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La Zone -
Résumé : Un sale type, parvenu à l'âge de croupir à l'EHPAD, peut-il devenir autre chose qu'un vieux sale type ? Oui : un vieux sale type qui fantasme. Il s'en fait des films, le Henri. Personnel soignant et résidents y jouent les faire-valoir, et le lecteur renonce à démêler le vrai du faux dans ses délires séniles. Vous ne regarderez plus de la même façon un vieillard assis seul sur un banc.

Vieux jeu

Le 26/08/2026
par Nino St Félix
[illustration] Je rêvais d’un cimetière de voitures empilées les unes sur les autres. Écrasées, comme des boîtes de conserve géantes. D’un autoradio sortait « Hit the Road, Jack ». Puis les piles de bagnoles se sont mises à osciller. Quelque chose secouait le sol sous mes pieds. J’ai entendu un gémissement ; d’abord j’ai cru à des chiens sauvages, puis je me suis réveillé.
Deux énormes seins couleur crème de marrons se pressaient contre mon torse nu. Je sentais la pointe de ses tétons à travers le mauvais coton de sa blouse. Son parfum de café et de cigarette froids.
     — Allons, monsieur Blanc, c’est l’heure de se réveiller.
Aussitôt, le vieux soldat s’est mis au garde-à-vous. Mais Jocelyne, occupée à me sortir du lit, n’y prêtait aucune attention.
     — S’il vous plaît, monsieur Blanc. Mettez-y un peu du vôtre.
Il n’était pas nécessaire de me le demander une seconde fois. J’ai agrippé sa croupe chevaline et retroussé sa jupe jusqu’aux hanches. Elle a lâché un petit cri lorsque l’élastique de sa culotte lui a fouetté la croupe.
     — Monsieur Blanc… Henri.
Je l’ai retournée et chevauchée. Une expression béate s’est peinte sur son visage.
     — Satisfaite, Jocelyne ? J’y mets assez du mien ?
Elle a gémi de nouveau, m’a repoussé et m’a craché au visage.
J’ai poussé un hurlement de rage.

     — Calmez-vous, bon sang !
Un imbécile imberbe s’escrimait avec le pommeau de douche. Contre mon dos et mes fesses, le plastique de la baignoire. Encore un stagiaire empoté envoyé au bizut.
     — Lâche-moi, petite merde. Dégage de là.
J’ai agrippé le rebord, prêt à me relever. Mais il m’a repoussé avec une force surprenante.
     — Restez calme, monsieur Blanc. J’ai presque terminé. Il ne me reste que… cette partie, a-t-il ajouté en déglutissant.
     — T’avises pas d’y toucher !
J’avais à peine achevé ma phrase que Quentin, ou Kevin, a braqué le jet d’eau glacée sur mes couilles. J’en ai eu le souffle coupé. Ce petit saligaud aimait ça. Mais il ne s’attendait pas à ce que je lui envoie un coup de pied dans le menton. Il a basculé vers l’arrière. Une expression étrange a traversé son visage : surprise, indignation, regret. Puis sa nuque a heurté le rebord du lavabo et le merdeux est retombé au sol, inanimé. Un filet de sang s’écoulait de son oreille.

Lorsqu’il m’a vu pénétrer dans sa chambre, nu et dégouttant, Marcellin s’est contenté de hausser les épaules. Toutes ces années passées à m’allonger ne m’ont pas fait oublier l’essentiel. Plus tu déconnes, moins on vient t’emmerder. J’ai cru, plus jeune, qu’il s’agissait de mépris, ou même d’une sorte de pitié. Mais j’ai vite compris. Ce n’est que la peur, toujours la bonne vieille flippe. Heinrich m’a désigné ma chaise, sans quitter ses cartes des yeux.
     — Essaie de ne pas tout dégueulasser.
Marcellin a achevé de distribuer. J’ai relevé mes cartes et me suis tourné vers le Teuton.
     — Arsch. Che crois que je fais tous fou plumer.
Vingt minutes plus tard, je portais les vêtements de Marcellin, le silence seulement rompu par ses dents qui claquaient. Malgré moi, sa maigreur m’impressionnait chaque fois un peu plus. Peut-être que le boche avait raison et que je devrais lui laisser certains de ses desserts. Je me suis rapproché de lui. Il s’est mis en boule sur sa chaise, tremblant de plus belle.
     — Laisse-le tranquille, Weiß. Il t’a rien fait.
     — Et alors ? Depuis quand ça te pose un problème qu’on s’en prenne aux plus faibles ?
Heinrich s’est rembruni. Il l’avait mauvaise d’avoir perdu son brassard. J’ai haussé les épaules. De toute façon, l’envie était passée. Je me suis contenté de caresser la nuque de Marcellin. Me penchant vers son oreille, je lui ai murmuré :
     — Je m’occuperai de toi plus tard.

