La pièce sentait le moisi et l'antique cire d'abeille . Les murs, couverts d’un papier jauni, semblaient retenir leur souffle. Au milieu, un fauteuil en velours, jadis rouge, accueillait le vieillard. Ses mains, tordues par l’arthrite, s’accrochaient aux accoudoirs avec désespoir. La cheminée grondait, avalant les bûches une à une. Une antique horloge régulièrement grinçait dans son coin.
Tic. Crac. Tac.
Un éclat de bois se brisait. Parfois, il lui semblait entendre des voix dans les flammes.
Autour de lui, les toiles. Toujours elle. La première, près de la cheminée, la montrait nue devant une fenêtre, jeune, le soleil sur la peau. Il se souvenait de ce jour à Montmartre. Elle avait ri en laissant tomber le drap. « Tu me peins comme je suis, ou comme tu me rêves ? » Il avait répondu « Les deux », sans réfléchir.
Plus loin, elle était assise, un châle à moitié glissé de ses épaules. Ses seins commençaient à s’alourdir. C’était l’époque où ils se réveillaient encore l’un contre l’autre, sans un mot.
Puis il y avait le portrait où elle se tenait droite, les bras croisés, comme pour se protéger. Un peignoir de laine, des ombres sous les yeux. « Tu me trouves encore belle ? » avait-elle murmuré un soir. Il n’avait pas répondu. La question était stupide et maintenant, il aurait donné n’importe quoi pour y répondre. .
Et puis, la dernière toile. La plus petite, la plus sombre. Elle y était allongée, les yeux fermés, les mains posées sur sa poitrine. Il l’avait peinte après, de mémoire, les doigts tremblants.
Tic.
Chaque soir, quand la lumière baissait, il se levait. Ses os craquaient. L’escalier était une épreuve. La première marche lui arrachait un grognement. La deuxième, une pause, la main sur la rampe. La troisième, un arrêt, le cœur à cent à l’heure.
Et puis, il y avait ce trou. Au pied des escaliers. Il l’avait remarqué, il y a longtemps. Une fissure, pas plus large qu’une pièce. Mais chaque soir, elle semblait grandir. Un millimètre par millimètre. Assez pour qu’il se demande s’il ne devenait pas fou.
Ce soir-là, minuit sonna.
Tac.
Le feu gronda. Il se moquait du temps. Le trou était assez grand pour y glisser une main. Une odeur montait de lui. Pas de la poussière. Pas du moisi. Quelque chose de plus vieux. L’odeur des années perdues.
Il eut l'impression de voir une main couverte d'une mitaine surgir brièvement du trou. Il reconnut celle qu'elle portait l’hiver de leur rencontre. C'était la main de sa muse.
Il tendit sa main ridée et tordue pour la saisir.
Tic. Tac.
Et soudain, il comprit. Le trou n’était pas dans l’escalier, mais en lui.
Résumé : Dans ce texte triste plus que sombre, mais ni violent ni débile, pour une fois l'auteur nous épargne sa litanie de comparaisons et de métaphores, pour enfin aller à l'essentiel. Cela reste trés sérieux et bien classique, même si il y aurait matière à bien caviarder autour de cette histoire de trou, histoire d'undergroundiser le truc. M'enfin, on va pas cracher dans le bénitier. Un genre de dragée littéraire, qui se suce bien, mais s'avale vite, en laissant un petit arrière-gout de sucre et de carton.
Un petit texte sans prétention sur le temps qui passe.
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= commentaires =
J'avoue, faut de sacrées balloches pour écrire un texte qui contient "Le trou était assez grand pour y glisser une main" sur La Zone.
C'est agaçant, j'ai pas envie d'être méchant avec ce texte, tout moisi soit-il. Il suinte la tristesse, j'ai tendance à me méfier des textes qui suintent la tristesse, parfois ils sont issus d'une émotion sincère.
Demeure que littérairement, c'est très mauvais. Le premier paragraphe est un collage de clichés et d'intentions trois fois surlignées : il faut absolument qu'on comprenne que tout ça est vieux et passé, alors comme on est des gros glands, le texte nous balance du "sentait le moisi", de "l'antique cire d'abeille", du "papier jauni", du "jadis rouge", un "vieillard" explicite et démonstratif de sa vieillarditude, avec "ses mains tordues par l’arthrite", et son "désespoir". Et au cas où vraiment, vraiment, on serait des débiles mentaux, on ajoute une petite allégorie, l' "antique horloge" qui "régulièrement grinçait dans son coin".
