LA ZONE -

PEAU-LARD/L'ART

Le 08/09/2015
par pascal dandois
[illustration] Avec ce serial-killeur à la con, d’une certaine façon, c'était l’inverse de dedans l’histoire du « silence des anus », vous savez? Ou ç’qu’il y a le dingue assassin qui se fait une combinaison, un costume en peau de gonzesse? Celui là dont je cause,’il butait des bonnes femmes dont la peau était là aussi tirée et cousue, ok, mais l'épiderme restait sur les corps de ces cinglées, ces folles-dingues de la chirurgie esthétique qui font la fortune des chirurgiens sans scrupules. S’il les butait ces connasses, ce n’était pas par bonté d’âme, même si avec les gueules de monstres qu’elles se font fabriquer les pauvres vieilles, ce serait on ne peut plus humains de les euthanasier. Les Bogdanoff eux au moins ils restent dans leur logique en se faisant des tronches de science-fiction. Et justement s’il les butait, disais-je, c’était pour des raisons science-fictionnesques. En effet, le gars était à coté de ses pompes funèbres, il avait dans l’idée d’éliminer de la Terre, une bande d’androïdes de merde avec des peaux synthétiques, et en toute logique, cette saloperie d’invasion robot, ça ne pouvait qu’être ces vieilles mochetés boursouflées, car, c’est sur puisqu'il le savait, le système de copiage de la forme humaine dans la technologie de ces pourritures d’humanoïdes, était pas tout-à-fait au point, au niveau des chairs labiales en particulier. Il les détestait, et pour être sur de bien les flinguer, de bien les bousiller, ces pourris d’aliens de synthèse, il leur enfonçait son fusil à pompe bien profond dans la gorge avant de tirer ces… salopes…Mais…qu’est-ce que c’est que cette histoires de merde qui vient de m’arriver dans le ciboulot ? Je suis maboul ou quoi ?...puis il passa à une autre histoire…la sienne : Seul, derrière les barreaux de ma cellule me reviennent tel un leitmotiv incessant, tout les événements qui m' entraînèrent entre ces quatre murs, je me souviens je vivais dans un appartement dans le quartier de Saint Michel, et l’une de mes occupations favorite, consistait à observer à travers ma fenêtre les mouvements des gens à l’arrêt des bus, en bas de chez moi ; Je dois avouer que mon regard s’attardait surtout sur les jolies femmes qui peuple la ville ; or, un matin, je vis dans le journal, la photo de l’une de celles que j’avais observé pendant de longues minutes la veille et qui venait d’être assassinée. Cet événement aurait pu paraître « anodin », s’il ne s’était reproduit plusieurs fois. En effet, plus j’observais ces filles à l’arrêt du bus, et plus je les retrouvais mortes le lendemain dans les journaux. Alors j’émis l’hypothèse que le tueur prenait le même bus que ses victimes et je décidai moi aussi de prendre le transport en commun pour repérer le tueur ; ma « technique d’enquête » était simple, le tueur ayant jusqu'ici les mêmes goûts que moi en matière de beauté féminine, je choisissais une victime potentielle que je suivais pour le trouver, lui. Mais je finissais toujours par perdre la fille de vue et le lendemain j’apprenais sa mort.
Un matin une voix féminine me tira de mon sommeil : « Pascoual » c’était mon amie Karina, elle s’assoit sèchement sur le lit, déposa un sachet de croissant, ouvrit un journal, et sans me laisser tout à fait le temps d’émerger me dit : « t’as vu ? Encore une de tuée ! »
-Ouais ouais, égorgée avec un rasoir c’est ça ?
-t’as déjà lu le journal ?
J’allai dans la salle de bain, et vis que le lavabo était rempli d’une eau rouge, il y avait un rasoir façon coupe-chou au fond…le tueur à du me repérer et veux m’effrayer, pensai-je, je mis la lame dans ma poche. Le soir j’emmenai Karina en boîte. Je repris conscience en l’égorgeant dans une rue sombre. Bon j’entends d’ici ceux qui vont dire : » Ah, encore une histoire de serial-killer à personnalité multiple ! J’en étais sur ! » Je leur réponds : « allez vous faire foutre si ça vous plais pas ! Cette histoire, c’est ma vie et je vous emmerde ! » La porte de ma cellule s’ouvrit c’est l’avocat qui veut que je lui raconte mon truc… comme un leitmotiv incessant… Maître Durand, avocat après avoir quitté cet abruti de client qui bute des filles « malgré lui » réfléchit à d’autres affaires tout en divaguait au volant de sa voiture :
