Résumé : La narration déploie une force introspective saisissante, où le flux de conscience du protagoniste, rythmé par des phrases interminables et des répétitions lancinantes, capture l'essence d'un tourment psychique qui s'emballe comme une spirale infernale. L'emploi d'images crues et viscérales, mêlant le quotidien banal à des visions d'une brutalité extrême, confère au récit une densité émotionnelle rare, presque suffocante. L'humour noir, corrosif et inattendu, surgit comme une arme subversive qui désacralise la souffrance et refuse toute catharsis facile. Cette fusion audacieuse du pathos le plus profond avec une absurdité carnavalesque élève l'ensemble à une dimension tragique et grotesque, rappelant les grandes provocations littéraires. Peu d'œuvres osent ainsi explorer les abysses de la douleur humaine en la confrontant à son miroir déformant, pour en extraire une vérité âpre et inoubliable sur la condition désespérée.
= commentaires =
Si ce de la prestidigitation, on voit tous les trucs.
On remarque de suite que l'auteur aime et abuse des anaphores, des redondances et des répétions, ce qui fait durer inutilement le texte 2,5 fois plus longtemps.
On note aussi sont goût pour les comparaisons et images oxymoriques qui permettent aussi de rallonger la sauce.
Pour ce dernier point c'est dommage, car elles ont leur utilité : montrer qu'il ne s'agit pas de "dépression" (comme le suggère le titre), mais d'un basculement dans la schizophrénie (marqué par la description des sentiments contradictoires que le héros ressent simultanément).
Mais ce texte jette de la poudre aux yeux, à tel point que LpC n'a pas vu à quel point son propos est sexiste et macho.
On retient en tous cas une chose de ce texte : il vaut mieux en avoir une grosse.
* Si c'est... voleur de lettres !
Long long. Et vide vide. Oui oui. Je me suis ennuyé. C'est joli mais creux. Pour moi je précise ' je suppose que ça peut plaire, cet espèce de rythme lancinant, ces mots qui s'alignent et se répètent comme des moutons qui s'enculent en file indienne et d'ailleurs c'est le seul moment où, par magie toute la purge précédente a pris un peu de relief : le nait qui sodomise l'ane. Enfin quelque chose, enfin la fin de la neurasthénie et du désespoir saoulant. Enfin l'éclat de joie et de plaisir. M'en fout qu'on me raconte une histoire sans queue ni tête. Mais relire huit fois la même chose écrite en variations .. c'est de la musique ? Faut lire avec la vois d'Enrico Macias ou de Sheila ? Non je vois l'effort et je kiffe le délire finale mais pour le reste je suis d'autant plus déçu que j'ai lu en avant première un autre texte de l'auteur que j'ai beaucoup aimé.
Puis en terme de mort par accident on fera jamais mieux que le Don dans son fabuleux "da ya think i'm sexy"
Trop de trop c'est beaucoup trop. Et trop de trots c'est encore trop peu.
Pour moi ce texte tape juste quand il arrête de faire semblant. Quand il s’enfonce dans ses excès, sa brutalité, sa saturation obscène, quand il accepte d’être lourd, vulgaire, grotesque, quand il va jusqu’au bout du ridicule sans demander pardon. Là, il tient. Là, il fait mal. Là, il assume.
Il commence à boiter dès qu’on voit les ficelles, dès que l’auteur explique ce qu’il est en train de faire, dès que les effets sont nommés au lieu d’être infligés. L’avalanche d’adjectifs vient parfois jouer les traducteurs de sensations, comme si le texte avait peur qu’on ne comprenne pas à quel point c’est censé être violent, absurde ou tragique.
Je n'y vois rien de machiste. Au contraire : c’est une dissection à vif de la virilité, sans anesthésie ni respect du corps. Jalousie rance, fantasme de possession, humiliation sexuelle, comparaison permanente, orgueil troué — tout est exposé comme une panne générale. Pas un seul homme debout, pas un seul modèle sauvable, pas une virilité qui ne finisse pas en caricature ou en déchet.
Il manque seulement une voix féminine. Pas pour calmer le jeu ni distribuer les bons points, mais pour apposer le tampon final sur l’autopsie : être un mec, dans ce texte, ce n’est pas une position dominante, c’est une maladie honteuse dont personne ne sort propre.
Sauf que la femme qui trompe son mec est punie de mort......