Après ça, j’ai poursuivi ma route à travers le couloir. J’ai croisé Jocelyne et sa collègue Annie, qui ressemblait à Véronique Genest.
     — Monsieur Blanc ? Où est-ce que vous allez comme ça ?
J’ai haussé les épaules. J’imaginais le front d’Annie taper contre le mur des toilettes du personnel pendant que l’autre, bâillonnée sur le chiotte, nous observait, les larmes aux yeux.
Jocelyne m’a souri.
     — Qu’est-ce qui vous rend aussi heureux, Henri ? Mais … Ce n’est pas votre pantalon.
Annie l’a interrompue.
     — Jo… tu as vu Quentin ? Il devait s’occuper de monsieur Blanc ce matin à ta place, non ? Il est bien venu s’occuper de vous, monsieur Blanc ?
     — Je ne me souviens pas…
Elle fixait mes cheveux encore humides. Un pli est apparu au milieu de son menton. Le caleçon me compressait les joyeuses. Annie m’a lancé un dernier regard maton en s’éloignant. La voie était libre.

Jeancelin ne m’a pas entendu entrer. Le pauvre vieux a travaillé pendant quarante-sept ans au marteau-pilon. À sa place, j’aurais fait pareil, plutôt que de supporter le baratin d’Hughette.
     — Je te sers une nouvelle coupe, mon Jeanjean. Je te mets un sucre avec. Il fait beau ce matin. Mais un peu froid. Je devrais peut-être te chercher ton manteau. Et si tu…
Je me suis assis dans le vieux rocking-chair ; alors Jeancelin m’a aperçu et il a blêmi aussitôt.
     — Mon petit Jeannot…
Sa grosse tentait une retraite en direction de la porte. J’ai levé le doigt : elle s’est immobilisée.
     — T’as oublié quelque chose, mon pote, n’est-ce pas ?
Il me regardait comme un lapin de garenne au sortir du fourré, les doigts crispés sur le plaid qui recouvrait ses genoux.
     — Laisse-le. Tu sais bien qu’il ne t’entend pas, et en plus il perd la mémoire. Il n’a pas besoin que tu viennes le… le…
     — Le quoi ? Le terroriser ?
Je connaissais bien leur petit cinéma. Il faut en avoir dans le froc pour se foutre de ma gueule, je dois bien l’admettre.
     — File-les-moi, Jeannot. J’en ai besoin, maintenant.
Il restait mutique, jetant des coups d’œil apeurés à Huguette. Dans le couloir, le cri de Jocelyne a retenti. Assez similaire à celui qu’elle poussait dans la plupart de mes petits films. Je me suis levé.
     — Écoute, bonhomme. J’en ai besoin maintenant. Ton spectacle de mime, ça distrait peut-être bobonne, mais moi, ça me chatouille.
J’ai ôté le plaid d’un geste brusque. Il bandait comme un âne. Je lui ai saisi le menton.
     — Petit enfoiré.
Huguette a hurlé : j’ai sauté sur l’occasion. Son cri a couvert la mandale que j’ai adressée à Jeancelin. Le dentier du vieux est allé glisser sous le lit. Sa femme pleurnichait un charabia sans queue ni tête. Dans le couloir, d’autres agents se précipitaient vers ma chambre. J’ai saisi Jeancelin par le col.
     — T’as tout gobé ? C’est ça ?
Il a souri et fait mine de me donner un pauvre coup de boule. Le retour l’a envoyé valser avec sa chaise sur le lino. J’ai voulu le saisir à nouveau, mais sa grognasse m’a bondi dessus, toutes griffes dehors. J’aurais pas cru qu’une vieille bourgeoise comme elle puisse se montrer aussi souple. Ils devaient s’en payer une bonne tranche tous les deux, sur mon dos. Pendant qu’elle essayait de me crever les yeux, je m’appliquais à lui briser les côtes. Jeancelin rigolait maintenant comme un con, la bouche pleine de sang, le chapiteau toujours dressé pour le spectacle. Quand j’ai enfin envoyé Huguette se briser les reins contre le marbre de la console, je suis revenu lui écraser la tronche avec les godasses du Fritz. Jeancelin a craché son dernier soupir sanguinolent et est retombé, apaisé. Même cané, il continuait à bander et, avec tout ce qu’il s’était enfilé, je pouvais parier qu’il marquerait midi jusque dans le cercueil.
Pendant qu’ils s’affairaient dans tous les sens en m’appelant, j’ai filé peinard vers la porte du réfectoire. Le personnel de SODEXO n’ose plus me faire la moindre remarque depuis qu’on a remplacé mes couverts en acier par du matériel de dinette.

