LA ZONE -
Résumé : En illustration vous trouverez une photo de Johnny Mnemonic réalisant un splendide facepalm suite à sa tentative avortée de zipper ce texte de Pascal Dandois dans son cerveau. L'auteur nous fait entrer de plein pied dans l'ère du BIG DATA et en cela ce texte que j'ai par défaut classé dans la thématique "Polémique - Société" est plus proche d'un attentat terroriste littéraire voire d'un benchmark mental permettant d'évaluer votre potentiel à ingurgiter, digérer des caractères alphanumériques, dissocier les idées émergentes, les mettre dans une pile de traitement dans une optique de compréhension globale asynchrone en faisant tendre le temps de considération du first in, last out vers zéro si vous en êtes capable. Vos qualités de data mining seront mises à rude épreuve puisque bien entendu à tout moment un jeu de mot ou un calembour est susceptible d'endommager vos neurones. Ici le fil rouge narratif est accessoire. Pascal Dandois est obsédé par l'anthropomorphisme car il le voit comme une gangrène du genre science fiction, il cherche de fait à s'en éloigner le plus possible. Il n'y réussit pas au niveau des idées très éculées même si elles foisonnent et donc du coup il se tourne vers la forme. Atteint-il son objectif ? Peut-être. On a l'impression que ce texte a été écrit par un génie autiste sous amphétamine, et qu'il est destiné à un lectorat d'intelligences artificielles conçues par des extraterrestres. A trop essayer d'épurer la SF de l'anthropomorphisme, on finit par ne plus s'adresser à des Humains. Ces derniers lâcheront rapidement la lecture en cours de route ou finiront dans un asile psychiatrique. Si vous arrivez au bout du benchmark, un de nos agents du recensement intergalactique prendra contact avec vous pour de plus amples examens.

LES AIRS/ERRES

Le 18/12/2016
par pascal dandois
[illustration]
L’espace était envahie, sans que les indigènes s'en rendent forcement compte, d'êtres ayant la couleur et la consistance de courants d'air, se déplaçant comme tel. Et qui se cachaient, se déplaçaient dans tout Cosmonde-internationastre et dans Maudisland… On les surnommait, quand on savait leur existence, entre autres noms, les « Airs » ou les « Erres » car on savait d’eux, qu’ils se contentaient d’errer, dans toutes les zones cosmiques, au risque de se faire aspirer, respirer, mortellement, par divers individus ou peuples.

