LA ZONE -

Que la nuit demeure

Le 12/04/2026
par HaiKulysse
[illustration] Tout avait changé. À commencer par mon répertoire téléphonique, car à la place de mon père il y avait un certain Nixon, l'ancien homme politique américain avec, bien sûr, un numéro différent de celui de mon géniteur. Et pareil pour mon carnet d'adresse, celle de ma mère était devenue celle d'une personne répondant au nom d’Aledia et habitant au 13 rue des orfèvres.

Puis, en sortant de chez moi, le GPS de mon téléphone ne m'assistait plus du tout. J'étais arrivé dans un domaine viticole où des hommes barbus et en capuche s'étaient rassemblés pour se renseigner sur le mildiou. Et pendant que l'un d'eux rafistolait le pot d'échappement de sa vieille Honda Civic, des messages archivés et impossibles à enlever envahissaient toute la boite de réception de mon portable.

Le type qui avait fini de réparer, remplissait son thermos de café noir et prit ensuite la direction du Nord.
Une fille nymphomane - c'était un fait avéré et indiscutable - l'attendait là-bas.
Et là et même sur internet j'appris que toute une kyrielle de dissidents brûlait des barils de pétrole. Et le soleil crevait doucement, asphyxié par l’ombre et surtout la fumée, de vilaines fumées jaunes et fuyantes qui faisaient pleuvoir sur les arbres séculaires du limon et du gel, générant un chaos bien plus évocateur qu'il n'en paraissait quand ils tombaient sur la carcasse crissante des bagnoles.

Je ne disposais pas des ressources nécessaires pour mener ce genre d'enquête mais la suite des événements n'allait pas tarder à faire valdinguer toutes mes croyances et certitudes...
À l’époque où j’avais trouvé cette paperasse sur le napalm, j'avais saboté ces données informatiques militaires pour découvrir où et quand les vies de Nixon et d'Aledia s'étaient croisées.
Les ramenant dans le registre des œuvres pour le grand public, j'en avais fait un livre que les jocrisses s'en servaient pour haranguer une pluralité de délégués gauchistes ; ils étaient tous ivres, ce soir-là, et étaient en train de racoler quelques putes venant de Karachi sûrement. Ils étaient probablement plus torchés qu'un régiment de polonais carburant à la vodka mais cette cuite n’allait pas les empêcher de s’accoupler malgré tout avec d'autres couillons.

Notamment lors de l'incendie que les algorithmes avaient prédit comme le plus grand brasier et le plus important regroupement des inquisiteurs. À ne plus savoir où donner de la tête quand leurs ennemis ébruiteraient la rumeur d’une révolte…

Mais pour l'instant, ma camionnette blanche au pneu à plat tremblait sur cette route alternant entre des sentiers de quartz gelé et des branches de sureau sur le sol glacial et dont le compactage était loin d'estomper les cahots du chemin...

Puis parvenant dans un rayon de moins de dix kilomètres de cette mer où les gens des chaluts toisaient les goélands aux ailes d'au moins trois mètres de long, des sortes de gruaux d'avoine tombant du ciel salirent mon pare-brise. Et tous les chiens à la ronde avaient aboyé avec obstination durant cette nuit. Un autre fait moins digne d'intérêt était l'identité de cette cinglée, membre d'une branche dégénérée des Whateley, qui à la descente de mon véhicule avait tenté de marchander ce que des soi-disant « artistes » avaient rapiécé à partir d'ombrelles déchirées pour en faire des haillons.

Une piste, c'est tout ce que je demande.
Une piste que je pourrai suivre. Jusqu'en Enfer, s'il le faut.
Mais le peu de sagacité qu'il me restait, me fit ignorer ses légendes impromptues évoquant des odeurs pestilentielles senties à proximité du lieu où j'allais braconner afin de survivre en pleine nature, abandonnant tout ce qui était numérique et donc pas fiable.

