LA ZONE -
Résumé : Une suite prometteuse que ce sixième texte avec un premier paragraphe très réussi, bien écrit. Notre héros Hyperlord se retrouve donc de l'autre-côté et ayant oublié la "clé" pour sortir de là, se retrouve coincé dans un monde obscur et démoniaque. On soulèvera quelques "fOteS" d'orthographe ici et là dans le récit mais dans l'ensemble un texte moins fouillis que d'habitude avec, semble-t-il, une vraie histoire. La fin nous laisse néanmoins sur notre faim, à peaufiner donc, et LC appréciera sans doute le passage avec le vortex interdimensionnel.

Les Hyper-Heros (6)

Le 16/03/2017
par pascal dandois
[illustration]
6
Après une traversée éprouvante dans le désert, guidés par la démone, ils parvinrent jusqu’à quelque cimetière d’épaves, il y avait des carcasses de porte-avions, de cargos, de paquebots, oxydés qui servaient de temples à des tribus, des foules, de guerriers-démons, qui y étaient en train de psalmodier en cœur quelque logorrhée tandis qu’était attaché à une croix faite de poutres métalliques rouillées, le maître des huis, le copain des hyper-héros, qui souffrait, pas mal. Trop occupés à débiter leurs prières, les gens de la vilaine populace n’avaient pas fait attention à la venue de nos héros qui eurent alors l’idée de faire un massacre, mais ils s’aperçurent qu’un « champ de force invisible » les empêchait d’avancer plus, d’approcher de trop près. C’est alors que le chasse-dieux reconnu dans les stances scandés par les foules, la formule magique pour faire venir quelque cruelle divinité, et pour le rite, devait donc être crucifié le portier qui produirait ainsi l’ouverture par laquelle devait venir l’être formidable. Et en effet au bout d’un moment, un passage inter-dimensionnel s’ouvrit, ou plutôt un « presque passage » d’à peine la taille d’un trou de souris d’où on ne vit sortir qu’un gros doigt griffu, celui du dieu qui voulait passer, mais l’ouverture était bien trop petite pour sa masse considérable. N’apparut donc que cette phalange très laide de la taille d’un pain, sur laquelle se referma soudain le trou, pour amputer ce doigt à l’instar un coupe-cigare. La phalange tomba au sol inerte. Peu après c’est au contraire un énorme portail qui s’ouvrit, d’un rayon de plusieurs kilomètres, et qui laissait apparaître les décors de quelques enfers, mais on n’en vit surgir nul dieu. Il y en avait pourtant bel et bien un, un très discret, de la taille d’un minuscule insecte que l’une de ses ouailles ne manqua pas d’écraser malencontreusement sans que personne ne s’en aperçoive. Dès que se fut refermé le portail inter-dimensionnel, le champ de force cessa, et les prieurs se regardèrent les uns les autres, en pleine déconvenue, quelque chose avait, semble-t-il, déconné.
Et puis, très vite, sous l’impulsion du Démon-tueur-de-démons nos héros s’employèrent à commettre un véritable génocide dans cette sale populace rassemblée pour la messe. Tout à leur ivresse massacrante, à coup de poings, de bite de diamantium, d’armenimale, de crocs et de griffes, ils en oublièrent presque de descendre l’ouvreur de portes de sa croix, et ce n’est d’ailleurs qu’après avoir exterminé toute la population, qu’ils le firent.

C’est alors que certainement mues par une volonté de vengeance plus ou moins désincarnée, c’est alors que les cadavres autochtones glissèrent, attirés les uns par les autres, pour s’agglomérer, et constituer ainsi une masse viandeuse et mortibus ; un mort-vivant géant. Et se titan nouveau, fait de charognes, bien entendu, s’en prit à nos amis. Leurs armes furent inefficaces contre cet énorme zombie jusqu’à ce que le chasse-dieux en bon professionnel, retrouve et ramasse le doigt coupé évoqué plus avant et l’enfonce, le fourre, dans l’arrière train du monstre maccabéen, il en perfora par son ongle aiguisé l’orifice, cet anus dont s’échappèrent alors les fluides vitaux et puants du géant ; tout cela s’écoula jusqu’à ce qu’il ne reste plus de cette créature qu’un amas d’immondices échappées d’un fion vidé. Le chasse-dieux regarda d’un air satisfait l’index surnaturel dont il venait de juger de l’efficacité et pour le conserver le mit dans sa poche.