Je me suis ensuite dirigé vers le fond du parc, puis faufilé tant bien que mal sous la grille. J’ai marché jusqu’en centre-ville et j’ai retrouvé le petit banc caché derrière la haie de buis. Je m’y suis assis et j’ai respiré l’air frais - cette conne d’Huguette avait raison. La ville était calme ; au loin, l’écho des sirènes. J’ai commencé à me détendre. J’ai fermé les yeux et j’ai cru sentir ton odeur. Ce parfum que tu avais acheté à Tübingen en 66. Je m’étais moqué de toi en te disant que tu te prenais pour une putain de princesse. Tu m’avais répondu en soupirant que toutes les putains étaient des princesses.
Tu lançais des cailloux dans la Neckar. Les vieux profs t’aimaient bien, les étudiants se retournaient sur ton passage. Les affaires roulaient pas mal.
Mais une princesse… Et puis quoi encore.
Tu avais froncé les sourcils, soupiré encore.
     — Henri… ce que tu peux être vieux jeu.

= commentaires =

Laetitia Giudicelli


    le 26/08/2026 à 08:11:59
L'introduction m'a rappelé le début de "Arizona Dream". Coïncidence ? Je ne crois pas.
Lapinchien


    le 26/08/2026 à 10:18:42
Excellent texte, le meilleur de l'AAT pour l'instant. J'ai adoré. Un bijou de réalisme subjectif pour faire vivre au lecteur la perte de repères, la brutalité et la déconnexion progressive d'un esprit sénile. Le meilleur truc dans le genre depuis "Merci pour ce moment" de Valérie Trierweiler.

Je trouve cependant que ce texte est un peu biaisé sur les rapports de force en EHPAD, j'ai bien peur que les vieux n'aient pas trop le dessus en réalité. Les affaires récentes de maltraitance en EHPAD se divisent entre dérives institutionnelles et actes individuels du personnel. Le scandale Orpea, révélé par le livre Les Fossoyeurs, a mis en lumière un rationnement systématique des soins et des repas au profit de la rentabilité. En parallèle, des sous-effectifs récurrents entraînent de graves négligences, telles que des escarres non soignées, des déshydratations ou des fugues mortelles (on ne sait pas trop comment ça va ce finit ici mais a priori Monsieur Blanc a l'espérance de vie d'un perso de GTA V avec 5 étoiles). À cela s'ajoutent des dérives d'employés poursuivis pour vols, injures et violences physiques sur des résidents vulnérables. Ces affaires ont conduit à un renforcement des contrôles étatiques et à de multiples poursuites judiciaires.
Lapinchien


    le 26/08/2026 à 10:26:16
Juste un truc qui m'a gêné : j'ai eu l'impression que Blanc a un fort ressentiment contre les allemands comme s'il avait fait la seconde guerre mondiale, il est en mode réminiscence warrior tout du long d'ailleurs, mais sa présence à Tübingen en 1966 correspond probablement à son service militaire. Il était alors jeune et ça ne peut pas correspondre.
Nino St Félix


    le 26/08/2026 à 12:09:53
Merci, ouais j'y ai pensé, je me suis dit qu'il était là bas en tant que jeune soldat/mac en puissance, avec un héritage moral de méfiance envers les schleux.
Mais peut être que le plus simple c'est de se dire que ça se passe en 2000 et pas 2025. Ok juste que c'est totalement incohérent, ça marche aussi !
Nino St Félix


