelle en un spectacle de déchéance prédatrice et d’obscénité.
En somme, cette narration constitue une agression intellectuelle qui dégrade l'image du handicap en le liant intrinsèquement à une perversion compulsive, aliénant la complexité de l'être au profit d'un voyeurisme abject.
Pour rappel, 75.000 handicapés ont été exterminés par les nazis. QUE CET AUTEUR AILLE BIEN SE FAIRE FOUTRE § SALE FILS DE PUTE, VALIDISTE DE MERDE §
(...)
non, je déconne, je suis moi-même handicapé mental et j'étais mort de rire à la lecture de ce texte. Je chie à la gueule de tous les connards qui brandissent le mot "validisme" à tout bout de champ, ce sont eux, les véritables merdes humaines, qui se balancent des mots valise à la con, à tout bout de champ, au lieu d'utiliser leur tronche pour réfléchir, tuant tout type de dialogue possible et le second degré en prêtant des intentions aux auteurs qu'ils n'ont évidement pas dans de grands procès inquisitoriaux. Que ces néo-Torquemada aillent bien se faire foutre !
De toutes façons, celui qui est pas d'accord avec moi, je lui balance à la gueule le mot validesplaining et ça va le calmer tout de suite !
Le récit est agréable à lire, quoique pas très excitant malgré le sujet. Ce n'était sans doute pas le but, les plans cul d'un quart d'heure étant peu propices à la montée du désir.
C'est plutôt le portrait d'un homme obsédé et nullement pervers, qui ne ment pas aux partenaires avec lesquelles il passe contrat. Beau joueur, quand il lui arrive des misères, il ne maudit que son imprudence.
Les filles dans ce récit sont libres, indépendantes et assument leur sexualité.
Le détournement, je vais pas blâmer, j'ai fait la même blague l'an passé. Le fascisme/nazisme, en revanche, c'est pour ton cul.
Pas mal de passages bien drôles. Le rythme est super bon. L'écriture, ça pourrait être sympa sans les lieux communs type "seins airbag", "service trois pièces". Les passages aléatoires au passé simple : insupportable.
Au final, une impression de "je me fais pas chier" qui m'a un peu saoulé. Dommage, il y avait vraiment des trucs à se mettre sous la dent pour finir gras comme un loukoum et se dilater la rate.
Juste l'impression d'avoir déja lu ce texte. Et j'imagine que c'est pas le premier petit malin a jouer sur la polysémie du mot "con". Bien sûr, ça ne marchait plus avec la nouvelle consigne (sauf si c'est la con d'une néo-nazie).
C'est "agréablement écrit", même si la concordance des temps est à l'avenant, pour le moins "bondissante".
Le texte joue bien entre deux eaux (le pseudo porn et, de par son rythme échevelé et ses dialogues, la comédie de boulevard).
Un bonus pour "En matière d'aventure, je suis asservi", je suis friand de ce genre de jeux de mots à la fois géniaux et nul à chier.
Et aussi, je crois que c'est l'illustration la plus flippante que j'ai vu depuis longtemps. Un instant j'ai cru que c'était Epstein jeune.
C’est pas un récit, c’est une visite guidée avec audioguide en panne. Bienvenue au safari du pauvre : à gauche, Margot, espèce “rapide et efficace”, nourrie aux punchlines Tinder ; à droite, Babeth, pur produit d’élevage intensif, calibrée porno discount. Tu avances, tu regardes, tu consommes — comme le narrateur, finalement — sauf que toi au moins t’as la décence de t’ennuyer.
Chaque “femme” est une pancarte : chaude, crade, dominatrice. Pas des personnages, des fiches techniques. Même Virginie, qui avait un début d’odeur intéressante, finit empaillée en deux paragraphes. Et quand, miracle, le type tombe enfin dans une cage un peu moins confortable avec Manon, tu crois à une bascule — mais non, c’est juste une attraction “frisson garanti”, sortie de secours à gauche, merci d’avoir participé.
Le Polaroïd ? Même logique : collection de trophées morts. Comme le texte, en fait. Ça se veut cru, animal, dérangeant — c’est juste répétitif et prudemment à distance. Un zoo, oui, mais sans risque : les barreaux sont bien solides, et l’auteur reste sagement du bon côté.