Résumé : Après un démarrage timide, le vétéran {user-25} vient souffler sur les braises de cet Incendie Salvateur qu’est la Saint-Con. Triple-détenteur du titre par le passé, notre lagomorphe (inter)national s’est appliqué.
On m’a récemment reproché de «spoiler», voilà pourquoi je vous laisse découvrir les tenants et aboutissants de ce texte conséquent, pourvu d’une force tranquille.
Une dystopie démocratique (et de marché) saveur LC, soit une décortication de la mythologie techno-productiviste con-temporaine, de sa critique sainement haineuse et cinglante, le tout saupoudré de références à Fight Club (LA licence-totem du site) et aux nouvelles technologies déjà obsolètes, et ce, avec de vrais morceaux d’autobiographie tranchants dedans s’il vous plait.
= commentaires =
Assassiné par la foule impassible ou enthousiaste, voilà le destin du poète.
l'intro est trop longue
Non, c'est une ruse 2.0 pour faire rentrer tout son texte.
Tu vois, c'est bien, l'autobiographie.
Le passage sur les sessions de formation-réinsertion est trop viscéralement pertinent pour être seulement auto-ficitif.
J'avais donc suivi ton conseil et ton lien vers Verhaeren, chouette découverte, je t'en remercie.
Mais j'ai quand même lu le texte, après m'être délecté du flow percussif d'Yvon Jean.
Un peu de mal à rentrer dedans au début, je n'arrivais pas vraiment à cerner l'univers. Et puis ça s'éclaircit au fil de la lecture, les "villes connectées" et les dysfonctionnements, bref, je vais pas t'expliquer ton texte.
Ce qui m'a frappé, ce sont les tons que tu emploies. Par moments on dirait de l'anticipation relativement sérieuse, et puis ça bifurque vers le grand guignolesque sans prévenir, le Fight Club parodique... (sans doute que le scénario subit des attaques DDOS sans prévenir ?) et puis on sent l'amertume énorme du type qui a bossé dans la branche en question et qui crache ses quatre vérités à qui veut bien le lire. Du coup on sait pas bien sur quel pied danser (moi, tout du moins, comprenez que je suis un peu simple). Mais j'ai bien aimé, dans l'ensemble, et je salue ton imagination débridée, ou ta schizophrénie.
Je comprends mieux. Etant totalement largué sur les nouvelles technologies et les grandes icones qui vont avec (parce que justement, ça me débecte), ce texte ne pouvait pas me parler. Je suis du type bouseux anachronique en terme de lecture/écriture. Bien sûr je me rends compte que les Larry Page et compagnie sont des affabulateurs et des mégalos de première, mais je ne mesure pas le poids de leur connerie.
"Le coup du ressenti c'est imparable", certes, j'évite de sortir des critiques acerbes sur des textes qui traitent de sujets qui me sont presque inconnus. J'assure mon derrière, comme personne dit.
Je me suis arrêté à l'intro et au premier paragraphe suivant. Pour l'instant ça me fait penser à un Mr Robot vs Fight Club old school. Ça sent le texte {user-25}esque à donf' pour la suite. Mon cerveau n'est pas encore prêt à encaisser les pavés suivants. C'est bien/cool/sympa.
Moi j'l'aime bien Elon Musk, il a nom de déodorant. Ou de personnage de Hunter X Hunter.
Le texte ? Ah, putain, c'est long. LC pourrait y avoir caché le nom secret de Dieu que, je suppose, la grande majorité d'entre nous pourrait passer à côté sans même sans douter. C'est ça le gros souci en fait : c'est vraiment très (trop ?) dense. Fight Clubesque (oeuvre que j'ai toujours trouvé un peu juvénile et surcôtée) ? Je n'ai pas autant trouvé que ça; et tant mieux, d'ailleurs.
Cela dit, même constat qu'un peu au-dessus : l'intro et ses passages sur la vie de chômeur, la réinsertion et toute cette merde, c'est très bien retranscrit. Le reste je dois dire qu'il y'a du bon comme du terrible. J'ai lu "coworkers" à un moment, ou encore "Afterwork" - c'est un peu chiant, tout le vocabulaire jeune cadre dynamique-Nolanesque - je me suis demandé si LC n'était pas Macron, mais ça colle pas, puisque c'est cohérent et plein d'idées qui tiennent la route.
Le paragraphe sur la dysfonctionnalité, la perruque de Trump et tout le toutim, en particulier, ça, c'est bien foutu, c'est peut-être là que j'aurai aimé voir plus de longueur, parce que je dois dire que certains passages ont dus être survolés, mais du reste, c'est probablement le texte le plus intéressant et malin qui soit paru cette Saint-con, dense, sûrement trop à mon goût et le lire en une fois n'est pas aisé - la mise en page du site n'aidant pas, cela dit - mais ça vaut le coup, du moins pour lire quelque chose de différent et qui sait se détacher de ses influences sans les renier.
Bien content de découvrir Émile Verhaeren, aussi.
D'ailleurs, astuce qui n'en est pas une, mais agrandir sa page de lecture à 133% permet de s'éviter un sacré mal de tête.
merci pour le truc koax sinon j'aurais pas vu la fin. d'accord avec clacker sur le ton, typique de LC je trouve qui enchaîne lexique froid et précis et expression à la con ou vulgarité, révélateurs de l'état mental de ses narrateurs j'imagine. Et de lui même parce qu'en fait, si le carré de valets c'est des mousquetaires, Musk c'est Heart, autocritique activée. Les trois derniers paragraphes s'avalent d'un coup, on rit quand Musk est "entreprenant" jusqu'à la fin, on a un peu le vertige quand on comprend le plan dans sa globalité, bref c'était long mais on est définitivement content d’atterrir.
ps : lu avec ça en bande-son
https://linge.bandcamp.com/album/allister-sinclair-microsoft-error-picture-show-lp-linge062
Je te rejoins sur le constat : le système est absurde, les cases se multiplient et les directives changent au gré des élections. Mais contrairement à ce que ton texte laisse entendre, nous ne sommes pas juste des bureaucrates déconnectés. Mon rôle n’est pas de savoir faire le travail de chacun, mais de comprendre sa dynamique, sa culture, et de créer les conditions pour qu’un professionnel compétent devienne un employé épanoui et adapté. Oui, je coche des cases, mais pas pour cocher : pour utiliser les outils disponibles, obtenir formations, aides ou soutiens nécessaires.
La hiérarchie est souvent politique, les directives absurdes, mais naviguer dans ce cadre est exactement ce qui permet de fournir un impact concret et réel aux personnes que j’accompagne. Bref, là où certains voient incompétence et déconnexion, il y a adaptation, pragmatisme et stratégie.
La fiction ne sera jamais à la hauteur de la réalité ^^
On t'a converti aux emojis !!!