LA ZONE -

Trois pas au paradis

Le 28/03/2026
par KORBUA
[illustration] Angélique.. 17 ans.. en fugue.. elle avait la beauté du diable.. mais le diable ce n'était pas elle..
Une ville balnéaire sur la côte Atlantique.. l'hiver..
Angélique.. dix-sept ans.. en fugue depuis trois jours.. elle avait la beauté du diable.. mais le diable ce n'était pas elle.. Couchise.. trente-cinq ans.. l'accompagnait dans dans cette folle équipée.. elle faisait un peu office de mentor auprès d'Angélique.. sa disciple.. Couchise avait grandi dans un foyer.. violée pendant des années par deux éducatrices.. dont une particulièrement sadique.. puis elle avait fait plusieurs séjours en prison.. et s'était révélée lesbienne..
Le problème majeur de ces deux filles en virée était l'argent.. elles n'en avaient plus.. alors Couchise a eu une idée.. marcher le long de la mer.. faire semblant de tapiner.. trouver un client.. lui faire cracher son fric.. et piquer sa bagnole si possible.. ça avait l'air simple.. un plan royal.. presque sans danger..
Angélique était une adolescente rebelle.. elle n'avait jamais fait ce genre de choses.. mais l'idée l'amusait.. on ne voyait ça que dans les films.. quand le héros dépasse son potentiel.. le spectateur vit ses émotions par procuration.. sauf qu'ici le spectateur devait être aussi l'acteur.. c'était excitant.. d'ailleurs Couchise ne se privait pas de palper régulièrement l'entre-jambe d'Angélique.. pour la motiver.. selon elle..
Il faisait nuit.. et il pleuvait.. les deux filles ont attendu un moment sur le trottoir.. coincées sous la bruine.. entre la route et l'océan.. puis une voiture s'est arrêtée.. c'était un brave grand-père.. pour demander le tarif d'une petite pipe.. pas plus.. alors Couchise a donné le prix.. tout en précisant que sa jeune copine pouvait se branler en même temps.. moyennant un gentil supplément..
Grand-Père a embarqué les deux filles dans sa voiture.. avant de stationner sur un parking discret qu'il connaissait.. face à la mer.. offert au bruit des vagues.. alors Couchise a commencé à pomper le type.. pendant qu'Angélique se branlait sur le siège à côté.. un peu gênée.. Grand-Père n'avait pas eu d'érection depuis des lustres.. car Grand-Mère sa femme était trop occupée avec la télé.. par conséquent ce n'était pas vraiment un délinquant sexuel.. mais juste un type encore en vie..
Grand-Père l'avait bien raide et dure.. les yeux mi-clos.. il pensait sans doute aux meilleurs coups de sa vie.. il y avait bien longtemps.. mais soudain Couchise s'est arrêtée de pomper.. et Grand-Père a senti quelque chose de tranchant sur ses couilles.. comme une lame de rasoir que la dame avait sortie de sa bouche.. un truc de taulard..
_Donne ta thune et ta voiture si tu veux pas que je te les coupe.. a ordonné Couchise..
Angélique n'en croyait pas ses yeux.. ni ses oreilles.. sa copine était vraiment dingue.. alors elles ont débarqué Grand-Père.. pantalon en bas des jambes.. puis se sont tirées avec sa voiture.. Couchise conduisait comme une folle.. « Three steps to heaven » passait à la radio.. dernier morceau d'Eddie Cochran.. c'est peut-être la raison pour laquelle Couchise a accéléré encore.. pendant qu'Angélique comptait l'argent volé en riant.. mais soudain la voiture a fait une embardée.. raison inconnue.. pour finir encastrée dans un lampadaire.. avec Couchise grièvement blessée.. et Angélique chez les anges..