MERCI MEC ON SAIT LIRE §
Ca m'agace, les textes qui remplacent lémotion par l'indication explicite de l'émotion. Faut la faire naître chez le lecteur, l'émotion ; pas la dire. Je peux pas compatir et m'émouvoir pour ce vieillard ; parce qu'on me l'impose, et à partir de là, ça me détache totalement.
Ensuite, la sensualité est elle aussi complètement cliché. On a vu ça mille fois, la femme-muse. Ceci étant, pourquoi pas, à la limite ce passage m'a un peu intéressé, avec la construction du personnage féminin tableau par tableau et souvenir par souvenir. Mais c'est vraiment pas original, faudrait rendre ça un peu rock'n'roll, ou un peu plus étonnant, et un peu beaucoup moins linéaire.
Bon, et je vais pas parler de la fente, sous l'escalier qui mène au septième ciel, et qui s'agrandit jusqu'au fist-fucking qui se retourne en auto-fist-fucking, y a trop de Lacan là-dedans pour que je réussisse à en parler sans vomir dans mon rire. Je rejoins Nino, et j'espère que c'était volontaire. Sinon je suggère une psychanalyse d'urgence, si possible assortie d'une grande quantité d'alcool.
Glaüx-le-Chouette : En quelques mots, tu n'aimes pas ce texte.
Le psy, je te le suggère aussi car faire une critique aussi longue que le texte prouve que tu es incapable d'écrire autrement que dans ton style assez banal en fait.
Il savoir évoluer que dans le monde.
Pour l'alcool, tu es dans ta propre invention mentale ... elle te rassures.
Je suis antialcoolique depuis plus de 50 ans sauf 4 à 5 très bonnes bières par an.
Et si on te dit juste "c'est nul" tu vas dire quoi GD Lodace. Que c'est trop lapidaire ?
On a le droit d'aimer ou pas ton texte, qui initialement était prévu SPOILER pour la semaine (avortée, c'est encore légal) du Grand Lavement. Franchement si elle était pas occupée à chasser les Incels au Gatling, EXTRAPOLATIONGIRL pourrait s'amuser avec ton histoire de trou dans le plancher.
Au passage j'ai passé ce texte au détecteur d'Orélien, pam ! sans un doute pour lui, 100% AI. Ça troue (c'est le cas de le dire) le cul, car perso j'étais sur que c'était médiocre, mais au moins humainement médiocre.
Mais je ne crois pas Pangram pour le coup, il se fourre le nanobite jusqu'au fond (dutroux). En tous cas je ne veux pas le croire, ce serait troporible
J'ai supprimé mon message de réponse parce que c'était un message de gros connard.
Je préfère résumer : libre à toi de prendre subjectivement une critique qui prend le temps d'argumenter et de fonder. C'est plus confortable, à coup sûr. Mais si tu pensais te faire lécher les doigts de pieds quel que soit le texte que tu postes, tu t'es un peu trompé de site ; et discréditer les commentateurs sur des critères de Père La-Morale n'y changera pas grand chose.
Je retourne touiller ma vodka avec ma paille à coke, tu m'excuses.
Merde ma réponse aussi est une réponse de groconard du coup. Mais en fait, c'est la vérité, donc j'assume. Je précise juste parcequ'on me la fait souvent : pour moi "médiocre" n'est pas ce qu'il est pour la majorité des personnes, du moins a en juger par le regard éffaré que me jettent ceux-ci quand je leur explique que je me considère moi même médiocre et fier de l'être.
MAis c'est pas super valorisant quand même, quoi.
Je suis quand même super content d'avoir utilisé Père-La-Morale, ça faisait un bail que j'avais pas eu besoin de ce terme.
Un petit jet de sperme sans prétention sur le temps qui passe, ça lui fera pas de mal.