*****
Je me réceptionnai sans mal sur les ardoises disjointes du toit en pente, et parvins à gagner la lucarne noire et béante sans déraper une seule fois ; et qui s'accordait avec le contre-jour du crépuscule. Déchaînés, les fidèles religieux, en contrebas, s'armaient de sécateurs... Je savais bien qu'il m'était impossible de les aborder dans l'immédiat, car les pompiers m'auraient alors remarqué et probablement repoussé.

Je grelottais dans mon coupe-vent mais je remarquai que l'un des villageois effrayés refusait catégoriquement de faire le moindre pas en direction de cette cérémonie blasphématoire, les jambes arquées ; il avait placé dans une charrette tout le saint-frusquin, indispensable pour enflammer le fond de ces bois sidéraux, le matériel presque tête-bêche avec toutes ces bibles interdites à la tranche vert-chou. Au loin, des nuées s'amassaient à l'envi sur la haute mer faite d'une éternité de chaudes larmes. Et que le roulis des vagues avait rendu plus lourd que le plomb ; et qui avait pour don de désensorceler les fantômes rôdant comme nous en cette nuit de la Saint-Jean.

Ça faisait un moment qu'il n'y avait plus de soleil, caché par d'immenses voiles de nuages d'un flamboiement rougeâtre, tandis que les cris des toxicomanes commençaient à s'entendre faiblement. Et sur les talus de gauche le miroitement des flambeaux accompagnait la naissance d'oisillons aux ailes poivrés et blanchissait les plus proches affichettes vantant des dimensions paranormales, notamment leurs petites écritures en Time ci-dessous qui avertissaient sur l'inutilité des extincteurs par rapport à tout ce qui était inflammable.

Je descendis finalement du toit pour provoquer cette foule barbare. Je la surplombais toujours mais en retournant une affiche qui avait été balayé par le vent glacial, je perdis mon équilibre et le bruit de ma chute avait assourdis même les vagabonds nourris au vin des cavernes.

Ils me supposaient un guignon, et avaient une apparence terrifiante, les yeux creusés, les traits pâles et tendus. Une vague barbe leur mangeait les joues, ombrant la Vénus de Laussel tatouée dans leur cou.

Puis brusquement, les rampes arrières d’une multitude de ponts suspendus, et enjambant des canaux où l’on industrialisait curieusement l’eau saumâtre pour en faire du champagne, s’abaissèrent ; quatre silhouettes engoncées dans d'épais vêtements de protection bleus apparurent.
Certains ponts dont l’orientation escaladait étrangement les refuges les plus élevés en altitude, d'autres départageant à l'aveuglette les Villas et leurs dépendances : des promontoires tellement étendus que même en naviguant sur le fleuve du Géant Équatorial on pouvait, sans hésiter, affirmer qu'il y avait au-dessus de nous bien plus de cobras et de pythons qu’en Amazonie...

Deux de ces hommes serraient contre eux de repoussantes idoles de pierre, hautes d'une trentaine de centimètres environ... À nouveau dans l'ombre, je repris dans leur direction mon petit trot le long de ces plates-formes où des sources généreuses refluaient. Et dont l'intense pluviométrie, ces derniers-temps, les avait fait bouillonner en cascades jusqu'à ce qu'elles finissent par se limiter en soubresauts sporadiques.

Cependant les courants devinrent plus réguliers, plus rapides. Ils n'étaient toutefois pas assez puissants pour présenter le moindre danger, de sorte que j'atteignis sans encombre les ruines lugubres des entrepôts finissant en coupe-gorge...

Ici, la bouffarde de quelques marionnettistes fumait et ils sursautèrent à mon approche, baragouinant dans leur détestable et rocailleux patois qui me restait presque totalement obscur. Presque car j'avais saisi quatre à cinq mots et appris qu'un curieux cyclope pyromane avait dépassé sur dos de chameau les frontières de notre contrée exotique.

Dans une flache laissée par l'inondation du mois précédent, il y avait le cortex calciné de l'une de ses victimes qui flottait, brûlé jusqu'à grisonner aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur...