Dans la galaxie de Cosmonde, l'espace est chargé de différents gaz (auxquels se mêlent les Airs/Erres, au risque de s’y diluer fatalement), des gaz, qui rendent beaucoup d'endroits de cette galaxie parfaitement respirables pour la plupart des êtres y vivant. Ces gaz forment l'extratmosphère conductrice de chaleur, dont la température s’ élève en se rapprochant des étoiles jusqu'à, faire bouillir l'air spatial, que les Airs/Erres trop sensibles, évitent autant que possible, s’ils n’y sont pas emportés par les tempêtes. La température s’amoindrie quand on s'éloigne des étoiles jusqu' aux confins, et provoque la formation des asteroïcebergs (dans lesquels les Airs/Erres sont parfois malencontreusement emprisonnés) flottants dans le vide.
L'extratmosphère est habité dans sa zone tempérée par nombre d'animaux volants pour qui les planètes, où on rencontre les nombreux peuples de Cosmonde, sont justes des lieux pour nicher.
Dans les bas fonds de Maudisland ou vivent les désœuvrés et où errent souvent par curiosité les « Airrants » (c’est aussi un nom qu’on leur donne), on attrape d'étranges maladies comme, "les glandes arachnides", une maladie microbienne provoquant la sensation au fond de la gorge, la sensation que deux fois huit pattes vous gratouillent inlassablement à gauche et à droite (Ce qui est presque impossible à supporter et peut pousser le malade jusqu'à des extrémités telles, qu'il peut arriver qu'il se blesse en allant essayer de se débarrasser de ces maudites pattes, avec on ne sait quel instrument ou bien en avalant quelque substance corrosive.) et qu'on appel aussi "les amygales".
Les Airrants dont la réputation de voyeurs, s’intéressant aux sexualités variées, n’est pas usurpée, aiment se rendre au « Salon de la salope »…
Au « salon de la salope » sur Venus 69, sont présentes, nombre de femelles (ou assimilées) d'origines spatiales diverses, dont le point crucial de l’existence est leur sexualité débridée. Elles ne sont pas très regardantes, tout à chacun a sa chance et les rapports sexuels inter-espèces sont possibles… Mais malgré tout leurs efforts, les Airs ne parvinrent quant à eux, jamais à avoir une sexualité digne de ce nom, avec d’autres créatures, et l’origine de leur naissance est des plus obscures. A l’instar de celle des Yrts …
Les Yrts sont des êtres lévitant, constitués d'éléments disparates et distincts, en orbite chaotique les uns autour des autres, au nombre et à la taille variables, changeant de formes et de couleurs.
Ces éléments qu'on appelle "membres" sont séparés, (et pourtant reliés mystérieusement) les uns des autres par des distances pouvant aller de quelques centimètres à quelques mètres.
Les Yrts sont d'une compagnie agréable, et peuvent tenir une conversation télépathique intéressante quand ils ne se dispersent pas trop physiquement car cela provoque également chez eux une dispersion des idées.
Pour se reproduire, les Yrts "s'amputent" à plusieurs, de l'un de leurs éléments tournoyant, pour former avec ceux-ci, un nouvel Yrt constitué au minimum de quatre membres. L'élément dont le Yrt se sépare se régénère ensuite par division cellulaire, et le jeune Yrt pour grandir, produit de nouveaux membres de la même façon.
Les Yrts se nourrissent de lumière.
Parfois les Airs/Erres rencontrent dans l’extratmosphère : les cous, les cous infinis des Longs, s’étendant tellement en formant des courbes labyrinthiques, alambiquées comme des routes de montagnes, sur des millions et des millions de kilomètres, tant et si bien qu’à la longue ils s’égarent, égarent leurs corps, ce qui leur cause des soucis en cas de démangeaisons entre autre, car, pour se gratter il leur est nécessaire de savoir où se trouvent leurs membres pour pouvoir appréhender leur utilisation. La phobie des longs est d’être mort sans le savoir, car s’il arrive un malheur à son corps de Long, excessivement éloigné par les distances inconcevables de son cou, le temps que le message funèbre arrive jusqu’au cerveau via la moelle épinière potentiellement infinie, ou presque, le corps a put périr sans que son propriétaire le sut, et d’ailleurs on raconte que la tête de certains Longs vit encore alors qu’elle a été amputée depuis des lustres, et d’aucunes têtes même fuient cette mort en allongeant indéfiniment leurs cous.
Un des Erres, l’un des rares à posséder un nom ( « Hhde » qu’il s’était donné à lui même),friand de fait divers s’intéressa au cas de Draxt dont il suivra l’actualité discrètement, en le frôlant quelque fois de son gaz froid, du moins autant qu’il lui fut possible…
Draxt surnommé le violeur car il abusa de nombres de femelles intersidérales, dans le but prétendit-il de trouver une partenaire génétiquement compatible pour perpétuer sa race dont il est le dernier représentant, et dont la progéniture, naitrait quasi instantanément après fécondation. Mais on le soupçonnait de violer, surtout pour assouvir son plaisir pervers, car il aurait pu demander pour tenter de résoudre son problème, l'aide de généticiens. Il était doublement coupable d'ailleurs, car s’il avait voulu des partenaires sexuelles consentantes, il lui aurait suffi de se rendre au célèbre « Salon de la salope », où il n'aurait eu que l'embarras du choix. Il fut donc recherché par les polices, qui eurent du mal à mettre la main sur lui, à cause de son don caméléonesque de se mêler à la foule.
Au procès de Draxt, ses avocats, qualifièrent sa "manie du viol", de trouble obsessionnel compulsif, et préconisèrent un traitement psychiatrique.
Mais il fut condamné à la peine de: "paradoxe temporel": il sera obligé, et la "PeSTe" (Police Spatio- Temporelle) ayant ses quartiers dans la coulisse du temps, y veillera; de partir dans le passé pour s'empêcher lui-même, de commettre ses crimes, sous peine, de revivre les évènements, entre autres de son procès, à l'infini, mais s'il ne commettait pas ses crimes, il ne serait pas jugé et il ne pourrait pas être renvoyé dans le passé pour les empêcher. La solution serait de trouver la faille dans cet imbroglio de continuums pour en sortir, c'était, en fait, ce méandre insondable qui était sa punition ; condamnation à n’être d’aucun temps. Mais les juges qui se crurent malins, avaient fait une grosse erreur, car en fait, c'était ce Draxt sans âge, venu du « nul-futur » qui avait commis ces viols du « non-passé », ceci fascinait l’Air… qui rejoignit les siens pour assister à un fabuleux spectacle…
Un spectacle hautement érotique de la galaxie d'Orion; la femelle de Venus 12, émergeant au bout de dix ans d'années terriennes, à l'heure de l'adolescence, de sa chrysalide. Une humanoïde qu'un humane ne repousserait pas: Des proportions parfaites, une peau miel, de grands yeux roses, et une chevelure violette. Puis, la femme végétale, n’a de vie que le temps d'un été.
Le temps d'un voyage pour libérer les spores de ses cheveux à tous les vents.
Dans les soirées huppées, il était de bon ton de se montrer avec l'une d'elles à son bras. Sur la même planète les Airs/Erres en profitèrent pour suivre d’autres événements…
Pendant 20 années, Tral, l'un des rares rescapés de la Guerre Potentielle, affirme avoir survécu, et eut nombre d'enfants qui participèrent à la repopulation, avec comme elle lui avait ouvertement affirmé, une Variable. Cette "femme" aurait été en fait un être non-nommé, qui apparait parfois sur les astres ou la vie est en voie d'extinction et dont le rôle serait de l'éviter (l'extinction), ceci en prenant l'image physique et génétique de l'espèce mourante puis en procréant en grande quantité. Une fois son rôle joué, le sans-nom disparait. Sa véritable forme reste un mystère. C'est peut-être une légende mais de nombreux témoignages sont troublants, notamment bien sur, celui de Tral qui vit sa femme se transformer en biche, avant de disparaitre à tout jamais en galopant… Ce que virent également les Airrant, comme ce qui suit…
La nature s'était elle déréglée à cause des excès consuméristes des habitants de la planète? En tout cas le fait est que l'air (respirable) se raréfiait. La culture intensive de végétaux pour produire de l’oxygène était sans effets. La population allait périr de façon incompréhensible. On commença pour gagner du temps par tuer les animaux consommateurs eux aussi d'oxygène, puis les habitants commencèrent à s'entre-tuer. Finalement il ne resta qu'un désert...les "Ggs" rouvrirent les vannes inter-dimensionnelles qui avaient ultérieurement servies de pompes pour l’absorption d'oxygène, et inversèrent le flux. Une fois l'atmosphère rétablie, ils réélurent domicile sur la planète qui pendant leur absence s'était, selon eux, couverte de vermines. Et les Airs eurent beaucoup de mal à n’être pas emportés eux aussi avec l’oxygène, ils fuirent l’endroit pour atteindre un autre système…
Le système du soleil Xal arrivait à sa fin, la vie, Xal ayant beaucoup grossi, devenait insoutenable à la surface d'Humania. Enfouis sous la terre, les humaniens avaient fait l'achat d'une étoile jeune et solitaire, ils contactèrent une entreprise de planèteur (la société STARSTONE) profession qui consiste à draguer divers endroits de l'espace en particulier les nuages d'astéroïdes pour, avec ce matériau aggloméré, et mis en orbite autour d'une étoile, faire un nouvel astre. Ils avaient adopté cette solution, le déplacement globale de leur vieille planète revenant plus cher, et on ne leur avait pas garantie l'absence de catastrophes comme une dislocation de l’astre lors de la sortie de l’orbite. La société de transport de biens et êtres vivants "Cosmondiale transport" s'occupera des déménagements individuels, aux frais des particuliers (certaine organisations humanitaires surveillaient ce déménagement intersidéral, de peur que les plus démunis, n'ayant pas de quoi payer leur voyage, soient purement et simplement abandonnés, ainsi que les criminels emprisonnés, sur la planète agonisante)… « Hémisphères » est un tout autre exemple de planète artificielle, c’est un petit astre de béton lisse recouvert de quelques centimètres de terreau, et qui servait de refuge à deux peuples vivant chacun de son côté d’Hémisphères, l’un vivait sur la partie appelée « Nor », l’autre sur « Sud », ceux du Nor étaient les nors, ceux de Sud, les suds. Pour l’eau chacun de son coté possédait une grande, une immense piscine rectangulaire très profonde. Le problème était que ces deux peuples ne pouvaient pas se blairer, peut-être pour des raisons épidermiques, voire génétiques, ou bien en raison d’un magnétisme, ou je ne sais quelle polarisation contraire, de fait la frontière commune et équatoriale était régulièrement recouverts de cadavres à n’en plus finir, car ils se rendaient là pour s’entre-tuer. On organisa pourtant, un jour, des pour parler, qui débouchèrent, après quelques pugilats sur une séparation radicale, on étudia la viabilité d’un astre de la forme d’une demi-sphère, puis la coupe fut décidée, très précisément sur la ligne servant de frontière, se situant très exactement sur l’équateur (à ce propos, dans l’emplacement très exact, au millimètre, au micron près, de la ligne de séparation, quelques bons milliers de nors et de suds, trouvèrent là, une très bonne excuse pour se battre une fois de plus, et il s’entre-massacrèrent un tout petit peu à nouveau et encore) au final, la coupure fut tout de même, belle et bien effective. Cette décision créait un précédent qui agaçait le gouvernement de Cosmonde interntionastre, qui craignait après ça qu’un peu partout dans Cosmonde, d’aucuns se brouillant avec son voisin, décident après cet exemple, de tout simplement, morceler sa planète, de partir de son coté avec son bout de monde, ce qui faisait rire les Airs qui se fichaient bien, eux, d’avoir un sol…
A Maudisland, les Erres craignirent un jour de servir de carburant, pour faire fonctionner des véhicules comme celà : Le conducteur dans son véhicule, avant toute chose, inspira un grand coup, pour ensuite souffler, expirer dans le tube, au centre du tableau de bord, prévu à cet effet. Il fit ceci à trois reprises jusqu’à ce que le curseur indique le remplissage maximum du réservoir à dioxyde de carbone, une dose de gaz lui permettant de rouler une bonne heure, jusqu’à ce qu’il soit nécessaire de souffler à nouveau dans le tuyau. Par contre, on avait interdit les recherches sur le moteur à anéantissement, c'est-à-dire la machine qui fonctionne en produisant du néant avec toute matière quelle qu’elle soit, c’est à dire en ne rien restituant après « combustion » ou « explosion », sinon ou à part ; du vide absolu. Sous des apparence écologique, puisque nulle pollution ne découle d’un tel moteur, cette invention ne pouvait en vérité, qu’être le fruit d’un cerveau suicidaire, rien que de l’imaginer, ce qui la rendait plus que potentiellement réelle, faisait froid dans le dos, on voyait d’ici, l’engin incontrôlé, voire incontrôlable, dévorant toutes choses jusqu’à son souvenir, y compris les êtres vivants, voire pensant, c'est-à-dire, ceux se croyant exister, « mais au fait s’interrogea un Air/Erre (qui savait très bien lui, comment construire cette, machine), s’en rend-on compte, quand on est devenu rien ? » Par curiosité, il projeta de concevoir très clairement la machine, puis finalement, il y renonça, puisque ça ne pouvait en fin de compte que déboucher sur l’inexistence totale, une inexistence dont il est impossible de s’apercevoir et qui sans doute, EST DEJA LA !
A propos de destruction écoutez ce qui suit nous dit, un Air / Erre
Redouté par toutes les galaxies, est le fléau intersidéral des dévoreurs d'astres; des créatures pouvant atteindre des tailles insoupçonnées (l’une d'elle avait atteint la taille de Mars) ayant la forme patatoïde à la peau de roc, le tiers du corps est constitué d'une tête au cou flexible et possédant une bouche immense aux dents broyeuses. Des créatures mangeuses de planètes telluriques, lunes, planétoïdes, astéroïdes, comètes, météores…etc. D’ailleurs, ils croisèrent un dévoreur…
Les dévoreurs d'astres sont à priori, des êtres vivant entre le minéral et l'animal, voire parfois le végétal ou même ce qu’on appelle la « matière étrange », qui consomment la roche pour conserver sa masse, s'il ne trouve pas à se nourrir, le dévoreur d'astres perd petit à petit son corps, une partie de sa masse rocheuse est utilisée comme carburant, et alimente son propulseur naturel. Un jeun prolongé pourrait provoquer sa désintégration totale, et une forme indéfinie de mort. On peut voir, les dévoreurs, telles des baleines intersidérales se déplacer parfois en groupe, si un plus gros ne mange pas ceux d'une taille inférieure, ou si les plus petits ne se mettent pas ensemble pour en dévorer un bien plus gros.
On ne savait pas d'où venaient les dévoreurs, ni quel était leur mode de reproduction, jusqu'à ce qu'on découvre au fin fond d'une ancienne galaxie éloignée, ce qu'on appela, le "vagin" cosmique, une matrice incommensurable, un trou noir inversé d'où des dévoreurs d’astres, étaient éjectés…Abandonnant la ses collègues, l’Air / Erre s’appelant Hhde s’intéressa au cas « Loui Sax »…