La pièce sentait le moisi et le vieux slip de célibataire endurci, comme la crasse sur Les murs, couverts d’un papier jauni par des litres de liquide séminal à pression modérée, mais immaitrisée, qui semblaient retenir leur souffle, sans doute encore juvénilement persuadés qu'avaler, c'est aimer. Au milieu des vieux playbays aux pages fusionnées, un fauteuil en velours, jadis rouge, désormais chamaré de blanc jaunatres, façon Polock un peu, accueillait les miches calleuses du vieillard. Ses mains, tordues par des années de branlette virtuose, s’accrochaient à présent à sa petite bite rabougrie avec désespoir. La méchante, méchante cheminée grondait, avalant gouluement les bûches une à une comme cette prostipute croisée au Havre en 1982, à l'époque ou ils s'amusaient lui et ses bons amis, à sodomiser avec des tracts du parti socialiste un jeune étudiant prétentieux et bagarreur du nom d'Edouard Philippe. Une antique horloge régulièrement grinçait dans son coin, comme gémissant de désir, son "tic tac" résonnant comme une promesse goulue de vanité.
Tic. Crac. Tac. Qu'est ce que je disait. Crac, crac.
Un éclat de bois se brisait sous la tension sessuelle qui envahissait la pièce. Parfois, il lui semblait entendre des voix dans les flammes, qui l'appelaient en piaillant "donne moi ta bite, donne moi ta bite, vieux satyre ! Imagine on est à Betharram et t'es un pion et je suis une vilaine, vilaine petite flamme".
Autour de lui, les toiles. Toujours elle. La première, près de la cheminée, la montrait nue, les jambes écartées, devant une fenêtre, jeune, le soleil sur la schneck, et des messieurs moustachus qui la saluaient en sourriant. Il se souvenait de cette scène prénible à Montmartre. Elle avait ri en laissant tomber le drap. « azy, boloss, tu me pine direct, ou tu préfère que je suce tous ces artistes aux couilles pleine de Vermeer ? » Il avait répondu « Les deux », sans réfléchir.
Chaque soir, quand la lumière baissait, il se levait. Ses os craquaient. L’escalier était une épreuve. La première marche lui arrachait un grognement. La deuxième, une pause, la main sur la rampe. La troisième, un arrêt, le cœur à cent à l’heure.
Et puis, il y avait ce trou. Au pied des escaliers. Il l’avait remarqué, il y a longtemps. Une fissure, pas plus large qu’une pièce, mais suffisante. Chaque soir, à force de la limer, elle semblait grandir. Un millimètre par millimètre. Assez pour qu'il puisse bientôt y pénétrer sans forcer.
Ce soir-là, minuit sonna.
Tac. Crac crac.
Le feu gronda (encore, putain !). Le trou était assez grand pour s'y glisser. Une odeur montait de lui. Pas de la poussière. Pas du moisi (PAS DU PANGRAM?). Quelque chose de plus vieux. L’odeur des années perdues (BRAHHHHHHHHHHHHHHHH).
Il eut l'impression de voir une main couverte d'une mitaine surgir brièvement du trou et lui saisir l'asticot.
C'était la main de sa muse. (NON ?!)
Il tendit sa main ridée par la bagatelle, Tic. Tac.
Et soudain, il comprit. Le trou n’était pas dans l’escalier, mais l'escalier était dans son trou.
"Le trou n’était pas dans l’escalier, mais l'escalier était dans son trou."
Magique. Je larmoie de plaisir devant l'image mentale.
Et je me souviens d'une qualité complètement extérieure au texte lui-même, mais plaisante quand même : le truc de la main zombifique m'a remis dans la tête JOAN CRAWFORD IS RISIIIIING FROM THE GRAAAAAAAAAVE, et ça tourne en boucle, et c'est comme toujours une excellente expérience.
Etonnant que la référence du glory hole ne me vienne qu'à l'instant, du reste. Ca paraît pourtant tellement évident. Un glory hole de zombie auto-masturbateur, une sorte de glory hole dans Portal, mais avec des vieux et des mortes.
En fait y aurait tellement de trucs cool à faire avec ce sujet pour sortir le texte de la poussière.
A mon avis c'est la distance et l'inventivité qui y manquent. C'est pas rédhibitoire, ça peut s'y ajouter.
Mais oui ! Voilà le thème du prochain texcolectif et on le doigt (sic) a GD Lodace !
Morning glory hole
Glory glory holelluhia
Magloire au glory hole
Mais surtout clairement oui, le Glory Hole Portal, il FAUT écrire la dessus de toute urgence
Nino St Félix : Ton texte prouve que tu n'as aucune imagination propre puisque tu te sers du mien pour tenter une parodie lamentablement scato.
Tu t'abaisses trop bas pour respirer les effluves que tu as créé.
A moins que tu t'y complaises.