****

Une action coordonnée émergeait peu à peu, une petite pelleteuse de chantier à chenilles descendait le long de la rampe, suivie d'énormes caisses montées sur des patins, déposées une à une à la surface de la glace. La pelleteuse fonçait dans notre direction, en laissant des traces de boue pâteuse sur son passage.

Le baratin des marionnettistes, à en perdre le souffle, m'avait aussi informé qu'une momie en position fœtal avait été déniché dans les cendres de la première crémation ; un nouveau soir tombait, recueillant les doléances de ceux qui regrettaient le soleil, et qu'on croyait disparu pour toujours…
Toutefois nos antennes paraboliques nous avaient informées que la nuit finirait bien par capituler. Et justement cette momie, semblant sortir d'un livre de Lovecraft, n'était autre que la dépouille de Râ, le dieu égyptien du soleil... Mais aussi des aliénés, d'après ce que les junkies, étant restés avec nous, avaient jugé bon de rajouter.

Et sans vouloir les démystifier, on avait gardé un rôle clef en prétendant guerroyer et sonner le glas des inquisiteurs : nous restions le point névralgique, l’omniscience visionnaire de tous ces agitateurs, car nous étions, malgré tout ce que ces connards des talk-shows s'amusaient à braire, de farouches guerriers arachnéens. La meute travaillait nuit et jour pour que nos complices interceptent leurs convois et la pelleteuse nous permettait de positionner aussi des blocs de béton aux endroits stratégiques pour en faire des barricades et pour passer à la suite : piéger et massacrer ces évangélistes proches du burn-out.
On était devenu ainsi le pivot et le rouage incognito pour que leurs autodafés et leurs bûchers restent à l'état larvaire. Et on se ravitaillait en foin pour que nos montures, dans une grande vasque, broutent en prenant des forces herculéennes et puissent mugir férocement quand les fadas de Dieu se pointeraient...


***
Toute la nuit, d'étranges reptiles à bec de cigogne, des crapauds ailés comme des chauves-souris nous mettaient sur la sellette dans toutes les fêtes du bourg où des amas orgiaques et frémissants de nouveau-nés s'effilaient en sangsues.
Et l'on s'opiniâtrait à les étuver pour décanter leurs excès de sébum sous les chênes centenaires, scindant dans leurs yeux jaunes la drôle de lueur de leurs prunelles dardées et fixes !

Et j'humais longuement les vapeurs d'alcool, profitant d'une visite dans leur cave pour répertorier aussi divers produits chimiques qui pourraient nous être utiles pour la flambée... Puis en remontant, je voyais des lumières vives qui se déplaçaient tout comme des nuages, puis fatiguées alors d’avoir dévoilé tant de délires visuels, elles s’évanouissaient, prédestinées à radiographier les ténèbres. En perçant avant leur évaporation leurs bulles d'alcaloïde, j'étais convaincu qu'elles nous ragaillardiraient.

De retour sur la départementale, je ne savais pas si ça ressemblait à un sourire ou à la grimace d'un gamin se retenant pour ne pas hurler, mais le gars, qui formait un binôme avec moi au volant de sa voiture, s'offrit une cigarette en prenant le paquet qui se trouvait dans la boîte à gants. Une chose était sûr, c'était qu'un peu plus au sud, on devait se séparer sans avoir établi de plan bien arrêté... bien trop aléatoire, notre stratégie pour éliminer tous les fanatiques n'avait pas tout à fait fonctionné, nonobstant l'embrasement du palais de ces tyrans qui prit feu, la chaleur des flammes et des braises augmentant au fur et à mesure, laissant jusqu'à la stratosphère des exhalaisons verdâtres.

= commentaires =

Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 12/04/2026 à 14:50:42
Bien sûr, c'est du cut-up et je ne vais pas revenir sur ce que c'est et sur ce qu'il est sensé produire chez le lecteur. Si vous ne le savez pas, Google est votre ami.

Je suis cité dans la critique du texte et ça me déplaît tellement que ça vient totalement gâcher mon dimanche. C'est quoi la prochaine étape ? Faire une page Wikipedia sur ma petite personne sans le moindre intérêt si ce n'est celui que je lui donne à l'instant même en parlant de moi ?

