LA ZONE -

S.F.-MAN

Le 29/12/2015
par pascal dandois
[illustration] ...Je déambulais en fauteuil roulant dans l'ancienne ville de Marseille, m'étant fait larguer, virer, vider de ma famille, et me fuyant moi-même, quand on ne sait pas par où aller, autant partir, quitte à revenir à son point de départ. J'avançais, toujours à la limite de l'épuisement, repartant encore. Apostrophé par les passants par des: "t'es bon, t'es con, t'es bon, t'es con..."Ton compte est bon. Une fille me dit "merci", (pourquoi?) une autre me guida jusqu'à un hôtel ce qu'avaient fait aussi des agents de police de l'autoroute alors que j'essayais de quitter Marseille ville impasse. Dans ces hôtels, des télépathes (à moins que ce soit moi le télépathe, OU BIEN M'AVAIT-ON IMPLANTE DES MA NAISSANCE UNE PUCE ELECTRONIQUE ME RELIANT AU MONDE ENTIER PAR MON CERVEAU-RÉSEAU?) m'empêchaient de dormir en me harcelant, décuplant mon mental de la sorte je vis la montagne gonfler, des inscriptions disparaître selon ma volonté puis réapparaître quand j'interrompais ma concentration. Illusions d'otiques, hallucinations? Puis je crus m'endormir...
Réveil. Je regarde mon exosquelette défectueux, qui sert par pulsions électriques à la rééducation de mes membres inférieurs après greffe électronique sur la moelle épinière (la régénération cellulaire étant tabou à cause d'une vieille légende sur le clonage). Alors j'utilisais un antique fauteuil roulant pour me déplacer dans l'appartebox.
Mon colocataire, un personnage peu loquasse, tenta cependant de me vendre de l'elixocaïne, une drogue que l'on surnomme " le sperme de Dieu" et qui rend potentiellement immortel si on en prend une dose permanente. J'avais entendu parler de ce stupéfiant stupéfiant et connaissais les effets secondaires; une mort instantanée en cas d'arrêt de la prise, ainsi qu'une insomnie totale.
J'avais entre-aperçu chez lui une mallette contenant une grosse somme d'argent.
Je profitai qu'il se rende dans les toilettes pour l'y enfermer, ayant compris qu'il n'avait pas pris ses chewing-gum à l'elixocaïne avec lui, et que celui qu'il avait encore dans la bouche allait cesser de faire effet.
Après quelques instants, les cris et les coups sur la porte s'arrêtèrent, et quand je la rouvris il ne restait de l'homme qu'un tas de poudre d'ou émergeaient des os poreux et friables que l'aspirobot s'empressa de faire disparaître. Quant à moi je m'embarquai pour une croisière après avoir fait réparer mon exosquelette et placé l'argent sur un compte à empreinte génétique dans une banque peu regardante sur l'origine des fonds.
Je m'offris une dose d'ecsta-extra:

... Une série de meurtres de jeunes femmes avait lieu, la photographie des victimes dans le journal avait éveillé mon intérêt car je reconnaissais des filles que j'avais entrevues ou rencontrées.
Un jour je découvris dans mon évier une eau rouge de sang avec au fond: un "rasoir à l'ancienne", un coupe-chou que je ne me souvenais pas avoir jamais possédé.Une nuit, j’étais sorti avec une fille... je me réveillai en train de l'égorger...Fin de ce trip.

Autre trip: Un psychiatre vivait dans l'hôpital psychiatrique se faisant passer pour un malade pour soigner incognito, puis il perdit les pédales ne se sachant plus ni fou ni sain d'esprit, même le corps médical ne savait plus si il était le thérapeute ou le malade, l'homme passant d'un rôle à l'autre par le biais de sa folie et de sa lucidité entremêlées, lui permettant de contrôler la réalité selon ses humeurs, ainsi une patiente au physique infernal perdait de sa laideur à son contact. Le chaos était tel qu’on ne savait plus qui était qui, le rôle de soignant passant d'un malade à l'autre ou celui du malade d'un soignant à l'autre. Qui est fou?