Loui Sax avait pour profession: "exterminateur intersidéral", c'est à dire qu’il détruisait pour le compte de "Cosmondes-transport" les créatures interplanétaires, clandestines, animales, nuisibles voire dangereuses et parasites qui tentent d'abord de coloniser les gigantesques paquebots spatiaux avant d'en demander plus, de parasiter le plus d’espace possible. Il travaillait dans les cuisines, les buanderies, les salles des machines, mais également dans les zones ou évoluent les touristes. Dans tout ces endroits il avait aussi pour fonction de démasquer les créatures qui prennent l'apparence des voyageurs ou des membres de l'équipage, il les identifiait avec divers détecteurs chimiques, des technologies variables, parfois même il se servait empiriquement de magie, selon les espèces à annihiler, ainsi que d’ autres techniques tout aussi empiriques tel que les bâton de sourciers, mises au point à force d'habitudes et d'observations, et qu'il serait fastidieux d'énumérer ici ( au fait, surtout ne voyez dans ces actes de camouflage aucune intelligence supérieure particulière, car la plupart des « aliens » changeant de forme, ne le font que par pure instinct et d'ailleurs, leur "connerie bestiale" est un moyen de les détecter). Les exterminateurs expérimentés étaient très recherchés, beaucoup d'entreprises ou propriétaires privés, de vaisseaux spatiaux, étaient demandeurs de leurs services, ainsi que des leçons des plus grands professionnels qui avaient comme Sax, tous leurs trucs. Un jour il tomba, au fin-fond des calles sur une "bête" non-répertoriée. Au lieu de la détruire purement et simplement, comme l'aurait fait un exterminateur de base, et parce qu’il s'intéressait aux sciences naturelles (c'est sans doute un peu la raison pour laquelle il avait prit ce boulot dans lequel il était efficace car curieux des créatures qu'il chasse) il la logea en secret dans sa cabine et tenta de la domestiquer, ce qui fut très facile, la chose s'avérant docile et douce. L'être avait l'apparence d'une simple larve de un mètre et vingt centimètres, rose, avec des yeux magnifiques, et qui irradiait le bien être ( c’est surement aussi grâce à cela qu’il ne l’avait pas tuée, était-ce une forme de protection instinctive dont usait cette créature, pour tromper le chasseur, devait-il se méfier ?) Loui s'était promis pour en savoir plus, de la montrer à un spécialiste en biologie à une escale, mais avant que ce projet se soit réalisé, la larve s'était transformée en véritable et superbe fée-papillon qui exauce les vœux. Ils se marièrent et... n'exagérons rien dit Hhde. Celui-ci alla faire un tour chez le peuple "goz" de Cosmonde, où la reproduction ce fait ainsi: Après un contact physique prolongé peau à peau de deux personnes consentantes, mâle et femelle, une sorte de kyste, une boursouflure apparait deux jours plus tard sur le ventre (j'ai bien dis "sur" le ventre) de la femelle; un embryon qui petit à petit prend la forme humanoïde de ses parents, au début de façon approximative puis, plus précisément. La gestation arrive à son terme au bout de sept mois de croissance, et il suffit alors, de tirer un peu pour que le bébé de 1kg similaire à un humane, si ce n'est la couleur de peau, zébrée de jaune et violet, qui s'éclaircira au fil du temps, se décroche de sa mère comme de la peau qui pèle. (Il est préférable de le décrocher avant qu'il ne tombe tout seul et ne se blesse.)

Coincé entre deux états, celui de zombie et l'autre de spectre.
Encore récemment à Maudisland en raison d'une nouvelle malédiction les vivants étaient obligés de s'occuper des défunts fraichement réveillés et atteints à cause de leur décomposition partielle de débilité profonde. Mais les morts ayant encore une enveloppe charnelle à peu près entière, n'étaient pas les seuls à revenir, émergeaient des tombeaux, des formes humanes terreuses; des morts constitués de la terre dans laquelle ils avaient été enterrés; des sortes de golems dont il ne restait que le squelette, qui constituait l'armature de leur corps de boue solide, se mettant à dégouliner en cas de pluie. Les urnes funéraires n'étaient pas en reste, elles vibraient vigoureusement comme si les cendres contenues voulaient prendre l'air. On ouvrit pour voir, l’une de ces urnes d'ou sortit des volutes grises qui prirent, elles aussi, momentanément, forme humane, avant d'être éparpillées par le vent, avec lequel les Airrant s’étaient mélangé dans le but, pour voir, d’essayer, au cas où ce serait possible de ce faire un corps solide en réunissant ces cendres, dans leurs être-gazeux…

Les miséreux et autres clochards, à Maudisland, terre de folie, avaient une alternative à leur misère sans perspective: s'inscrire à "une chance sur deux" pour y jouer leur vie à pile ou face; si vous étiez préalablement sélectionné (au tirage au sort?) vous pouviez participer au Jeu dans le studio télé prévu pour cela, et en direct, devant téléspectateurs, spectateurs, et témoins. Après une brève et pathétique biographie du candidat, narrée par une voix off féminine, il suffisait pour le joueur, seul au milieu de l'écran, de choisir en le disant clairement, entre pile et face: si, le sou suprême lancé par un enfant blond de 5 ans atterrissait sur le bon coté, que le coté que vous aviez choisis était visible, vous aviez gagné une grosse somme d'argent, sinon, vous étiez abattu le plus proprement possible, d'une façon choisie par la chaine dans un panel de techniques d'exécution allant de la pendaison à la guillotine, en passant par la fusillade ou le poison...etc. Ceci pour varier les plaisirs, que cela ne soit pas trop monotone pour le téléspectateur. Mais souvent le candidat perdant était tout simplement tué de telle sorte qu'il était possible de récupérer ses organes, revendus ensuite par la chaine à des hôpitaux privés (il était stipulé sur le contrat du candidat, qu'en cas de perte au Jeu, il abandonnait son corps à la chaîne.)
Le candidat qui gagnait avait le droit pour doubler ses gains de remettre sa vie en jeu indéfiniment.
Un jour le Jeu fut sabordé par un mutant ayant le don indépendamment de sa volonté, d'influer positivement à son avantage jusqu'à l'extrême, sur le hasard ou la destinée; un hyper chanceux, qui vida totalement les caisses du Jeu, sans que la chaîne y puisse rien y faire. Ce don d'hyper chance, pensa un savant s'étant intéressé à cette histoire, devait s'être révélé à l'approche d'une mort imminente, comme un électrochoc, car jusqu'à son inscription au Jeu sa vie n'avait rien de réjouissant et même, il avait prévu en fait de jouer au Jeu « suicidairement ». Les Airs se détournèrent de la télé…
Le chasseur de primes Ji Rats était sur la piste du cambrioleur "inter-dim" Raul Bird. "Inter-dim", c'est à dire qu'il avait le don d'évoluer dans d'autres dimensions, en raison d'une mutation génétique due à la prise par sa mère lors de sa grossesse d'une pilule avortive chimique et radioactive, qui aurait dû, faire disparaitre purement et simplement le fœtus par désintégration atomique. Raul Bird ne se gênait pas pour voler et ensuite pour échapper à la police, d'user de son pouvoir ; l'un de ses faits d'arme fut le vol dans le laboratoire réputé secret, de Savant-tête-de-Kon d'un document scientifique, ensuite revendu à « la Secte ».
Ji Rats se rendit à l'endroit où on avait vu pour la dernière fois Raul Bird, avant, présumait-il qu'il ne change de fréquence de réalité; un coin de campagne perdu, et, pour tenter d'y trouver des indices de sa présence, il enfila des lunettes spéciales; des prototypes que « TRANSCENDANTECH» lui avait prêtées pour qu'il les teste dans la perspective éventuelle d'une mise sur le marché. Des lunettes à modulation de fréquences visuelles qui permettent de voire dans d'autres dimensions, ceci, en tournant la molette de réglage centrale comme si on cherchait une fréquence radio sur un poste antique.
Il finit, après plusieurs heures de recherches, au-delà de tout espoir, à le dégotter dans une zone au négatif; la clarté y était ombre et l'ombre son inverse, (ce qui fait qu'il eut du mal à le reconnaitre) en train de se prélasser au soleil noir, sur une chaise longue un cocktail foncé à la main, au bord d'un lac laiteux. Une fois qu'il fut sûr de l'avoir repéré, il retira les lunettes pour juger sur quel parallélisme de ce monde il se trouvait. Il était à l'emplacement d'une prairie ou patientait seul un petit cheval noir aux yeux albinos. Ce cheval correspondait à l'espace atomique occupé par Raul, ce cheval était sa trace, son double moléculaire comme on en trouve parfois dans les champs du possible de l'espace-temps. C’est ainsi qu'en modulant la fréquence du cheval avec un translateur atomique mit au point par « TRANSCENDANTECH», on réussit à attraper Raul Bird et à l'emprisonner dans un pan de l'espace temps, une zone de vide (de vide ou presque car là, logeait un grand nombre d’Airs / Erres) dont il ne pourra pas s'échapper, grâce au système de brouillage fréquentiel incorporé dans le translateur et réglé sur sa masse atomique.
Chez un brocanteur dans les bas fonds de Maudisland, Hhde trouva, en s’engouffrant sans véritable but, au fond d'une veille malle, un étrange manteau chatoyant, à la coupe insolite, à la fibre bizarre, et dont il ne sut deviner à quelle époque, temps ou ère, il avait été tissé.
Il « l'enfila », c’est-à-dire qu’il entra dedans comme on gonfle un dirigeable, pour voir… et là, alentour tout changea brusquement: il se retrouva sur le trône du roi Tât au pays de l’Ôot (Ce nom, Tat et ce lieu Ôot lui étaient venus en tête comme s’il les avait toujours connus, bien que cela était la première fois qu'il les pensait). Plusieurs paysans de ses sujets agenouillés devant lui, lui demandaient la faveur d'un délai supplémentaire, pour payer l'impôt. Il prit peur et sortit vite le manteau pour revenir dans le monde initial de Cosmonde-Internationastre…et regagna l’extratmosphère où il fut témoin de cet événement :
Un humane expulsé par l’explosion soudaine de son astronef fut envoyé valdinguer dans l’extratmosphère, il s’écrasa sur un bloc mou, ce qui amortit de fait le choc, il resta un instant groggy, jusqu'à ce qu’il entende une voix lui demander : « vous vous êtes fait mal ? Il s’interrogea sur l’origine de cette voix, puis compris en regardant mieux. Il s’aperçut qu’il était sur un cerveau géant, un cerveau de la taille d’un « éléphantasme », vivant dans l’extratmosphère, cette cérébrale créature, se laissait porter par les vents extratmosphèreriens, aidés quelques fois par des Airs, « Car moi, ça m’a fait très mal » ajouta la cervelle spatiale. Il attendit en espérant voir arriver du secours, (une aide qui était peu probable, étant donnée la grandeur immense de Cosmonde) tout en faisant la conversation de temps à autre avec l’être de matière grise. Mais bientôt la faim se fit sentir, et malgré sa sympathie pour ces méninges, et les suppliques de celles-ci de n’en rien faire, il commença à manger le cerveau, petit à petit, et le cerveau grignoté commença évidement à dysfonctionner : « S’il vous plait…arrêtez…d’ailleurs…la lumière noire...Je n’arrive plus…à me réveiller…avez-vous…un…balai…faire…méninge...j’ai inventer un couvert de table à double usage d’un coté c’est une fourchette de l’autre…à l’autre extrémité c’est un couteau…encore une bouchée…qu’on est bien à planer comme…ça…se dit-il… dans les airs…à force il ne resta plus de cerveau à manger bien sur, à la place, il y avait désormais cette masse humanoïde obèse et laide qui stagnait entre deux courant extratmosphèriens, qui allait rester là à flotter en tourneboulant sur lui-même, jusqu'à l’arrivée d’une fin des temps ou d’une autre.
L’Airs qui avait vu cela, était déjà partie depuis longtemps, quand en définitive le naufragé finit par vomir le cerveau, en plusieurs morceaux, chacun de ces morceaux étant un embryon…    
Puis par pure hasard, Hhde entra dans une dimension de pure vide, blanche, qui commença à prendre des couleurs puis bientôt une matière indéfinissable commença à se former, il comprit avec un optimisme amusé que par sa présence cette dimension allait se remplir: exister!