Donc je vais me focaliser sur le texte d'HaiKulysse qui de manière assez claire, et néanmoins hallucinée, cette fois, parle des actions menées par une sorte de résistance contre des fanatiques religieux qui préparent des rituels et des bûchers purificateurs. Bien entendu, ce texte répondait à la consigne initiale de la Saint-Con n'impliquant par de cibler le fascisme.

Bien entendu aussi, des analogies évidentes peuvent être faites entre le fanatisme et les néo-nazis, tant sur le rôle du fanatisme pour les mener au pouvoir, que sur le rôle du fanatisme dans leur manière de fonctionner une fois qu'ils sont au pouvoir. Aussi je ne vais pas m'appesantir sur ces points qu'il serait assez lourd d'aborder.

Je vais juste me contenter d'insister sur la nécessité d'une résistance contre le fascisme, car la nécessité d'une résistance contre toutes les formes de fanatisme est très bien mise en évidence dans ce texte : sabotages, détournements, voir même des actions de riposte frontale pure et simple, que les néo-nazis n'hésiteront pas une seule seconde à qualifier d'actes terroristes.

Mais j'ose une autre interprétation de ce texte, plus anecdotique mais probablement la véritable en réalité : l'inquisition contre laquelle HaiKulysse mène une résistance, c'est la Saint-Con, elle même, ce principe totalement con qu'on décline avec des œillères depuis un quart de siècle : in fine, la Saint-Con dans sa forme traditionnelle mettait tous les cons au même niveau, sans les hiérarchiser et probablement qu'on était inconscients de le faire car une hiérarchie de la connerie existe comme je ne cesse de le répéter en ce moment. Les fascistes sont les pire des cons et de loin, aussi fustiger leur connerie au milieu d'autres conneries plus anecdotiques, puisque tout autre type de connerie est anecdotique à coté de la connerie fasciste, et bien c'était la banaliser via l'amalgame.

Aussi, je suis super content que cette année la Saint-Con se focalise sur la connerie de l'extrême droite et j'espère que ce sera un changement définitif pour les prochaines éditions.

Encore merci à HaiKulysse d'être rentré en résistance contre la Saint-Con ancienne version. Il a posté un autre texte ciblant les néo-nazis après l'annonce de la nouvelle consigne aussi j'imagine que son action de sabotage peut enfin prendre fin.
Nino St Félix

Pute : 192
    le 12/04/2026 à 15:31:41
Avec 3 verres de vin ça passe bien !
J'ai bien aimé. Mais alors degré zéro de la critique : je pourrais pas dire pourquoi.

J'ai trouvé que niveau style Haikulysse avait fait mieux, mais que l'histoire en revanche est plus compréhensible que dans d'autres de ses textes, et ça me va.

Je serais total convaincu quand le style et la narration seront au point d'équilibre parfait.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 12/04/2026 à 16:02:25
Je ne pense pas qu'HaiKulysse cherche à atteindre un point d'équilibre ni dans son style ni dans sa narration. Il a fait le choix radical de s'inscrire dans une mouvance qui a un sens alors je ne pense pas qu'il cherchera à la compromettre et la trahir en cherchant à se standardiser dans une forme de compromis.
tomatefarcie

Pute : 13
    le 12/04/2026 à 17:46:54
Bon, les phrases bancales et les approximations syntaxiques m'ont rapidement fait perdre le fil. Et ce genre de texte ne permet pas que son esprit tacote, on ne rattrape jamais son retard.
Au final, j'ai couru derrière ce texte plus que je l'ai lu. Mais ça a l'air pas mal quand même.
Glaüx-le-Chouette

Pute : 145
à cloaque
    le 12/04/2026 à 19:44:15
(Putain, y a quelqu'un qui a mis 10 sur 10 ? Honnêtement ? Ca sert plus à rien de noter les textes si les admins se foutent de la gueule du système comme ça. Sérieusement. C'est de la manipulation, mais de qui ? De quoi ? Pourquoi ?)



