le 03/04/2026 à 09:56:16
J'ai eu du mal à entrer dans l'atmosphère d'un thriller d'épouvante, ce que me semble être le texte, parce que j'avais plutôt l'impression d'être dans un reportage de Laurent Delahousse sur la difficulté à trouver des artisans pour retaper sa maison sur la côte. |||||{[{{{[[{SPOILER]]]]]][[]]][[ Mais à la fin on comprend que c'est lié au final twist, donc ça va.
J'ai pas compris non plus quelle nouvelle activité professionnelle, mentionnée dans le paragraphe d'introduction, exerçait le narrateurice. S'il était devenu magnétiseur/se ou chiropracteur/rice/euse(?). Ce qui aurait peut-être ajouté un peu de feune au texte.
Parce que ça manque quand même vachement de rythme et d'intensité. {user-25} avait eu cette formule pour un autre texte : on essaye d'effrayer le lecteur à coup de tisanes et de cookies.
Quand le narrateurice dit :
"Oh, je savais bien qu’il n’en était rien, que cela venait de l’imagination d’une personne à moitié endormie et dans un état second, et peut-être d’un désir inavoué de ne plus me sentir seul dans la vie. La nuit, bien souvent, l’on se trouve désinhibé, et les idées peuvent courir librement dans la tête."
Oui, ça aurait été la direction intéressante qu'aurait pu avoir le texte. Creuser ces idées bancales que font naître la solitude.
Aller dans le bizarre et l'étrangeté. Rendre ses pensées et ses préoccupations moins chiantes. Se servir de la lenteur du récit pour installer le lecteur dans une atmosphère psychologique réellement déstabilisante. Créer un protagoniste moins plan-plan, qui ne se contente pas de manger un sandwich au fromage sur le petit port et dont le seul but est d'aller harceler son voisin manifestement asocial. On aurait aimé plus de contrefeux aussi.
Les dialogues avec les habitants auraient aussi mérités d'être plus travaillés plutôt que de seulement servir à confirmer le cours du récit en le balisant avec de gros sabots. Malgré le fait qu'on pressente une couille dans le pâté, il n'y a pas de surprise, pas de décalage, tout est monotone car tout le monde parle de la même manière : très polie, lisse, factuelle, , y comprit un enfant mentionné à la fin. Ils sont tous simplement über méga factuels, ils ne sont pas des personnages à part entière à part dans leur description physique {{{{{{{[[[SPOILER]]]]]]{[[[ même si à la fin ça peut s'expliquer - éventuellement - de par leur nature, mais est-ce que c'est vraiment une excuse pour qu'ils parlent tous comme les pnjs d'un mauvais jeu vidéo ?
Bref. Écriture pas dégueulasse et, à quelques détails près tout se tient mais pour moi l'atmosphère correspondrait plus à une petite chronique touristique "s'installer en Bretagne quand on est en fin de carrière : mode d'emploi" que dans un récit bizarre et dérangeant. Ce que me semblait vouloir être le texte, mais peut-être que c'était pas du tout ça en fait.
le 04/04/2026 à 15:38:14
Je prends acte de vos commentaires (merci {user-25}, j'essaierai de me relire avant de t'adresser des textes mais je suis toujours abominablement et impardonnablement speed), à ceci près que je n'ai pas essayé de faire un lovecraft avec ce texte ! Ce n'est qu'un récit fantastique et je ne l'ai pas présenté comme tentative lovecraft. Par contre j'en ai envoyé d'autres avec le dièse lovecraft, et si j'ai le plaisir de les voir publier, j'attendrai avec intérêt les commentaires.
le 05/04/2026 à 20:07:01
Mon dieu. Je viens d'enchainer "Rêve de Cendres" (j'ai réussi a en lire 25%), le Navet de Jean Mitch (j'ai réussi a en lire 20 %) et ce texte (j'ai réussi a en lire 15 %).
Ca me disqualifie pas pour autant. Là je veux juste faire un retour de lecteur lambda, comme toujours. Si j'arrive pas à aller au bout, c'est parceque je passe trop vite en lecture rapide. Et la lecture rapide c'est bien pour un rapport comptable ou lire le journal, pas pour lire des nouvelles. Qui, en l'occurence, ont toutes a peu près les mêmes soucis à mon sens. Ca manque de RYTHME !