Voilà que des vibrations allèrent crescendo, et firent trembler le sol, il s’agissait des épaves qui se mirent en branle, elle se mirent pour ainsi dire à partir, à naviguer sur le sable et les roches. En voyant que les carcasses s’en allaient dans la direction qu’ils voulaient, les héros embarquèrent, vite, au passage, sur l’une d’entre-elles. Mais un équipage, car il y en avait un, qui n’appréciait guère les passagers clandestins, surgit des calles et une énième bagarre s’engagea, cette fois contre des démondroîdes, des diables-cyborgs complètement fous qu’ils fallut tuer à deux reprises ; tuer d’abord la partie démoniaque de chacun, ce dont se chargea le Démon-tueur-de-démons, puis la partie technologique, steampunk, de ces êtres, et ça, ce fut surtout le boulot d’Hyperlord.
Ce fut une attaque aérienne qu’ils essuyèrent par la suite. D’une carcasse de porte-avions avait décollé quelque volatiles-cyborgs, mi- diables, mi- avions-ptérodactyles, ils ne furent pas trop de…sept, je crois, à venir à bout de l’agression grâce à leurs armes respectives, tels les jets d’acides urinaires de la succube (que le Démon-tueur-de-démons n’avait donc pas tuée car, vous l’aviez compris, elle est gentille).

Mais, quand ils furent de retour à proximité de la porte menant au bar, ce fut pour assister, impuissants, au nouvel enlèvement de leur génie des huis (à peine remis de sa récente crucifixion) par l’un des avions-reptiles qui s’empara de lui pour l’emmener au loin comme un rapace.

Bien sûr, leur amitié avait été renfoncée par tous ces évènements, alors ils décidèrent de se remettre en route pour aller, une nouvel fois, récupéré leur collègue. Cependant avant de repartir ils éprouvèrent le besoin compréhensible de se sustenter, ils voulurent retourner un moment dans le café, mais cela s’avéra impossible , quelque chose avait changé, il y avait cette petite pancarte accrochée à la poignée de la porte : « DO NOT DISTURBING », il ne parvinrent pas à retirer la pancarte et il semblait que cet objet leur interdit l’accès, il n’y avait que le « maître des entrées » comme on appelait aussi leur camarade portier, qui pouvait remédier à ce bizarre problème, ils prirent la direction vers laquelle il avait été emporté. Hyperlord aurait dû pouvoir s’envoler tel un superman pour rattraper le rapteur volant, mais il n’y parvint pas ; je vais mettre cette incapacité sur le compte du coup de masse de diamantium sur le crâne qu’il encaissa, ceci, il y a quelques épisodes, et qui lui aura laissé des séquelles, espérons-le, momentanées.
Ils croisèrent ce que l’on peut appeler des « skieurs des sables », des skieurs de fond dont les pieds sont de véritables planches de chairs et d’os de deux mètres de long, des skieurs qui aident leur difficile glissade en donnant des impulsions avec deux doigts supplémentaire, longs comme des bâtons. Comme ils étaient sur la trajectoire des skieurs et que personne ne voulut faire un contour, Hyperlord leur éclata la gueule.