Souvent les Aires se contentent d’entre chez quelqu’un pour regarder les antiques télés remises au goût du jour, par le société de divertissement, mais un jour…le gouvernement de Cosmonde, décréta l'arrêt total des programmes et la mise sous séquestre des postes de télévision, ceci pour stopper l'invasion étrangère; des « êtrangers » (existant sur une autre fréquence) extrêmement belliqueux, qu'on surnommait: "échassiers" en raison de leur longues et fines jambes sous un petit tronc trapu, le tout très élastique, utilisaient les télés comme passages inter-dimensionnels ( leur élasticité leur permettait de passer à travers les écrans les plus petits) mais apparemment, constatèrent les Airs/Erres, les écrans télé n’était pas la seule source d’invasion puisque il virent en errant chez d’autres gens … Elle se mirait dans la glace de la grande armoire, heureuse et satisfaite, de l'effet obtenu grâce à cette nouvelle robe, quand soudainement, le miroir se flouta et de cette opacité, sortit un drôle d'individu en "tenue technologique"; des instruments mystérieux et métalliques étaient accrochés au tissu bleu électrique de sa combinaison plastifiée.
"Excusez-moi" dit il, cependant qu'elle restait bouche bée, statufiée par ce qu'elle venait de voir: l'arrivée d'un être d'un autre monde ? D’une autre réalité ? D’un autre Univers? « Ou pas », d’ailleurs, se dit- elle. Peut-être n’était ce qu’un ordinaire voisin qui passait bizarrement chez elle ? Il décrocha de son costume une sorte de téléphone portable bipant, marqua une pose pour y lire quelque chose puis, comme guidé par ce qu'il y voyait, il dirigea ses pas vers l'escalier qu'il descendit pour ensuite traverser le salon salle à manger, dans le canapé duquel le chef de famille trônait en regardant non pas la télé, interdite, mais un hologramme artistique. En passant devant le poste de télévision à l’écran brisé, il s'excusa à nouveau, cette fois auprès de l’ex- téléspectateur, qui n'eut pas le temps de réagir de quelques façons que ce soit, avant que l'étranger ne plonge et disparaisse dans le grand miroir ordinaire, du vestibule… Quelque Airs / Erres s’incrustèrent dans un vaisseau spéciale qui venait d’outre-Cosmonde et qui en piètre état, venait d’entrée dans l’extratmosphère, pour s’aller choir sur une planète évitée par tous… il avait mit, pour ralentir la chute de toute façon inévitable, son astronef en mode aviation, en espérant que même si lui n'en avait jamais entendu parler, que quelqu'un connaisse cette planète.
Finalement il enclencha son siège éjectable. Lors de la douce descente, assis, en parachute, il fit mentalement l'inventaire des appareils qu'il possédait incorporés à son siège et à sa combinaison, bien sur de quoi respirer en altitude (la planète d'après sa montre-ordinateur avait une atmosphère similaire à l’extratmosphère, et respirable, à sa surface) une mini-radio pour entrer en contact avec la base, si celle-ci était inefficace, il mettrait en marche la balise de repérage, de plus, il possédait quelque nourritures. En s'approchant de la surface, il apprécia mieux le sol de l'astre; tellurique; le bleu profond qu'il pensait initialement être un océan était en fait la couleur de la roche dont était totalement constituée la planète; ce bleu était la couleur unique existante en ce monde. Comme il s’agissait bien d'un sol solide, il n'aurait besoin du système de gonflage que pour atténuer le choc avec la terre bleue et non pas pour un amerrissage.
Dès que les airbags touchèrent le sol, instantanément ceux-ci se transformèrent en la même matière dont était faite la planète (une sorte de minéral vivant peut-être phagocyte, ou un champignon, ou du corail ?) et par contagion grimpante, le siège aussi, puis très vite, ce fut son tour à lui, d'être statufié de bleu, quant au parachute, il resta un instant en l'air, solidifié de bleu également, la maladie étant grimpée par les sangles, puis à la fin, s'effondra et s'éclata en poussière .
Les Airs se réunirent autour de l’un d’entre eux qui revenait d’un voyage lointain, et qui leur parla de l’une de ces rencontres, des plus uniques et onirique qui soit…
« De ma rencontre avec l'homme à la tête de spirale, j'ai le souvenir tangent de paysages renversés ou les montagnes sont stalactites et le sol de l'air ferme.
De ma rencontre avec l'homme à la tête de spirale, j'ai le souvenir limite et presque indicible d'une mer immense et vide, du nom d’Océnéant.
De ma rencontre avec l'homme à la tête de spirale, j'ai le souvenir étouffant et dense, d'une forêt pénétrante, qu'on ne peut traverser qu'en se frayant un chemin à grand jet de désherbant instantané, et qui s'ouvre heureusement, sur des prairies libératrices.
De ma rencontre avec l'homme à la tête de spirale, j'ai le souvenir pollué d'une cité de carbone, se propageant dans des proportions égales vers le haut, à la surface, et en profondeur.
De ma rencontre avec l'homme à la tête de spirale, j'ai le souvenir solitaire, d'un désert paroxysmique, d'une étendue incommensurable à la surface lisse et dure comme le diamant
De ma rencontre avec l'homme à la tête de spirale... » Puis il continua de raconter : « On faisait fondre, dans des fonderies-étables, divers métaux qu'on donnait ensuite à manger dans leur état de fusion, aux mange-métal. Mange-métal; une bête horrible à la température infernale, sorte de porc rouille et vert-de-gris dont s'échappaient en permanence du groin, des gaz toxiques, à la peau plus épaisse que celle d'un rhinocéros, et faite de l'alliage mystérieux des différents minéraux dont on le nourrissait. Bête qu'on destinait à l'abattage justement pour sa peau, cuire de métal, métal-mixte aux étonnantes propriétés et qu'il était impossible d'obtenir autrement que de cette façon artisanale; avec équarrissage au laser. Seuls la peau et les os étaient fait du métal désiré, le reste de la bête était d'alliages communs et disparates qu'on refondait et donnait à manger aux autres mange-métal en pleine croissance...etc. A l'état sauvage, le mange-métal vit sur Magma-planète 3, planète encore jeune où l'activité volcanique importante lui fournit sa nourriture. » Il enchaina sur un autre individu qu’il avait vu : « Il était appelé, "le géniteur universel", avait le don de féconder par simple contact physique, par l'épiderme, toute créatures femelles ou assimilées et il prenait son rôle au sérieux. La progéniture obtenue, était mutante et entrait de ce fait, dans l'arbre généalogique évolutionnaire des espèces.
Malheureusement, un jour, ébloui par sa beauté, il ne put se retenir malgré les conséquences, d'effleurer cette vampire énergétique, une pompeuse d'énergie vitale, par toucher également, seul un de ses semblables pouvait entrer en contact physique avec elle sans risque. Le géniteur universel, périt en quelque secondes d'inanition, même si la vampire ne lui voulait aucun mal. Elle tomba ensuite enceinte en pensant que c'était l'enfant de son compagnon régulier alors qu'il était bien sur, le fruit du toucher du géniteur universel, cet enfant allait devenir un mutant surpuissant faiseur de vie et de mort, maître des énergies que certain peuple hissèrent au rang de divinité… »

