LA ZONE -

C'est PAS trop tôt

Le 18/04/2026
par Rosalie
[illustration] Les horloges transcendantales du néant digestif chantaient en hexasyllabes dérivés, pendant que les pétales euphorico-cognitifs fondaient dans l’acide mélodramatique de l’existence.
Un vortex polyphonico-surréaliste engloutissait les réminiscences opaques des bibliothèques labyrinthiques, tandis que l’air liquéfactif des mots implosait dans des spirales incandescentes d’incompréhensibilité majestueuse.
Chaque rhapsodie infinitésimale de néologismes fusionnait avec les spectres chromatogènes du doute intertextuel, produisant une pluie de consonances incandescentement irréconciliables.
Il s’autoproclamait réincarnation littéraire de William S. Burroughs, ce pitoyable simulacre d’érudit hallucinatoire, plongé dans des bouffées hallucinogènes, sous les auspices d’une existentialité qui lui échappait totalement. Ses doigts maladroits, pétrifiés par l’orgueil et l’auto-satisfaction, caressaient les touches de son antique machine à écrire comme si elles contenaient le secret d’une transcendance inexistante.

Réincarnation hallucinogène, doigts maladroits caressant les touches transcendantes, fumée de dictionnaire, simulacre d’érudit englouti, papier incandescence, phrases poly-syllabiques se heurtent dans le tourbillon narcissique. Chaque mot surchauffe, labyrinthe syntaxique, orgueil solipsiste crachant les reliures fondues de ses fantasmagories.

Chaque phrase qu’il vomissait se gorgeait d’un vocabulaire démesurément inutile, saturé de mots poly-syllabiques, enchevêtrés, incompréhensibles, pour masquer l’absence totale de substance. Les phrases s’entrechoquaient dans un tourbillon syntaxique, une cacophonie lexicale qui menaçait de le faire disparaître dans ses propres élucubrations.

Bouffées lexicales, prétention ignifuge, hallucination d’un Burroughs imaginaire, cacophonie reliée à la combustibilité des encyclopédies, absurdité embrasée, conflagration interne, cendres lexicographiques dérèglementées. Écriture engloutissant le vide, catastrophe verbale, dictionnaire paradoxal, majesté grotesque, hubris surdimensionné, absurdité hallucinatoire.

Il écrivit. Écrivit encore. Ses dictionnaires s’étalaient autour de lui, témoins muets de sa prétention. Chaque mot choisi avec une minutie absurde s’imbriquait dans un labyrinthe littéraire, mais l’air saturé de bêtise et de solipsisme finit par créer une combustion interne. Son dictionnaire, craignant le dérèglement lexical, surchauffa.

Il s’écrivait lui-même, englouti par le vocabulaire, prétention incandescente, poly-syllabisme chaotique, paperasse fondue, incandescence narcissique, hallucination de grandeur, reliures cramées, chaos lexical, brûlure mentale, labyrinthe textuel, avalanche de mots saturés, simulacre d’érudit, prétention hallucinogène.

Dans une catastrophique conflagration verbale, le papier jaillit en incandescence, la reliure fondit, et notre pseudo-Burroughs fut englouti par ses propres fantasmagories textuelles. Les mots qu’il vénérait, jadis transcendants, le réduisirent à une cendre lexicographique, symbole grotesque d’un narcissisme surdimensionné et d’une hubris littéraire incapable de survivre à sa propre surchauffe mentale.

Et la cendre tombe, dictionnaire dévoré, fantasmes poly-syllabiques, réincarnation ignifuge, orgueil cacophonique, conflagration hallucinatoire, absurdité embrasée, tourbillon de phrases, ignifuge hallucination, Burroughs simulé, mots surchauffés, reliure fondue, brûlure lexicale, dérèglement interne, engloutissement chaotique.

Et c’est ainsi que l’ordure, qui se croyait réincarné dans la majesté du chaos burroughsien, finit cramé, littéralement, dans le dictionnaire qui devait, ironie suprême, immortaliser son nom.