Quand ils le retrouvèrent, c’est in-extremis, qu’ils interrompirent le sacrifice de leur ami, l’ouvreur de porte inconscient et enchainé sur une énorme pierre tombale. Cette fois, il allait se faire sacrifier par un sorcier d’un coup de poignard dans l’abdomen, puis le front. En fait de poignard c’est plutôt d’un sixième doigt pointu dont le sorcier allait user, en disant classiquement des formules de sorcelleries. Il avait pour but, ce sorcier, de façon violente, d’ouvrir, comme des césariennes, des passages dans le portier, pour en faire sortir quelques monstres. Rejoignant l’autel maudit d’un bond, Hyperlord abrégea le rite avant que les chairs ne soient perforées. Mais pourtant, il sembla que les prières du vil magicien eurent quelque effet sur le portier ; puisque de ses orifices naturels avaient surgit quelques petites affreusetés rampantes, en bloc, il cracha, moucha, chia, éjacula, pissa simultanément, d’étranges vers solitaires en nombre, qui filèrent comme l’éclair en ricanant comme des serpents. Le sorcier, quant à lui, avait profité de la surprise, provoquée par les vers, pour fuir. Il était déjà assez loin quand, chose étrange, d’une pensée incontrôlée l’homme à la bite de diamantium se trouva un autre don, sa bite quitta momentanément son corps pour fuser tel le marteau de Thor, ou un insolite boomerang, et transpercer le mauvais mage en fuite, en passant par son cul.

Mais les voilà possédés par une force obscure, sans doute les formules du sorcier. Cette possession contraignit le chasse-dieux à toucher la bite de diamantium puis de l’autre main il enfonça brièvement le bout du gros doigt du dieu amputé dans la chatte de la succube qui enlaçait, le cul offert, son amant encore entravé sur la tombe dont on ne sut quel mort dormait dessous. Très vite, de ces étranges manipulations, le ventre de la démone se gonfla d’une engeance.
A suivre.

= commentaires =

Lapinchien


tw
    le 16/03/2017 à 11:29:02
très inspiré par le dernier épisode de la série Buffy contre les Vampires et la fin du film Evolution avec David Duchovny. On est toujours dans la parodie de licences Disney de super-héros au storytelling interminable emprunté aux télénovelas brésiliennes qui ont été des laboratoires d'endoctrinement de masse conduits par d'anciens nazis exilés. Les amitiés aléatoires formées au gré d'aventures tout autant aléatoires dans les rollercoaster movies, les grosses ficelles de la came storytelique, ça craint, c'est bien de le dénoncer par la parodie et l'outrance. Toute bonne chose devrait avoir une fin, toute mauvaise chose aussi. Il semble que c'est ce qui est aussi dénoncé par l'absurde et la saturation. Quand on ne fait plus des séries dans l'intention de faire de l'audience, d'être contraint de la poursuivre tant qu'on a de l'audimat, quand la fandom prend le pouvoir, quand on est obligé d'improviser une fin en 3 épisodes parce que d'un coup les gens ont décidé de zappé forcément on produit de la daube qui ne rime à rien, on ne cherche à rien démontrer du tout. Boycottez les séries qui d'emblée n'annoncent pas le nombre d'épisodes et de saisons. Elles n'ont d'autre intention que vous tenir en haleine pour servir des pubs toutes les 10 minutes à votre temps de cerveau disponible. C'est pas nouveau cela dit ça n'a jamais autant été d'actualité. Cette série de P.D. pourrait porter le nom "Plus Belle la Mort" aussi.
Cuddle


fb
    le 16/03/2017 à 11:47:57
Y'a quand même de l'amélioration dans le style je trouve
Lapinchien


tw
    le 16/03/2017 à 11:53:51
la on tape dans l'art conceptuel alors peut être que l'hétérogénéité du style d'un épisode sur l'autre dénonce la même chose dans les franchises et séries. Peut être faudrait-il oser un parallèle entre cette série de P.D. et un tableau de Soulages, monochrome au caca dont on apprécierait les variations des textures, du jeu avec la lumière, la densité locale olfactive ?
Cuddle


fb
    le 16/03/2017 à 12:11:04
Soulages il y va quand même à la truelle et il se donne sur sa toile. Je t'assure qu'on les voit bien comme il faut ces variations de textures, ça fait même des croûtes sur le tableau...*_* C'est BoOoooOOoooOo *_*
Cuddle


fb
    le 16/03/2017 à 12:11:33
Y'a toujours des toiles d'ailleurs à MTP ?
pascal dandois


    le 16/03/2017 à 12:44:47
et moi aussi je peint des croutes!

= ajouter un commentaire =