LA ZONE -

Bouchelangue

Le 10/01/2026
par Nino St Félix
[illustration] Crobard Mulhausen mesurait plus de deux mètres ; il était bâti comme un taureau. Les habitants des différents hameaux, lorsqu’ils le croisaient, à la tombée de la nuit, le prenaient souvent pour le Découpeur. Apercevant, à la lueur d’une torche ou de la lune, ses traits fatigués, son regard triste et ses vêtements de bonne facture, ils relâchaient leur vigilance. Ce n’était que ce brave Crobard, qu’ils saluaient en souriant, se reprochant leur naïveté. Parfois, cependant, Crobard en attrapait un, ou une, et lui tranchait la tête, d’un geste net, travaillé avec les années, à l’aide de son énorme Serpe. Le corps décapité poursuivait en général son chemin sur quelques mètres, tandis que le visage encore enjoué de la victime disparaissait dans le grand sac du Découpeur.
Crobard, la plupart du temps, récupérait le corps pantelant un peu plus loin, et, après un croche-patte, le lestait de plomb, puis le jetait dans l’un des marais reculés du comte Boudigan ; là, le malheureux allait rejoindre de nombreux autres cadavres sans tête. Parfois, un récalcitrant essayait de rentrer chez lui, mais dans ce cas-là, Crobard lui tchakait les muscles (derrière le genou).
Ensuite, sous le regard méfiant et néanmoins complice des corbeaux et crapauds fumants, il entamait la longue ascension qui le mènerait au château du comte. La plupart du temps, Crobard en profitait pour faire plus ample connaissance avec sa victime. Les têtes reprenaient vie environ vingt-trois minutes après la décapitation. D’abord un peu cotonneuses, elles se montraient vite fort curieuses.
Dans l’ordre, leurs principaux sujets de discussion étaient les suivants :
    — Pourquoi me retrouvé-je dans votre sac, sieur Mulhausen ?
    — Où donc est passé le reste de mon être, cher Crobard ?
    — Pourquoi puis-je encore m’exprimer ?
    — Où donc m’emmenez-vous, fieffé gredin ?

À quoi, Mulhausen, qui, derrière ses airs mutiques, ne rechignait pas à la conversation, répondait, invariablement :
    — Par désir de votre seigneur et maitre, auquel vous avez cédé, en échange de sa protection contre toute menace extérieure (il appuyait, comme le souhaitait le comte, sur le mot « extérieure »), droit de possession, vie, mort et exploitation, sur votre personne et toute votre descendance.
    — Dans un marais puant, mais avec plein d’autres corps (Crobard pensait que cette idée pouvait rassurer, d’une certaine manière, ses victimes).
    — Il semblerait que sa Serpe contienne dans sa lame l’esprit d’un très malfaisant seigneur turco-mongol du IVe siècle après Jésus-Christ, maudit par une non moins malfaisante sorcière, qu’il aurait vilement outragée avant de la décapiter.
    — Au château - mais plus précisément, ensuite, le Découpeur ne savait pas trop.

La plupart du temps, les têtes d’hommes commençaient à vociférer, et la discussion prenait un tour désagréable. Crobard refermait alors son sac. Cela se passait en général mieux avec les femmes, même si, à sa grande surprise, la plupart lui proposaient, contre un petit « service », qu’il les rejette dans le marais, avec le reste de leurs corps. En effet, les pires rumeurs couraient sur le compte Boudigan. Le Découpeur admirait la capacité de ces dames à déterminer, de deux maux, lequel serait le moindre pour elles.

Ce soir-là, la Serpe se mit à vibrer lorsqu’il croisa Valentine Peyraque, pucelle de dix-neuf ans, qui se rendrait à l’étable afin de s’assurer que le bouc en rut n’esquintait pas excessivement les chèvres. Malgré la pénombre et les râles des bestiaux, le cœur de Crobard sauta un battement avant de trancher. Sur le coup, il n’en tint pas compte. Une fois la tête ensacquée, et le corps maraifié, le Découpeur s’engagea sur le long et tortueux chemin - qui, donc, menait au château du comte Boudigan.