Désormais s’amusait - il à se raconter, les assassins et les meurtriers doivent être plus précautionneux dans la réalisation de leurs crimes, et même pour augmenter leurs chances d'échapper à la justice, il est "recommandé" de détruire ou cacher le cadavre ou tout au moins, de la tête de celui-ci. Car à l'arsenal de moyens scientifiques pour accumuler les preuves, s'additionnait un nouveau système que l'on appel; "boîte noire cérébrale"; en branchant le cerveau de la victime sur une machine audio-vidéo, dérivé du traducteur de pensées universelle et en stimulant électriquement les synapses, on capte son mentisme (plus la mort est récente et plus les chances de trouver des indices seront importantes). Les résidus de pensées intéressant la police sont ceux concernant les circonstances de la mort de la personne homicidée. Mais…là…
Plutôt qu'à un meurtre, on avait affaire à un cas d’euthanasie par overdose, le mort suite à un accident était tombé dans le coma depuis plusieurs années. Vues les lésions on estimait qu'il était sourd et aveugle; quasiment un légume. Pourtant on essaya quand même le système « boîte noire cérébrale». On capta sur l'écran surtout du vide entrecoupé d'inepties, mais vers la fin des « souvenirs », dans l’instant précédant la mort, ou s'arrête totalement le songe, on avait très clairement de prononcé le mot: « infini » en pensée persistante, «infini»: un mot tout à fait de circonstance avant le passage vers l'ailleurs. "Infini", c’était le nom du parfum de sa femme, elle avouera facilement, et le jury sera compréhensif.
Puis…
Il se raconte une petite scénette de théâtre :
Une porte. Quelqu'un frappe. La fille ouvre. Homme souriant avec des fleurs. Il fait un pas à l'intérieur: "Livraison inter florale !"
La fille: Je crois qu'il y a une erreur...
L'homme sortant un pistolet du bouquet de fleur: Je sais que le coup de l'arme dans un bouquet de fleur est un cliché, mais non, y'a pas d'erreur. dit-il.
Elle lui met un coup de pied dans le tibia, il se cambre de douleur "ça commence mal entre nous" dit-il.
Elle en profite pour se réfugier dans la salle de bain "à l'aide, au secours!".
- Tais toi donc ! dit-il je vais être obligé d'abattre celui qui te portera secours, assassine!
Quelqu'un arrive, il le tue" et voila, tu peux être fière de toi, tu viens de faire tuer un innocent. Égoïste!" Il se rapproche de la porte de la salle de bain," Aller, arrêtes de faire ta gamine et ouvres cette porte!"
La fille: Nan! Je ne veux pas mourir!
Lui: Qu'est ce que t'en sais t'as jamais essayé. Ouvres, ça fera peut-être un peu mal au début, mais ça va bien se passer, je suis un professionnel.
La fille, en pleurs: Nan!
Lui agacé: C'est moi qui te plait pas? Je n’ai pas une bonne tête de mort? Tu préférerais te faire écraser pas un camion?
Elle sort de la salle de bain, passe devant lui sans le regarder, s’assoit sur le canapé, essuie ses larmes, regarde le sol :"Bon d'accord, mais faites vite!"
Il pointe son arme sur elle: "Et merde! J’y arrive pas, on parle, on parle, et après on perd toute spontanéité." Il jette rageusement son arme sur le canapé et s'assoit à coté de la fille en se tenant la tête à deux mains: «Et si ça se trouve, j'pourrais plus jamais tuer personne. »
Elle pose une main qu'on va dire « compatissante » sur l’épaule du tueur: "Mais non faut pas dire ça, vous avez bien réussis à tuer mon voisin, c’est juste un petit moment de faiblesse, ça va revenir.
Le tueur: " lui ça compte pas, j'ai tiré par derrière, je n’l’ai même pas regardé dans les yeux, et en plus, je suis spécialisé dans le meurtre féminin, si j'ai plus ça alors j'ai plus rien."
La fille, le secouant un peu: «Allons, faut pas se laisser aller, je ne sais pas moi, changez vous un peu les idées, faites de la peinture, du sport, voyagez!"
Le tueur:" Dis, tu veux bien partir avec moi ?" montrant une liasse de billets sortie de sa poche:"j'ai quelques économies..."
La fille:" Bon mais faut que je prépare quelques affaires" Elle se lève passe derrière le canapé, récupère l'arme, lui tire une balle dans la tête, prend les billets, ramasse une valise cachée dans un coin, ouvre une armoire de laquelle sort un autre homme, ils sortent tout deux main dans la main en enjambant les deux cadavres. Là dessus l’avocat se fabrique un peu de poésie :

- Hier, un homme et mort
- Et alors, et alors
- Après, encore un autre
- A d’autres, à d’autres
- C’est ton tour aujourd'hui
- Agonie, agonie.

