« Viendrez-vous à la course de ce soir ? » m’avait demandé Nicolas Jalabert au téléphone.
Je suis comme tout le monde, j’adore la Champagne-Ardennes.
La dernière fois, j’avais ressenti comme une douleur à la cuisse. Je m’en étais ouverte à un Laurent Jalabert présent à l'arrivée. "confrontons nos souvenirs"
- Nous nous étions tous groupés au sommet de la côte. Vous sembliez beaucoup vous amuser. Je m'égare. Je m'égare. Je m'égare.
- La compétition, ça émule fortement, ça vous pousse à forcer le meilleur de vous-même. Tricher n’est pas jouer ! Je me suis contentée de boire de l'eau claire ! Rien de plus.
- Comme alors vous avez rayonné ! A quel moment avez-vous commencé à éprouver la douleur dont vous m’avez parlé ?
- Je ne sais pas vraiment. C’est quelque chose qui s’insinue peu à peu. Au départ on ne s’en rend même pas compte, et quand on s’en aperçoit, c’est que la chose est déjà en vous depuis un moment mais qu’on n’en avait pas encore conscience.
- Je vis passer sur votre visage comme une ombre au moment où un Bernard Sainz s’extasia sur votre coup de pédale.
- Je m’en souviens maintenant ! Vous savez ce que je pense ? Je me suis dit à cet instant qu’il ne jouait pas franc jeu. On a l’impression que cela couvre quelque part une volonté de ne pas respecter les règles.
- Tout jeu doit respecter des règles. J’avais moi aussi remarqué Bernard Sainz. Mon frère Nicolas avaitorganisé deux tables, l’une pour le massage et l’autre pour le happy ending.
- Je crois que vous comme moi avions compris que cet homme trichait. Ne pensez-vous pas que la fraude puisse être considérée comme une composante intrinsèque du jeu ?
- blabla, blablabla.
- bla, tricher, c’est tout de même jouer. blablabla. Il parait que cela procure une jouissance infinie.
- Voici qui ne saurait être acceptable.
- Il n’est que de voir leur expression enflammée, leurs regards brûlant du désir de gagner, leur expression de haine lorsqu’un autre coureur réussit à les dépasser.
*
J'avais décidé de ne pas me rendre chez les Jalabert ce soir (putain, tout ça pour ça...).
Dans l’après-midi mon amie me téléphona pour insister encore sur ma présence, je finis par céder. Et lorsque la voiture vint me chercher, j’étais fin prête.
Je fus accueillie chaleureusement sur la ligne de départ, comme la dernière fois et je retrouvais de vieilles connaissances, parmi lesquels Laurent Jalabert.
Nous échangeâmes un regard complice. Je repris pour ma part mon petit jeu préféré qui était de ne pas assurer les relais durant l'échappée, avec un certain succès.
Et soudain je l’aperçus, notre fameux tricheur. Il allait de soi que l’homme désirait briller en société mais se montrait maladroit.
Je décidais de me placer en danseuse derrière lui. Je découvris blablabla que j’avais été le jouet de mon imagination. Ce n'était pas Bernard Sainz.
Je me sentis mal. Je le dépassais et je me tournais vers Laurent qui s’écria alors: « vous accélérez déjà ? Ah non ! Il n’en est pas question !».
« Et maintenant, annonça Nicolas Jalabert, qui gagne gagne et qui perd perd !
Les autres courreurs se mirent à rire stupidement.
blabla
le 04/09/2026 à 16:39:17
Une histoire croquignolesque, comme on aimerait en lire plus souvent, aux toilettes ou dans un TER, entre Concarneau et Vesoul, par exemple
le 04/09/2026 à 16:44:42
J'en parlais récemment à un ami, mais cela fait un moment qu'on a pas lu un texte de Stéphane Cormary. Mon ami est particulièrement fébrile à l'idée de découvrir un nouveau chef-d’œuvre de cet auteur déroutant et iconoclaste.