Dans le spatio-paquebot des salles immenses étaient envahies de narguilés avec lesquels on fumait un cannabis o.g.m. ultra-puissant qui provoque une extase et des visions telles qu'une éjaculation en résulte, d'où, la pose de réservoirs sur le sexe. Je tirai une taffe, et la sensation se fit vite sentir; Dans une obscure soirée, fut organisé un jeu : les yeux bandés je devais reconnaître en les embrassant, des filles,mais une chose se produisit, le contact était diffèrent, je retirais mon bandeau et la fille avait une paire de fesses à la place de la tête. Le choc me fit sortir de mon délire et bien que ce trip fut plus un cauchemar qu'une excitation sexuelle, je constatai que j'avais effectivement joui. Je mis le réservoir usagé dans une boite prévue à cet effet.
Un homme portant une cape m'accosta dans ce fumoir, il me dit être télépathe et m'avoua son penchant pour le voyeurisme mental. Il me proposa une nouvelle expérience trippante, ayant trouvé celle que je venais de faire "intéressante au plus haut point" et m'invitait à une soirée, mais n'étant pas chaud pour l'instant pour un nouveau "voyage" je déclinai l'invitation en le laissant comme deux ronds de flanc et me dirigeai vers la piscine remplie de naïades.
Je m'assis à la terrasse du bar, la serveuse ne se fit pas attendre, le FLASH fut immédiat pour supporter le choc et me donner une constance je pris un morphine cocktail.

...Dans la vaste vidéothèque de l'au-delà, chaque nouvel arrivant doit trouver le film de sa vie, le mien n'était qu'un vulgaire dessin-animé de science-fiction érotique japonais...
Je suis sur la plage à marée basse quand arrive une énorme vague, j'essaie de fuir mais mes jambes ne me portent pas alors je tombe et désespérément tourne sur moi même... Du haut de la dune, j'observe l'océan, dans mon dos: la présence d'un homme chapeauté, de noir vêtu, il me pince fortement la fesse ce qui provoque une onde de choc qui me propulse au dessus de l'océan à une vitesse extraordinaire...

Je retournai plusieurs fois au bar et finis par entamer la conversation en lui demandant son sigle:
- "W.Y." répondit-elle, mais on peut dire "Oui"
- Oui?
- Oui!
- Pourquoi?
- On m'appelle aussi "Pourquoi".
- Pourquoi!?
- Avec un "H" au milieu.
- Ça y-est j'ai compris, moi c'est S.F.
Elle me proposa d'aller à une fête le lendemain ce que je m'empressais d'accepter. Avant de regagner ma chambre nous allâmes à une attraction nommée: "MAISON ABERRANTE", tout y allait de travers, aucun angle droit, trompe-l'œil à tout les étages, sol récalcitrant, passant du dur au mou, penchait, montait, toboggannait. Le mobilier était inepte à tiroirs tubulaires. Les fenêtres n'étaient pas forcement des quadrilatères mais aussi par exemple des octogones irréguliers, des hexagones inexactes, la symétrie y était légendaire, les illusions d'optique y proliféraient de l'ombre à la lumière, du jaune vif au glauque en passant par le noir brillant et le blanc mate. Mais le clou du spectacle était l'absence momentanée d'apesanteur dans ce capharnaüm. Pour le plus grand bonheur des visiteurs, une dose de canoëcaïne était proposée à l'entrée, au niveau cognitif, vous devenez l'inverse du poisson rouge. Saint Méandre, priez pour nous.

De retour dans ma chambre, j'allumai un cigarette-arôme-pavot, et entamai une nuit blanche, sur le plancher il apparu trottinant sur deux douzaines de pattes longes proportionnellement à la taille de cette créature. Une sorte d'insecte inconnu jusque ici, était-ce une nouvelle espèce, un passager clandestin venu d'on ne sait quelle galaxie, mais ça pouvait être aussi un petit bijou de technologie, un espion robotique envoyé d'on ne sait où par on ne sait qui pour on ne sait quoi...Enfin bref! Voila quelles étaient mes idées face à ce qui pouvait n'être qu'une hallucination. Mais quoi faire? Tuer l'animal? Anéantir le robot, l'attraper pour avoir une preuve? Je laissai la chose sortir de ma chambre et pensai à autre chose, me rendis aux toilettes pour chier deux trois fœtus humanoïdes blêmes à œil noir.