Bordel mais sortez nous de cette neurasthénie. Oui, je sais : écrire, c'est décrire, mais bon, là, y'a un voisin chelou, ok, pas besoin de faire trois scènes dessus. Coupez 50%, faites nous confiance, faites VOUS confiance, faites confiance a vos univers et vos personnages. J'en peux plus des descriptions qui font 15 lignes. Je pouvais pas chez Flaubert, je peux pas ici.
Lisez les 150 premières pages de la Chartreuse de Parme. Lisez Tarass Boulba. Du rythme, du rythme, même sans action, c'est possible. On est plus au XIXeme. Oui, ok, y'a des "effets de style", on écrit en référence à Lovecraft, ou pas... Mais moi je m'en fout, Lovecraft ou autre, je veux juste m'amuser en lisant, avoir envie de connaitre la suite. Je l'ai, presque toujours, parceque vous avez des idées, vous calez des univers... Mais ensuite, on s'y perd, on s'y... ennuie. Voilà, c'est dit. Et je parle bien en tant que lecteur (en tant qu'apprentis auteur, j'ai les même problèmes que vous).
quand je dis vous, c'est toi, Louise, mais pas que toi. T'écris trés bien, tu as des décors et des personnages nickels, tous les ingrédients sont là, mais il manque... le rythme.
le 05/04/2026 à 20:09:30
Bon, en lisant aprés coup la présentation, et les commentaires, j'en conclus que c'est moi qui suis sans doute juste un "mauvais lecteur". Mea culpa. Prendre mon commentaire précédent, et se torcher avec si besoin.
le 08/04/2026 à 21:38:26
Putain vous vous rendez tous compte que vos commentaires sont aussi longs que le résumé du texte qui est aussi long que le dixième du putain de texte de soixante quintaux ? Faites chier.
le 08/04/2026 à 22:39:48
A toutes fins utiles, on rappellera aux auteurices que la ponctuation existe et n’est pas payante. Les phrases à rallonge qui servent à rien d’autre qu’à tenter une sorte d’exercice qu’en cyclisme on appellerait endurance fondamentale, c’est CHIANT. Fondamentalement. Le premier paragraphe a été difficile à passer. Y a RIEN dedans. Mais en BEAUCOUP de mots.
Une fois passé le non-texte du premier paragraphe, je trouve toujours qu’il y a beaucoup trop de mots. Je te foutrais un bon gros coup de vinaigre blanc là-dedans pour dissoudre les résidus organiques d’intention littéraire que ça ferait pas de mal. On n’avance pas. On : le lecteur. Le texte avance, mais on s’en fout, il avance pas au rythme d’un humain standard qui n’aurait pas d’avance une dose déraisonnable de bienveillance. Ma dose initiale de bienveillance est égale à zéro, de naissance, et PUTAIN JE ME FAIS CHIER. Non, pardon : « j’éprouv[e] une sorte de fatigue latente ».
Avant le quatrième paragraphe je me suis payé le luxe d’un expresso et d’étendre le linge des gamins et ce faisant je me suis dit, les mains attaquées par l’humidité des boules de chaussettes pas dépliées qu’on doit défaire et qui sont pas lavées à coeur COMBIEN DE FOIS FAUDRA6T6IL LE LEUR DIRE BORDEL, que le problème pour moi de ce texte, c’est son rythme, vraiment. Il avance lentement, à dessein. Il tente, je crois, par cette lenteur, de construire une ambiance, de ralentir le cours du texte pour permettre l’angoisse, l’appréhension. Mais c’est trop gros. Je crois que les Lovecraft réussis sont au contraire particulièrement dynamiques. Tout ralentissement signe la sortie du lecteur hors du texte. Là, je sors à chaque phrase et c’est dommage, j’avais envie de rester.
On me dit que la narratrice a envie d’être curieuse ; je m’en fous, c’est moi, le lecteur, qui dois l’être. On me dit qu’elle se pose des questions ; je m’en balance passablement, c’est moi qui dois m’en poser. Et pour ça, faut que ça bouge, faut que ça avance.