le 05/09/2026 à 13:52:45
@LPC peut-tu confirmer à Louise Guersan, ainsi qu'a toutes les prostituées de France et de Navarre, que dans ton commentaire suce-cité, tu utilise bien le terme compulsif de "pute" comme une ponctuation dans le cadre de ton symptome de Gilles de la Tourette 2.0, et non comme un qualificatif personnel et/ou un mantra stigmatisant à l'égard de cette profession (et/ou façon d'occuper l'existence indépendamment d'une assignation sexuée) ? Ceci afin de s'assurer qu'on ne heurtera personne (pour ma part, même si j'ai vraiment pas aimé le texte-charcuterie de Louise, je la remercie de l'avoir soumis a notre fiel, et pour cela malgré tout, j'ai envie de la remercier (c'est mon côté maso)
le 05/09/2026 à 15:05:41
OK pour moi, et oui, j'ai bien conscience que le point Pute est et reste l'étalon qualitatif de la Zone (même si on ne sait pas dans quel sens). Cependant il me paraissait important que tu puisse préciser, notamment si Louise venait à passer par ici, et qu'elle ne soit pas un troll, mais une personne normale, horrifiée par les horreurs qu'on a dites sur son texte. Donc je persiste : Louise, c'est pour ton bien, d'ailleurs, si Caviardageman est intervenu, c'est qu'il a jugé que ton texte pouvait donner quelque chose, une fois expurgé de 80 % de son contenu.
le 05/09/2026 à 15:55:06
Je trouve ce texte intéressant si ce n'est qu'il mériterait plus aération. Les phrases et paragraphes sont trop longs et trop compacts.
En quelques mots : simplifier le style en corrigeant les incohérences et les accumulations inutiles
le 05/09/2026 à 18:19:13
Dans un lieu sombre et mystérieux, profond et malodorant, les LIMBES de la ZONE (qui elle même constitue déja un zone limite, donc t'as qu'a voir). DTC quoi.
C'est une grande perte tant c'était une masterclass d'écriture. Tout ce qu'il en reste à l'heure actuelle c'est le palimpseste amputé de Caviardageman. Si jamais le texte de Crouille67 est repéché (ce que j'espère) il retrouvera sa place dans le worst of.
le 05/09/2026 à 18:59:11
Facile. La vraie difficulté (comme sur ce texte, d'ailleurs, mais GD LODACE y est parvenu avec maestria) c'est de trouver quelque chose de positif à dire.
le 05/09/2026 à 19:35:49
C'est moi qui ai fait disparaître le texte de Crouille67. J'assume en mon nom personnel cette décision, compte tenu des réactions disproportionnées auxquelles le texte a donné lieu, et surtout compte tenu des injures adressées à l'auteur/autrice.
le 06/09/2026 à 10:55:56
Conflits de comptoir, coms gueulards et absurdes, cadrage foireux sur smartphone... On est bien sur la Zone.
L'alerte récemment postée signifie-t-elle que les derniers textes proposés pour l'AAT ne seront pas publiés ?
@Arthus le 06/09/2026 à 11:42:20
Pas de panique, on réfléchit à tout ça, on se calme et on bois frais. C'est dimanche matin, pour ma part, la semaine fait que commencer.
le 06/09/2026 à 13:08:44
Je parlais pas de cadrage dans ce sens là lapinche, mais du fait que les coms et le texte sont mal cadrés, illisibles d'un côté quand un lien est publié.
Je panique pas Nino, je me renseigne.
le 06/09/2026 à 15:45:44
Bon, c'est pas trop le sujet vu qu'a la base y'a le texte de Louise et qu'il y a des choses à dire dessus. Donc pour les textes de notre temps, y reste 3 textes dont les 2 votres, donc rien ne sera perdu, ça va paraitre trés bientôt. Louise, reviens, je m'occupe aussi de présenter les futurs tiens, même si j'aime pas le fantastique charcutier, j'avoue que c'est un style.
donc, le texte de Louise le 06/09/2026 à 16:42:38
Dans ce texte, et ses précédents, de belles images (ici les statuettes de danseurs) et des atmosphères réussies. La "voix" de la narratrice est agréable. En revanche, les textes gagneraient à être resserrés (c'est au fond ce que disent, à leurs manières,la plupart des commentateurs). Ici, typiquement, toutes les digressions sur les règles et la triche sont inutiles. La fin est téléphonée, le lecteur l'a devinée depuis la remarque sur les statuettes qui ressemblent aux photos.
le 06/09/2026 à 19:08:05
Je pense que Louise écrit depuis le 18ème siècle. Elle est fan de Balzac et de Jane Austen. Et sur sa Remington il n'y a pas de touche "entrée" ni "tab" du coup...