Quand nous arrivâmes à la fête, ça sentait la bacchanale à plein nez, la trépanine drogue qui donne l'impression d'avoir le cerveau à l'air libre et qu'on vous le tripote, coulait à flot et les filles droïdes avaient du mal à contenir la situation. L’homme à la cape, l'organisateur de cette sauterie me prit la tête en tête-à-tête et pourtant je n’avais pas pris de trépanine. Il me demanda si je n'étais pas importuné par la foule, si je ne préférais pas un endroit plus tranquille, je lui répondis qu'il était vrai que je détestais la foule, mais ne puis m'en passer, comme de la solitude d'ailleurs." Pensez vous que Dieu puisse être administré en suppositoire" blasphéma t-il.
- Dieu je ne sais pas mais le diable sans doute
- Voudriez-vous essayer un techno-trip ultra sophistiqué?
- Non merci, je suis vidéophobe.
- Pas érotophobe? Je possède une collection de vidéox... intéressantes.
- Ecoutez, je vous trouve très sympathique monsieur, mais vous ne me plaisez pas.
Finalement pour qu'il me lâche la grappe avant qu'il n'ait l'idée de me montrer des photos de la Sainte-Vierge à poils, et ayant perdu Oui dans la foule, j'allai m'offrir un super L.S.D.:

... J'entamais un test psychotechnique, tout allait bien je répondais facilement aux premières questions, quand soudain je tombais sur un texte incompréhensible. Je tentai quand même d'en comprendre, sinon le sens, tout au moins l'origine; philosophique? Mathématique? Administrative? Je n'entravais que pouic. En fin de compte ce devait être un imbroglio de mots ayant l'apparence du français, mais n'est que charabia...Nous étions allé chez la tante de G.J. un bel appartement doté d'une vaste et claire salle à manger donnant sur un charmant jardin à nains. Tout semblait aller bien mais... la maîtresse de maison, femme âgée, cheveux teints en noir, lors du souper élaborait avec la complicité des trois autre invités, des combines obscures pour me mettre mal à l'aise, me faire comprendre que j' étais un ignorant dans leur us, bref pour me faire passer pour un porc mal élevé. J’aurais voulu comprendre et tenter d'être poli mais ils me faisaient vraiment trop chier avec leurs conneries et ma mauvaise humeur devait se faire sentir. J'étais embarqué dans une "sorte-tilège", il fallait deviner les règles d'un jeu imbécile ou il était impossible de ne pas faire d'erreurs et l'inverse. Ce genre d'expérience inepte se reproduisit chez la sœur de G.J., elle, fausse rousse, sœur qui pouvait tout aussi bien être sa mère. Deux enchanteresses qui s'imaginent contrôler le monde, mais ne domine qu'à peine le leur: des folles! En fait c'est Jetuil ("agent de sécurité du n'importe quoi, le seul hasard c'est qu'il n'y en a pas") qui gère l'univers parfois depuis un asile d'aliénés;
Besoin de 3 euros six sous, Jetuil les fait!
Besoin de tout et rien, Jetuil les fait!
Besoin de beaucoup et peu, Jetuil les fait!
Besoin de rires, de pleurs, Jetuil les fait!
Besoin de haine et d'amour, Jetuil les fait!
Besoin de mort et de vie, Jetuil les fait!
Besoin de son contraire et d'une chose, Jetuil les fait!
Besoin de besoins, Jetuil les fait!
Jetuil en est un autre et moi aussi...
Je me réveillai à moitié défoncé, des droïdes femellisés me masturbaient tout en me faisant des injections dans les testicules. Apparemment, "elles" trayaient la bête. Seul le sperme les intéressait: "On en a assez pour 1OO doses" annonça l'une d'elles. Je rassemblai mes forces pour m'enfuir en remontant ma braguette. Les prostidroïdes avaient alerté une sorte de garde du corps qui tenta de m'attraper, en me défendant je brisai mon matériel de rééducation et m'aperçus que je pouvais m'en passer, l'exosquelette décuplant grandement la puissance des jambes, je laissai mon assaillant pour mort. Au détour d'un couloir je retrouvai Oui en coup de vent nous priment rendez-vous à la prochaine escale quai 3.J. En attendant je me cachai dans les labyrinthiques salles des machines, après avoir pris pour patienter du "portnawane" que je trouvai bizarrement dans ma poche; un neuroleptique qui brouille les pensées vous rendant indécelable par un télépathe.