Voila Maudisland victime d’une nouvelle épidémie, une maladie ou une mutation, voire une invasion parasitaire…La chose multiple, mouvante et filamenteuse de deux mètres de long dépassait de dessous la porte en tentant de sortir, mais quelque chose la bloquait de l'autre coté. Comme on n'entendait pas de cris ni de plainte venant de l'intérieur de l'appartement, on décida d'utiliser le feu puis de l'éteindre aussitôt qu'il eut fait son œuvre, les pompiers utilisèrent de l'essence.
Quand il ne restait plus de la créature blonde que des cendres, que tout risques étaient écartés on ouvrit la porte; la femme était étendue juste derrière, morte étranglée pas sa propre chevelure qui avait pris une vie indépendante, et dont il restait encore quelque petites mèches vibrantes ayant survécu aux flammes. Le nouveau shampooing de marque "Chevif" fut retiré de la vente et sera surement étudié dans des buts moins pacifiques que l'hygiène de la tête. Tout ceux ayant utilisé ce shampooing étaient invités au plus vite à se rendre dans les centres créés à cet effet pour qu'on leur supprime leur système capillaire et devenir chauve, question de vie ou de mort.
D’étranges mouvement de mode sévissaient à Cosmonde comme le tatouage génétique, qui faisait bien rigoler les Airs / Erres…
Une nouvelle forme d'art, à même la matière organique était donc apparue: Le "tatouage" génétique. Par la modification cellulaire ultra complexe comprenant des réactions chimiques quasi insoupçonnables; l'accident n'était pas totalement banni de la réalisation d’une œuvre épidermique, picturale ou graphique, toujours indélébile. Cette forme d'art revenait en fait à produire des cancers bénins.
Il ne fallait pas faire d'erreur grossière, car revenir sur une modification revenait à faire une autre modification avec les même risques que la précédente: un cancer malin.
L'être modifié était une œuvre d'art vivante et sa dépouille pouvait avoir une grande valeur, c'est pourquoi d'une manière générale les candidats était peu nombreux, bien qu'il y ait des avantages liés au statut de V.I.P. (entre autre, vous seriez invité à vous montrer dans le grand monde). Surtout si l'artiste était coté, la peur de se faire enlever ou assassiner pour sa peau était présente, ceux qui auraient eu intérêt à cet accord artistique ; des S.D.F. qui seraient prêts à sacrifier un peu de leur liberté pour logis et nourriture, n'intéressait pas les artistes en raison de leur santé déclinante due à leur vie difficile, ce qui fait que les œuvres sur matériaux humains étaient rares et donc plus chères que sur matériau animal.
Le faire sur des animaux était autorisé même directement sur l'embryon, les gènartistes attendaient avec impatience l'autorisation de travailler sur embryon humain, des clientes s'étaient déjà fait connaitre qui voulaient une calligraphie « japoniaise » de leurs initiales, sur le ventre de leur bébé bigarré aux couleurs de leur armoiries. Puis sans lien apparent, un Airs parla d’une certaine planète qu’il visita pour en dire…
« Cette planète avait une révolution tellement chaotique, elle faisait des tours sur elle même de façons si imprévisibles et désaxés (des catastrophes naturelles presque permanentes en était la conséquence), qu'il en était impossible (malgré les calculs savants des mathématiciens qui voulaient en définir la complexité) de deviner la durée des jours et des nuits, des saisons, si on prétend qu'il y en ait, ou la météo (mais ça c'est plus normal). De ce fait sur cette planète on est hors du temps, la vie y est difficile à appréhender, mais elle y a, ici aussi, pris ses quartiers. » En repassant par Maudisland les Aires apprirent…
A Maudisland, la loi, désormais, s’inspirait du jeu télé déjà évoqué. Et donc, la peine de mort était systématiquement appliquée. Le condamné, de plus, était obligé de faire don de son corps à la science et donc de ses organes à la médecine c'est-à-dire celles du gouvernement de Maudisland.
Pour que le don soit possible la mort ne devait n’être que cérébrale, et on devait, ainsi que le condamné, prendre soin de sa santé dans le laps de temps qu'il lui restait à vivre, selon le besoin de greffons.
La mort était donnée de cette façon: Une grosse aiguille à piston allait transpercer le crâne assez profondément et instantanément dans un endroit du cerveau ou la mort était inévitable. Le condamné ne pouvait pas trop se plaindre, c'était déjà assez bon qu'on lui permette de mourir avant de lui extraire ses organes. Cette peine de mort les juges de Maudisland auraient aimé l’appliquer au plus vite, à une bande de pirates, des spécialistes du chantage spatiale, des maîtres-chanteurs intersidéraux qui utilisaient un système "anti-photons"; un transformateur de lumière en ombre (mit au point par les savants-terroristes), qui permet avec au moins trois astronefs d'étendre un trame d'onde anti-photoniques entre une planète et son soleil, entrainant ainsi la nuit en plein jour; une sorte d'éclipse artificielle pouvant durer indéfiniment sur une surface de la taille approximative d'une « France ». Ils demandaient une forte rançon de matières premières en échange de "la remise à jour".

Les Airs allèrent ailleurs…Parce qu'ils pensaient donc que le danger viendrait des étoiles, telle ne fut pas leur surprise, de voir venir des envahisseurs de leur propre sous-sol, plus précisément du noyau en fusion central de leur planète. Surgirent des volcans, des grottes et des failles tectoniques, à la silhouette humane, des êtres à la matière vivante en fusion (dont il n’y avait guère que les Aires / Erres qui soupçonnaient l’existence); du magma organique: incroyable! Ils firent d’une bonne partie de la planète, une désolation. Pourquoi? Sans doute pour satisfaire un dieu fou ayant créé ces hommes de lave pour tromper l'ennui et pour recommencer, après ce nettoyage par le feu, une nouvelle œuvre. Une fois un tiers de la surface de la planète détruite, les soldats de lave étaient retournés dans leur nid de fer rouge.

Si vous commencez à rencontrer planant dans l'espace, des astéroïdes à forme de griffons, de licornes, de déesse grequcos...etc. explique un Air à ses confrères, c'est que vous êtes arrivé dans "l'atelier du sculpteur", un système solaire formés d'une petite étoile autour de laquelle tourneboulent une grande quantité d'astéroïdes, bien trop petites bien sûr, pour être considérées comme des planètes, mais assez grosses pour l’artiste; c’est une matière première pour le sculpteur; un énorme androïde armé de ciseaux er d'un maillet géants empruntant ses gestes précis d'artiste à l'humane contenu à l'intérieur de la machine, et intimement relié à elle.