ça fait du pâté.
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Ça m'a tout l'air d'un texte parfaitement indiqué pour... Caviardageman !
UNE SOIREE CHEZ LES JALABERT
« Viendrez-vous à la course de ce soir ? » m’avait demandé Nicolas Jalabert au téléphone.
Je suis comme tout le monde, j’adore la Champagne-Ardennes.
La dernière fois, j’avais ressenti comme une douleur à la cuisse. Je m’en étais ouverte à un Laurent Jalabert présent à l'arrivée. "confrontons nos souvenirs"
- Nous nous étions tous groupés au sommet de la côte. Vous sembliez beaucoup vous amuser. Je m'égare. Je m'égare. Je m'égare.
- La compétition, ça émule fortement, ça vous pousse à forcer le meilleur de vous-même. Tricher n’est pas jouer ! Je me suis contentée de boire de l'eau claire ! Rien de plus.
- Comme alors vous avez rayonné ! A quel moment avez-vous commencé à éprouver la douleur dont vous m’avez parlé ?
- Je ne sais pas vraiment. C’est quelque chose qui s’insinue peu à peu. Au départ on ne s’en rend même pas compte, et quand on s’en aperçoit, c’est que la chose est déjà en vous depuis un moment mais qu’on n’en avait pas encore conscience.
- Je vis passer sur votre visage comme une ombre au moment où un Bernard Sainz s’extasia sur votre coup de pédale.
- Je m’en souviens maintenant ! Vous savez ce que je pense ? Je me suis dit à cet instant qu’il ne jouait pas franc jeu. On a l’impression que cela couvre quelque part une volonté de ne pas respecter les règles.
- Tout jeu doit respecter des règles. J’avais moi aussi remarqué Bernard Sainz. Mon frère Nicolas avaitorganisé deux tables, l’une pour le massage et l’autre pour le happy ending.
- Je crois que vous comme moi avions compris que cet homme trichait. Ne pensez-vous pas que la fraude puisse être considérée comme une composante intrinsèque du jeu ?
- blabla, blablabla.
- bla, tricher, c’est tout de même jouer. blablabla. Il parait que cela procure une jouissance infinie.
- Voici qui ne saurait être acceptable.
- Il n’est que de voir leur expression enflammée, leurs regards brûlant du désir de gagner, leur expression de haine lorsqu’un autre coureur réussit à les dépasser.
*
J'avais décidé de ne pas me rendre chez les Jalabert ce soir (putain, tout ça pour ça...).
Dans l’après-midi mon amie me téléphona pour insister encore sur ma présence, je finis par céder. Et lorsque la voiture vint me chercher, j’étais fin prête.
Je fus accueillie chaleureusement sur la ligne de départ, comme la dernière fois et je retrouvais de vieilles connaissances, parmi lesquels Laurent Jalabert.
Nous échangeâmes un regard complice. Je repris pour ma part mon petit jeu préféré qui était de ne pas assurer les relais durant l'échappée, avec un certain succès.
Et soudain je l’aperçus, notre fameux tricheur. Il allait de soi que l’homme désirait briller en société mais se montrait maladroit.
Je décidais de me placer en danseuse derrière lui. Je découvris blablabla que j’avais été le jouet de mon imagination. Ce n'était pas Bernard Sainz.
Je me sentis mal. Je le dépassais et je me tournais vers Laurent qui s’écria alors: « vous accélérez déjà ? Ah non ! Il n’en est pas question !».
« Et maintenant, annonça Nicolas Jalabert, qui gagne gagne et qui perd perd !
Les autres courreurs se mirent à rire stupidement.
blabla
Une histoire croquignolesque, comme on aimerait en lire plus souvent, aux toilettes ou dans un TER, entre Concarneau et Vesoul, par exemple
J'en parlais récemment à un ami, mais cela fait un moment qu'on a pas lu un texte de Stéphane Cormary. Mon ami est particulièrement fébrile à l'idée de découvrir un nouveau chef-d’œuvre de cet auteur déroutant et iconoclaste.
Et Full metal rondelle, c'est de l'andouillette ?
