LA ZONE -

Feu

Le 13/04/2026
par Glaüx-le-Chouette
[illustration] 10

Maltraité par la pression, le raccord finit par fuir, puis cède. Le tuyau se libère, commence à danser et crache son liquide alentour, partout, comme une hydre épileptique. Toujours captivée par le spectacle devant moi, le regard fixé sur le toit et l'incendie, attendant que le météore atteigne son apogée, immobile, je me laisse tremper et retremper ; et l'instant suivant, je suis en feu. C'est fini. C'est bien.
9

Crame. Va flamber dans les étoiles. T'as toujours rêvé de gicler jusqu'au soleil. Alors balance tout ce que t'as, tout ce que t'es, à travers la stratosphère. Crame et retombe en pluie fécondatrice sur nos gueules, sur nos maisons, sur nos femmes, sur nos yeux extatiques tournés vers ton explosion. Crame. Brille. Une seule fois, brille. Enfin rendu à toi-même. Reviens en joie, en réconfort, en soulagement, en air épuré qui nettoie les bronches et libère les thorax des sœurs et des filles et des mères.



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Les tissus organiques et les vêtements de la cible n'ont pas réellement le temps de s'enflammer. La pression des gaz de réaction est la plus forte et projette le corps contre le plafond, ainsi que la cuvette, à sa suite. Le plafond de plâtre, le plancher de l'étage et le mobilier de la chambre qui surplombe les toilettes n'ont aucune chance d'arrêter la trajectoire commençante, à peine freinent-ils un peu les deux projectiles. Le corps frappe la charpente en premier, entre deux poutres apparentes, suivi par la cuvette qui profite de n'avoir pas à crever les boiseries et les tuiles romaines du toit pour rattraper le corps. C'est réunis qu'ils commencent leur ascension vers le ciel, la cible à nouveau posée sur ses chiottes, telle qu'en elle-même enfin, en majesté sur son trône.

En rencontrant l'air du dehors, tandis que la cible poursuit sa course, l'hydrazine imprégnée dans les textiles et les cheveux prend feu. Projetés à travers le toit, les gaz de réaction résultant de la réaction chimique forment une torche de plusieurs mètres, verticale, solennelle, chauffée à des centaines de degrés. Le corps suit la direction de ce doigt qui lui montre son destin, toujours plus haut. La cible file vers le ciel. A mesure que le corps quitte la torche et s'élève, l'hydrazine réagit davantage avec l'air et redouble les flammes : une traînée de feu commence à suivre le corps, dans une symétrie parfaite, inversée, avec les flammes de la torche. Le corps va vite, oh combien vite. Il brûle et c'est probablement la première fois que de la beauté naît de ces organes, de cette matière corporelle mal utilisée, déshonorée, salie toute sa vie durant. J'ai fait de ma cible une comète, j'ai rendu beau enfin ce corps sculptural et stupide.
Plus tard, bien sûr, dans quelques secondes, elle va retomber comme une merde, ma cible, à l'endroit précis dont elle est partie, avec les chiottes auxquelles elle appartient depuis toujours. Mais baste. Il l'a dit, le poète :

« La mort, proche ou lointaine, soit l'aliment de la lumière inépuisable » ;

« et que je sois changé en éclair à la fin ».



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L'hydrazine, sur un catalyseur en alumine associée à de l'iridium, réagit avec le nitrate de sodium de façon très exothermique et se décompose en quelques millisecondes selon les trois réactions suivantes :







La température du catalyseur atteint 800° Celsius presque immédiatement et la réaction produit une grande quantité de gaz à très haute température (diazote, ammoniac et dihydrogène). La réaction est économique ; utilisé en monergol, l'hydrazine est utilisé pour la mise en orbite efficace et maîtrisée de satellites.



6

La cible, assise sur ses toilettes et gémissante, est intégralement et instantanément trempée du mélange des fluides qui refoulent à haute pression depuis le fond de la cuvette. Ses vêtements s'imbibent, ses cheveux s'imbibent, sa peau s'imbibe du liquide huileux, qui couvre aussi l'alumine de la cuvette, déborde et gicle sur le carrelage, s'instille dans les pores du matériau et rejoint les molécules d'iridium comme on embrasse à pleine bouche sa première copine fictive, dans ses rêves, à treize ans, quand on est un futur mâle blanc cis adolescent ; tandis que le fragile réservoir de liquide désodorisant, mais en fait bourré de nitrate de sodium, éclate sous la pression et libère les cristaux qu'il contient.