= commentaires =

tomatefarcie

Pute : 13
    le 17/04/2026 à 15:20:11
Pas forcément un texte qui restera, mais tous les potars poussés au max, la logorrhée qui boucle sur elle-même, ça a fonctionné sur moi.
Nino St Félix

Pute : 192
    le 17/04/2026 à 16:05:17
Texte qui se lit bien en diagonales. Plus savoureux quand on connait l'inter-texte/interzone, la personnalité schizophrène de Rosalie et son conflit interposé et larvaire avec un auteur fameux/fumeux (selon le point de vue) de la Zone.
La critique par la parodie, avec même la critique de la critique dans la critique, c'est bien vu.

C'est un texte sanitaire, qui brule en fait la propension a trop en faire, en textes comme en commentaires, en prose comme en vers, au premier comme au 8ème degré, cramant l'heur de blablater, l'écriture par IA ajoutée, le plaisir de se faire mousser/poser, sans distinction (mais aussi donc tout les bons délires dans le lot, c'est le hic des autodafés).

Un texte sanitaire qui aurait pu (si je peut chicaner) avoir le bon gout de s'inclure et s'auto-cramer, histoire de la boucler.
Cuddle

Pute : 65
    le 17/04/2026 à 16:09:00
J'ai adoré ce texte, surtout quand on imagine Haiku gigoter dans les flammes. Ca pétille sur ma rétine et c'est un délice. J'espère qu'il passera dans le coin et lâchera un com' sur ce texte.
tomatefarcie

Pute : 13
    le 17/04/2026 à 16:40:57
C'était déjà compliqué de lire les lignes, mais si en plus il faut lire entre, alors finalement ça me fait chier.
Lindsay S

Pute : 246
    le 17/04/2026 à 17:06:33
Rosalie ne “s’inspire” même pas de HK, c'est un cosplay en soirée étudiante, avec trois concepts mal digérés et une overdose de syllabes. Chez HK, le chaos est une arme. Ici, c’est une mousse expansive qui déborde de partout sans jamais rien construire. Pas une dérive hallucinée — une diarrhée lexicale sous amphètes, qui confond densité et profondeur.

Le passage méta, censé démonter le pseudo-écrivain, est presque comique malgré lui : le texte se regarde écrire, se trouve génial, et se critique… en refaisant exactement la même bouillie. Ce n’est pas de l’ironie, c’est de l’auto-parodie involontaire. Un miroir qui ne réfléchit rien, mais qui continue de se palper avec conviction.

Les répétitions deviennent vite une sorte de tic nerveux : “incandescence”, “hallucinatoire”, “lexical”, “conflagration”… On dirait un générateur bloqué sur cinq mots-clés, comme si l’auteur avait peur qu’on oublie qu’il sait ouvrir un dictionnaire. Un disque rayé qui hurle “regarde comme j’écris fort”.

Et alors l’enjeu… néant absolu. Le mec brûle dans sa propre prose ? Très bien. Mais il brûle dans le vide. C’est un personnage fantôme, sans chair, sans trajectoire, sans chute — juste une silhouette en carton qui prend feu pour faire genre. Aucune tension, aucune perte, aucun impact. Même sa disparition est abstraite, donc inoffensive.

Le plus rageant, c’est que l’idée de base est solide : un écrivain qui s’auto-consume dans sa propre prétention, c’est presque trop facile à rendre efficace. Mais là, c’est saboté par une couche de vernis tellement épaisse qu’on ne voit plus rien dessous. Et à force de vouloir faire “riche”, ça devient juste paresseux : empiler des mots compliqués, c’est pas écrire, c’est planquer le vide derrière un rideau de Scrabble en crise.
A.B

Pute : 81
    le 17/04/2026 à 18:44:03
Mouai. Pourquoi pas
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 18/04/2026 à 09:50:39
@Rosalie Ton petit numéro de ventriloquie ne sert qu’à recoudre les morceaux de ton ego brisé. Troller le site prouve que ton identité est vide et totalement fragmentée. Ce que tu écris n'a rien de littéraire, c'est juste une mise en scène malsaine et pathologique de ton propre plaisir narcissique devant un miroir cassé. Tu t'enfermes dans une boucle mentale virtuelle sans fin probablement pour nier l'IRL.

