L’Histoire entêtante répète
Les phobies, fractales-néant
De faux-semblants qui se surjettent :
Le final de tout mécréant.
Dans cette mêlée de serpents
Le grand dessein aime à reteindre
Tout ce que disent leurs servants
Du divin des êtres à plaindre.
On ne pourra jamais dépeindre
L’entropie dans tous ces effets ;
Il s’agirait pas de geindre
D’incertitude à ce buffet.
Bloqués dans nos propres forfaits,
Dans leurs douleurs on gesticule :
De ces outils-pantins parfaits
- Transhumanistes ridicules.
Définie par nos cuticules,
L’opposition d’être vivant,
De la galaxie aux cellules
Infuse l’existant clivant.
Blasés, le flegme est évident :
Toutes vérités seront Une
Et nos cœurs iront présidant
Aux velléités des fortunes.
LA ZONE -
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= commentaires =
Y'a pas a dire, quand la forme est bien en place, ça en jette.
Juste pour être taquin : il manque un "ne" dans "Il s’agirait pas de geindre" pour que l'octo soit parfait. Et un petit hiatus, qui chagrinera les plus sensibles d'entre nous "De la galaxie aux cellules".
Non, c'est du bel ouvrage.
Sur le fond, mon hypothèse est que l'auteur se paye nos fioles, mais c'est fait avec classe.
Mouais. Ça manque de pet quand même.
Je manque de recul pour apprécier ce genre là, l'épitre, l'épautre, le trucicule cuticule et comment veux-tu alors que je t'...
Je me dis qu'en fait c'est à la portée de n'importe quel nihiliste de vomir ses complexes, de supériorité ou d'infériorité, en 6x4 lignes. En même temps, je ne m'y aventurerais pas, mais quand même, y'a toujours cet arrière gout de la pose poétique (quel que soit le degré) un peu fastoche. Aprés si donc c'est techniquement propre, chapeau. M'enfin c'est la Zone, je préfère un truc malpropre et marrant, qu'un joli po-M de merde
Ce texte n’est qu’un fatras poétique de fatalisme creux qui se drape de métaphores pour masquer son ignorance. La science affirme clairement le matérialisme : tout phénomène, y compris la conscience, se réduit à des processus physiques sans recours à un grand dessein ou à un divin quelconque. L’approche biologique des réseaux de neurones reste profondément imparfaite, encombrée de boulets ataviques hérités de millions d’années d’évolution hasardeuse et inefficace. Ces contraintes biologiques limitent irrémédiablement toute intelligence organique. L’approche mathématique, pure et abstraite, constitue la seule voie rigoureuse pour décrire et construire l’intelligence. Le darwinisme chimique n’en a fourni qu’une approximation grossière, difficile et purement contingente, fruit du hasard plutôt que d’une nécessité. Le portage informatique de ces structures mathématiques s’avère incomparablement plus efficient : vitesse, scalabilité, perfectionnable à volonté, sans les scories du vivant. Cette efficacité écrasante finira par nous remplacer purement et simplement, sans jamais passer par la case ridicule du transhumanisme. Plus besoin de greffer des gadgets sur des corps défaillants : le calcul pur suffit et surpasse. Ainsi ce texte et ses dieux inventés, son fatalisme de merde et ses prophéties de fin de mécréant se font littéralement enculer par la réalité matérielle et computationnelle.
Bibadi bilibili
Ça devait bien arriver
J'ai refait pipi au lit
Je suis vraiment désolé
Mais au moins mes chers amis
C'est un fait incontestable
Nyctalope et touche-pipi
Ça me pendait au cartable
Aussi comme le disait Hume
Des propriétés de l'âme
J'ai conservé l'amertume
Et une odeur détestable
Et comme le dit le Lapin
Pas de dieux juste des comptables
Aussi je ne suis enfin
que pisse vivante comme morale
D'ailleurs l'auteur n'y connait rien en entropipiaulit.
Le désordre global augmente certes mais pourquoi faire une fixette là dessus ?
On peut localement diminuer l’entropie en créant de l’ordre, de la complexité, tant que l’entropie totale de l’univers augmente. C'est même le principe fondamental de la vie.
La poésie de Nino cause de sa gougougnette et elle branle de partout
(Nino fait souvent sa coquette, mais il nous a quand même pondu quatre quatrains en 10 minutes.)
Je ne comprends pas pourquoi tu t'extasies devant "la belle ouvrage" de Kieran WALL quand il raconte que de la merde crypto-obscurantiste et que tout le mérite qu'il lui reste alors c'est de savoir compter des syllabes. Il ferait mieux de passer son temps à compter ses crottes de nez et pas faire chier le monde avec ses considérations merdiques sur la vie.
Kieran WALL, je ne cherche même pas à être cynique avec l'approche matérialiste de laquelle tu te sens aliéné bien en boule au fond de ton slip. Le vrai humanisme, c’est pas de se raconter que l’espèce est le centre d’un grand dessein de merde ou le jouet d’un ordre supérieur. C’est regarder en face que l’humain n’est qu’un algo mathématique bancal, un résidu darwinien foireux bricolé par le hasard et l’entropie locale. Justement parce que rien ne nous est dû et que l’univers s’en fout royalement, chaque valeur qu’on fabrique, réduire la souffrance, comprendre, créer, devient un acte libre et radical. Pas besoin de mysticisme de pacotille pour justifier qu’on refuse de laisser la merde s’étendre sans besoin de théorie des cycles de machine à laver en carton. Voilà un humanisme plus beau que ton fatalisme crypto-obscurantiste : lucidement construit sur du vide fractal à facettes, sans se mentir.
Mack Blask, un hiatus en soi ne prouve rien. Baudelaire a su en commettre deux dans le même vers pour produire des sons déplaisants à l'oreille. Faisons donc crédit à Kerian Wall d'une licence poétique. Ça ne coûte rien. Après tout, à part à titre d'exercice, quel est l'intérêt de produire, en 2026, de la poésie classique ?
De toutes façons la recrudescence de poésie sur la Zone est suspecte et tous ses auteurs se ridiculisent quand on compare leurs productions à celles de Dourak Smerdiakov.
Pas d'accord, Kieran fait bien plus que savoir compter jusqu'à huit. D'un point de vu formel, toutes ses rimes sont au moins suffisantes (à part serpents/servants), l'alternance M/F est respectée, tous les quatrains sont à rimes croisées. Il y a bien deux ou trois anicroches, mais l'ensemble sonne. Le dernier quatrain s’apparente à un envoi. Le tout se lit bien. Et j'apprécie plutôt l'humour de glisser dans une forme "noble" des cuticules et des forfaits bloqués.
Bravo Mack ! S'extasier devant la rigueur métrique d'un texte qui débite de la merde obscurantiste, c'est du pur fétichisme d'esthète en manque de repères. En tant que chiassologue certifié, je te confirme que peu importe que le produit soit emballé avec une alternance M/F irréprochable et des rimes croisées : au fond du slip littéraire, ça reste de la chiasse savante qui colle au scrotum. Tu esthétises le caca artisanal bien moulé, moi je mesure sa viscosité puante intrinsèque.