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Seule dans la rue, dans la pénombre, accroupie près de la trappe d'accès à l'évacuation des eaux usées, aussitôt que je vois la lumière des toilettes s'allumer dans la maison, je compte jusqu'à quatorze et j'abaisse le levier ; et c'est comme une décharge de plaisir, de justice, de satisfaction. Le liquide, descendant du réservoir sous pression du camion citerne, se rue dans le tuyau. Une secousse et une vibration immense me parcourent le bras ; je ne sais pas si la vibration est énorme ou si ce qu'elle crée en moi est énorme, mais tout résonne dans cette pulsation du fluide qui hurle en se précipitant dans la canalisation, comme si tout Electric Wizard vibrait dans mon radius. Le moteur de la pompe du camion tremble aussi, l'air frémit, une odeur lourde et toxique semblable à celle de l'ammoniac se répand : j'en ai rien eu à battre des filtres et des joints, j'ai fait au plus efficace en installant, et je vais crever très vite lorsque le liquide se mettra à fuir des raccords pour m'asperger mais j'en ai rien à foutre : le fluide avance vers son destin.

A travers le tuyau d'évacuation des eaux usées, l'hydrazine afflue à haute vitesse. Dix centimètres de diamètre à multiplier par une quarantaine de mètres de tube, en tenant compte de la pression : je suis incapable de mesurer la quantité de haine que tout ce liquide représente. Beaucoup. Pas assez.

L'hydrazine suit le tuyau, sous le gazon interminable, à dix, neuf, huit, sept secondes de son lieu naturel ; elle court sous le perron, sous le salon, six, cinq secondes, sous la meuf recrutée sur concours de la cible, victime collatérale dans quatre, trois, deux secondes, sous la salle de bains puis sous les chiottes. Sous les pieds de la cible, à une seconde de l'impact, un frémissement profond, un bruit de raclement de gorge de balrog tout près de se libérer, un cri liquide sourd du gogue et jaillit en écho aux petits gargouillis misérable du cul de la cible.

Car la cible se vide. Les barres protéinées BigFuck™ font leur effet (à prendre juste après la séance de salle, pour stimuler la synthèse musculaire et la croissance des corps caverneux). Les suppositoires MégaDick® ont fini le travail (deux suppos de soutien à la fonction érectile, à prendre juste après la douche en rentrant, et avant d'aller besogner madame comme le bonhomme dominant qu'on est). J'ai réussi à faire de la cible le promoteur principal de mes deux produits, créés tout exprès, produits tout exprès, emballés dans une communication virile et multicanaux à base de fake news et de pseudo science. Il s'en gave depuis un mois et les recommande à tous les vents. Mais sa dernière livraison, ce matin (« pour vous remercier de votre fidélité, recevez cet échantillon de la nouvelle formule, inédite, encore enrichie en protéines et électrolytes ! Force et honneur !»), était d'une composition légèrement différente : 40 grammes de macrogol par barre protéinée, que j'ai omis de faire figurer sur la notice, et dans les suppositoires, du bisacodyl à en liquéfier un tank, à la place des hormones mâles. Alors la cible se vide, et si elle évite le prolapsus, elle aura de la chance.

L'hydrazine est dirigée comme un missile, canalisée vers la cible.

Elle remonte le coude de l'évacuation des toilettes, la pression ne laisse aucune chance à la gravité et le jet d'hydrazine contrecarre le jet de merde liquéfiée, le pulvérise sur les fesses de la cible, sur les cuisses de la cible, sur les fringues de la cible, sur le plafond au-dessus de la cible recroquevillée par les crampes intestinales. L'hydrazine frappe en même temps le petit réservoir de liquide à chiottes que j'ai vendu à prix d'or à la cible, sur le net, à grands renforts là aussi de recommandations par des créateurs de contenu fictifs et d'articles d'info-pub dans les meilleurs webmédias de droite musclée. Réservoir carbone, grande contenance ; des cristaux blancs éclatants pour faire briller tes gogues, enrichis en hormones pour régénérer tes capacités quelle que soit ta fatigue, tu te relèveras des chiottes avec la gaule frère, garanti sur facture.

Mais en vrai, 300 grammes de nitrate de sodium.

Je ne vois pas l'hydrazine frapper le réservoir. Mais je sais. Je sens. Comme avant l'orgasme.



4

* Ding Dong. *

Qui choisit une sonnette qui fait « ding dong » ? Mais qui, vraiment ? Peut-on choisir un « ding dong » aigrelet et primesautier comme sonnette, et être un monstre ?
Un instant, j'ai hésité, ce jour-là.