Retour à Maudisland, la cruelle, où dans le cas des dernières vieilles personnes atteintes de sénilité ou de maladies cérébraux-dégénératives (et pauvre de surcroit) existant encore, comme les stimulants neuronaux ne faisaient pas effet sur eux (à moins qu'on en ai fait l'économie) comme leurs empreintes psychiques n'avaient pas de valeurs particulières (vue la dégénérescence de leurs cerveaux) et comme, la famille, si elle existe encore, ne voulait pas de ces vieillards, et puisque l'inhumation n'avait plus cours, ils étaient tout simplement carbonisés suite à l'action éclaire ( le décès était provoqué par électrocution) de l'euthanasiste en chef.
Pendant un bon moment les Erres / Airs observèrent des gros travaux : dans Maudisland malgré la présence des hommes de laves qui finalement furent « déménagés », les travaux pour construire un vaste réseau de tunnels réunissaient tous les coins du monde, sorte de métro mondial. Certaines de ces lignes passaient même par le centre de la planète, et beaucoup craignaient, que la planète percées de part en part, se disloque… alors que pendant ce temps à Gaya ; une autre planète sur laquelle les Erres vinrent passer des vacances, la guerre faisait rage pour le contrôle du sol (redevenu habitable au bout de 2000 ans d'attente) entre les « souterriens » qui avaient élu domicile, comme leur nom l'indique; sous terre, ceci pour échapper à la pollution en surface, due à une précédente guerre mondiale, et « l’azuréen » vivant très haut dans l'atmosphère, sur des bases antigravitationnelles, pour les mêmes raisons. Ces deux peuples qui s'étaient ignorés pendant des siècles allant jusqu'à oublier leurs existences réciproques, apparemment persistaient dans la connerie.
Parmi eux, Galab le Ramélkien, être vouté aux yeux globuleux, à la peau bleuâtre et aux mains pleines de ventouses, à sa venue sur la planète des hummes en tant que missionnaire de la religion soléènne, se cachait des regards intrigués et curieux sous d’amples vêtements capuchonnés pour ne pas effrayer les gens par son apparence. Puis, à la longue ce ne fut plus nécessaire, car, par un lent mimétisme d'une décennie, il finit par avoir parfaitement acquit l'aspect d'un humane, ce qui facilita sa mission de prosélyte. Il organisait des messes soléènnes pendant lesquelles il prêchait, récitait les versets du Métapoème qui raconte que l'âme des morts récents, alimente en combustible les étoiles. Ce combustible est un élément de l'âme qui la rattache encore à la matière, une fois cet élément dispensable éliminé par le feu stellaire s'échappe de l'étoile un effluve épurée (cet effluve dont il est question, ce n’était que les Erres, eux même, que Galab prenait pour ce qu’ils ne sont pas); l'âme ainsi nettoyée peut partir ensuite vers d'autres aventures cosmiques. Cette religion n'avait d'autre ambition que la révélation d'une vie après la mort dans la purification de l'âme par le feu des étoiles. Mais les autorités humanes l'interdirent cependant, en raison des débordements que cette croyance provoqua sur la planète Io.5, en effet, certain prophètes, selon la rumeur, auraient prédit la mort de leur soleil, de ce fait d'autres, préconisèrent le sacrifice de masse et l'assassinat, pour réalimenter l'étoile. Un massacre énorme eut lieu. (Cette rumeur d'extinction du soleil de Io.5 aurait été diffusée par la secte des savants terroristes, à moins que ce soit, là aussi, une rumeur.)
Ces circonstances avaient révéler aux grands jours l'appétence criminelle de nombreux assassins dont certains avaient d'étranges mœurs: Ce tueur à gages et en série avait prit l'habitude de s'infliger une brûlure longue de 6 centimètres pour chacune de ces victimes, étant très doué dans sa partie, son corps se couvrit vite de scarifications qui avaient épargné jusque là son visage, mais, en manque de place il en vint à poser son couteau à la lame brulante finalement sous son œil droit. Tout aussi idiot, sinon plus, celui qui se tatouait un peu partout sur le corps, les noms, prénoms, âges, et dates de la mort de ses victimes. Et les Airs, assistèrent à tout cela horrifiés, mais pourtant tout autant fascinés, Fascinés ils l’étaient également par la chaîne « Là » de diffusion holographique dont les programmes pouvant apparaître partout et soudainement dans la ville, « Là » avait eut l'autorisation de l'Etat, pour choisir un jour tenu secret dans l'année, durant lequel la vie privée était juridiquement suspendue, ceci dans le but, d' envoyer un peut partout sur Maudisland et ailleurs, la multitudes de cameras-mouches de l'émission "Omnitivi" à la recherche de programmes toujours plus scandaleux.
L’Airs nommé Hhde, après avoir erré dans un blizzard bizarre, un blizzard de glaces et de cendres, vit, rien qu'en se la racontant, la ville et ses avenues droites, ses rues et ruelles sinueuses aux noms de personnalités préhistoriques et d'animaux chimériques. En son centre, des immeubles aux mille et uns étages, en briques carboniques bétonnées, et à la périphérie, ses plastico-villes, ces cases de 2 mètres cube entassées, pour les démunies. Ses véhicules automatiques à la roue large et unique émettant une vapeur polluée humidifiant tout sauf les écrans publicito-médiatiques hydrophobes. Parmi les publicités pour le fleurs animales en conserve d'Omega 2, et les alcools prétendument à base du fruit naturel (ce qui est un mensonge) on trouvait sur ces écrans, la réclame pour la potion du docteur Hygiènix avec l'avertissement qui suis: "l'ingestion de la potion du docteur Hygiènix ou plutôt l'arrêt de sa consommation, nécessite une hospitalisation avec mise sous bulle antibactérienne immédiate pour réadaptation de l'organisme, en effet, la consommation de la potion, détruit bien tout les microbes mais également tout les globules blancs, mettant le consommateur à la merci des maladies après arrêt du traitement. Ou pour ce médicament contre la douleur mais qui peut anesthésier tout le corps comme si le sens du toucher était abolie, en général momentanément, heureusement.
Et il y avait aussi la pub pour ce régénérateur buccale dont l'application sur les gencives, fait repousser les dents, mais peut avoir un effet secondaire sur les personnes aux gènes inadéquates; outre des dents surnuméraires dans la bouche, qu'il suffit d'arracher, le régénérateur peut transformer le consommateur, ce produit étant fait à base de gènes de requins transgéniques dont on sait que la dentition est à repousse permanente, en hybride, homme-requin, avec les inconvénients, mais aussi les avantages que cela comporte, comme des capacité décuplées en natation, pourquoi s'en plaindre ? Alors que ça pourrait être pire, comme ceux auxquels le baume dentaire fit pousser des dents de requins partout, ou plutôt n'importe où sur le corps, ce qui est douloureux. Il se dit qu'au fond, il serait plus prudent d'utiliser les alicaments du labo "B.O."( Bon pour l'Organisme) spécialisées dans les confiseries aux plantes bienfaitrices (en fait le plus important dans les produits du labo BO est sans doute leur nom comme "bonbonheur"(qui est utilisé pour les dépressions) ou "Orgamour"(l'aphrodisiaque)) Le fondateur du labo BO avait fonder l'entreprise après l'anecdote qui suit:" Prit d'une migraine nauséeuse il chercha dans l'armoire à pharmacie un médicament contre son mal, mais n'en trouva point, sinon un vieux bonbon à la menthe au fond de sa poche. Se servant de son index comme goupillon il fit le signe superstitieux, ou placebo, de croix au dessus de la sucrerie en disant:" ceci est un bonbon qui soigne les migraines" et ajouta: «Amen ». Puis il l'avala et pensa à autre chose. Quelques minutes plus tard, il se rendit compte qu'il n'avait plus mal au crâne! "Que penser?" se dit il, hasard, ou réelle efficacité du rite? Puis il réalisa qu'il aurait du faire de ce bonbon, un médicament qui soigne tout éternellement. Mais il était trop tard". (Un spectacle à éviter aux âmes sensibles; la boxe par équipe de la planète Zax; au moins deux équipes de sept zaxiens; êtres trapus à quatre bras, se foutent sur la gueule à mains nues et à coups de pieds, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un ou plusieurs individus de la même équipe encore debout. Un champion qui resta dans les anales, c'est Taak'up qui parvint, seul rescapé de son équipe à mettre ko. Trois adversaires en même temps et ainsi à remporter la victoire.)
Le labo BO sous le nom de la marque "Killort" avait également mit sur le marché à l'attention des suicidaires; un poison, un poison inoffensif mais qui tuait disait la publicité inévitablement si on le prenait, tuait sinon immédiatement, tout au moins dans un laps de temps indéfini, et donc, Killort était vierge de toute attaques en justice, que son poison soit efficace ou non. On pouvait voir un aspect positif à ce produit; le suicidaire faisait patienter sa frustration de vivre, par ces petits suicides sucrés. Tout à coup, les écrans montrèrent le dernier produit en vogue; le kit mutagène qui ce présente sous la forme d'un aquarium de 10 litres et d'une cellule vivante aquatique de 3 centimètres de diamètre, qu'on jette dans l'aquarium préalablement rempli d'eau déminéralisées, et de différentes substances chimiques avec lesquelles, par différents dosages savants, on fait, tel est le jeu; pousser, muter, passer la cellule, par divers stades d'évolution, et on modifiera de la sorte, sa couleur, sa forme sa taille ..Etc. Jeu à priori inoffensif mais le mode d'emploi stipule bien qu'il ne faut jamais mettre dans le bocal autres choses que les produits fournis par le kit. Si l'enfant y mettait par exemple du jus d'orange ou du chocolat, le fabriquant niera toute responsabilité vis à vis de ce qui vous sautera à la gueule! Puis suivirent les bandes annonces des agences de voyages proposant des safaris microscopiques, des chasses aux acariens, petits bêtes devenus par votre rapetissement due à une contraction atomique, des animaux de la taille d'un lion ou d'un éléphant, ainsi que des séjours, parmi les peuples arboricoles, de l'arbre-monde; seule plante sur Epsilon 5 ayant survécu à un holocauste nucléaire; un arbre de la circonférence d'une montagne aux branches grimpant jusqu'à l'extrême limite de l'atmosphère, jusqu’à l’extratmosphère, et aux racines poussant jusqu'au centre de la planète. Arriva le message d'un diseur de bonne aventure: «Pour lire dans l'avenir d'un homme tout ce qui n'est pas inscrit dans l'A.D.N. il y a bien sur les lignes de la main, mais un bon professionnel comme moi, obtiendra un résultat plus précis avec celles des empreintes digitales et de plus, un complément d'information avec les lignes anales. » Justement, les laboratoires "Génétech" proposaient à tout un chacun leur services techniques dans l'expertise de ses gènes, en échange d’une somme modique. Mais si Genétech y trouvait des qualités rares, voir uniques ou tout autre spécificité, il était près à faire l'achat d'un échantillon de cet A.D.N. sous forme de cellules souches, le prix de ces cellules pouvait, parait-il, atteindre un chiffre exorbitant...
Ailleurs, des humanes ayant détruit la flore indigène pour faire pousser leur maïs transgénique, les abeilles bleues indigènes en avaient perdu au bout du compte, leur source initiale de nourriture et se recyclèrent par mutation dans le vampirisme. Elles se mirent à attaquer les humanes pour leur pomper le sang. Un sang chargé en O.G.M. qui les fit grossir à vue d'œil et devenir au fil du temps de plus en plus intelligentes, cependant que sur les humanes le maïs avait pour effet de provoquer une régression mentale. Finalement, les abeilles réduisirent au rang de bétail ces humanes devenus déficients.