= commentaires =

Cuddle

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Pute : 85
    le 28/03/2026 à 10:25:26
J'avoue avoir eu un peu de mal avec le style de Korbua au départ, l'histoire des petits points, touça touça, mais j'aime bien ce côté "short story". J'ai l'impression de lire un fait divers dans un journal, mon côté voyeuriste j'imagine.
Glaüx-le-Chouette

Pute : 138
à cloaque
    le 28/03/2026 à 11:06:30
J'aime bien aider les gens, même quand ils sont déficitaires de quelque endroit de leur être, surtout quand ils sont déficitaires de quelque endroit de leur être, donc voici un petit cadeau :



"Angélique, 17 ans, en fugue.

Elle avait la beauté du diable ; mais le diable, ce n'était pas elle.

Une ville balnéaire sur la côte Atlantique, l'hiver.

Couchise, trente-cinq ans, l'accompagnait dans dans cette folle équipée. Elle faisait un peu office de mentor auprès d'Angélique, sa disciple. Couchise avait grandi dans un foyer, violée pendant des années par deux éducatrices, dont une particulièrement sadique ; puis elle avait fait plusieurs séjours en prison et s'était révélée lesbienne.

Le problème majeur de ces deux filles en virée était l'argent : elles n'en avaient plus. Alors Couchise a eu une idée : marcher le long de la mer, faire semblant de tapiner, trouver un client, lui faire cracher son fric et piquer sa bagnole si possible ; ça avait l'air simple, un plan royal, presque sans danger.

Angélique était une adolescente rebelle, elle n'avait jamais fait ce genre de choses mais l'idée l'amusait : on ne voyait ça que dans les films, quand le héros dépasse son potentiel. Le spectateur vit ses émotions par procuration. Sauf qu'ici le spectateur devait être aussi l'acteur : c'était excitant ! D'ailleurs Couchise ne se privait pas de palper régulièrement l'entre-jambe d'Angélique, pour la motiver, selon elle...

Il faisait nuit et il pleuvait. Les deux filles ont attendu un moment sur le trottoir, coincées sous la bruine, entre la route et l'océan ; puis une voiture s'est arrêtée - c'était un brave grand-père - pour demander le tarif d'une petite pipe, pas plus. Alors Couchise a donné le prix, tout en précisant que sa jeune copine pouvait se branler en même temps, moyennant un gentil supplément.

Grand-Père a embarqué les deux filles dans sa voiture avant de stationner sur un parking discret qu'il connaissait, face à la mer, offert au bruit des vagues. Alors Couchise a commencé à pomper le type pendant qu'Angélique se branlait sur le siège à côté, un peu gênée. Grand-Père n'avait pas eu d'érection depuis des lustres car Grand-Mère, sa femme, était trop occupée avec la télé. Par conséquent ce n'était pas vraiment un délinquant sexuel mais juste un type encore en vie.

Grand-Père l'avait bien raide et dure. Les yeux mi-clos, il pensait sans doute aux meilleurs coups de sa vie, il y avait bien longtemps. Mais soudain Couchise s'est arrêtée de pomper et Grand-Père a senti quelque chose de tranchant sur ses couilles, comme une lame de rasoir que la dame avait sortie de sa bouche, un truc de taulard.

Donne ta thune et ta voiture si tu veux pas que je te les coupe, a ordonné Couchise.
Angélique n'en croyait pas ses yeux ni ses oreilles : sa copine était vraiment dingue. Alors elles ont débarqué Grand-Père, pantalon en bas des jambes, puis se sont tirées avec sa voiture. Couchise conduisait comme une folle. « Three steps to heaven » passait à la radio, dernier morceau d'Eddie Cochran ; c'est peut-être la raison pour laquelle Couchise a accéléré encore pendant qu'Angélique comptait l'argent volé en riant. Mais soudain la voiture a fait une embardée (raison inconnue) pour finir encastrée dans un lampadaire avec Couchise grièvement blessée et Angélique chez les anges."
Glaüx-le-Chouette

Pute : 138
à cloaque
    le 28/03/2026 à 11:19:21
Pourquoi rétablir la ponctuation usuelle ? Pas pour des raisons obsessionnelles, comme l'auteur a systématiquement choisi d'en faire l'hypothèse quand on lui a signifié qu'il ponctuait n'importe comment et sans raison mais parce que ça fait voir la nullité de la force de la plupart des phrases et des procédés de style du texte. Seuls les points doublés donnent une apparence d'importance à tout un tas de mots, de figures de style, de choix littéraires, qui en fait, quand on les regarde en face, sont nuls à chier.