Au fait, je te remercie de me comparer à une IA.
Je ne sais laquelle tu utilises, mais à ta place, je la placerais au même endroit que la valeur de ton texte.
Le mien a été écrit, il y a plus de 20 ans.
Tu vas répondre "ouais mais toi d'abord t'es bête" à chaque personne qui te signale les défauts de ton texte ?
Ca va vite devenir lassant.
Rho vraiment réduire le texte de extrapolationgirl a du scato alors qu'il n'y a que la dernière phrase qui en plus a une connotation aussi métaphysique que potentiellement scatologique, vraiment, c'est dommage.
Et pour l'IA gros c'est le passage quasi obligé. Tu devrais être Christophe Gonorrhée de subir le même test de turing pangrammique que Thyelson Orelien, somme toute. L'emmerdant ce serait plutôt : pourquoi ce connard de Félix a été interroger cette merde de pangram ? Qu'est ce qui dans mon texte, dans ses schémas de narration, ses formules narratives, peut générer du doute et amener a ce qu'on puisse s'interroger ? Mais c'est peut être effectivement qu'il ne faut pas t'avilir a ma bêtise crasse. Après tout nous sommes sur LaZone et lorsqu'on y publie un texte on est en droit d'attendre un minimum de respect et de correction et d'élévation d'âme.
Mais comme je suis pas bégueule (père la morale déjà casé), je te rend au moins ça : même si c'est aussi triste et sans aucun humour que ton texte, je respecte au moins le fait que tu essayes de te défendre, a défaut de t'interroger.
J'accepte les critiques beaucoup mieux que vous. Ce que je n'accepte pas, c'est le manque de respect dans votre prétendu humour. Je n'écris pas de la même façon que vous et votre style rigide sans saveur, avec odeur, je peux l'imiter. Qu'est-ce que cela m'apporterait ?
Je préfère la liberté des mots propres.
"et d'abord vous c'est que de la merde ce que vous faites".
Glaüx avait donc raison.
Ah bé oui, "ouais mais toi d'abord t'es bête".
Quel intérêt à publier tes textes sur un site, si c'est pas pour écouter les avis des utilisateurs du site ?
S'agit pas de toustes écrire de la même manière (et je saisis mal en quoi tu penses qu'il y a un style propre à la Zone, faudra me le montrer ; entre Aure et nihil, entre Kwizera et Le Duc, y a de la place) ; mais de voir comment et si on écrit.
De mon point de vue, point de vue posé sur des constatations (voir mon premier message, disqualifié par toi pour des raisons de père-la-morale HAHAHAHA J4ADORE CE MOT), ce texte, dont tu dis toi-même qu'il a vingt ans, n'est pas assez écrit. Au premier paragraphe, ses intentions sont surabondantes, mais ses effets, à peu près nuls, pour cette même raison précisément. Ensuite, il se repose sur des clichés. L'émotion y est tuée par l'emploi naïf de quelques références et schèmes partout déjà vus ; mais déjà vus dans des endroits de la Littérature qui ne correspondent pas du tout à l'émotion qui devrait naître. On n'est pas dans un texte de zombies, et tu utilises des codes de cinéma de série Z, par exemple, et d'autres trucs relevés plus haut.
Tu veux du respect par principe, ab initio et définitif ? Tu t'es gouré de site. Ici on lit des textes et on les commente, et on n'a aucune obligation de lécher les pompes de leurs auteurices. Ca peut surprendre mais c'est comme ça, et c'est écrit en gros partout.
MAIS NINON MAIS TU M4AS DOUBL2 §
Un partout.
Nino d'ailleurs, pas Ninon. Ohlalalalala si t'étais certains auteurs mascu tu serais déjà à ma porte avec une batte.
Tkt c'est Extrapolationgirl qui se balade avec une armée d'Incels. D'ailleurs elle me fait savoir qu'elle ne comprend pas pourquoi cet auteur ne réalise pas d'avantage l'honneur immense qui lui a été fait qu'elle se saisisse de son petit texte dragée Antoine Fuqua mollasson et tente de lui insufler, sinon du zonisme, au moins quelque chose qui ressemble a autre chose que de la paluche. C'était somme toute un putain d'hommage à l'auteur. En plus elle précise qu'elle porte des pantalon, la gourgandine.
Chapeau le nombilsme textuel...
