best-of


Si vous voulez lire quelques textes pour vous mettre en appétit, cette section est pour vous.

Les textes suivants sont notés de manière totalement subjective par les administrateurs.


  1. Passer la trentaine    ( 10.00/10 - CTRL X - 01/12/2015) : On tient un chef d'œuvre ! Dans le bourbier de bienpensance, bienséance et patriotisme de pacotille ambiants, CTRL X vient nous donner un bon gros coup de poing littéraire dans le ventre et nous sortir la tronche de nos carnets de condoléances désespérants. Ce formidable périple urbain d'un papa narrateur accompagné de son bambin bipolaire à l'ouest, entrecoupé de zones de turbulences scénaristiques improbables, en cheat mode lousdé sup, est exactement le cocktail médicamenteux narratif dont tu as absolument besoin pour sortir du coma d'idées bas de gamme dans lequel tu sais parfaitement que l'actualité pourrie t'a fait plonger. Toi qui t'étais promis de ne jamais subir son immonde diktat. Plus drôle, tu meurs catapulté à l'infini par tes propres zygomatiques.
  2. Kraken    ( 10.00/10 - Agar - 02/01/2017) : Agar-Agar* nous offre ici un premier texte très appréciable avec un style et des descriptions bien léchés qui nous donne envie d'en avoir plus. Nous sommes plongés dans un univers fantastique de base qui mêle réalité et folie. Après avoir été invité à un mariage et s'être empiffré au banquet cérémonial, le protagoniste semble faire une indigestion de calamar géant radioactif (faut passer sur les sushis, surtout quand on est en voyage à Fukushima). Un concurrent sérieux donc qui grossit le dossier Lovecraft qui, je vous le rappelle, se clôture à la fin de la semaine. (*c'est pas très drôle mais j'aime bien quand même).
  3. Le sabot du diable    ( 10.00/10 - Muscadet - 05/02/2017) : Prétextant le thème littéraire classique du voyage, Muscadet fait s’affronter Nietzsche et Kant. Visez plutôt l’épée à deux mains, une arme exigeante, clivante, ingrate, loin des fleurets des duels bourgeois et de leurs premiers sangs d’apparat. Je ne vais rien souiller mais sachez que les concepts sourdent, s'encastrent dans les dents des vaincus et des jouisseurs, percent la rétine pour qu’enfin vous regardiez au lieu de voir, et ce dans une langue déliée, qui sait où, quand et comment frapper, lacérant les mantras satisfaits des eunuques à lunettes, qui phagocytent débats télé, amphithéâtres bondés et fnac qui le sont tout autant. Muscadet est votre meilleur ami et il vous hait. Aimez le miroir qu’il vous tend pour qu’enfin vous viviez, toujours aussi seul mais libre à tout jamais.
  4. Effets de manche (1/2)    ( 10.00/10 - Muscadet - 28/02/2017) : Ce texte nous prouve que seuls les animaux ont besoin de gadgets oculaires et audio grotesques pour accéder aux réalités virtuelles et augmentées. Le commun des mortels n'y aura jamais accès. Muscadet fait indéniablement partie des happy few. On retrouve avec joie, son désormais célèbre personnage narrateur, ce journaliste belge, un peu autiste asperger, un peu Doctor Who, capable par la pensée seule d'explorer nos réalités, les univers parallèles, l'espace, le temps, sonder l'âme et la conscience des quidams, reconstruire toute leur vie, percer leurs vices et damnations, en un battement de cils. Ses aventures épiques nous propulsent dans le multivers kaléidoscopique entre Bruxelles, la Bretagne côtière, de Saint-Malo au Mont Saint Michel, en passant par la gare du Nord parisienne. Le journaliste se déploie, traçant des segments secs dans l'espace-temps, tout en variant son curseur de perception chronologique de l'Antiquité grecque à d'obscures projections de futurs inéluctables, sans oublier de revenir parfois dans notre contemporanéité médiocre pour lâcher une pêche ou se branler devant sa TV pendant le JT d'Anne Claire Coudray. Son gonzo journalisme se distingue néanmoins de celui d'Hunter S. Thompson par l'aptitude de son cerveau génial à sécréter ses propres substances psychotropes. Mais peut-être la consommation de nombreux fruits de mer, plats gastronomiques, fromages et vins raffinés réservés aux fines bouches, la profusion de luxe, son insatiabilité pour les faits historiques à la limite de la collectionite aiguë, peuvent-ils à eux seuls expliquer le foisonnement des idées de cet entité humanoïde hyper-sciente et hors du commun ? Ce taggeur compulsif de livres d'or, dragueur indécrottable de chauffeurs de taxis, nous réserve encore bien d'agréables surprises dans cette splendide ballade en 2 parties pour cause de stack overflow des bases de données de la Zone et de nos petits esprits étriqués.