C'est parti.


- "Elle avait la beauté du diable ; mais le diable, ce n'était pas elle." : en fait, la phrase se dénie à elle-même le droit d'exister, elle s'auto-critique d'elle-même, elle nous dit hahaha je fais une figure de style, mais hahahaaaattends en fait non je retire je me suis gouré. C'est nul.

- "Couchise avait grandi dans un foyer, violée pendant des années par deux éducatrices, dont une particulièrement sadique ; puis elle avait fait plusieurs séjours en prison et s'était révélée lesbienne."
Bonjour, ici BFMTV, nous vous présentons notre nouvelle émission, la psychologie expliquée aux débiles mentaux. Les ressorts mentaux sont débiles, faussés, l'aboutissement au lesbianisme est franchement insultant (c'est une conséquence de traumatisme, pour toi, le lesbianisme ? Ca choque personne, ça ?). De la merde.

- "Le problème majeur de ces deux filles en virée était l'argent : elles n'en avaient plus."
Paye ta phrase plate et sans intérêt aucun.

- "D'ailleurs Couchise ne se privait pas de palper régulièrement l'entre-jambe d'Angélique, pour la motiver, selon elle..."
Aucune utilité nulle part dans l'intrigue, aucune préparation, aucune reprise : vraiment une phrase pour se branler, à tous les sens du terme. Quant au terme "palper" pour parler d'un attouchement sur une femme, faudra m'expliquer ta conception du sexe féminin parce que je vois pas bien.

- "Grand-Père n'avait pas eu d'érection depuis des lustres car Grand-Mère, sa femme, était trop occupée avec la télé. Par conséquent ce n'était pas vraiment un délinquant sexuel mais juste un type encore en vie."
Souvent, tes points redoublés te servent à un truc très simple : ne pas assumer frontalement le sens global des phrases de tes textes. ici, il y a un jugement moral formulé, et il est clair, et il est immonde : ton texte qualifie ton personnage de "type encore en vie", l'excuse, sous prétexte que sa femme ne veut/peut plus coucher avec lui. Sa consommation de prostitution lui est donc excusée, par ton texte : c'est la faute des femmes.
Le sens de cette phrase est vraiment merdique. Puant. Détestable. Un texte qui cautionne la maltraitance patriarcale. Texte de merdeux.

- "Mais soudain la voiture a fait une embardée (raison inconnue) pour finir encastrée dans un lampadaire avec Couchise grièvement blessée et Angélique chez les anges."
Et une fin bâclée, mettre des points redoublés n'y change rien : la fin est torchée, avec un jeu de mots de boomer à la clef.


Bref : mon problème c'est pas tes ponctuations.

C'est que tes textes véhiculent, et n'assument pas, des pensées et des visions du monde répugnantes.
René de Cessandre

site
Pute : -265
    le 28/03/2026 à 12:00:43
Au contraire, la ponctuation de Korbua est la respiration du texte. Une respiration qui ne peut-être faite comme celle d'un yogi en méditation. Ici, le souffle ne peut être que court, haletant, car il ne s'agit pas d'une promenade de santé ou de tourisme contemplatif.
Et surtout Korbua parvient à dire beaucoup de choses en peu de mots.
C'est une grande qualité : il sait écrire parce qu'il raconte une histoire, pas parce qu'il veut montrer qu'il sait écrire.

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