Vous préférez démolir ce qui ne vous représente pas. Chez vous pas de ciment pour vous élever rien que des masses communes.
Un peu malsain de dire qu'on aide avec une volée de coup, en disant c'est moi qui ne vous comprends pas. Cela est proche d'une variation du mot pervers.
Trouver moi une critique compréhensible dans vous propos.
Quand je critique un texte, je vais direct aux défauts, je ne verse pas dans un blabla de style égocentré.
Te fâche pas tout rouge et retourne lire mon premier commentaire alors, si tu veux des critiques compréhensibles.
Franchement, mes vrais éditeurs se marrent bien avec vos critiques. Oui, il y en a dans vos membres.
On s'en fout complètement.
Mais merci pour cette référence involontaire à l'Oronte du Misanthrope, personnage que j'aime par-dessus tout. Il est tout mignon.
Tes premiers propos sont totalement incompréhensibles pour un esprit sain, à part les 5 premières lignes.
Tu parles de clichés, moi, j'écris la vie. La différence est grande. Relis tes propres textes, tu verras que tu ne fais guère mieux dans ton style.
Bon bah je lâche l'affaire, y a rien à gagner, t'es fermé comme une moule. Quand t'auras respiré on pourra peut-être parler.
Parler de ton texte hein. Je suis flatté que tu veuilles sans arrêt parler des miens mais on s'en tamponne, des miens, là on commente ton texte, Oronte.
En attendant relis Le Misanthrope, acte I, scène 2, à partir du vers 400 et quelques.
Si dure est la vie, si tendre est la nuit.
quand même, allez, il me reste une pièce : "moi chui publié, pas vous, bande de titbites"
Au passage, "j'écris la vie", je te conseille de passer tes textes aux détecteurs d'IA. Pangram et GPTZéro en tous cas sont unanimes, notamment sur ton canard de Black Mirror (mais je suppose que c'est une mise en abyme ?).
Encore une fois j'ai aucun souci avec les auteurs qui travaillent AVEC l'IA (du moment qu'ils l'assument).
J'ai par contre plus de mal avec les auteurs qui écrivent COMME l'IA, qui vont vers cette standardisation du style.
Si j'ai soumis ton texte au détecteur c'était parce qu'il me venait un doute en le lisant, rien que ça ça devrait t'alerter. Mais écoute si tu préfère écouter tes éditeurs, grand bien te fasse.
D'ailleurs je dois avouer que je n'exclue pas qu'il s'agisse d'une sorte de Chuck Norris Fact : ce n'est pas GD Lodace qui utilise ou copie l'IA, c'est l'IA qui a copié GD Lodace. Aucun souci avec ça.
Ceci dit, je me permets d'insister : je trouve que ton texte est sans gout et sans relief, il est plat et repassé, il fait beau pour faire beau, triste pour faire triste, exactement comme de l'IA. Sans surprise, compassé.
Ce qui est d'autant plus dommage car j'ai senti quand même quelque chose en dessous, comme indiqué dans la présentation, une tristesse, une nostalgie intéressante.
De là a parler de la "La vraie vie", je sais pas. Rien qu'un début d'émotion ce serait déja ça.
Tu sais, c'est bizarre que tu utilises des détecteurs.
Perso, je sais d'où viennent mes textes, pas d'eux en tout cas.
Je ne leur fais pas confiance, c'est un panier de crabes faisandés. Si on veut bien écrire, à chaque coup, ils nous sortent le même topo, même sur des textes d'une page.
Mon "trou dans l'escalier" est un texte très ancien bien avant la flèvre IA, idem pour le canard est un texte de plus de cinq ans.
Je viens de terminer une texte sur le racisme ordinaire (2 pages et demi/3 semaines), qu'avec le recours à un correcteur grammatical à la fin. Je vais voir ce qu'en pense tes IA de celui-ci. Je me marre déjà de leurs commentaires.
J'ai essayé tes IA sur mes derniers textes sans aucune influence IA, même pas en correction.
Résultat mes textes sont 100 % IA.
C'est pour moi, un outil peu fiable.
J'y ai passé un texte sur la lâcheté ordinaire même pas corrigé résultat idem.
C'est un gros n'importe quoi.
Pour ma part je veux bien te croire sur ce point.
Mais je pense que ce qui chagrine Nino, comme il le dit d'ailleurs, ce n'est pas l'usage ou non d'une IA pour produire le texte ; c'est que l'écriture d'un texte soit formatée comme les produits que proposeraient des IA.