L’Amant à la Mort
Avait dit : » D'accord!
Tu gardes mon corps
Je prends ton amour"

A l’Amant, la Mort
Répondit : « D'accord!
Je garde ton corps
Et prends ton Amour."

Qu'est ce qui est le plus dangereux, prendre un auto-stoppeur, ou faire de l’auto-stop? Maître
Durand lui, était de la race des conducteurs et était effectivement dangereux, il devait assouvir sa manie nécrophile, c'est pourquoi il se fournissait en cadavre en les faisant lui même avec ce qui ressemble le plus à un mort: un vivant, qu'il empoisonnait à l'aide de son thermos de café spécial, et pour ce faire, prenait donc des auto-stoppeurs.
Durand s'arrêta à porté d'un voyageur pédestre qui grimpa dans le véhicule, Durand attendra le moment propice.
La conversation s'orienta sur la médaille de Saint Christophe que Durand avait accrochée à sa clef de contact, le voyageur qui avait pour prénom Christian semblait intéressé par les opinions religieuses de son chauffeur, Durand pour déconner lui balança un discours de cul-béni, ce qui parut satisfaire Christian.
Christian demanda une pose-pipi, Durand en profita pour s'arrêter sur un chemin isolé dans un sous-bois. Christian alla uriner et revint deux minutes plus tard, Durand lui proposa alors son fameux café, à sa grande satisfaction Christian en accepta un gobelet mais pendant que Durand se retourna pour prendre son thermos l'autre sortit une cordelette de sa manche et avec enserra soudainement le coup de Durand qui ne réussit pas à se défendre et mourut étranglé.
Christian Crist ne tuait que les croyants ou du moins ceux qu'il pensait comme tel, dans sa psychose il étranglait d'abord pour ensuite manger le foie qu'il assimilait à la foi de sa victime mais ce n'est pas tout avant le foie il se nourrissait également du sperme que l'homme étranglé dans un dernier sursaut de vie désespéré éjacule avant de mourir (c'est pourquoi il utilisait cette technique de meurtre).
Après cet en-cas et avant d'attaquer le plat de résistance, il décida quand même de prendre un café pour faire passer la semence énergétique de la contenance d'une huître, puis au moment de prendre dans son sac à dos son couteau pour procéder à l'ablation il fut prit d'un malaise horrible qui tourna à l'agonie.
Un taxidermiste un peu particulier passa par là, trouva les deux cadavres, jusque là il n'avait ramassé qu'un renard et une belette crevés, c'était une aubaine, ni vu ni connu, il embarqua les deux corps chez lui, en fit une œuvre d'art osée pour son seul plaisir; l'œuvre représentait les deux hommes enlacés en tenus d’Adam assis et s'embrassant, au dessus d'eux un vieux perroquet poussiéreux affublé d'un arc et de flèche, personnifiant Cupidon.

= commentaires =

Lourdes Phalanges


    le 09/09/2015 à 19:29:54
La double-éthique. On me chie dans les bottes quand je glisse un malheureux calembour, mais quand d'autres organisent des festivals, là c'est silence-radio. Putes.

Sinon, c'est trollement chiant et déjà-vu milles fois ici bas : 1er personne/sérial-killer/humour qui se veut noir.

Commentaire édité par Lourdes Phalanges le 2015-09-09 19:30:38.
Lapinchien


tw
Pute : +1
    le 09/09/2015 à 22:11:13
tu as tort. je ne cesse de mener ma guerre asymétrique contre les calembours mais le camp adverse est vraiment trop puissant alors je suis bien obligé de feindre la tolérance. Pour autant ça ne m'empêche pas de penser que c'est une vraie torture pour ceux qui les subissent et de l'automutilation inconsciente pour ceux qui en abusent. La pire des formes d'autodestruction.

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