Les "Nases", comme on les appelle, sont des créatures que n’apprécient pas beaucoup les Erres/Airs pour des raisons évidentes ; les Nases ne parlent jamais, et pour cause, ils n'ont pas de bouche. Ce sont des créatures presque humanoïdes de petite taille (1m10 en moyenne) à grosse tête sur le visage de laquelle, trône sous deux petits yeux: un gros nez à 4 narines minimum. Il faut dire que les nases se nourrissent uniquement par inhalation, parfois de gaz aux parfums savamment dosés pour les fins gourmets. Leur respiration est leur mode de nutrition. Les nases ne sont pas pour autant muets ou télépathes; ils communiquent entre eux par reniflement (aspiration) ou par souffle (expiration) se servant de leur appendice nasale comme d'un instrument à vent. Vous imaginez bien que les Airs n’apprécient pas vraiment de se faire aspirer par ceux-ci, pour s’égarer dans leurs tortueux labyrinthes pulmonaires…Il y a des gens, se disait un Air, qui ont parfois intimement maille à partir avec d’autres créatures, de différent types, parmi lesquels, ce gars dont une multitude de minuscules aliens avait colonisé le slip, ce qui faisait qu'il n'osait pas se déshabiller devant une fille de peur de l'effrayer par la présence de ses hôtes, qui finalement envahirent toute la surface de la peau dont ils se nourrissaient, raisonnablement, de la couche superficielle. Peut-être habitaient-ils également l'intérieur du corps. Les petits aliens lisaient dans ses pensées (du moins le supposait-il) et il est possible qu'ils les contrôlaient aussi. Quand il voulait prendre un bain, ils se rendaient sur un endroit où le risque de noyade était moindre; la tête, ou ils quittaient momentanément le corps. En fait ce n'était pas si gênant, les micro-aliens entretenaient le corps et modifiaient sa chimie, de cette façon le sens du touché était adapté pour qu'il ne ressente pas de démangeons et qu'il se gratte, ce qui est dangereux pour ces créatures, ils favorisaient la cicatrisation des plaies, détruisaient les microbes pour limiter au maximum les maladies, et également tueraient les autres parasites (morpions, poux, tiques, gale) qui se présenteraient. Si lui et les aliens lilliputiens se mettaient d'accord sur les détails de la colonisation, ils pourraient vivre sur lui jusqu'à ce qu'il devienne cadavre, ce qui peut être plus long qu'on ne l'imagine, surtout à l'échelle de ces mini-aliens.

Il s'aperçut soudain, qu'à part les écrans bourrés d'enregistrements, dans cette ville plus rien ne bougeait sinon des véhicules automatiques vides, qu'il était la seule personne vivante dans cette cité fantôme, comme si l’abus d’activité, de données, comme si sous l’effet de trop plein d’information, ici toutes vies s’étaient volatilisées, à moins qu’il ne s’agissent du couvre-feu…Alors il partit suivre des explorateurs, qui trouvèrent une nouvelle ile spatiale où deux de leurs éclaireurs marchaient tranquillement, au milieu d’une pleine immense et inhabitée, sinon par quelques arbres ici et là. Le premier marcheur, entendit tout à coup hurler derrière lui son compagnon qui, quand il se retourna, avait disparu. Un arbre tout proche remuait comme poussé par le vent, ce qui lui mit la puce à l'oreille. Il s'approcha de la plante, la palpa de la main et là, il comprit tout de suite, et trop tard, que vu la chaleur animal du tronc, cet arbre en particulier, en supposant qui y ait sur ce monde de vrais arbres, n'en était pas un, mais plutôt le sommet de l'iceberg, la houppe d'un animal souterrain énorme dont la tête émergea du sous sol pour l'avaler d'un coup par sa bouche béante. Tout proche il y avait un petit animal que les habitants de Maudisland aura aimé trouvé pour se soigner, car cet animal, entre la sangsue et le rémora, créature guérisseuse, absorbe la maladie sur les êtres vivants avec lesquels il entre en contact, plus précisément, il absorbe les cellules cancérigènes. On pourrait aussi les utiliser pour faire disparaitre les grains de beauté.

L’Air alla dans un autre vaisseau spatial où il y avait un ancien donneur de sperme qui avait demandé à la banque du même nom (de sperme), s'il était possible, maintenant qu'il était vieux et seul de rencontrer ses descendants issus de ses dons, si ceux-ci n'y voyaient pas d’inconvénient bien sur. La banque lui dit qu'elle allait se renseigner et le recontacterait. Quelque mois plus tard, il était en route vers la planète Isis/10, qu'on avait peuplée de ses spermatozoïdes transmutés, dont la fonction était d'aménager la planète, la rendre habitable pour d'autres colonies. Sur cette colonie vint au monde un singulier bébé, à sa naissance on trouva ce nourrisson normal, mais il ne fut pas long avant qu’on constate l'anomalie: l'enfant se mit à luire et à croitre à vu d'œil. Cette croissance ne se calma qu'à la tombé de la nuit alors qu'il avait déjà atteint une taille adulte. C'est pourquoi on conclut qu'il tirait son énergie, la source de son alimentation, car il en fallait bien une pour grandir de la sorte; du soleil. Le lendemain alors qu'il avait atteint la taille de deux mètres cinquante de haut, il quitta tout simplement la planète; il partit dans l'espace en lévitant sans aucun regard sous lui, pour rien, ni pour personne sans avoir jamais prit la parole, en supposant que cela lui fut possible, après tout, ce n'était qu'un bébé. Ce ne fut pas la seule naissance bizarre ; Le temps pour les exterminateurs professionnels de faire leur travail, ce qui ne fut pas si facile, certaines de ces toutes autres créatures ayant acquit par instincts de survie une intelligence élaborée, le réseau d'égouts, les chiottes, les lavabos...etc., dans un rayon de cinq kilomètres autour des laboratoires, furent condamnés, et la population évacuée. Ces bêtes présumées mutantes, profitaient de la tuyauterie et, remontaient en surface chez les particuliers, pour les dévorer, les parasiter ou...dans le rayon d'action de ces monstres, des femmes s'étaient retrouvées mystérieusement enceintes (et s'en rendirent compte trop tard pour avorter), comme si une épidémie d'immaculée conception avait sévit. On se demandait donc si les bêtes mutantes y étaient pour quelque chose, même si, les bébés furent tout à fait normaux, Et puis on avait cru avoir découverte une nouvelle espèce humane, mais leur apparence humanoïde n'était qu'une des nombreuses étapes dans leur croissance. L'œuf à partir duquel germe une plante animale donne un fruit énorme et rose d'où éclot l'humanoïde à taille adulte dont la métamorphose deux ans plus tard donne une sorte de poulpe volant grâce à de grandes membranes qui pondra un deuxième œuf d'où sortira cette fois ci ...etc.
…là dessus l’Airs retourna rejoindre ses semblables.
« Si jamais une météorite se rapproche dangereusement de votre planète, sachez que ce n'est pas forcément un fait du hasard, explique un Airs à ses camarades, mais peut-être celui d'êtres outre-terrestres s'adonnant à leur sport favoris consistant à se fixer une cible à atteindre depuis le fin-fond du cosmos, jusqu’à votre galaxie, et à ce jeu, on gagne quand son astéroïde s'est écrasé, quelles qu'en soit les conséquences à l'endroit choisi, votre planète en l'occurrence, tel un jeu de boulles cosmique ». Et ce fut au moment pile où ces mots furent dits, qu’un bolide venu des fins fond de nulle-part, percuta un Astèroiceberg à la frontière de Cosmonde Internationastre. Le choc terrible transperça l’astéroiceberg et libera alors un Erres qui y était coincé, enfermé, bloqué, emprisonné depuis au moins, dix nuits des temps. Cet Erre était d’une taille extraordinaire, incroyable, un être gazeux qui à lui seul, équivalait à plusieurs milliers d’atmosphères de planètes géantes, compressées dans un glaçon, inutile de préciser que sa libération ressembla à un véritable big-bang, mais, un Big-bang tueur, car par une fermentation plus que multimillénaire, il s’était tellement vicié dans le bloc gelé, qu’il en était devenu, son gaz était devenu, extrêmement toxique, à moins qu’également en lui s’étaient générés quelque micro-organisme, létal pour la vie en générale ? En tout les cas, en se rependant il asphyxia toute la population de Maudisland, la fourmilière entière de Cosmonde, ainsi que les faunes de l’extratmosphère et d’ailleurs. Tous périrent, sauf, les Airs / Erres, qui eux, au contact de l’ancêtre, (certainement que celui-ci avait muté pendant sa très longue période d’isolement ce qui provoqua cette réaction métaphysique sur les autres, ses atomes ayant acquis quelque anomalie interférant sur ceux d’autrui), les jeunes Airs, quand leurs masses gazeuses, s’entrecroisèrent, s’entremêlèrent avec le gigantesque, pour finalement se disjoindre, tous, se transformèrent, ils passèrent tout simplement à l’état solide, en changeant radicalement d’état physique de la matière, ils venaient de se faire durs. Venaient-ils tous, de faire à l’unisson une marche arrière sur l’échelle de l’évolution ? A moins que ce soit l’inverse, qu’ils aient évolué positivement à vitesse supra-rapide, l’Airs géant et toxique y compris. Ils venaient tous de passer non seulement à l’état solide, mais aussi à celui organique, ils étaient devenus ou redevenus ce qu’on appelât, des êtres humains…
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= commentaires =