    le 26/08/2026 à 14:06:22
@Laetitia en effet, mais involontairement, j'en ai peur !
GD Lodace


    le 26/08/2026 à 15:06:07
J'ai pas top aimé ce flot de mots.
Je fréquente l'EHPAD où est ma belle-mère, trois fois par semaine depuis plus d'un an.
Il y a des tas de choses qui ne fonctionnent pas.
Le personnel se déplace toujours par deux.
Il existe certes, encore des EHPAD privés qui sont hors clou, mais dans l'ensemble cela va dans le public.
Les vieux pervers sont bourrés de médocs pour calmer leurs ardeurs.
La dégradation est plus dégénérative au niveau de la cohérence mentale ou physique.
Un papé ne peut avoir le dessus, il n'a que ses yeux et son délire mental. Plus la force physique d'imposer sa perversion.
Nino St Félix


    le 26/08/2026 à 15:23:01
Flot de mots ? Ca doit être que j'ai pas changé ma Tena.
Quant au réalisme, j'en reviens au "sombre/débile/violent". Le réalimse, c'est comme le cyclimse : c'est chiant au bout de la douzième étape.
Lapinchien


    le 26/08/2026 à 15:26:31
Perso je pense que c'est au contraire super réaliste puisque le narrateur est Monsieur Blanc et qu'il nous raconte ça comme il le perçoit.
Nino St Félix


    le 26/08/2026 à 15:29:55
De toutes façons, le vrai chef d'oeuvre, il est collectif, il s'appelle Full Metal Rondelle, et là, y'en aura, du flot, haha
Nino St Félix


    le 26/08/2026 à 15:30:02
et du flow
Laetitia Giudicelli


    le 26/08/2026 à 15:37:48
GD, rien ne dit que le vieux pensionnaire a le dessus. Il se croit tout puissant, mais il ne l'est pas. Il croit qu'il bande encore, par exemple, mais l'infirmière en réalité, ce n'est pas elle qui s'est occupée de lui le matin au réveil. Il s'est fait un film, c'est dit très clairement.

Quant à cette histoire de soignants qui vont par deux, qu'est-ce qu'on s'en fout ? C'est vraiment un argument sans pertinence quand il s'agit de juger la qualité d'un texte de fiction.
GD Lodace


    le 26/08/2026 à 17:13:43
Tout texte de fiction a des bases réalistes.
Il faut toujours en tenir compte même dans un récit onirique. Le lecteur doit se rattacher à ce qu'il connait de vrai.
Oublier ce principe, on va droit dans le mur de l'incompréhension.
Je n'ai rien compris à ce texte, quelque chose bugge dans le narratif.
C'est mon ressenti, je ne l'impose pas.
GD Lodace


    le 26/08/2026 à 17:24:46
Au passage, il n'y a pas de baignoire dans les EHPAD mais des douches simple, c'est trop dangereux pour les résidents.
Nino St Félix


    le 26/08/2026 à 18:02:34
Je suppose que quand on en arrive à parler de la baignoire comme critère de qualité, on a touché le fond de la cuvette.

D'ailleurs je pense qu'il faudrait aussi dés lors évoquer l'impossiblité pour un patient nazi d'échapper aux Klarsfeld en se planquant dans un EHPAD. Et accessoirement le fait que Véronique Genest a mieux à foutre que torcher des vieux.

Ouais, c'est un texte moyen, voir mauvais, mais pour d'autres raisons.

Tu n'impose rien mais je lis "il faut toujours en tenir compte". D'accord, mais c'est gravé dans quelle montagne ça ? Et c'est pour ça que j'ai pas aimé la bible ? Ce truc de Jésus qui marche sur l'eau, putain, j'ai jamais compris.