Classique… “la femme qui trompe est punie de mort”. Sauf que dans ce texte, c’est pas elle qui crève pour ça, c’est lui qui se vautre dans tout : vin, hallucinations, jalousie, fantasmes de suicide…
Elle est morte accidentellement, le reste c’est la catastrophe narcissique du mec.
Moi quand je cherche qui est puni, je ne vois que lui. Lui et sa virilité ratée. Pas elle.
Le narrateur, c'est une version moderne de Quasimodo dans Notre Dame de Paris et de Gwynplaine dans L'Homme qui rit : c'est l'Homme écartelé entre le terrible et le bouffon, le sublime et le grotesque, la tragédie et la farce.Ce texte en apparence binaire montre la condition humaine sous ses deux aspects non pas contradictoires, encore moins schizophrènes, mais étroitement unis.
Au cœur du récit, à la jonction des deux parties, le narrateur trouve une mare, à la fois trou noir et reflet de lune. Chez Hugo, c'est "le miroir sombre et clair" qui fait apparaître "cette grande figure une et multiple, lugubre et rayonnante, fatale et sacrée, l’Homme". C'est l'escarboucle, pierre fabuleuse qui permet de voir la réalité sous ses deux aspects.
Hugo avait la ressource de croire en Dieu qui sait pourquoi l'homme est à la fois un roi et un bouffon. Olivier-G Moglia nous offre un conte sans morale rassurante qui viendrait mettre de l'ordre dans le chaos intérieur de son narrateur, mais une "leçon inutile et cruelle" sur le désespoir.
Je trouve que c'est un grand texte, profond, qui ne se soucie pas de plaire, encore moins de nous dire quoi penser, et qui explore de manière audacieuse les possibilités du récit.
Superbe texte ! L'exercice de l'écriture fleuve à base de virgules et de longues suites de propositions est pète-gueule mais fonctionne très bien ici puisqu'on se surprend à retenir notre souffle tout au long de la première partie du texte qui nous narre cet horrible deuil, cette tranche de vie bien noire qui glisse de manière subtile et surprenante vers une vision bouffonne et cauchemardesque, caricature d'un conte moral débile qui achève le narrateur.
J'ai juste tiqué sur le répétition de l'adjectif "sec" à plusieurs reprise qui jure avec la variété d'adjectifs, il aurait pu aisément être remplacé par autre chose mais ce n'est vraiment rien par rapport à la qualité générale de l'écriture.
Surtout on y apprend que les femmes préfèrent se faire défoncer au péril de leur vie plutôt que de s'attarder à s'intéresser à un démuni qui ne pourrait les satisfaire physiquement, mais qui peut avoir toutes les autres qualités. On voit ainsi à quoi s'intéressent les femmes, et si ce n'est pas une vision machiste, c'est donc une réalité.
Putain ! Mais c'est moi qui doit défendre la cause féministe ?
Parce qu'en tant que féministe, je trouve ce texte dégradant pour la Femme !
Ben oui, LpC... mais est-ce une excuse ou ne légitimation ?
D'accord. Alors je propose un slogan qui devrait faire recette : "Vivre tue".
J'me suis perdue dans une lecture désespérée, prête à me jeter dans le marre du truc, puis j'ai trouvé un délire de pénis chimériques.
Lourdingue.
Jusqu'au boniment. Au troisième paragraphe, en plus du fait que putain, c'est seulement le troisième, là ?!, j'ai l'impression d'être au marché de Craponne et qu'on me vend un nettoyant miracle pour mes poêles pour je ne dis pas cent euros, je ne dis pas cinquante, non, je ne dis pas trente ni même vingt, non madame, je vous le donne en mille, je dis quinze euros et quatre vingt dix-neuf centimes.
Chiantissime. Revendicatif. Argh.
Craponne ? dans le Rhône ? C'est vers chez moi mais je me suis jamais tapé le marché. Et ça m'en donne pas envie !
En tous cas Glaüx-le-Chouette tu as dis mieux que moi ce que je voulais exprimer sur ce texte.
Le marché de Craponne pendant le festival de country est une expérience sensorielle et humaine qu'aucune littérature ne pourra jamais rendre. Je ne recommande pas. On redescend jamais vraiment.
Après un texte chiant, on peut vomir, boire ou lire un texte du Duc ; mais après le marché de Craponne, le destin est forclos.
Je note la date.