@LPC peut-tu confirmer à Louise Guersan, ainsi qu'a toutes les prostituées de France et de Navarre, que dans ton commentaire suce-cité, tu utilise bien le terme compulsif de "pute" comme une ponctuation dans le cadre de ton symptome de Gilles de la Tourette 2.0, et non comme un qualificatif personnel et/ou un mantra stigmatisant à l'égard de cette profession (et/ou façon d'occuper l'existence indépendamment d'une assignation sexuée) ? Ceci afin de s'assurer qu'on ne heurtera personne (pour ma part, même si j'ai vraiment pas aimé le texte-charcuterie de Louise, je la remercie de l'avoir soumis a notre fiel, et pour cela malgré tout, j'ai envie de la remercier (c'est mon côté maso)
OK pour moi, et oui, j'ai bien conscience que le point Pute est et reste l'étalon qualitatif de la Zone (même si on ne sait pas dans quel sens). Cependant il me paraissait important que tu puisse préciser, notamment si Louise venait à passer par ici, et qu'elle ne soit pas un troll, mais une personne normale, horrifiée par les horreurs qu'on a dites sur son texte. Donc je persiste : Louise, c'est pour ton bien, d'ailleurs, si Caviardageman est intervenu, c'est qu'il a jugé que ton texte pouvait donner quelque chose, une fois expurgé de 80 % de son contenu.
Je trouve ce texte intéressant si ce n'est qu'il mériterait plus aération. Les phrases et paragraphes sont trop longs et trop compacts.
En quelques mots : simplifier le style en corrigeant les incohérences et les accumulations inutiles
Où est passé le texte de Crouille67 ?
Dans un lieu sombre et mystérieux, profond et malodorant, les LIMBES de la ZONE (qui elle même constitue déja un zone limite, donc t'as qu'a voir). DTC quoi.
C'est une grande perte tant c'était une masterclass d'écriture. Tout ce qu'il en reste à l'heure actuelle c'est le palimpseste amputé de Caviardageman. Si jamais le texte de Crouille67 est repéché (ce que j'espère) il retrouvera sa place dans le worst of.
fait chier, j'avais plein d'arguments bétons pour le cramer
Facile. La vraie difficulté (comme sur ce texte, d'ailleurs, mais GD LODACE y est parvenu avec maestria) c'est de trouver quelque chose de positif à dire.
C'est moi qui ai fait disparaître le texte de Crouille67. J'assume en mon nom personnel cette décision, compte tenu des réactions disproportionnées auxquelles le texte a donné lieu, et surtout compte tenu des injures adressées à l'auteur/autrice.
Conflits de comptoir, coms gueulards et absurdes, cadrage foireux sur smartphone... On est bien sur la Zone.
L'alerte récemment postée signifie-t-elle que les derniers textes proposés pour l'AAT ne seront pas publiés ?
Pas de panique, on réfléchit à tout ça, on se calme et on bois frais. C'est dimanche matin, pour ma part, la semaine fait que commencer.
Je parlais pas de cadrage dans ce sens là lapinche, mais du fait que les coms et le texte sont mal cadrés, illisibles d'un côté quand un lien est publié.
Je panique pas Nino, je me renseigne.
J'approuve la fermeture de l'AAT "Notre temps" (même si, du coup j'ai pondu un texte pour rien).
Bon, c'est pas trop le sujet vu qu'a la base y'a le texte de Louise et qu'il y a des choses à dire dessus. Donc pour les textes de notre temps, y reste 3 textes dont les 2 votres, donc rien ne sera perdu, ça va paraitre trés bientôt. Louise, reviens, je m'occupe aussi de présenter les futurs tiens, même si j'aime pas le fantastique charcutier, j'avoue que c'est un style.
Dans ce texte, et ses précédents, de belles images (ici les statuettes de danseurs) et des atmosphères réussies. La "voix" de la narratrice est agréable. En revanche, les textes gagneraient à être resserrés (c'est au fond ce que disent, à leurs manières,la plupart des commentateurs). Ici, typiquement, toutes les digressions sur les règles et la triche sont inutiles. La fin est téléphonée, le lecteur l'a devinée depuis la remarque sur les statuettes qui ressemblent aux photos.
Je pense que Louise écrit depuis le 18ème siècle. Elle est fan de Balzac et de Jane Austen. Et sur sa Remington il n'y a pas de touche "entrée" ni "tab" du coup...
ça fait du pâté.