J'ai essayé de lire le texte. J'ai pas réussi en continu. Mon cerveau déconnecte régulièrement, en toute logique, le principe d'écriture du cut-up étant ce qu'il est.

Mais au moins le sujet est respecté et y a comme une ambiance crématoire.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 12/04/2026 à 21:06:47
Me foutre de la gueule du système ? S'est vraiment pas mon genre. Au contraire, c'était une action visant à promouvoir le système de notation de ces élites corrompues que sont les admins, vu que c'était un message codé les invitant à voter et ainsi asseoir leur pouvoir de monarques absolus sur la plèbe zonarde.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 12/04/2026 à 21:11:38
Mais la vérité étant ailleurs, et surement pas dans Xfiles, j'ai bien aimé ma théorie selon laquelle dans ce texte, HaiKulysse brûlait la Saint-Con ancienne version, coquille vide, caution involontaire de la connerie néo-nazie en entretenant l'amalgame que toutes les conneries se valent.

Aussi, le 10/10 c'est à moi-même que je l'ai attribué.
Nino St Félix

Pute : 192
    le 12/04/2026 à 21:19:21
Euh mais je croyais que tout le monde votait pour la Saint Con ?
Glaüx-le-Chouette

Pute : 145
à cloaque
    le 12/04/2026 à 21:24:07
Je parle de la note du texte, qui permet d'implémenter le best of et le worst of, et de nourrir le moteur de recherche interne quand tu cherches un bon ou mauvais texte. C'est un truc légèrement crucial pour avoir une forme de crédibilité critique, et ne sachant pas coder, j'ose à peine imaginer le temps de travail sur lequel on pisse quand on fait n'importe quoi avec ce truc.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 12/04/2026 à 21:28:36
C'est bien de ça dont je parle. Vu que personne ne note jamais les textes, les abstinents sont bien plus responsables du bordel induit que les pratiquants.
Glaüx-le-Chouette

Pute : 145
à cloaque
    le 12/04/2026 à 21:32:08
N'importe quoi.
Tu pistes qui note et qui ne note pas ? D'où tu tires ça ?
Pour ma part je vote systémariquement et la modulation de la moyenne que ça crée prouve à chaque fois que je suis au mieux le second, souvent beaucoup plus loin dans la chaîne.
Glaüx-le-Chouette

Pute : 145
à cloaque
    le 12/04/2026 à 21:33:38
Et j'ai pas spécialement envie d'un spin doctor qui tente de manipuler ma manière putative de faire mon taf d'admin.

Déjà que j'en fais pas beaucoup, ça me donne pas envie d'augmenter.
Je suis pas Tatayé.

Et d'ailleurs bonne nuit.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 12/04/2026 à 21:36:32
Je ne piste que moi-même vu que les notes que j'attribue aux textes sont essentiellement les notes qui leur sont attribuées au final et qu'elles ne changent pas, j'ai pas besoin de pister qui que ce soit pour me rendre compte que tout le monde s'en fout. Je ne suis aucunement un spindoctor, je fais juste tourner les serviettes.
Glaüx-le-Chouette

Pute : 145
à cloaque
    le 12/04/2026 à 21:46:27
C'est donc que ni moi ni les autres admins qui notent n'ont d'existence réelle et perceptible. Ok.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 12/04/2026 à 21:48:17
Rassure-toi : je suis officiellement un fou furieux aussi je suis plénipotentiaire de la mise en pratique ma propre folie donc in fine tout s'explique.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 12/04/2026 à 21:51:02
Les irresponsables ce sont ceux qui ont filé le rôle de pilote de Boeing 747 à un mongolien aveugle et sourd-muet. Enfin, bref, heureusement qu'il y a des copilotes.
tomatefarcie

Pute : 13
    le 12/04/2026 à 22:10:23
Nommez-moi admin. Je jure qu'il n'y a aucun risque d'inférence dans les décisions de boudoir. Mais je vous assure que le système de notation va se faire réformer jusqu'à la garde.
#tomatefarcie2047
Nino St Félix