A mon sens le problème est plus ancien. Lorsque, au tournant des années 2000, écrire et être lu est devenu possible pour n'importe qui, grâce à Internet, ça a été un souffle de liberté et de potentielle innovation immense, et aussi une libération pour toutes celles et ceux qui auraient voulu faire lire leurs textes, mais pouvaient très mal, avant l'internet libre (je parle vraiment de celui des années 2000-2010)
Cependant en même temps, très vite, s'est installé le système de validation entre pairs, qui ensuite a donné les blogs, puis les réseaux sociaux ; dans ce système-là, l'objet texte n'est pas analysé comme un objet en soi, mais comme un simple medium, un moyen technique d'obtenir des abonnés, des like, des partages. On peut vite avoir l'impression d'écrire de bons textes, si on se fie aux réactions en ligne ; en oubliant de se demander ce qui motive ces réactions, et de constater que leur moteur est exactement le même besoin de reconnaissance et de connivence. L'immense solitude des internautes.
Bref, les textes (humains) sont bien souvent, désormais, écrits pour atteindre une forme d'efficacité facile ; et ils obtiennent ce qu'ils cherchent, en procurant à leur auteurice les louanges habituelles.
Problème : à ces louanges manquent la légitimité et la neutralité.
Or dès le début, la Zone, en s'affranchissant des noms propres d'auteurices, et en se libérant par principe de toute politesse et délicatesse ("un peu de brutes dans un monde de finesse"), court-circuite cette difficulté : les textes sont charcutés, pris pour ce qu'ils sont. S'ils relèvent d'une écriture facile et formatée sur ce que je disais, ils s'en prennent plein la face ; alors qu'ailleurs, ils seront, en effet, probablement encensés par des lecteurices qui ont un intérêt personnel à le faire (rapport d'échange, proximité personnelle pré-existante, voire rapport commercial pour un petit éditeur ou un organe de diffusion proposant du compte d'auteur).
Pour finir, pour ma part je ne pense pas que tu écrives avec une IA (et ça m'attriste que tu en utilises une pour te relire ; t'as un cerveau qui marche, utilise-le...).
Mais je pense comme Nino que tu écris selon des habitudes acquises qui ne sont pas de toi, qui ne sont pas vraiment volontaires, et qui ne rendent pas justice à ton texte au bout du compte.
Si tu nous relis, Nino arrive exactement là d'où je partais : il y a dans ton texte une tristesse qui pourrait être TRES intéressante ; mais il faudrait que le style s'y conforme, lui donne même forme, au lieu de simplement passer par les mots de la tristesse pour la désigner sans nous la faire ressentir, et d'emprunter des clichés accumulés (clichés d'images, et clichés stylistiques de structure de phrase).
Encore autrement dit, tu as essuyé la plus bienveillante série de commentaires de l'histoire récente de la Zone ; d'où notre étonnement devant tes grands airs.
Je viens de passer mon dernier petit texte non corrigé à un autre de tes prétendus détecteurs d'IA.
Le résultat différe quand même, il est seulement écrit par une IA à 53 %.
C'est du lourd comme connerie.
Et là, c'est seulement les deux que tu as indiqué.
Je devrais m'amuser à y mettre mon premier roman édité pour voir si j'écris aussi bien qu'une IA.
Pourquoi pas aussi tenter de voir si mon dictionnaire est aussi IA. J'ai mis plus de quarante ans à le rédiger.
Arrête la démonstration, elle a déjà été faite ; les détecteurs à IA ont été efficaces, c'était jusqu'à l'an dernier, depuis ils ne le sont plus. Ils sont trop entraînés sur des textes humains pour qu'on différencie leur production de leurs modèles. Mais leurs modèles... sont les textes médiocres dont je parlais plus haut, dans mon précédent message.
Oui, je la refais au ralenti : j'ai pas supposé que c'était 100 % sûr écrit à l'IA, j'ai bien dit que ça ressemble à de l'IA. Et mon paradoxe Chuck Norrissien est là pour l'illustrer par l'absurde logique : les IA sont elles-même nourries de textes, y compris de la Zone, y compris des tiens, GD.
Donc, je vais le dire autrement : si ce n'est pas de l'IA, c'est ce que j'appelle la standardisation du style, qui a été bien mieux expliquée dans ses origines et ses fondements (sic) que je ne saurais le faire par ailleurs plus haut.