3

On n'entre pas sur son terrain. On doit faire assaut du terrain qui est sien. On trespass sur son lawn. On viole sa propriété. On commence à se comparer la bite à la sienne au moment même où on tourne le regard vers sa maison. C'est un risque qu'on ne prend pas, en temps normal, si tant est qu'on ait une bite et qu'on ne soit pas une simple proie - auquel cas il aurait fallu fuir bien auparavant.

D'ordinaire, à vrai dire, on marche seulement le long de son terrain, on évite son territoire, on fuit par la tangente la plus proche qui soit raisonnablement tenable, histoire de profiter d'un effet slingshot pour partir loin, très loin, très vite. D'ordinaire on longe de biais, les pieds un peu en dedans, le regard fuyant dans toutes les diagonales disponibles, et l'épaule côté terrain un peu relevée, et le menton un peu caché derrière, on se surveille jusqu'au rythme cardiaque - faudrait pas réveiller ses molosses avec un coeur qui battrait un peu fort, qui ressemblerait un peu trop au tambour d'un assaut.

L'herbe est trop verte pour qu'on s'autorise même à la frôler, tondue comme une nuque de caporal. L'allée, trop blanche, en cailloutis de marbre blanc, ceux qui répondraient KRRKRRITCH KRRKRRITCH si la plante de ta fiotte de pied avait l'audace de les toucher, et tu comprendrais parfaitement qu'ils te signifient TU ES FAIBLE ET TA M7RE EST MOCHE? VA DONC LA NIQUER. Mais tu touches pas. Tu touches pas, pauvre merde.

Les deux lions en pierre qui dominent les piliers du portail ne te regardent pas.

Sa voiture non plus ne te regarde pas. Baisse les yeux, qu'elle te jette. Elle est garée comme un mannequin, légèrement de travers, un trois quart étudié, discrètement déhanchée et perchée sur ses pneus XL, offerte et prête à recevoir son propriétaire quand il le veut, comme il le veut. Une hybride, dont la batterie pourrait faire briller tout le Puy-du-Fou une nuit entière, et un moteur thermique qui depuis sa conception remplit les divans des psychanalystes d'une clientèle de supertankers victimes de dysfonctionnements érectiles. Sa couleur : sobre, mais présente, forte, mais confiante, virile, une couleur qui pose son homme et la caisse de son homme ; une teinte dont le nom, au catalogue, déborde de la case et du droit commun du langage, un truc que seuls les ingénieurs en noms de couleurs de bagnoles (et de vernis à ongles) peuvent oser - un nom pour te faire oublier que ta caisse est gris sombre. Elle est gris sombre, mais t'as du pognon et des grosses couilles, elle est donc quelque chose comme « aube obscure iridescente » ou « matitude de bois cendré », là où mon camion citerne est « anthracite », couleur de merde, couleur de mineur, couleur de pauvre.

Je la dépasse, la caisse grimée en pute, je m'en écarte assez pour ne pas déclencher son alarme, et j'avance jusqu'au perron. Je piétine comme une connasse, j'assume mon poids de destin et mon poids d'entropie, KRTCH RRATCH KRTCH KRATCH, je tiens ma tête droite, je balance mes bras raides, d'avant en arrière, comme une qui connaît sa place et s'en va conquérir le monde qu'elle possède de droit de toute éternité : je respecte les normes du lieu. Je fais figure. Je tiens tête. Je me porte moi-même comme on porte un costume Hugo Boss quand on porte des couilles et qu'on porte ses couilles. A Rome, marche comme les Romains.

Et je sonne.

« Ding Dong ».



2

Personne ne s'attend à se faire mettre en orbite basse par une inconnue.

Je ne suis pas suspecte, pas de ça. En temps normal, d'être une démarcheuse, de militer à gauche, voire chez les écolos, oui ; de récolter des fonds pour les sans-abris, les victimes de violences faites aux femmes, la Ligue Protectrice des Oiseaux, oui ; d'être témoin de Jéhovah ou organisatrice de fête des voisins, oui. Mais pas de venir cramer un mec en toquant à sa porte, non.

Avec mon déguisement de voyageuse de commerce chic et choc, encore moins. Avec un catalogue de chiottes sous un bras tatoué aux aisselles parfumées, vraiment pas.

