LA ZONE -
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Très bien mené, ambiance efficace, personnages stéréotypés mais suffisamment fouillés pour qu'on veuille les suivre jusqu'à la toute fin. Il n'empêche que je me suis moins laissé porter que lors du premier volet. L'histoire, au-delà de la menace sourde qui peine à s'installer autour du narrateur, ressemble à une parenthèse. En gros, je m'attends à quelque chose qui ressemblera au premier volet de "Pusher" : une marche irrémédiable vers un destin. Je suppose que le narrateur va laisser passer sa chance d'échapper à cette vie de violence et que tout finira dans un bain de sang.
Peut-être pas, ok, admettons, mais c'est vraiment l'impression que j'en ai et je me sens disons moins concerné. Peut-être que ça manque de suspense.
En tout cas, des formules chocs épatantes et un formidable dernière phrase.
J'attends la suite pour me faire un avis définitif.
Et petit addendum dirigé à LC : bravo pour ta patience et ta passion. Jamais je n'aurais pris le temps de rédiger des fiches perso aussi détaillées. Je ne sais ce qu'en pense Clacker et on fera bien comme il voudra (s'il préfère les virer, pourquoi pas) mais en ce qui me concerne, ça m'a tout bien remis dans le crâne.
Choisir, c'est abandonner.
J'ai l'habitude de me faire latter les couilles par Lunatik. C'est comme ça qu'on devient bon.
Je me rends compte qu'on a tous senti que Lynch allait calancher. C'était prégnant, dans l'inconscient collectif.
Ou alors c'est parce qu'il était vieux.
Tu ferais un très bon professeur de littérature.
Je ne bois pas assez, hélas.
Je me suis laissé dire par l'intuition et par {user-25} que ces textes (celui-ci et son précédent) devaient être parmi les meilleurs dans ma pile de lectures en retard depuis des mois sur la Zone (depuis que l'automne sembla être une paradoxale ébauche de renaissance à laquelle j'assistai d'un peu loin après un printemps et un été pathétiques et déprimants). Je prie l'auteur de croire sans s'énerver (à quoi bon ?) que je suis de l'école qui garde le meilleur pour la fin (tous les autres paramètres restant constants, c'est-à-dire que, si on me sert la salade en même temps que le steak frites, je mange d'abord le steak frites, non parce que je tiens la salade pour le plus délicieux des desserts mais parce que je préfère mon steak frites chaud comme le réacteur n° 4 de Tchernobyl) et que mon silence est le contraire d'un dédain.
J'ai rien compris, mais merci quand même.
Moi je fais la grève du lattage de joyeuses tant que j'ai pas la suite. C'est quoi ces auteurs qui se prennent pour Dumas et qui nous pondent un roman en loucedé, découpé en tranches ?
À raison d'une tranche tous les deux mois, on va crever la dalle, et les steaks frites ne seront pas les seuls à être refroidis.