Par raccourci et peut être métonymie je l'appelle aussi le "style LinkedIn", que j'ai aussi pointé sur d'autres textes.
Là ou je peux comprendre, c'est qu'on se dise "putain, je forge mon style depuis 30 ans, et l'IA me flingue mon taff". Mais le fait est qu'on à l'impression de lire quelque chose de formaté. Je te donne un exemple :
" Le trou était assez grand pour y glisser une main. Une odeur montait de lui. Pas de la poussière. Pas du moisi. Quelque chose de plus vieux. L’odeur des années perdues."
Bon, déja, sur la Zone, la première phrase, comment tu peux espérer que personne ne pense fist fucking, glory hole, ou juste hamster en vadrouille dans le gros intestin ? Mais bon, c'est moi qui n'ai pas passé le stade anale, blablabli, si tu veux (une fois je suis passé dans un bled qui s'appelait Bouche-Verfion, j'ai pas lu le panneau, et quand j'ai vu que tous les habitants parlaient avec leur cul et chiaient avec leur bouche, je me suis dit putain, quelle horreur ! alors que si j'avais lu le panneau... bref). En plus, sérieusement "une odeur montait de lui" juste après... Mais chill, encore une fois, comme l'a dit Glaux, t'es serré comme une moule de Bouchot, c'est con car j'ai pas souvenir d'avoir lu des critiques aussi poussées sur un texte depuis bien longtemps. Mais le souci est peut être bien là : tu ne veux pas de critiques. Et t'es pas là pour rigoler, clairement. La littérature est une affaire de messieurs sérieux...
quoiqu'il en soit, pour en revenir à l'exemple, comment veux tu que la répétition des négations (pas/pas) + la démonstration en deux temps (mineur/majeur), le tout scandé donc en bon rythme binaire, n'agace pas ? C'est lu et relu, ça tombe à plat et replat. On se dit "putain mais il nous prend vraiment pour des jambons". Les seuls qui ne se diront pas ça sont justement les lecteurs jambons : et attention tout mon respect, mais on est pas dans un charcuterie là.
Donc là c'est le style ET le fond qui ne vont pas. Et pire, tu perds le lecteur, en tous cas moi tu m'as perdu là. Tu t'en branles sans doute mais je te l'dit quand même, je t'aime. Oups, pardon, Bruelisme récalcitrant. Aussi, donc, on en parlera sur ton "canard", j'ai pris qu'un extrait (conséquent) et j'ai deux descriptions, a deux chapitres de distance, construites exactement pareil : nom du personnage, description physique + couleur, verbe d'action. Rien à redire, c'est propre, net, calibré. Mais tu vois, tu dis plus haut que nos textes puent. Je suis d'accord, mais je préfère un texte qui pue la merde, le sperme et la pisse, s'il est courageux ou amusant, s'il me prend pas pour un lapin de 6 semaines, plutot qu'un texte qui sent le parfum, qui sent bon, qui sent rien. Là, je veux bien te croire sur parole, les détecteurs d'IA ne sont pas fiables. Mais la question reste : pourquoi j'aurais eu l'idée d'y tester ton texte ? Parceque j'ai lu ces passages et que j'ai reconnu cette non-odeur. Donc, si tu veux nous plaire (mais t'as déja dit que tu t'en tapais, et moi j'ai déja dit ailleurs ce que je pensais de cette posture créatrice de l'écrivain "misanthrope") sors nous ce putain de balais de ton cul, et écris nous cette histoire triste, mais écris là avec sa honte, avec sa merde, avec sa folie, avec son humour, je sais pas, avec n'importe quoi en fait.
En 2027, votez Nino.
Je ne peux pas écrire comme tu souhaites.
J'ai plus de 70 balais passés, on ne change pas comme cela ses habitudes.
L'humour, il est présent dans pas mal de mes textes ... pas les derniers ou je suis plutôt dans le psycho.
Je n'aime pas écrire la merde, je préfère la faire sentir. Chacun son style.
Mais on a TOUS un balai au même endroit
Exact, et pour le retirer OU en tirer du déduit, il faut jouer. Alors viens jouer, on vient de commencer un Serial Insert dans le forum :
https://www.lazone.org/forum/index.php?topic=4738
Et il est possible que ton texte serve d'inspiration à dose assez haute.