Pute : 192
    le 12/04/2026 à 22:24:43
Je plaide mea coupable : pas eu le réflexe de noter ces derniers temps ! Je vais de ce pas contrit m'acquitter de mon devoir et assumer les terribles conséquences de mon laxisme, n'ayant présenté que 4 textes, lu et commenté tous les derniers et envoyé ma contribution tout en me lançant dans un trip moto, ces derniers jours, ce qui est grandement insuffisant (CMB), honte à moi.
Édition par le commentateur : 2026-04-12 22:25:03
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 12/04/2026 à 22:39:19
La seule irresponsabilité que je vois dans ton commentaire, c'est de ne pas faire tout ce que tu dis que tu fais en faisant une roue avant à 200km/heures.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 12/04/2026 à 22:42:03
Et j'ai mis 10/10 à HaiKulysse parce que j'en ai le pouvoir et que j'estimais qu'il le méritait.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 12/04/2026 à 22:52:45
D'ailleurs si vous voulez vraiment mon fond de pensée sur la vraie hypocrisie et les abus de pouvoirs liés au système de notation des admins, c'est :

1) le vote n'est pas à bulletin secret

2) on voit déjà la note que le texte à actuellement avant de voter soit même donc volontairement ou pas on peut peser plus sur la décision finale en augmentant ou en baissant artificiellement la note qu'on met pour que la note finale soit plus proche de la note qu'on voudrait mettre

3) à tout moment on peut revenir sur son premier vote et le modifier en fonction de l'évolution du scrutin pour influencer le vote en prévalorisant ses propres convictions


CONCLUSION : J'ai des pratiques antisystème parce que le système est à chier et je ne vois pas quels arguments vous pourrez avancer face à ce que je viens de dire

P.S. Je ne blame en aucun cas Dourak qui a d'autres priorités

P.S.2. ""Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités" Oncle Ben (et je ne parle pas du marchand de riz)
Nino St Félix

Pute : 192
    le 12/04/2026 à 23:11:52
uh mais moi je m'en tape le couqillard que toi ou un autre ai mis 10 ou 0, PARCEQUE C'EST NOTRE PROJET et chacun fait ce qu'il lui plait plait plait.

tu l'as dit toi même et je souscrit on ne peut plus, l'argument se suffit à lui même "je le fais parceque j'en ai le pouvoir", point. C'est la seule vérité valable sur la Zone comme DTC.

Donc pas à se justifier, pas de responsabilité (fuck oncle ben), t'as mis 10 et si Haikulysse te fait frétiller c'est l'essentiel !
bisou
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 13/04/2026 à 00:24:42
Franchement, j'en ai rien à faire de laver le linge sale des admins en public, et qu'on se foute de notre gueule en parlant de conversations de boudoir, au contraire, ça créé de l'animation et de l'émulation dans les commentaires. Vous voulez faire de l'entertainment, de la téléréalité, et bien on va en faire :

Pour moi, le système de vote est à chier et le Maxi best of et Maxi worst of sont des produits de merde, truffés d'incohérences et elles ne sont même pas liées au système de vote en plus.

A priori le friendly fire est autorisé dans le cadre de cette saint-con qui n'est qu'une vaste blague. C'est super génial ! Tirons-nous des balles dans les jambes entre admins et autres alliés, j'ai pas de problème avec ça parce que :

1) je n'ai pas d'autre ambition que celle d'être un clown et c'est déjà bien assez compliqué en vérité

2) c'est totalement WTF et cringe et les fascistes doivent bien rigoler mais totalement raccord avec la posture underground de la Zone.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 13/04/2026 à 00:41:08
OLALALALALA LE PITIS NENFANTS QUI C4EST QUI A ENCUL2 LE CADAVRE DE LOANA DANS LA PISCINE ?
Nino St Félix

Pute : 192
    le 13/04/2026 à 08:00:35
Ça ferait un chouette sujet pour un texte de Navet, hommage a Loana, au passage


