Résumé : Vlad, l'un de nos champions, celui que sur la Zone, discrètement et sur un air entendu, on appelle "Ze Funky One", grand pourfendeur de la non-fiction, ennemi féroce de la branlette intellectuelle, chantre de la phrase qui claque et de la formule-choc, nous revient avec un drôle de texte dont on soupçonne qu'il l'a rédigé sur le pouce en réaction au texte mal fichu publié hier. Ma foi, tout y est : le rythme, le verbe, la délectation, mais l'histoire, foutredieu de bordel de caramel mou qui colle aux dents, où est donc l'histoire ? Résumons succinctement : l'auteur nous gratifie d'un superbe portrait de prostipute tenant du fantasme de mâle assez basique, nous explique que le narrateur est un caméraman puis, puis, puis... Alors, de trois choses l'une, soit j'ai rien compris, soit Vlad se fend de sa version très personnelle de ce que peut être la prose poétique, soit c'est aaaaaaaaah ouiiiiiii, okaaaaaayyy, et je ne peux décemment vous en dire plus. A lire absolument avec des pop corn et un verre de kier.
= commentaires =
Wow. j'adore cette prose. Nerveux, rythmé, sec mais pas forcément avare de détails. Trop bien.
L'histoire ne me touche pas des masses mais j'aime cette fin mystérieuse sujette à interprétation. Classe.
La première phrase, on dirait Lavilliers.
Et le reste est cool aussi. Je réserverai mes putasseries à un autre auteur. Suis même un peu jaloux, et c’est pas tous les jours. mp
Le début, maitrisé et stylé, laissait présager un développement plus conséquent. Je rejoins l'un des com précédent concernant la fin, trop vite expédiée pour ne pas y subodorer la flemme ou le ras-le-bol de l'auteur. Perso, je trouve l'utilisation du jargon cinématographique un peu facile, voire lourde. D'ailleurs ce n'est pas plutôt la focale longue qui est sujette au flou ?
Concerne l’angle.
Superbe écriture, c'est clair, là dessus, rien à redire. Concernant la fin, je ne dirais pas que c'est bâclé : mon problème est que je ne comprends pas ce qu'elle signifie.
Magicien Pampers : justement, une focale courte, même si l'adjectif porte à confusion, est à grand angle et moins floue, alors qu'une longue focale restreint l'angle et floute davantage.
Tutus, j’ai répondu à ta question. La focale, c’est la focale. Un direct dans la gueule, c’est pas un crochet. Même si tu vois flou après. Clebard-rongeur, ton bel esprit te perdra.
Avec la matière focale
Doucement les copains. Vous m'avez tellement bien lustré que j'arrive à me voir dedans.
Je le confesse : j'ai balancé ce truc avant tout pour passer à 69 textes publiés.
Et encore, je ne l'avais pas tricoté pour la Zone, initialement.
Bien vu, pour la focale. Et, oui, clairement, ça manque d'histoire. Le flou général est voulu, mais j'avoue qu'on fait difficilement le lien entre la description de la nana (une vraie prostipute, d'ailleurs ? Ou peut-être une véritable actrice, qui sait...) et ce que vit le narrateur dans sa tête toute cheloue.
Vivement la Saint-Con. Je vous mets au défi de m'arracher mon titre de Grand Inquisiteur.
OUh là, ça sent le gars qui s'est préparé, ça. Du coup, je ne sais pas. Je n'ai toujours pas de trame, de texte, pas la moindre idée.