T'acharner ainsi pendant trois mois contre un handicapé et particulièrement après son pétage de plomb le jour de l'an démontrant qu'il était probablement isolé ce jour ,où tout le monde fait la fête en famille ou entre amis, montre que tu es rongée par une obsession qui frise la paranoïa de combat. S'en prendre à une personne fragile pour calmer tes propres nerfs est typique des personnalités toxiques du Cluster B. Ton prétexte de la Saint-Con n’est qu’un déguisement de justicière pour cacher ton sentiment d'insignifiance. Ce pilonnage permanent prouve que tu as perdu tout sens des réalités et tout reste d'humanité.

Ta soupe de mots compliqués n’est qu’un rempart fragile pour cacher ton angoisse de n’être rien du tout. Le ventriloque et sa marionnette fistée publiquement sombrent ensemble dans un délire à deux qui détruit toute cohérence. La haine que tu projettes sur ta victime n’est que le reflet d’un orgueil malade qui ne supporte aucune différence. Tu devrais consulter un psychiatre en urgence, car c’est ta propre raison qui part en fumée dans ton théâtre de souffrance gothique. C'est purement et simplement de l'automutilation emo en direct live.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 18/04/2026 à 10:01:54
J'ai mis 10/10 à ce texte parce que :

"(Musique entraînante, zoukée serrée, chœur en fond sonore alors que Carlos est sur son radeau et qu'il débarque sur une île paradisiaque déguisé en capitaine Iglo)

Chœur : Rosalie, Rosalie, oh ! Rosalie, Rosalie, ah !
Chœur : Rosalie, Rosalie, oh ! Rosalie, Rosalie, ah !

Carlos : Mais qu’est-ce que tu bois, doudou dis donc ?
La jeune femme : Rosalie, Rosalie, c’est bon, c’est bon !

Carlos : C’est du fruit, c’est du sucre, c’est de l’eau !

Chœur : C’est l’orange que l’on cueille avec les lèvres,
Chœur : C’est la source au milieu d’un nid de rêve.

Carlos et les enfants : Rosalie, Rosalie, tout le monde en a !

Carlos et tout le village : Rosalie, Rosalie, tout le monde en boit !

Voix off / Carlos : Rosalie !"
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 18/04/2026 à 10:06:45
comme ça peut porter à confusion, mon dernier commentaire n'est pas une pub clandestine pour une boisson en bouteille plastique d'un litre cinq de cyprine vendue dans les supermarchés.
Nino St Félix

Pute : 192
    le 18/04/2026 à 10:15:23
Par contre il donne bizarrement envie d'acheter du poisson pané.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 18/04/2026 à 10:27:50
C'est probablement l'odeur de la cyprine qui en est la cause.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 18/04/2026 à 11:45:39
Dans une analyse chiraquienne de la situation, puisqu'il a dit "Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur (huhuhu), eh bien le travailleur français sur le palier, il devient fou. Il devient fou. C'est comme ça. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela." ce qui veut dire pour moi, en d'autres termes, qu'il ne suffit pas d'être intime pour qu'une odeur s'impose d'elle-même.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 18/04/2026 à 11:50:59
« What do you want? Me to go back to my plane and go back to France? »
Nino St Félix

Pute : 192
    le 18/04/2026 à 11:52:01
Mais là on s'éloigne du texte et on se rapproche du point Godwin (aprés le point Carlos, inévitable). Ce qui d'ailleurs ne serait pas totalement débile. Pourquoi ?