Tandis que le café fait effet (allitérations et assonances gratuites, profitez-en, c’est distribution plaisir d’offrir), je poursuis et je me dis que bourré, je suis probablement très injuste envers le style. Je survole les phrases, depuis deux paragraphes (j’en ai tenu trois en lecture profonde, pas plus). Mais le texte en est cause : il ne m’a pas assez donné pour que je trouve profitable de lire lentement, à voix haute ou même en lecture silencieuse. Alors je survole en cherchant des accroches, chute libre.
Et une accroche est que je me demande bien si le narrateur est une narratrice ou un narrateur, mais c’est une question tellement anecdotique qu’elle me semble significative : j’en suis rendu là. Le texte manifeste un travail massif, il doit donc être justifié par quelque chose, et jusqu’ici je ne trouve pas. Alors je cherche jusqu’aux détails minimes.
Etat mental suivant : je me fais tellement chier dans ce texte prévisible que je me mets à dévier sur des voies parallèles possibles. Derrière le rideau qui s’ouvre, Riff Raff apparaît et entonne Over At The Frankenstein Place. Je hurle à tue-tête moi aussi. Le voisin veut pas ouvrir. Je restitue un monologue d’Alceste en alexandrins parfaits, hurlés à tue-tête aussi. La narratrice maudit le menuisier. Je hurle des imprécations satanistes contre cet enculé de charpentier de Joseph époux de Marie. ET JE M4AMUSE BEAUCOUP PLUS QU40 LIRE LE TEXTE ? QUI NE SE SOUCIE GU7RE DE MON D2DUIT;
Chemin faisant et ennui plombant, je me demande combien de fois j’ai lu l’adjectif « étrange » dans ce texte, ainsi que ses synonymes. La réponse est « trop », mais j’aimerais plus de précision. Plus de précision demanderait de relire le texte. I’m doomed.
Et les trois derniers paragraphes confirment ce qu’on avait compris dès le début.
Les gros sabots bretons, c’est quelque chose.
Je pense que j’aurais peut-être pu apprécier ce récit en film, ou mieux, en série. Avec le moins de langage verbal possible. Mais là pardon, mais c’est super chiant et prévisible.
Je pense que ça pourrait exister. Mais en images. Manifestement c'est pensé en images. Toutes les descriptions, tous les ralentis artificiels me le font penser. Mais alors faut aller au bout, et pousser jusqu'au script.
Ou à la BD ? Qui sait.
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merci beaucoup pour cette petite histoire morbide à souhait
J'ai eu du mal à entrer dans l'atmosphère d'un thriller d'épouvante, ce que me semble être le texte, parce que j'avais plutôt l'impression d'être dans un reportage de Laurent Delahousse sur la difficulté à trouver des artisans pour retaper sa maison sur la côte. |||||{[{{{[[{SPOILER]]]]]][[]]][[ Mais à la fin on comprend que c'est lié au final twist, donc ça va.
J'ai pas compris non plus quelle nouvelle activité professionnelle, mentionnée dans le paragraphe d'introduction, exerçait le narrateurice. S'il était devenu magnétiseur/se ou chiropracteur/rice/euse(?). Ce qui aurait peut-être ajouté un peu de feune au texte.
Parce que ça manque quand même vachement de rythme et d'intensité. {user-25} avait eu cette formule pour un autre texte : on essaye d'effrayer le lecteur à coup de tisanes et de cookies.
Quand le narrateurice dit :
"Oh, je savais bien qu’il n’en était rien, que cela venait de l’imagination d’une personne à moitié endormie et dans un état second, et peut-être d’un désir inavoué de ne plus me sentir seul dans la vie. La nuit, bien souvent, l’on se trouve désinhibé, et les idées peuvent courir librement dans la tête."
Oui, ça aurait été la direction intéressante qu'aurait pu avoir le texte. Creuser ces idées bancales que font naître la solitude.
Aller dans le bizarre et l'étrangeté. Rendre ses pensées et ses préoccupations moins chiantes. Se servir de la lenteur du récit pour installer le lecteur dans une atmosphère psychologique réellement déstabilisante. Créer un protagoniste moins plan-plan, qui ne se contente pas de manger un sandwich au fromage sur le petit port et dont le seul but est d'aller harceler son voisin manifestement asocial. On aurait aimé plus de contrefeux aussi.