    — Mpphhhgrmmp, grogna Valentine.
Crobard ouvrit le sac, et tendit la tête devant lui. Là, à la lueur de la pleine lune, et malgré les c(r)oassement moqueurs des corbeaux et des crapauds, il fut frappé par la beauté du visage de la jeune paysanne. À nouveau, il ressentit, plus fort cette fois, l’arythmie cardiaque.
Après avoir échangé les questions-réponses d’usage, Valentine, chose rare, ajouta une interrogation :
    — Et vous, Crobard ? Qu’allez-vous devenir, après m’avoir remis au comte Boudigan ? Vous irez découper d’autres têtes ?
Mulhausen, décontenancé, ne put qu’acquiescer. Le cycle se répéterait, comme il se répétait depuis des années, sans qu’il ne l’eût jamais questionné.
    « Écoutez, mon sieur, je ne vous connais pas depuis longtemps, mais je lis sur votre visage et dans vos yeux, grande et profonde tristesse.
La petite paraissait, pour sa part, plutôt heureuse, et, plus étrange encore, n’avait, jusque-là, rien proposé d’inconvenant à son bourreau.
    « Peut-être devriez-vous demander au comte, à tout le moins, ce qu’il fait de toutes ces têtes que vous collectez. J’étais enfant qu’on me parlait déjà du Découpeur, Crobard. Mais je n’aurais jamais pensé que ce monstre fût… Un homme tel que vous, soupira la tête de Valentine.
On y était, finalement, se dit Mulhausen. Se croyant plus maline que les autres, elle essayait le coup des sentiments ; mais lui n’était pas dupe. Et, de toute manière, ils parvenaient à destination. Il enfourna Valentine dans le sac.

Le château du comte Boudigan, au bout d’un très long pont suspendu au-dessus des marais, dominait la vallée ; de ses tours, le seigneur pouvait surveiller chaque recoin de son fief. Il se délectait des pérégrinations macabres de Mulhausen, et se tenait, d’ailleurs, à l’entrée, une fois franchi le pont-levis et ouvertes les portes du grand hall, sur le sol duquel Crobard, à son habitude, vida le contenu du sac. La tête de Valentine roula sur le tapis persan. Elle se mit à tousser, et regarda le comte, furieuse.
    — Qu’allez-vous faire de moi ? Que me voulez-vous, vil démon ? Si vous espérez vous servir de ma bouche…
Boudigan, vieillard anguleux et défraichi, tout clapotant, la goutte au nez, se pencha vers elle, mi-amusé mi-agacé.
    — Oh, mais ma belle demoiselle, je vais utiliser votre bouche, ça oui.
Il sortit de la poche de sa robe de chambre, une petite paire de tenailles, et se tourna vers Mulhausen.
    « Vous avez oublié de l’assommer, mon cher. C’est regrettable. Mais soit, pour vous rattraper, vous vous chargerez de l’édenter.
Le vieillard se rapprocha, tendit la pince à Crobard, et baissa la voix, tout en plissant le front.
    « J’ai noté, Mulhausen, que vous avez fait preuve de laxisme dernièrement. Cet homme sans langue… et cette femme odieuse…
Comme le Découpeur, confus, s’apprêtait à bafouiller, Boudigan posa un doigt glacé sur ses lèvres.
    « Ne me dites pas. C’est la Serpe qui décide. Certes, certes. Mais rien ne vous empêche de vérifier. Bien sûr, une telle idée, celle du « travail bien fait », ne pourrait sans doute pas vous venir toute seule. Voyez-vous, un de mes bons amis, qui se pique de philosophie, a émis l’hypothèse, passablement ridicule, que les hommes seraient plus concernés s’ils savaient mieux pourquoi.
    — Pourquoi quoi ?
Le comte éclata de rire, ses chicots jaunâtres clac-clac-claquetants.
    —  Mais pour cela, Mulhausen, pour cette raison, très exactement. Qu’importe, au demeurant. Je suis prêt à tenter l’expérience. Chargez-vous d’elle, puis rejoignez-moi dans la Salle du Jeu. »

Crobard suivit du regard Boudigan, qui précédait ses invités, puis ramassa la tête de Valentine.
    — Je suis désolé, mademoiselle. J’ai oublié de vous assommer. Cela rend les choses plus difficiles.
    — Ne soyez donc pas triste, Crobard, le consola Valentine. Je ne chérissais pas vraiment de grands espoirs, vous savez : à part essayer de conserver ma virginité le plus longtemps, et peut-être survivre aux épidémies de scorbut, de choléra, de peste, ainsi qu’aux douze ou treize enfants qui seraient sortis de mon ventre.
Ému, Crobard hésita. Les paroles du comte l’avaient troublé ; en outre, il n’avait jamais mis les pieds dans la Salle du Jeu.