...Pris de colère en raison d'une tragédie comico-cosmique, je m'étais barricadé dans ma chambre avec mon fauteuil roulant pour barrer le passage. On essaya de me faire sortir en parlementant (dans "parlementant" il y a "mentant) ce à quoi je répondis "la mort" (par balle).
Des gros bras passèrent aisément ma barricade, l'action fut rapide je ne sais si je me suis vraiment défendu, en tout cas je me retrouvai immobilisé pendant qu'on essayait de m'étrangler, presque. Transporté dans la salle d'isolement je vis ce qu'on pouvait prendre pour du sang sur la basket d'un des hommes, on me mit sur le ventre en me faisant clairement comprendre qu'on allait me trancher la moelle épinière j'attendis que ça se passe, puis, en cherchant ensuite sur moi, des traces de blessures je ne découvris que quelque égratignures.
Les mains et les pieds sanglés je chantai longtemps.

Ma pensée dérapa:...Après la fête de la veille, au matin elles m'avaient invité à dîner, mais personne ne répondait à mes sonneries; me faisaient-elles languir? Je revins plus tard et elles étaient là, et surtout l'une d'elles, bien là; en déshabillé. La discussion fut courte tout me revint d'un coup. Je la choppai sur un petit banc de bois un peu inconfortable, des ciseaux étaient là comme par hasard qui me permirent de cisailler la dentelle des sous-vêtements, je me débarrassai du tout et je l'immobilisai tout en racontant n'importe quoi, jusqu’à ce qu'elle se résigne à la pénétration, quant à sa copine, elle observait amusée.
La lutte sexuelle fut déchaînée, acharnée, elle tentait vainement de me faire jouir cependant que je l'humiliais en mettant en doute ses capacités libidineuses. Je la poussai avec ma bite sur le parquet, elle avança à quatre pattes jambes tendues. Elle était comme folle, voulant à tout prix et à l'encontre de mon envie, me faire atteindre l'orgasme rapidement. Je disjonctai. Pour la calmer je lui plantai la tête dans les chiottes, tirai la chasse et la sodomisai à ma grande honte. Tout cela sous l'arbitrage passif de sa copine. Ça devint plus calme, je demandai pardon et comment elle se sentait après une telle expérience, elle était épuisée, j'essayai d'être doux et lui proposai pour ne pas en rester là, de faire l'amour. D'abord devant un grand miroir, puis au lit, en passant je pris aussi sa copine, mais elle était désintéressée, alors je m'occupai sérieusement de ma conquête pendant un temps incertain et, j'éjaculai comme si je pissai du sperme, sur son ventre, elle était curieuse du goût, j'en pris dans ma bouche et l'embrassai. Toute cette aventure m'avait presque fait oublier les abus sexuels que j'avais subi la veille sous alcool-cannabis-ecstasy; je m'étais réveillé nu au milieu de quatre filles rhabillées. J’emmenai comme pense bête un lambeau de culotte, mais quand je le retrouvai plus tard dans ma poche, j'avais tout oublié...