Les dialogues avec les habitants auraient aussi mérités d'être plus travaillés plutôt que de seulement servir à confirmer le cours du récit en le balisant avec de gros sabots. Malgré le fait qu'on pressente une couille dans le pâté, il n'y a pas de surprise, pas de décalage, tout est monotone car tout le monde parle de la même manière : très polie, lisse, factuelle, , y comprit un enfant mentionné à la fin. Ils sont tous simplement über méga factuels, ils ne sont pas des personnages à part entière à part dans leur description physique {{{{{{{[[[SPOILER]]]]]]{[[[ même si à la fin ça peut s'expliquer - éventuellement - de par leur nature, mais est-ce que c'est vraiment une excuse pour qu'ils parlent tous comme les pnjs d'un mauvais jeu vidéo ?
Bref. Écriture pas dégueulasse et, à quelques détails près tout se tient mais pour moi l'atmosphère correspondrait plus à une petite chronique touristique "s'installer en Bretagne quand on est en fin de carrière : mode d'emploi" que dans un récit bizarre et dérangeant. Ce que me semblait vouloir être le texte, mais peut-être que c'était pas du tout ça en fait.
Je prends acte de vos commentaires (merci {user-25}, j'essaierai de me relire avant de t'adresser des textes mais je suis toujours abominablement et impardonnablement speed), à ceci près que je n'ai pas essayé de faire un lovecraft avec ce texte ! Ce n'est qu'un récit fantastique et je ne l'ai pas présenté comme tentative lovecraft. Par contre j'en ai envoyé d'autres avec le dièse lovecraft, et si j'ai le plaisir de les voir publier, j'attendrai avec intérêt les commentaires.
Mon dieu. Je viens d'enchainer "Rêve de Cendres" (j'ai réussi a en lire 25%), le Navet de Jean Mitch (j'ai réussi a en lire 20 %) et ce texte (j'ai réussi a en lire 15 %).
Ca me disqualifie pas pour autant. Là je veux juste faire un retour de lecteur lambda, comme toujours. Si j'arrive pas à aller au bout, c'est parceque je passe trop vite en lecture rapide. Et la lecture rapide c'est bien pour un rapport comptable ou lire le journal, pas pour lire des nouvelles. Qui, en l'occurence, ont toutes a peu près les mêmes soucis à mon sens. Ca manque de RYTHME !
Bordel mais sortez nous de cette neurasthénie. Oui, je sais : écrire, c'est décrire, mais bon, là, y'a un voisin chelou, ok, pas besoin de faire trois scènes dessus. Coupez 50%, faites nous confiance, faites VOUS confiance, faites confiance a vos univers et vos personnages. J'en peux plus des descriptions qui font 15 lignes. Je pouvais pas chez Flaubert, je peux pas ici.
Lisez les 150 premières pages de la Chartreuse de Parme. Lisez Tarass Boulba. Du rythme, du rythme, même sans action, c'est possible. On est plus au XIXeme. Oui, ok, y'a des "effets de style", on écrit en référence à Lovecraft, ou pas... Mais moi je m'en fout, Lovecraft ou autre, je veux juste m'amuser en lisant, avoir envie de connaitre la suite. Je l'ai, presque toujours, parceque vous avez des idées, vous calez des univers... Mais ensuite, on s'y perd, on s'y... ennuie. Voilà, c'est dit. Et je parle bien en tant que lecteur (en tant qu'apprentis auteur, j'ai les même problèmes que vous).
quand je dis vous, c'est toi, Louise, mais pas que toi. T'écris trés bien, tu as des décors et des personnages nickels, tous les ingrédients sont là, mais il manque... le rythme.
Bon, en lisant aprés coup la présentation, et les commentaires, j'en conclus que c'est moi qui suis sans doute juste un "mauvais lecteur". Mea culpa. Prendre mon commentaire précédent, et se torcher avec si besoin.
Putain vous vous rendez tous compte que vos commentaires sont aussi longs que le résumé du texte qui est aussi long que le dixième du putain de texte de soixante quintaux ? Faites chier.
Bon, je vais lire le texte, on se revoit en 2028.
A toutes fins utiles, on rappellera aux auteurices que la ponctuation existe et n’est pas payante. Les phrases à rallonge qui servent à rien d’autre qu’à tenter une sorte d’exercice qu’en cyclisme on appellerait endurance fondamentale, c’est CHIANT. Fondamentalement. Le premier paragraphe a été difficile à passer. Y a RIEN dedans. Mais en BEAUCOUP de mots.