Tout mon argumentaire était prêt depuis longtemps, sur les avantages économiques, écologiques, esthétiques, de l'oxyde d'aluminium sous sa forme céramique ; sur les qualités de l'alternative carbone, pour les amateurs ; mais je savais que je n'en aurais pas besoin, je savais que le client s'était renseigné d'avance, de lui-même, sur le net, auprès des influenceurs, auprès de ses contacts LinkedIn qui avaient vanté le matériau, et qu'il avait déjà acheté, mentalement. Et il a acheté. Le gogue en oxyde d'aluminium, celui que nous envie Dubaï, de fabrication française, celui que nous envie même Donald Trump qui en a commandé 30 pour la Maison Blanche et 150 pour le Pentagone, celui que nous envie le nouveau mec de ta mère, qui en a reçu et fait installer un la semaine dernière, offert par la maison. Parce que, disaient mes influenceurs masculins fictifs, l'alumine céramique pure, c'est la propreté spatiale, c'est l'élégance spéciale, à ton image, c'est le blanc dont tu as besoin pour te sentir totalement chill quand tu chies, oklm, isolé du monde et des haters. L'iridium injecté dans la masse, c'est la classe, le luxe, l'exception dont tu as besoin. Et la nano-fibre de carbone, si tu préfères le noir ? C'est tout ce que tu es, c'est la force brute mêlée à la technicité, c'est la souplesse et la rigidité modulable selon tes besoins, pour tes besoins, c'est la caresse de la fibre et sa chaleur sous tes cuisses, c'est l'ignition de tous tes sens. Achète, mec. N'aie pas peur. Tu n'es pas un gars qui a peur. Achète.

Lui vendre le carrelage de sol assorti, alumine-iridium, même en ton Vigueur érectile, n'a pas été facile. Mais il a fini par craquer.

Il s'est payé le catalyseur de sa propre mise en orbite. Il a signé le pacte.



1

Étonnamment, la boîte aux lettre est d'un modèle standard, blanc crème, sans intérêt. En-dessous du nom, elle porte la mention « Société Tibo Inshape », manuscrite sur un carton derrière un petit rectangle de plastique, déposée là comme par la candeur naïve d'une main d'enfant qui se raconterait une histoire, s'inventerait un destin, se rêverait ayant un lieu à soi, une marque déposée, une trace dans le fil de l'Histoire. En voyant cette étiquette, j'ai failli renoncer et rebrousser chemin. J'ai failli croire à la fiction victimaire des masculinistes égocentrés, percuté par l'étincelle d'humanité qu'il leur reste, au fond. Mais j'avais les mères, les filles et les sœurs derrière moi.

= commentaires =

Lapinchien

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Pute : 384
à mort
    le 13/04/2026 à 16:12:01
Bravo à Glaüx qui avec ce texte à plié le game de la compétition de la Saint-Con2026 : Uberlitterairement parlant : 1ere place du podium direct, choix de con de néo-nazi : 1ere place du podium direct, Texte engagé et radical s'inscrivant dans une riposte féministe : 1ere place du podium direct , Illustration de l'année réalisée par Glaüx en personne : 1ere place du podium direct. Donc en résumé : "Inquisitor Magnus Ordinis Sancti Stulti Subito !" et j'ai vraiment du mal à voir comment quelqu'un d'autre pourrait faire mieux que lui, même si j'ai pas vu toutes les contributions encore. (en tous cas, c'est ce que je pense à titre perso mais je ne suis pas bookmaker clandestin à Londres, alors c'est comme les trous du culs, chacun aura son avis)

Comme l'auteur parle de combustibles pour fusées tout le long de son texte, je me suis dit "ahah, on va bien se marrer quand Glaüx va cramer Elon Musk" mais même s'il y avait pas mal de simmilitudes avec le bonhomme, ma certitude s'est évanouie au fur et à mesure que j'étais happé par ma lecture, une sublime escapade en Uberlitteraturie. Alors quand j'ai vu le nom à la fin, je me suis dit : "ça me dit quelque chose mais pourquoi ?" Perso, je ne connaissais pas vraiment cet influenceur ciblé, a priori le 1er de France, parce que je ne porte pas la moindre concidération à ces néo-gourous d'une époque vide de sens incarnation d'une totale liberté de pensée cosmique vers un nouvel âge réminiscent.

Alors je me suis renseigné et effectivement cet étron humain incarne la chiasse humaine surmédiatique décrite dans le texte, un opportuniste ayant troqué toute éthique contre un marketing viriliste et absurde, une figure de la manosphère réactionnaire, dont la diarhée idéologique vouée au culte de la force brute lui permet de manipuler son audience via une pseudo-science et l'usage de fake news, vendant du muscle et des slogans creux à des paumés de la life. Derrière l’image du mâle alpha, il agit en marchand ultralibéral, postcapitaliste cynique, saturant le marché de certitudes agressives pour maximiser ses profits. #No comment #1