Mais je reste fidèle à mon principe à la con : le lecteur a toujours raison, même quand il à tort. Amen
GD Lodace


    le 26/08/2026 à 18:49:56
Ta dernière phrase est plutôt tirée par les cheveux. Qu'est qui te dit que le lecteur a tord ?
Moi, j'aime la bible, c'est un livre d'aventure génial. Les auteurs arrivent souvent à se contredire dans la même page. Je m'éclate à chaque coup. C'est un beau conte de fées.
Lapinchien


    le 26/08/2026 à 19:07:06
GD Lodace, tu lis pas un texte : tu fais l’inspection sanitaire d’un EHPAD et tu gueules parce que le narrateur a oublié le protocole. Ton école, c’est le mimétisme de documentaire : si ça colle pas à ce que t’as vu trois fois par semaine chez ta belle-mère, ça bugge et le texte va dans le mur. Sauf que "Vieux jeu", c’est pas le rapport de la ARS, c’est le porno mental d’un vieux qui confond douche, baignoire, bite et homicide. Tu cherches des soignants qui se déplacent par deux et des sanitaires aux normes là où on te balance une conscience en train de se déglinguer. Tu veux pas de la littérature : tu veux l'émission "Strip-Tease" sur France 3, la misère filmée vraie , bien cadrée, pour te rassurer que le réel a encore des poignées et un règlement. Et bien même "Strip-tease" était complètement fabriqué comme on le sait à présent. Alors que reste-t-il de tes impératifs littéraires ?

Et puis ce que tu dis n'a aucun sens. Comment faire une règle générale de : "Le lecteur doit se rattacher à ce qu'il connait de vrai." Chaque lecteur à une expérience différente du monde et un rapport différent à la vérité. Il est donc impossible qu'un auteur mette en pratique ta règle sans avoir recours à un multivers infini, forcément l'auteur doit trancher sur une approche dans un bouquin même s'il n'a pas l'obligation de rapporter son rapport à la vérité et au réel n'ont plus.

En plus tu dis exactement aimer la Bible pour les raisons que j'invoque : il y a plusieurs auteurs donc chacun d'eux à un rapport à la réalité qu'il a choisi et donc il y a des contradictions. Du coup, ça doit être parce que tu aimes les contradictions que tu réussis le tour de force de te contredire toi-même en moins de 3 commentaires.
Nino St Félix


    le 26/08/2026 à 19:23:07
Mais non j'ai compris !
GD Lodace est en fait FABRICE qui n'est pas mort et viens faire sa CLASSE TROLL 3.0
ALLO C4EST POUR LA VALISE
PILULE BLEUE OU ROUGE ,,,

jE;;;NON...

*** ERREUR SYSTEME 37 ***

RUPTURE DE LIAISON
DONNEES INCOMPLETES

FIN DE TRANSMISSION

>>> CONNEXION INTERROMPUE
Lapinchien


    le 26/08/2026 à 19:32:26
Mais Fabrice n'est pas mort, c'est Philippe Bouvard (dont il est la version Wish) qui a clamsé. Mais peut-être que toi et moi vivons dans des univers différents du multivers régi par le principe de DG Lodace ?
Nino St Félix


    le 26/08/2026 à 19:36:06
Han na c'est notre échange de l'autre jour qui m'a confusionné. Ou alors on ne nous dit pas tout. D'ailleurs Fabrice et Bouvard, en voilà qui ont échappé à l'hospice.
Mack Blask


    le 26/08/2026 à 19:40:29
La réalité est une hallucination pour les personnes sans imagination
Nino St Félix


    le 26/08/2026 à 19:42:50
D'ailleurs en fait ce texte est un POV de Fabrice, je me suis trahi tout seul.
Lapinchien


    le 26/08/2026 à 20:00:00
J'aurais plutôt juré sur le POV de Bruce Willis dont la démence aurait fini par le convaincre qu'il est réellement John McClane et qui se mettrait à buter tout ce qui bouge croyant qu'il a affaire à des terroristes du Nakatomi Plaza.
GD Lodace


    le 26/08/2026 à 23:10:35
Nino
Je posais une question précise. Ta réponse est un hors sujet halluciné par ta logorhée textuelle digne d'un politique.
Pour mes contradictions, elles sont seulement dans ton esprit.
Nino St Félix


    le 27/08/2026 à 08:54:09
Mais, GD, je ne voulais pas répondre à ta question car la réponse est dans l'énoncé initial. Bon sang, c'est un PARADOXE basé sur une ANTITHÈSE. C'est de l'ironie mais qui veut générer aussi une réflexion. Toute oeuvre échappe à son créateur, et est interprétée par son lecteur, blablabli blablabla, j'ai mis des couches la dessus dans d'autres commentaires et je sais que LPC est en train de rédiger un MoU sur ce sujet (et, non, MOU pas CMB).