Une fois passé le non-texte du premier paragraphe, je trouve toujours qu’il y a beaucoup trop de mots. Je te foutrais un bon gros coup de vinaigre blanc là-dedans pour dissoudre les résidus organiques d’intention littéraire que ça ferait pas de mal. On n’avance pas. On : le lecteur. Le texte avance, mais on s’en fout, il avance pas au rythme d’un humain standard qui n’aurait pas d’avance une dose déraisonnable de bienveillance. Ma dose initiale de bienveillance est égale à zéro, de naissance, et PUTAIN JE ME FAIS CHIER. Non, pardon : « j’éprouv[e] une sorte de fatigue latente ».
Avant le quatrième paragraphe je me suis payé le luxe d’un expresso et d’étendre le linge des gamins et ce faisant je me suis dit, les mains attaquées par l’humidité des boules de chaussettes pas dépliées qu’on doit défaire et qui sont pas lavées à coeur COMBIEN DE FOIS FAUDRA6T6IL LE LEUR DIRE BORDEL, que le problème pour moi de ce texte, c’est son rythme, vraiment. Il avance lentement, à dessein. Il tente, je crois, par cette lenteur, de construire une ambiance, de ralentir le cours du texte pour permettre l’angoisse, l’appréhension. Mais c’est trop gros. Je crois que les Lovecraft réussis sont au contraire particulièrement dynamiques. Tout ralentissement signe la sortie du lecteur hors du texte. Là, je sors à chaque phrase et c’est dommage, j’avais envie de rester.
On me dit que la narratrice a envie d’être curieuse ; je m’en fous, c’est moi, le lecteur, qui dois l’être. On me dit qu’elle se pose des questions ; je m’en balance passablement, c’est moi qui dois m’en poser. Et pour ça, faut que ça bouge, faut que ça avance.
Tandis que le café fait effet (allitérations et assonances gratuites, profitez-en, c’est distribution plaisir d’offrir), je poursuis et je me dis que bourré, je suis probablement très injuste envers le style. Je survole les phrases, depuis deux paragraphes (j’en ai tenu trois en lecture profonde, pas plus). Mais le texte en est cause : il ne m’a pas assez donné pour que je trouve profitable de lire lentement, à voix haute ou même en lecture silencieuse. Alors je survole en cherchant des accroches, chute libre.
Et une accroche est que je me demande bien si le narrateur est une narratrice ou un narrateur, mais c’est une question tellement anecdotique qu’elle me semble significative : j’en suis rendu là. Le texte manifeste un travail massif, il doit donc être justifié par quelque chose, et jusqu’ici je ne trouve pas. Alors je cherche jusqu’aux détails minimes.
Etat mental suivant : je me fais tellement chier dans ce texte prévisible que je me mets à dévier sur des voies parallèles possibles. Derrière le rideau qui s’ouvre, Riff Raff apparaît et entonne Over At The Frankenstein Place. Je hurle à tue-tête moi aussi. Le voisin veut pas ouvrir. Je restitue un monologue d’Alceste en alexandrins parfaits, hurlés à tue-tête aussi. La narratrice maudit le menuisier. Je hurle des imprécations satanistes contre cet enculé de charpentier de Joseph époux de Marie. ET JE M4AMUSE BEAUCOUP PLUS QU40 LIRE LE TEXTE ? QUI NE SE SOUCIE GU7RE DE MON D2DUIT;
Chemin faisant et ennui plombant, je me demande combien de fois j’ai lu l’adjectif « étrange » dans ce texte, ainsi que ses synonymes. La réponse est « trop », mais j’aimerais plus de précision. Plus de précision demanderait de relire le texte. I’m doomed.
Et les trois derniers paragraphes confirment ce qu’on avait compris dès le début.
Les gros sabots bretons, c’est quelque chose.
Je pense que j’aurais peut-être pu apprécier ce récit en film, ou mieux, en série. Avec le moins de langage verbal possible. Mais là pardon, mais c’est super chiant et prévisible.
Je pense que ça pourrait exister. Mais en images. Manifestement c'est pensé en images. Toutes les descriptions, tous les ralentis artificiels me le font penser. Mais alors faut aller au bout, et pousser jusqu'au script.
Ou à la BD ? Qui sait.