Parceque la victime de Rosalie, Haikulysse, eh bien, fun fact : quand on recherche le mot "Hitler" dans les contenus de textes pulbiés sur la Zone depuis lanuidétemps, il se trouve qu'on tombe sur un nombre fort élevés de texte dudit auteur. Donc, en brulant Haikulysse, Roslie brûle avec lui moult texte mentionnant le nazisme, donc, elle brûle du nazisme (a défaut de brûler un nazi).

C'est complètement capillotracté et ça n'a plus aucun rapport avec Captain Iglo (avec un seul "o", a ma grande surprise), mais je trouvait important de faire cette précision sans intérêt.
Nino St Félix

Pute : 192
    le 18/04/2026 à 11:53:07
et même sans doute un peu "acadabrantesque"
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 18/04/2026 à 11:59:37
C'est non seulement capilotracté mais ça l'est tellement que tu m'arraches les poils des burnes, dans le même mouvement, en tirant par les cheveux.

HaiKulysse déteste les nazis donc forcément ça l'obsède et je ne ferai pas offense à ton discernement pour t'inviter de le comprendre de cette manière. C'est comme si tu demandais à Anne Frank de caviarder son journal.
Lapinchien

Pute : 354
à mort
    le 18/04/2026 à 12:08:34
donc si j'ai bien compris, tes interventions n'avaient pour simple but que de te faire du dog whistle à toi-même ?
Nino St Félix

Pute : 192
    le 18/04/2026 à 12:16:31
Non, si tu relis :
"Donc, en brulant Haikulysse, Roslie brûle avec lui moult texte mentionnant le nazisme"

J'ai bien précisé "moult texte mentionnant le nazisme", pas "un nazi". S'il y a du dog whistling dans cette phrase, je veux bien qu'on me le signale.

Il n'est pas impossible que je sois en fait nazi sans le savoir, aprés tout.
Édition par le commentateur : 2026-04-18 12:16:48
Nino St Félix

Pute : 192
    le 18/04/2026 à 12:18:26
il est vrai par exemple que j'ai dessiné une croix gammée (à l'envers, mea culpa) sur l'affiche de Droguistan (et qu'en plus, elle est peu visible, donc c'est peut être du dog whistling visuel ... OH PUTAIN ET EN PLUS MON PROCHAIN TEXTE CONTIENT HITLER DEDANS

la Zone, site de littérature ET de dévellopement personnel, vient de me révéler la vérité. Merci !
Nino St Félix

Pute : 192
    le 18/04/2026 à 12:19:07
Mais je constate que tu as éloigné le débat de captain Iglo
Nino St Félix

Pute : 192
    le 18/04/2026 à 12:52:27
Je précise que j'ai auto censuré certains de mes messages dont je ne suis pas fier. Je présente mes excuses à Rosalie, c'était de l'humour pas drole. D'ailleurs, je vais de ce pas me faire du poisson pané, puis essayer de rattraper quelques unes des 8524 heures de sommeil qui me manquent. désolé
Arthus Lapicque

Pute : 86
    le 19/04/2026 à 22:04:07
Il aurait fallu un minimum de sincérité pour que le texte fonctionne. Or, jouer l'ironie logorrhéique pour éviter de se ridiculiser est bien trop facile. Si Haikulysse pond des textes qui m'emmerde et a un caractère de cochon, il a au moins le mérite de verser de la sueur. Il n'y a aucun effort sur celui-ci, et aucun intérêt.
Henri Lebrack

Pute : 5
    le 25/04/2026 à 09:52:14
Placer "prétention ignifuge" dans un texte de la Saint Con, j'y vois une provocation, ou un effet miroir.
Sans être archi-con-vaincu tout de même car la connerie décrite est parée d'une érudition qui a nui à la fluidité de ma lecture.
    le 25/04/2026 à 10:01:43
Henri Lebrack, ton pseudo, c'est un hommage à Louis Pergaud ?

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