Sa capacité à marchander l'indignation en naviguant sur une ligne de crête de provoc' gratuite n'est qu'un moyen de créer artificiellement de la polémique et générer du trafic. Pas bien grave, me direz-vous ? Juste en plein coeur de l'économie de l'attention, si chère à Glaüx (et je parle de la théorie pas de l'économie, bien sûr). Ensuite il présente des excuses de façade pour recommencer le cycle. Il est le pur produit d'une époque où l'éthique pèse moins lourd qu'un million d'abonnés, utilisant sa plateforme pour normaliser des idées réactionnaires sous couvert de motivation et de sport, faisant de lui le parfait exemple de la bêtise performante ? Pas bien grave, non ? C'est juste le putain de symptôme ultime d'un narcissisme toxique qui monopolise la réflexion de nos contemporains pour chier dans leur cerveau à la place, et alors, c'est leur choix, pas grave ? Ben, si très très grave...No comment #2

Mais je me suis dit alors : OK, c'est un con de masculiniste et c'est déjà super grave, mais je ne connais pas assez le sujet pour faire le lien avec les néo-nazis, alors pourquoi Glaüx connaissant la nouvelle consigne l'a quand même cramé alors j'ai fait d'autres recherches au delà de ce qui est dit dans le texte et le background du simple con révèle un personnage plus sinistre, marqué par des propos discriminatoires exhumés de son fil Facebook datant de 2012. Des trucs du genre : "Un arabe c’est comme un noir, à partir du moment où il en a un, y'a pas de problèmes... c'est quand il y en a beaucoup que ça pose des problèmes" ou l'utilisation de termes insultants pour désigner des personnes maghrébines ou des commentaires dégradants et des insultes ciblant la communauté LGBT. Il a d'abord crié au montage/fake, avant de reconnaître qu'il s'agissait de "second degré" ou d'humour de jeunesse...No comment #3

Son indécence l'a mené à transformer des lieux de mémoire en simples décors pour ses vidéos, prouvant un mépris total de la dignité humaine au seul profit de l'audience, tels Auschwitz-Birkenau et Oradour-sur-Glane, village martyr où les SS ont commis un massacre en 1944, rien que pour faire des clics et des vues et vendre sa chiasse, une pure et simple profanation commerciale, totalement assumée ? Pas grave ? No comment #4

Et bien pas du tout, c'est extrêmement grave, car en faisant tout cela, volontairement, par provoc ou pas, il véhicule des messages subliminaux qui vont parler très clairement à ceux à qui il les a envoyé.

CONCLUSION :

Tibo InShape : 26,9 millions d'abonnés

VERSUS

Juifs exterminés par les Nazis dans les camps de concentration : 6 millions
Prisonniers de guerre soviétiques exterminés par les Nazis dans les camps de concentration : 3,3 millions
Polonais non-juifs (civils) exterminés par les Nazis dans les camps de concentration : 2 millions
Serbes (civils) exterminés par les Nazis dans les camps de concentration : 0,6 millions
Roms et Sintis exterminés par les Nazis dans les camps de concentration : 0,5 millions
Personnes handicapées (Programme T4) exterminés par les Nazis dans les camps de concentration : 0, 2 millions
Opposants politiques et résistants exterminés par les Nazis dans les camps de concentration : 0,02 millions
Homosexuels exterminés par les Nazis dans les camps de concentration : 0,005 millions

Soit juste 12,625 millions d'exterminés par les Nazis dans les camps de concentration : même pas 47% des abonnés de ce gros néo-nazi de merde. Et même si les néo-nazis dans son genre exterminaient 47% de ses abonnées, il lui resterait 14,3 millions d'abonnés et il passerait 5eme Youtubeur Français (devant Inoxtag et ses 12,2 millions d'abonnés) alors c'est probablement une quantité assez négligeable pour assumer d'être un crypto-facho car c'est du reliquat, un petit delta, une variable d'ajustement, un point de détail de l'Histoire, impactant faiblement ses profits, alors qu'est ce que ça peut foutre in fine ?
tomatefarcie

Pute : 14
    le 13/04/2026 à 16:53:53
J'ai découvert Glaüx à travers ses récents commentaires, ça m'a motivé à aller lire 2-3 textes parce qu'il faut vraiment avoir deux anus à la place des yeux et pleurer de la merde pour pas se rendre compte qu'il fait partie de l'élite du site. Mais les dernières productions dataient de sous Hollande et va savoir s'il avait toujours la niaque, va savoir comment les gens ont ingéré les années post-Hollande, si ça se trouve la niaque était partie en même temps que Marisol Touraine, on ne peut jamais savoir, alors va savoir.

Bon, au final, ça va.
tomatefarcie

Pute : 14
    le 13/04/2026 à 16:56:36
La Saint Con est enfin lancée.

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