Pour arriver quai 3.J. il fallait passer par un prototype de centre commercial entièrement robotisé, mais le système était détraqué, provoquant un excès de zèle; les robots-coiffeurs faisaient la boule à zéro à tout le monde, dans les restaurant les androïdes forçaient les gens à consommer dangereusement et les robots vigiles maltraitaient ceux qu'ils attrapaient , ce qui fait que le lieu était déserté en attendant les réparateurs. Pour être sur d'arriver à l'heure au rendez-vous, j'empruntai cependant ce traquenard .Un groupe d'homme parmi lesquels l'homme capé, avaient retrouvé ma trace, les robots vigiles en grand nombre, nous attaquèrent tous sans exception. En ce qui me concerne je parvins à la sortie que je cherchais ; cette porte aussi faisait du zèle, elle s'ouvrait et se refermait toute les secondes, je passai in-extremis.
J'arrivai à temps au R.D.V., nous allâmes dans un hôtel. Pendant l'amour une aiguille sortit de son annulaire factice, elle la planta dans mon épaule (C’était de la remenberoïne un stimulent, associée à de l'érotocaïne une drogue aphrodisiaque mais l'interaction des deux est mortelle... (Alors il mourut.)

...à la télé l'arrêt des programmes, était effectif et définitif, la fin des temps était consommée. Par la fenêtre, pas un seul hélicolporteur de mauvaises nouv'ailes de chauve-souris. Le vide sidéral. Prostration. Déprime absolue...
...le papier peint datait au moins du début du siècle, le 20ème, il était tout piteux et il était urgent de changer. J'entamai l'arrachage de la première couche à petites fleurs et dessous se trouvait une autre couche pas plus belle que la précédente. J'arrachai une troisième puis une quatrième...etc. Jusqu'à la 20ème qui ressemblait au mur d'une grotte préhistorique, l'appart devait avoir gagné plusieurs mètres carrés de surface, avec un cutter je tranchai dans ce mur membrane, une encoche qui s'élargit d'elle même et tout l'univers fut absorbé par cette brèche...
...chute du 6ème étage. Effroi. Trop rapide pour voir le passé défiler, mais assez grâce à la théorie de la relativité pour voir les futurs, puis atterrissage, arrivé en bas: "même pas mort"; mémoire du passé jusqu'à chute du 6éme...effroi...futurs...atterrissage...passé...chute...etc.

Il ressuscita.
La fille se tenait debout au pied du lit, un préservatif rempli d'un liquide laiteux à la main, "Ton sperme" dit-elle en souriant: "Je suis ta femme, tu as tout oublié, d'ailleurs tu oubli toujours presque tout, ou pire: tu l'ignore! Si tu t'imagine être mort et ressuscité cette nuit, tu as tout à fait raison, puisque tu es d'essence divine, un avorté vif, tu es tout, c'est de ta semence qu'est tirée la drogue appelée "sperme de Dieu"."
"Jhgbf" lui dit-elle ensuite.
- Quoi?
- "Jhgbf", c'est du "Jglo" langue qui est parlée dans toute la galaxie sauf par toi qui parle encore le français; Tu es largué depuis des lustres mon pauvre vieux, cela veux dire " adieu", je vais te donner un cours rapide: "Srdz" veux dire "s'il vous plait" lorsqu'il es placé devant "kjijo" au futur de l'intempestif mais si il est placé derrière "xfd" à ce moment là il faut accorder le déterminant au plus vite sinon ça veux dire "vas te faire foutre!"
"La rancune est un affreux défaut" se dit-il, «A ignorer l'ignorance elle m'a pris au dépourvu. »