Il poussa la porte rouge. Un escalier, sombre, humide et plocploquant, plongeait jusqu’à très profond sous la terre. Au bout de longues secondes de descente prudente, Mulhausen déboucha sur une large et haute crypte, au creux de la montagne sur laquelle le château lui-même reposait. Au centre de cette cathédrale sous-terraine se trouvait un plateau vers lequel menaient les marches. Autour du plateau, de la dimension d’un grand terrain de filalapate, éclairé par de puissantes torches frichitantes, se tenaient le comte Boudigan et ses invités - penseurs, artistes, hommes et femmes de pouvoir et d’esprit - tous nus comme des Vers de Pluie, et manifestement heureux, malgré la fraicheur des lieux.
Crobard, en approchant, découvrit que le centre de la dalle se trouvait recouvert d’un immense tapis, que Boudigan lui fit signe de contourner.
    — Vous êtes-vous occupé de la gourgandine ? Est-elle prête à se réveiller ?
    — Certainement, messire.
Crobard sortit la tête inconsciente de Valentine.
    « Que dois-je en faire, mon seigneur ?
Amusé, le comte se tourna vers son voisin, une sorte d’homme-enfant, pauvrement doté par la nature, qui cependant possédait un faciès amical, à défaut d’être agréable.
    — Mon cher Nino, voici le goudiflot dont je vous parlais. J’ai recueilli Crobard il y a près de quarante ans, lorsque sa syphilitique mère l’a « oublié » au cœur de l’un de mes marais. Je me suis dit qu’il pourrait constituer un sujet idéal pour votre petite théorie du « sens de la raison ». Qu’en pensez-vous ?
Le dénommé Nino rougit.
    — Comte… il est sans doute trop tôt… la notion même de « travail » demande encore à être peaufinée, en ces temps obscurs, et les frontières, entre labeur, torture et esclavage, demeurent nébuleuses… Néanmoins, ajouta-t-il en baissant les yeux devant le regard sévère de Boudigan, cela pourrait constituer une première expérience intéressante, je suppose…
    — Très bien, déclara le comte. Qu’on ôte à présent le tapis, et qu’on éteigne les lumières.

Le tapis fut retiré et les lumières éteintes. Toutefois, dans le léger intervalle qui sépara ces deux actions, Crobard, avec horreur, put distinguer ce qui se cachait sous le tapis.
Des têtes.
Les faces, édentées, de tous les hommes et femmes qu’il avait décapités depuis tant d’années.
Un sol de bouches et de langues rali-ralantes et bavi-bavantes.
Il releva la tête, surpris par l’odeur douce qui lui parvenait. Dans la pénombre, Crobard aperçut les invités qui, de leur côté, s’enduisaient, avec entrain, de miel, de chocolat, et de purée de pommes de terre.
Puis, les convives s’avancèrent avec précaution sur le parterre de bouches, en gloussant : ils s’allongèrent, hilares, tandis que les bouches se mettaient à sucer leurs peaux, les langues à lécher leurs corps.
Boudigan ôta sa robe de chambre et désigna un emplacement vacant entre deux visages congestionnés, occupé d’un simple pieu.
    — Plantez la petite ici.

Crobard porta la tête de Valentine à hauteur de la sienne. Elle ouvrit les yeux ; il la fit pivoter. Elle comprit assez vite ce qui l’attendait. Malgré ses dents intactes, elle ne put se retenir de pleurer.
    — Balancez-moi dans le vide, Crobard, je vous en supplie. Tout plutôt que lécher et sucer ces… êtres répugnants, dégoutants de vice, empuantis de leur richesse, trop laids pour séduire, trop vils pour aimer. Tuez-moi, par pitié.
Le Découpeur, cœur entortillé, se refusait cependant à la jeter. Bien au contraire : pris d’un élan subit, il porta sa bouche à celle de la jeune femme.
Alors, pour un instant, il se sentit heureux. Heureux, libre, et même, beau.
Certes, il perçut le cri de Boudigan, l’agitation autour d’eux. Mais le plaisir était trop grand. Une seconde de bonheur, pour l’éternité. Crobard souriait encore, comme ses victimes, après qu’on lui ait tranché le cou.

