Lacunaire, je remplis l'espace de vide.
Ni dieu, ni maître, ni gloire, ni legs, ni but, ni sens.
La quête de beauté, de voluptés me guide,
Et ma vie n'a d'autre but que la jouissance.
Téméraire, je frappe fort les puissants.
Me délectant cruellement de leur souffrance,
quand leur air pitoyable fait bouillir mon sang.
Mon quotidien : le sadisme, la violence.
Insatiable, mon compte n'a pas de plafond.
Détrousser les idiots, voilà ma science.
Je ne produis rien, j'exploite mille actions.
À mon bonheur ne suffit pas l’abondance.
Je suis votre plus sombre pulsion vitale,
L'obscure ennemi dans le cœur de Baudelaire.
Parfois travestis en morale bancale.
J’alourdis l'atmosphère et empoisonne l'air.
Dans l’abîme des âmes, ces gouffres amers,
Je me nourris de peur, poison délétère.
Qui fait croître et sublime en l’homme la colère.
Créant un nuage sombre qui couvre la terre.
Heureusement, j'ai pour ultime lumière,
Ce phare me guidant en ce monde éphémère.
Celle dont la voix enivre mes oreilles.
Oh Muse, dont le cœur reflète le soleil.
LA ZONE -
= ajouter un commentaire =
Les commentaires sont réservés aux utilisateurs connectés.
![[imprimer]](/images/print.png)





Poème extrait du recueil - "Entropie et coalescence"
= commentaires =
Pas mal pour une pulsion de mort
ça commence par la crise de colère
d'un ado à la ramasse
Et se termine hélas
En citant Baudelaire
Or déja ils s'agacent
Nos vifs thruiféraires
J'attend avec impatience
L'analyse funiculaire
Pour ma part je l'avoue
Par la prose séduit
Par le fond malgré tout
A l'ennui réduit
nos commentaires se sont croisés (et j'avoue je ne lis plus les présentation faites par l'IA). Si c'est une chanson alors je nuance. avec de la musique et un clip sympa ça peut me séduire d'avantagE.
Une IA de plus en plus à côté de la plaque, empêtrée dans ses superlatifs qui doivent être entrés dans la période des soldes.
Ce "poème" (ou chanson ?) aurait gagné à rester en prose : il n'y a là pas de rythme (ou plutôt un faux rythme où l'on trébuche dans chaque nid-de-poule, et une sonorité discordante en guise de musique, et tout cela ne sert pas le sens, au contraire, faute de prétendre prendre Baudelaire comme modèle. Mais n'est pas Baudelaire qui veut.
Ne parlons même pas des fausses rimes qui détonnent avec l'effort apporté aux images et à la syntaxe qui se veut prosodique pour tenter de créer l'illusion.
Le résultat ressemble à une cathédrale construite sur pilotis.
Je préfère l'improvisation de Nino.
Ça passe beaucoup mieux en écoutant la version rap qu'à la lecture que j'ai trouvé un peu pénible, mais n'étant pas expert en poésie je ne saurais pas dire exactement pourquoi. Dommage aussi que ça se termine sur une strophe un peu niaise et convenue sur la muse du protagoniste. Ça casse un peu le ton général du poème.
Je profite des commentaires pour vous inviter à faire un tour sur le forum pour l'appel à projet du 4000eme texte oublié sur la Zone : https://www.lazone.org/forum/index.php?topic=4664.msg83895#new
Toutefois les cinq premières strophes prendraient de la valeur si le titre du poème était "La Mort". Mais la dernière strophe tombe quand même comme un cheveu dans la soupe.
Selon comment on lit le "poème", on peut comprendre que "les idiots" sont au contraire ceux qui sont au Pouvoir, ce que confirme "Téméraire, je frappe fort les puissants", ce qui en outre fait penser que ce poème fait une allusion plus ou moins métaphorique à une sorte de "super Robin des Bois".
Mais les contradictions et oxymores cache-misère ne cachent pas grand'chose d'autre.
N'en déplaise à LpC qui ne peut s'empêcher d'interpréter ce texte en le récupérant pour sa propagande. Si ce texte était une caricature de la poésie ou une satire de Baudelaire, ce serait amusant, mais ce n'est pas non plus sa visée. Cela reste donc en effet une cathédrale montée sur pilotis.
Que l'on ne serait pas loin de penser construite par une IA, étant donné le réassemblage des clichés et des références amalgamés selon un modèle stochastique, les figures de styles imposées pour donner un vernis "spirituel", l'outrance de certaines images et formules, et surtout le manque d'âme et de souffle... toutes caractéristiques propres aux production textuelles des IA.
Je suis d'accord avec toi LpC : une explication mot par mot s'ouvrant en pop-up donnerait une autre dimension à ce texte et constituerait une expérience stimulante qui démultiplierait les interprétations possibles, et tout le monde se trouverait satisfait.
Ohla, la bonne grosse indigestion baudelairienne. Ca ressort par tous les côtés. Pouarf. Ca ressort même sous la forme de citations brutes, d'hémistiches entiers. Trop pour moi, trop cliché.
Beaucoup de posture par ailleurs, mais pas de contenu. Je suis un vieux con et j'ai jamais accroché aux textes de clash et aux allégations typées rap qui me disent qu'elles vont me défoncer et/ou défoncer le monde, l'univers, les méchants et les autres rappeurs, et en fait, ben, font juste des moulinets avec les bras.
Et les alexandrins n'en sont pas, du coup je me demande : si c'est fait pour être rappé, quel intérêt de mimer des alexandrins et de les manquer ? Pourquoi ne pas s'en libérer franchement ?
Mais c'est de la poésie, je peux pas cracher entièrement dessus. Je crache juste sur le bord mais sans trop salir.