pascal dandois


    le 18/12/2016 à 18:45:44
celui qui me prouve, (en supposant que ce soit possible) qu'il l'a lu du début jusqu'au bout, je lui paye au moins un coup en vrai, en lui promettant une bonne conversation sympa et sans heurts
Lapinchien


tw
    le 18/12/2016 à 18:53:39
je l'ai lu par du début à la fin par déontologie éditoriale cependant il y a des centaines d'histoires imbriquées dans ton texte et je ne me souviens déjà plus de la plupart d'entre elles en particulier étrangement de l'intrigue principale concernant ta civilisation éthérée.

Je suis à l'origine de la présentation du texte et je pense avoir mis le doigt sur l’intérêt majeur de ton texte : ton refus de l'anthropomorphisme et même anthropocentrisme voire anthropobayrouisme dans le genre de SF.
Lapinchien


tw
    le 18/12/2016 à 19:07:19
sinon est ce que tu as parié avec une tierce personne qu'elle t'offrirait 2 coups gratuits par personne à qui tu réussirais à faire lire ton texte ?
pascal dandois


    le 18/12/2016 à 19:10:24
c'est bien vu, l'anthropocentrisme m'agace pas mal car on en sort jamais, c'est difficile de trouver quelqu'un qui parvient à passer au-delà, à moins que mon seul et véritable problème soit le dandocentrisme
pascal dandois


    le 18/12/2016 à 19:17:13
sinon cette multitude de textes a bien pour but de noyer dans une complexité bordelique similaire à un genre d'univers, c'est pas très grave si on lit pas tout, de la même façon il est presque impossible d'assimiler le cosmos dans son ensemble, et je vais forcer personne à se coltiner la bible,le sillmarillion, ou le code pénal

Commentaire édité par pascal dandois le 2016-12-18 18:50:36.
Lapinchien


tw
    le 18/12/2016 à 19:18:19
sinon un autre truc auquel j'avais pensé mais je n'avais plus la place d'en parler en présentation, c'est ta volonté de détruire la routine dans laquelle la science du storytelling nous plonge. Du coup par exemple dans les séries télévisuelles ou autres on sait très bien raconter des histoires aux gens de notre époque, on sait faire de la bonne merde de synthèse, on transforme les gens en consommateurs de pubs accros aux drogues narratives. Tu leurres, dis. Merde, Ô, dis l'heure, en fait, non ?
pascal dandois


    le 18/12/2016 à 19:25:33
c'est peut-être juste de l'esprit de contradiction, ou je me suis torché depuis que je suis né tellement de fiction télévisuelle et autres films et même de la pub qu'a un moment j'en ai plus pu, du coup je tente surement de faire autrement, et même ce qu'il faut pas, d'autant que j'ai que ça à foutre (et j'ai fait un peu d'école dans le secteur publicitaire)

Commentaire édité par pascal dandois le 2016-12-18 19:01:17.
Lapinchien


tw
    le 18/12/2016 à 19:25:55
je suis très fier que la Zone publie ce texte à l'heure où tout un tas de camés non seulement va au cinéma pour mater un excellent DRogue One (encore mieux que Star Wars le réveil de la force) même camés qui en sont ensuite prescripteurs zombifiés auprès de leurs contactamis de la société réticulaire.
pascal dandois


    le 18/12/2016 à 19:39:29
encore que ces genres de cames au moins, sont portés sur l'imaginaire et ouvrent un peu l'esprit sur des "possibles" ce qui n'est pas le cas d'autres saloperies télé qui axent sur ce que l'humain à de quotidiennement médiocre

Commentaire édité par pascal dandois le 2016-12-18 19:13:17.

Commentaire édité par pascal dandois le 2016-12-18 19:13:34.
Tyler     le 18/12/2016 à 19:41:51
Bon ça commence par un mur de world-building... désolé j'ai plus la patience
faut rentrer direct dans le vif de l'action et faire passer le world-building dans le décor au fur et à mesure
Lapinchien


tw
    le 18/12/2016 à 19:47:40
et bien voilà en quoi Pascal Dandois justement ne s'inscrit pas dans les règles communes et fonctionnelles du storytelling efficient qui sait bien niquer les cerveaux comme il faut
pascal dandois


    le 18/12/2016 à 20:34:45
pour voir, juste pour tester,j'ai proposé ce truc à une boîte qui fait dans la SF, me fut répondu que malgré les "bonnes idées" que ce n'était pas une "nouvelle",je vais dire faute de mieux,(il y en a qui eux, savent décréter ce qu'est le "format" qu'il faut)que ce machin avec des mots c'est un microroman.
Lapinchien


tw
    le 18/12/2016 à 20:39:46
en même temps ils font leur taf. Peut-être pas entièrement cependant. Ils vendent des produits bien formatés qui impactent optimalement leurs consommateurs, cependant ils devraient investir un minimum dans la R&D pour explorer quel sera le storytelling de demain, forcément il se construira en rupture suite à saturation de leur soupe.
HaiKulysse


site blog fb yt
    le 19/12/2016 à 08:59:03
Bon, pour la toute première fois de ma vie, je vais commenter un texte de pascal dandois alors faites pas chier : je passe avec mes gros sabots.
Je vais le commenter à ma manière c’est à dire ne commenter que ce que j’ai lu (extrait en bas) et au fil du temps j’arriverais jusqu’à la fin, voilà la méthode :
Procédons par ordre alphabétique. Logiquement en ce mois de décembre 2016 nous commençons par la lettre A. Par exemple, je vous soumet le substantif « Airs. »
« Airs » : dès le début du texte on sent la vulnérabilité de ces « Airs » qui « risquent de faire aspirer etc. »
Ce qu’il y a d’original : ça me fait penser au carnet de bord de Darwin si vous l’avez lu, le voyage de Charles Darwin sur le Beagle partage le même champ lexical avec le début du texte de dandois mais en mêlant aussi un univers qui ressemble à Tolkien (c’est mon interprétation)
Mes doutes quant à l’intrigue : Quand on commence comme ça on peut très vite se faire enfermer par leurs nébuleuses mais je compte sur dandois pour me surprendre…
Affaire à suivre
(Après les textes-feuilletons à suivre, les commentaires à suivre)

« L’espace était envahie, sans que les indigènes s'en rendent forcement compte, d'êtres ayant la couleur et la consistance de courants d'air, se déplaçant comme tel. Et qui se cachaient, se déplaçaient dans tout Cosmonde-internationastre et dans Maudisland… On les surnommait, quand on savait leur existence, entre autres noms, les « Airs » ou les « Erres » car on savait d’eux, qu’ils se contentaient d’errer, dans toutes les zones cosmiques, au risque de se faire aspirer, respirer, mortellement, par divers individus ou peuples. »
pascal dandois


    le 19/12/2016 à 11:49:48
en fait le problème de ce texte c'est que je t'inocule à dose massive, je te l'aurais coupé en petits bouts que ça serait passé comme une allumette vaselinée
Lapinchien


tw
    le 19/12/2016 à 11:56:37
dans le prolongement de ce que je racontais sur le storytelling devenue la drogue du nouveau millénaire et bien ici Pascal Dandois s'improvise Walter White/Heisenberg de la crystal blue expérimentale narrative coupée au Redbull cognitif

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