Lorsqu’il reprit connaissance, il put entendre la fin de la discussion entre Boudigan et son ami philosophe, qui remontaient vers le château.
    BOUDIGAN : Cela prouve l’échec de votre théorie.
    NINO l’HOMME-ENFANT : Que nenni, cher comte. Que nenni. J’y vois au contraire la preuve de quelque chose de plus puissant encore que mon postulat initial. Le sentiment, voyez-vous, dépasse le sens. Que vos esclaves sachent pourquoi ils travaillent, n’a pas vraiment d’intérêt aujourd’hui. Mais qu’ils aiment leur travail - peu importe la raison - voilà la clé de la plus totale… euh, soumission.
    BOUDIGAN : Encore une fois, vous divaguez. Tenez, il vous reste du miel, là. Je comprends votre volonté de… les humaniser, mettons. Mais vous savez comme moi qu’ils ne valent guère mieux que les bêtes qu’ils élèvent. Qu’ils « aiment » ? Mais enfin, regardez-les. Ils nous aiment déjà. Notre petit jeu en est la preuve, pour qui en douterait encore.
    NINO L’HOMME-ENFANT : Certes. Vous avez raison, cher comte. Je me laisse emporter, comme souvent, par mes pensées. Seulement… ne craignez-vous pas qu’un jour, les bêtes se retournent contre vous… contre nous ?
    BOUDIGAN : ah-ha, Nino, ce jour-là - celui où les idiots se demanderont ce qu’ils font sur terre - n’est pas près d’arriver. Tant qu’ils pourront s’amuser, forniquer, et de temps à autre, disparaitre dans la nuit, tout ira bien.
    NINO L’HOMME-ENFANT : Je me sens rassuré, mon Sieur. À ce propos : je suppose que vous cherchez un nouveau « Découpeur », à présent… Est-ce que par hasard…
    BOUDIGAN (l’interrompant) : non, Nino, non, vous n’avez pas la carrure. Définitivement pas.

Alors, se dit Crobard Mulhausen, c’était ainsi que tournait le monde.
    — Mmhhhhmhhhhmh
Il tourna le regard vers Valentine. Boudigan, se croyant sans doute cruel, les avait installés l’un à côté de l’autre. On repliait le tapis au-dessus de leur tête, jusqu’à la prochaine partie de Bouchelangue.
    — Mmmhhhmmhh, mhmhma à son tour Crobard.
Ils se sourirent avec les yeux, tandis que l’ombre les recouvrait.
Mulhausen ne s’était jamais senti aussi heureux.

= commentaires =

Lapinchien

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Pute : 258
à mort
    le 09/01/2026 à 18:54:45
Tu disais hier ne pas être fan du genre mais c'est aussi de la Fantasy même s'il n'y pas de grandes batailles, non ? C'était plaisant à lire, plein d'imagination et de contre-pieds scénaristiques qui plongent le lecteur dans l’expectative quant à l'endroit où tu veux les amener mais tant mieux pour moi car j'aime qu'on me surprenne en m'entraînant hors des sentiers battus. ça m'a vaguement fait penser à Sleepy Hollow, d'ailleurs j'ai même cru voir Johnny Deep dans le rôle de Nino l'homme enfant.
Lapinchien

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Pute : 258
à mort
    le 09/01/2026 à 19:00:22
@Camille : souligne, dans ce texte, les sujets de BOUDIGAN en vert.
René de Cessandre

Pute : -19
    le 09/01/2026 à 19:32:01
On apprécie le cynisme raffiné, les inventions lexicales qui renforcent l'atmosphère fantastique, et des jeux de mots inattendus et incongrus comme les "vers de pluie".
Au final, Nino nous livre le fils illégitime de Harry Potter et d'Aldous Huxley (cuvée 1932 pour ce dernier).
Nino St Félix

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Pute : 98
    le 09/01/2026 à 20:23:32
Merci ! Je pense que pour la Fantasy faut des dragons, des démons, des hobbits, des quêtes et des grandes batailles, un univers qui n'existe pas, des trucs dans le genre.
Ici je pensais aussi au début à Edgar Alan Poe, la chute de la Maison Usher, des trucs dans le genre.
Lindsay S

Pute : 211
    le 09/01/2026 à 21:02:30
Il y a, dans ce texte, de très bonnes choses. De vraies images, sales, qui collent. Des scènes qui tiennent, un imaginaire cohérent, une violence qui n’a pas peur d’elle-même. Je lis sans forcer. Et je ne lâche pas. C’est rare.