Pour en revenir au texte de Haikulysse et sortir du sujet intra des notes : je pense bien que l'auteur ne prévoit pas de "mainstreamiser" son sujet. Je me souviens juste (peut être a tort) d'une lecture du "festin nu", ou justement j'avais trouvé cet équilibre entre style et narration : mais je ne parle bien entendu pas ici d'équilibre académique, plutôt d'équilibre interne, l'espace dans lequel le délire et son sens se mélangent de la manière la plus puissante possible pour créer... Eeh bien l'effet désiré sur le lecteur. A condition qu'il y ait un effet desiré, a condition que le lecteur soit désiré... Mais ça c'est encore une autre question. Bref c'est pile dans cette Interzone que je pense, le texte d'Hailuylsse saura me transporter. En attendant comme souvent j'apprécie mais il me manque juste un petit quelque chose.

Oh et sur le friendly fire, bien sûr que ça marche dans les textes (c'est pas ça qui le rendra bon ou mauvais) ; comme dans les commentaires, bordel, si ça sent un peu la poudre façon zone initiale c'est pas la mort.
HaiKulysse

Pute : 7
    le 13/04/2026 à 09:41:36
C'est bon de se réveiller avec une clope et un café tout en lisant les différents commentaires : ça active les neurones (et la nervosité aussi pour certains commentaires, mais on ne peut pas plaire à tout le monde) donc je pense que Thompson aurait mieux fait d'abandonner la C et de rester uniquement au tabac (qui est déjà une addiction suffisamment difficile à laisser de côté) la preuve par sa fin tragique (suicide) et je vous ai fait un copier coller de sa routine car elle ne manque certes pas de panache mais je préfère quand même mon rythme plus tranquille même si j'écris aussi la nuit...

15h : réveil

15h05 : Chivas Regal (une marque de whisky) avec les journaux du matin, Dunhill (marque de cigarettes)

15h45 : cocaïne

15h50 : autre verre de Chivas, Dunhill

16h05 : première tasse de café, Dunhill

16h15 : cocaïne

16h16 : jus d'orange, Dunhill

16h30 : cocaïne

16h54 : cocaïne

17h05 : cocaïne

17h11 café, Dunhills

17h30 : plus de glace dans le Chivas

17h45 : cocaine, etc. etc.

18h : l'herbe pour atténuer les effets pour la journée

19h05 : Woody Creek Tavern pour un repas Heineken, deux margaritas, salade coleslaw, un tacos, double rondelle d'oignons frits, gâteau aux carottes, crème glacée, beignet de haricots, Dunhill, autre Heineken, cocaïne, et de retour à la maison, un cône de neige (un verre de glace pilée sur lequel on verse trois ou quatre doses de Chivas)

21h : deux traces sérieuses de cocaïne

22h : gouttes d'acides

23 : Chartreuse, cocaïne, herbe

23h30 : cocaïne, etc., etc.,

Minuit : Hunter S. Thompson est prêt à écrire

Sauf que la journée ne pourrait pas s'arrêter en si bonne voie...

minuit 5 - 6 h : Chartreuse, cocaine, herbe, Chivas, café, Heineken, cigarettes aux clous de girofles, pamplemousse, jus d'orange, gin, et des films pornos en continu

6h : coupes de champagne, Dove bars (barres glacées), fettucine Alfredo (pâtes au parmesan)

8h : heureux

8h20 : dodo
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 13/04/2026 à 09:54:26
L'hygiène de vie, l’ascèse et la chasteté de Hunter S. Thompson, au delà du zèle et de la peur du néant de moines stylites, honorent le sérieux avec lequel il abordait la littérature.

Ton café, clope, c'est de la chiasse par contre. Considère sérieusement à consommer du Destop concentré dans l'excès le plus total, débridé, immodéré, sans limites, au nom de la Littérature avec un grand L comme dans "Lustrage de pine".
A.B

Pute : 81
    le 15/04/2026 à 15:11:46
Je commence à m'accoutumer à l'HayKulysme. Faut que j'en parle à mon médecin

= ajouter un commentaire =

Les commentaires sont réservés aux utilisateurs connectés.