Mais puisqu'il faut manifestement mettre des indications comme des signaux lumineux sur une route de campagne en travaux débouchant sur un précipice ; pas des affichettes. pas des flèches au sol. des schémas au tableau noir. Voilà, c'est fait. Je te renvoie, sinon, à la fameuse une d'un journal il y a quelques années/décénnies "c'est dur d'être aimé par des cons" = même logique.

Maintenant je comprend ce que tu fais, ce que tu cherches. Ca m'a pris du temps mais je rentre enfin dans ta tete comme dans une motte de beurre président tartinée par Marlon Brandon sur le fion de Maria Schneider. En fait, tu lis tout au premier degré, et c'est pareil quand tu écrit : tu surligne, tu répètes, pour être sur qu'on comprenne. Du coup, quand tu lis, tu attend la même chose, et si y'a pas les signaux, tu vas dire "trop de flot" ou "narratif sans queue ni tête" juste parceque tu n'as pas allumé les phares, ou gobé la pillule rouge. Moi, c'est l'inverse, j'aime pas qu'on me tartine des couches. Toi, t'as besoin qu'il y ait une couleur sur la tranche, bibliothque rose, verte, bleue... Ca t'aide à savoir ce que tu lis, ça te rassure ; comme les signaux à Leclerc ou cultura. Moi, c'est l'inverse, ça m'emmerde, le mainstream si j'en veux je viens pas ici.
Ceci dit, pour en revenir a ma modeste bafouille : c'est à la limite du mainstream. Donc j'imagine que c'est ça qui a causé ta confusion / ton incompréhension (qui elle même provoque du rejet : c'est un schéma classique là aussi). Mais comme tu le dis bien, c'est ton "avis" (qui a quand même des accents péremptoires...). Je pense voir assez bien les défauts de ce textes comme d'autres que j'ai commis, et j'ai pas trop de souci avec la critique quand elle est pertinente, ou sinon, drole. Dans ton cas je ne vois ni l'un ni l'autre, mais il n'est pas trop tard : tu parle d'un "flot" : des exemples ? tu parle de problèmes narratifs : tu peux développer ? Ces deux critiques, je ne les comprend pas trop, vu qu'elle sont jeté comme des petits cailloux dans la grande marre vaseuse de mon égo crépusculaire.
Pas construites.
Pas marrantes.
Jetées.

Sur la "crédibilité" ou le "réalisme", par contre, je comprend ta critiquee. Tu es d'une école Simenon, et, je le soupconne, Sainte Beuve. Moi, c'est plutot Stephen King. Si j'ai envie de parler des policier de l'Oregon et que j'y ai jamais mis les pieds, je vais dire qu'ils ont des voitures vertes parceque ça m'amuse. Mais effectivement y'aura toujours des peine à jouir qui viendront se plaindre qu'en fait les voitures des policiers de l'Oregon sont bleues. WOW. Ceci dit, c'est cohérent : tu cherche la couleur du texte, s'il a plusieurs couleurs, tu n'y comprend rien et ça te saoule. La Bilbe, tu sais que c'est un texte sang et or (Au noooooord....) donc Jésus qui surfe ça te plait. Par contre si Jésus mets une casquette, descend à la mine et se mets à causer en Chtit, tu vas nous dire "ah non non non c'est pas crédible, le Chtit n'est apparu qu'au 14eme siècle dans la région de Maubeuge or Jésus n'est jamais monté plus haut que Nazareth (géographiquement parlant).


Enfin tout ça c'est là aussi ton droit le plus profond en tant que lecteur, pour en revenir à mon paradoxe antithétique initiale.
Mais viens pas ensuite jouer le pompier pyromane. Tu m'as posé une question qui elle même en posait une : toi qui manie pourtant dans l'écriture avec allégresse les figures de style, pourquoi n'as tu pas compris celle là ?
Laetitia Giudicelli


    le 27/08/2026 à 09:17:35
Je crois que Nino a plié le game. Un nouveau texte de Korbua est publié aujourd'hui : de quoi remettre la balle au centre.

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