Et puis l’auteur arrive. Et il gâche un peu la fête.

Dès qu’il raconte, ça marche. Dès qu’il commence à expliquer, à philosopher, à faire du méta — surtout quand il se glisse lui-même dans le décor — le texte se ratatine. On n’est plus dans une fable noire, on est dans un commentaire de fable noire. Je n’ai pas besoin qu’on me tienne la main : j’avais compris.

Les longueurs sentent la méfiance envers le lecteur. Comme si l’horreur ne suffisait pas, comme s’il fallait la surligner (en vert), la répéter, la rentabiliser. Du coup, ce qui devrait m’écraser finit parfois par m’ennuyer (légèrement).

C’est dommage, parce que le texte est souvent plus fort que celui qui le dirige. Il y a là un vrai monde, des fulgurances, une cruauté efficace.

J’aurais préféré un texte amputé de son commentaire. Moins d’auteur, plus de serpe.
René de Cessandre

Pute : -19
    le 09/01/2026 à 23:23:09
Lindsay, tu es impitoyable. Oui, on peut émettre des doutes sur la pertinence de la mise en scène du narrateur/auteur. Je l'avais pris comme une pointe d'humour méta, mais ce n'était peut-être pas judicieux, et surement, le texte aurait pu s'en passer. mais c'est le choix de l'auteur, déformation de Zonard (?).
A.B

Pute : 33
    le 10/01/2026 à 00:40:47
Je préfère pas lire, trop déglinguée. Je reviens demain, ça va.
A.B

Pute : 33
    le 10/01/2026 à 02:40:40
Dans son donjon, à Beynac, ayant gardé toute sa tête, elle enfila l'armure des restes de la tour des gardes, passa le pont levis et se jeta dans la Dordogne. Détestant nager même tétée, elle aimait cueillir les plantes sauvages sur la rive de l'été.
A.B

Pute : 33
    le 10/01/2026 à 02:49:51
Quelle épopée fantasque sans queue ni tête. Dommage. Rire oui mais pas sans épée, taverne et chasse. Pas sans percée et traversée.
A.B

Pute : 33
    le 10/01/2026 à 03:18:59
Donc drôle et fantasque mais toujours pas à la tête de Beynac. Castelnaud la noix?
Nino St Félix

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Pute : 98
    le 10/01/2026 à 11:06:59
ahah A.B j'ai rien compris à tes commentaires mais il sont une oeuvre en soi, déglinguée me semble le mot juste !
Merci Lindsay, hélas les prochains textes auront sans doute encore ces défauts puisque déja postés, avant même d'ailleurs la première critique en ce sens qui date de textes antérieurs et que j'ai bien identifié (sans réussir à m'en défaire visiblement). Enfin bon on se refait pas (et c'est bientôt fini, encore quelques textes, l'AAT Lovecraft et basta !)
René de Cessandre

Pute : -19
    le 10/01/2026 à 11:14:37
> Nino : entre nous j'ai bien compris que dans ton texte tu avais mis "Nino" pour ne pas mettre "LpC"... mais chuuut !...
Rosalie

Pute : 37
    le 10/01/2026 à 13:27:27
Nino, quel poète de lui-même… L’homme-enfant, pauvrement doté, au faciès “amical à défaut d’être agréable”
Incapable de tenir debout sans explication, toujours à commenter
Quand il mettra des dents à son personnage, peut-être que ses textes mordront.
René de Cessandre

Pute : -19
    le 10/01/2026 à 13:40:35
Je n'ai pas bien compris à quoi correspondent les "points de pute" ? Une préfiguration du permis citoyen, sur le modèle chinois ?
Nino St Félix

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Pute : 98
    le 10/01/2026 à 13:45:48
@René : personne en réalité ne le sait vraiment. Je penche pour une interprétation totalement subjective propre à chacun.
+ non j'ai pas voulu entrainer Lapinchien dans cette histoire, le pauvre a déja bien assez d'emmerde comme ça. Mais à la relecture bon, je trouve la dernière partie en effet un peu "blague potache" qui tombe à plat. Pas tant pas sa dimension "explicative" (elle explique des choses, mais qui n'ont pas vraiment d'intéret en soi, à mon sens) mais donc pour sa relative inutilité narrative ("délire" communaut' assumé)

@Rosalie : mais ils ont des langues, c'est mieux que rien.