Il quitta la chambre un peu après elle, prit une direction hasardeuse ou l'homme à la cape, le diable et la mort l'attendaient au tournant, il les fit disparaître d'un simple geste: Un bras d'honneur. Et embarqua pour nulle-part dans un vaisseau pionnier. Après la construction de l'appareil qui se fait en orbite et la poussé initiale, dans l'espace, l'inertie permet un déplacement de plus en plus rapide, quant à l'énergie nécessaire à l'intérieur de l'engin, elle à pour origine des capteurs photoniques recyclant la lumière des étoiles, et celle diffusée dans le vaisseau. Il y a aussi l'énergie cinétique humaine produite par l'activité physique (musculation). Pour l'eau, c'est le recyclage permanent.
Dans le vaisseau, pour rendre le voyage intergalactique plus supportable, il devra durer un temps que l'on commencera par définir comme indéfini, car pour supporter la longueur du temps, la solution est de l'abolir. Toutes pendules tout repère temporel ayant été extraits du véhicule, dans l'espace le repère des révolutions célestes doit être invisible de l'intérieur.
C'est ainsi que seul l'ordinateur de bord et une élite humaine tirée au sort connaîtra distance et destination du voyage. En ce qui concerne la respiration, un entrainement à l'apnée d'une durée arbitraire pour que le temps reste aboli est indispensable et économise l'oxygène produite dans des serres robotisées fournissant également nourriture et drogues. Cette gestion de la respiration limitera l'effet d'oxydation des cellules et donc sa conséquence: la vieillesse, d'ou prolongation de la vie dans un temps indéfini.
Les pionniers pour supporter ces conditions de vie dont une luminosité unique et permanente entre autre, pourront être aidés par les drogues, pour accepter leur entrée dans la folie, et par nombre de distractions culturelles et sportives.
La reproduction des individus reste possible dans la limite de l'espace vital, et l'apprentissage des technologies sera secret jusqu’à l'approche d'une destination, car la connaissance des mathématiques risquerait de rétablir le temps et de réveiller la mort.
Sentant le ridicule de la situation il prit un astronef individuel et se jeta dans un trou noir.
ABOLITION DE L'ESPACE TEMPS-PARADOXE SPATIO-TEMPOREL-FŒTUS VENDANT SON ÂME POUR EXISTER-DON ET MALÉDICTION- iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ENFANT SORTANT DE DERRIÈRE UN FAUTEUIL ET RENCONTRANT SON PÈRE ET SA MÈRE-SUICIDE-MORT-COMA-RÉSURRECTION-RÉVEIL-CATALEPSIE-EPILEPSIE-INEPTIE-SCHIZOPHRÉNIE-GRAPHOMANIE-ORGASME-EXTASE MYSTIQUE-RE RECRÉATION-NON SENS-TOUT SE CRÉER, RIEN NE SE PERD, TOUT SE TRANSFORME-VU DE L'ESPRIT-VÉRITÉ FLUCTUANTE-SCIENCE FOLLE-TRUCOSMIQUE-CHAORDRE-OMNIIMPOTENCE-SURIMPUISSANCE-RIEN ET AU DELÀ DE RIEN-STRUCTURE SYMBOLIQUE DE L'UNIVERS,D’ OÙ CRÉATION-DIEU ET SON CONTRAIRE-ABERRATION...
0°(zéro à la puissance zéro)+(signe infini)=∞
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Le point Info     le 29/12/2015 à 15:22:12
C'est signé Pascal DANDOIS.
Dourak Smerdiakov


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    le 30/12/2015 à 14:05:22
C'est écrit en-dessous du titre, très honorable Point Info. Une information pertinente, histoire qu'elle fasse partie de la sauvegarde de la base de donnée d'avant le Nouvel An, au cas où la Zone s'évanouirait dans les limbes de l'inter-réseau le 31 décembre à minuit ?
Vous êtes charmant     le 30/12/2015 à 16:21:38
Oui je voulais dire à ma voisine, si elle me lit ici, que j'ai bien arraché ma sonnette, et ce définitivement, parce que la vie est assez compliquée comme ça. A bon entendeur.
Dourak Smerdiakov


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    le 30/12/2015 à 17:47:17
Je salue cette philosophie ; néanmoins, c'est bien la première fois que je vois recourir à une sonnette comme symbole freudien.
Lapinchien


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    le 30/12/2015 à 18:57:46
arracher une sonnette à bon entendeur est paradoxal
Michèle Torr     le 31/12/2015 à 08:35:28
Alors ça y est. On va se quitter.
Faisons l'amour une dernière fois.
Comme si c'était la première fois.
Toi et moi.
Lapinchien


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    le 31/12/2015 à 11:19:25
La Torr tue. lol.

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