LA ZONE -
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On ne peut pas enlever à LC qu'il suit sa voie et qu'il le suivra contre vents et marées, quoi qu'il arrive. Son style reste reconnaissable entre mille, quelques phrases suffisent à l'identifier formellement. On aime ou pas, perso j'aime à partir du moment où c'est accessible (ce qui fait de moi un putain de consommateur qui se branle des démarches artistiques et ne recherche que de l'émotion préfabriquée, confortable).
Là on a un bon compromis. Ca donne l'impression que LC n'a en aucun cas cherché à faire de concessions au confort de lecture, à faciliter la tâche au lecteur, mais que tout, du style au raisonnement se fluidifie et passe très bien malgré tout. Faut quand même s'accrocher à ses dents pour bien suivre certains passages du début mais l'ensemble se lit bien, on voit de quoi il est question tout du long. Ca donne pas envie de décrocher comme les digressions fractales donnaient envie de décrocher par exemple (j'encourage ceux qui seraient tentés de décrocher aux premiers paragraphes à insister un peu).
C'est d'autant meilleur que l'ensemble est hanté par la colère (les interractions entre les pensées tiennent du combat permanent), et parasité d'images malsaines qui font de Mediums une série amplement zonarde (esprit zonard un peu plus difficile à discerner dans les digressions par exemple, si ce n'est par la volonté de remise en question tous azimuths). L'opération chirurgicale (autopsie ?) pour ne citer que ça. Le mec se faire reconstruire de A à Z, c'est impressionnant. Le passé lointain du héros également. Si la Zone existe, ce n'est pas pour la métaphysique (encore que ce ne soit en rien exclu) mais pour des passages comme ceux-là.
Le passage où Mac Manus parle également, LC en profite sournoisement pour envoyer quelques claques dans la gueule du citoyen de base voire du zonard de base, celui qui courre derrière l'illusion d'une culture, ce remplissage artificiel qui ne fait que cacher (mal) un grand vide interne. On est pas caractérisé par ce qu'on écoute ou par ce qu'on lit, mais par ce qu'on est profondément. Le monde extérieur n'est qu'une pollution qui recouvre notre vraie personnalité de faux-semblants.
Ce qu'on supposait être une bonne idée amusante, le fait qu'un médium puisse transmettre la pensée des fous au lieu de celle des morts, se change en véritable parabole sur l'incarnation, la mort, la perpétuation de l'être et autres conneries hindouistes, mais c'est intéressant si on s'y penche de près. Finalement, on retombe sur un médium old school, habité par un mort...
J'aime beaucoup moins l'idée du savant fou qui cherche à asservir le monde par ses manipulations démoniaques, ça a éveillé tout un tas de souvenirs de séries Z déplaisantes en moins. Certes ce n'est qu'esquissé, mais ça fait son petit effet. Point négatif, mais qui introduit doucement la conclusion (voire la morale de l'histoire) : nous ne sommes par essence que des marionettes qui ne vivent que pour être manipulées.
"Souvenirs, doutes et angoisses s’évanouissent comme pris de panique." C'est cool ça, une angoisse prise de panique.
déjà que le texte est long si en plus faut se taper des longs commentaires...
Après les programmes doués de personnalité dans matrix 2 on a droit aux idées anthropomorphisées (waah le mot)... le concept est intéressant et avait déjà été mentionné dans l'épisode 1 : "Les idées viennent à eux et les investissent même s’ils pensent par orgueil en être à l’origine, les avoir accouchées… Elles se propagent comme des virus et parfois mutent inopinément et se reproduisent en eux sans qu’ils y soient pour grand-chose…".
Juste, c'est dommage que leurs interactions n'aient pas un caractère plus visuel avec des descriptions plus fouillées que le coup des dagues... On aurait pu imaginer l'univers dans lequel elles évoluent. Y'avait de bons trucs à exploiter dans ce domaine.
Sinon, je sais pas s'il y a lien de cause à effet, mais j'avais mentionné à lc une idée que je développerai dans une série de textes ("le flot des âmes", dont le premier épisode sera bientôt posté sur le forum) et qui rejoint un peu le coup du virus final... heureusement, ce sera traité de manière très différente et y'aura pas vraiment redondance.
et euh la même image (ou presque) a été utilisée pour les chiens jaunes 2...
C'est dommage, il est sex docteur Maboul.
Ouais ça aurait bien ça une trilogie illustrée par Mecano, Playmobil et Dr Maboul... Hin hin hin... Retourne au diable, putain de VRP de Toys R Us !
l'idée de personnifier nos idées, angoisses et autres souvenir et de les faire se rencontrer est excellente. Ce texte demande d'assez importantes capacités d'abstraction pour être bien compris, mais le principe directeur est fascinant.
Les flashbacks sur l'enfance du personnage sont très bien intégrées du point de vue narratif et démêlent un peu un noeud de concepts qui pourrait parfois sembler inextricable.
Je m'incline bien bas, et reste bouche bée devant le monument.
C'est... troublant comme du K.Dick.
bravo.
putain mais où va le monde si les zonards commencent à comprendre les textes de lc?
c'est pas le texte que j'ai compris, ce sont les commentaires, j'avoue.
Moi je crois que j'ai compris la fin. Je veux dire : l'espèce de smiley horizontal, j'ai compris que c'était sensé être un genre de lapin moche vu de face. Je progresse de jour en jour dans la compréhension de l'univers de {user-25}. Ses textes ? On verra une prochaine fois.
il écrit des textes, aussi ?
Un peu déçue par ce dernier volet. Je vois pas trop l'intérêt de la description méticuleuse de l'arrachage des os (si y a un truc qu'on pouvait lui laisser, c'était bien ses os...).
La fin fait un peu trop "je recontre les Anciens de Stargate". Tu explique des choses et donne des raisons dont on a pas besoin.
Mais dans l'ensemble, j'aime bien cette nouvelle.
Mac Manix ç'aurait pu être marrant...