@
Nino St Félix

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Pute : 98
    le 10/01/2026 à 13:46:27
le dernier @ est un message non euclidien pour un destinataire d'une autre dimension
Rosalie

Pute : 37
    le 10/01/2026 à 13:54:35
Du coup il lèche ?
Les léchouilles, c'est de saison.
Lapinchien

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Pute : 258
à mort
    le 10/01/2026 à 14:05:17
@Nino St Félix : N'hésite pas à me faire vivre de folles aventures dans tes textes si tu veux. Je collectionne les emmerdes effectivement mais je compte valoriser mon catalogue pour le revendre sur Delcampe et me faire un paquet de blé avec.
A.B

Pute : 33
    le 10/01/2026 à 14:05:27
J'ai relu (sobre). Le texte est génial !
Lapinchien

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Pute : 258
à mort
    le 10/01/2026 à 14:40:51
@A.B : Tu viens lire des textes sur la Zone quand t'es bourrée ? On va peut-être demander une licence IV. Peut-être qu'on tient enfin un business model ?
A.B

Pute : 33
    le 10/01/2026 à 15:01:35
@LC : la licence à emporter suffit et est moins chère
Nino St Félix

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Pute : 98
    le 10/01/2026 à 15:03:26
@LPC je t'ai pas fait jouer un rôle mais dans mon truc sur Navet j'ai fait une référence trés cryptique a un de tes textes sur lui !

@A.B merci ! prochain objectif faire un truc qui serait lisible uniquement bourré. J'ai quelques idées (sans passer par le cut up je précise).

@Rosalie : les léchouilles sont intemporelles. Mais j'ai bien pris note de ta critique : mon texte ne mord pas assez et lèche trop. A la réflexion c'est l'histoire de ma vie.
Lapinchien

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Pute : 258
à mort
    le 10/01/2026 à 15:07:45
moins cher, c'est déjà trop cher pour la Zone mais on pourrait juste faire un partenariat avec usbwine.com ?
A.B

Pute : 33
    le 10/01/2026 à 15:17:19
La petite licence à emporter est GRATUITE
Lapinchien

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Pute : 258
à mort
    le 10/01/2026 à 15:28:41
trop cher, effectivement.
Lapinchien

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Pute : 258
à mort
    le 10/01/2026 à 15:40:53
@Nino St Félix : j'espère que c'est "Heraklès Navet et le poil de cul sur la savonnette" ou bien encore "Heraklès Navet et la normalisation du storytelling" mon roman fleuve en 16 parties dont je n'ai toujours pas trouvé de conclusion car une pétition avait vu le jour pour que j'arrête https://c.org/DHv6YbZtBF
A.B

Pute : 33
    le 10/01/2026 à 15:53:33
@NSF : le texte pourrait être la 1ère partie d'une histoire de cavalier sans tête
René de Cessandre

Pute : -19
    le 10/01/2026 à 15:57:12
> Nino : o.k. ...
    le 10/01/2026 à 16:15:22
une ambiance, des images, manque pour moi le style du genre.
A.B

Pute : 33
    le 10/01/2026 à 16:44:14
Y'a pas de style spécifique pour du fantastique
Sinté

Pute : 49
    le 10/01/2026 à 16:52:05
Y'a pas de style spécifique necess à aucun genre.
Sinté

Pute : 49
    le 10/01/2026 à 16:52:17
*nécessaire
Nino St Félix

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Pute : 98
    le 10/01/2026 à 18:39:42
Ouais je saurais même dire quel genre. Si, du Poe, donc du fantastique. Mais j'avoue que les genres...
@A.B : oui d'ailleurs Corbard a fait son Erasmus a Sleepy Hollow j'ai oublié de le mentionner my bad
Nino St Félix

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Pute : 98
    le 10/01/2026 à 18:42:22
Mais non LPC une pétition carrément ! Même si c'est toi qui l'a faite, ça vaut un paquet de points pute.
Hé oui c'est la mort (ou la normalisation) du storytelling qui est en fil rouge (ou fil noir, plutôt). Avec une proposition tout à fait conservatrice pour rebooter la licence.

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