  5. Effets de manche (2/2)    ( 10.00/10 - Muscadet - 03/03/2017) : Suite et fin de la dernière aventure en date du personnage récurrent de Muscadet, cet étrange journaliste belge parcourant on ne sait trop pourquoi les 11 dimensions de la théorie M tout en arpentant quelques îles de la Manche et en sondant les âmes d'autochtones de la contemporanéité et de l'Histoire qu'il contourne tels des obstacles dans son pèlerinage mental tout en absorbant leur substance vitale. Toujours pas trace d'un quelconque Milou comme on peut le voir en illustration à des fins purement racoleuses. Croisons les doigts pour que Moulinsart SA ne nous fasse pas un procès. On m'a dit qu'ils étaient tatillons et ne négocient leur licence qu'avec Spielberg. Ici Tintin est trismégiste en mode power up ultime et n'a même plus besoin de quête, d'amis ou de méchants pour exister. Il est pris dans une transe macroniène, en marche dans des territoires tant géographiques qu'introspectifs. Et bien entendu, c'est du Muscadet, c'est excellentissime. Comme j'avais tout lu d'un coup, je ne me souviens plus trop de la césure entre les deux parties mais de toutes manières, elle est artificielle et dictée par des contraintes purement techniques alors on s'en fout. Je vous conseille de tout lire d'une traite, la météo s'annonce pourrie et je poste la seconde partie exclusivement pour égayer un week end qui s'annonce exécrable. (Je ne spoile pas mais en réalité votre week end sera sublimé, transcendé, ce sera le week end de votre vie.)
  6. La vie est un chef d'oeuvre d'humour juif    ( 10.00/10 - CTRL X - 20/07/2017) : Contribution extraordinaire de notre Grand Inquisiteur de l'Ordre de la Saint-Con au dossier #Testament de Muscadet. Tranche de vie, à se taper le cul par terre de rire, d'un adolescent des années 80-90. Je ne veux rien spoiler du tout, toutes les idées sont géniales, superbement exploitées pour optimiser la douleur des crampes à vos zygomatiques probablement, comique de situation improbable, saynètes humoristiques totalement imprévisibles s’enchaînant de manière surnaturelle, aussi je vous laisse découvrir par vous même tous ces lieux, personnages et dialogues loufoques et barrés, qui je vous l'assure, vous laisseront une trace indélébile, genre carte de France mentale, et peut être même vous remémoreront d’inavouables souvenirs enfouis dans les tréfonds de votre subconscient, des images refoulées, qu'à jamais vous pensiez avoir réussi, par l'autosuggestion ou de longues et onéreuses séances de psychanalyse, à effacer de votre cerveau d'adolescent. Prochainement au cinéma.
  7. La plus-value de la cigale (1/2)    ( 10.00/10 - Muscadet - 27/08/2017) : Première partie de la contribution très attendue de Muscadet par tous ceux qui suivent les échanges sur le forum de lazone point org. En effet, ce texte génial avait fait l'objet d'un trailer en ces lieux, en l'objet une phrase mystérieuse de l'auteur : "Je viens de rencontrer l'un des ancêtres du XIXème siècle de Jacques Attali. Et contrairement à l'épisode 6 de Game of Thrones, je ne leakerai pas avant l'heure." Pour une fois, je me suis donc forcé à ne lire que la première moitié de ce nouveau monument littéraire avant de le publier pour éviter de spoiler et gâcher l'émerveillement qu'il y a à savourer du Muscadet, ligne à ligne, par soi-même, à l'instar de la cocaïne, j'imagine. Quoi donc vous annoncer pour ne pas vous ôter ce plaisir ? Et bien ce texte s'inscrit dans la continuité de ceux où Muscadet nous relate son quotidien. Après la Bretagne, entre un flashback à Strasbourg puis vers le Raizet de Pointe-à-Pitre et une prémonition nostradamiène à Salon-de-Provence, on retrouve notre héros récurrent dans de multiples moyens de transport, confronté à des situations plus romanesques les unes que les autres, au sens Proustien de la chose. Je me suis régalé et il me hâte de lire la seconde partie aussi j'écris probablement n'importe quoi. En illustration, j'ai tenté de représenter Muscadet et son oeuvre zonarde qu'il devrait sérieusement réfléchir à compiler dans un recueil. Je lui conseille amicalement le titre : "La quadrature de l'Hexagone" pour faire de l'ombre à Lorànt Deutsch en termes de ventes, la qualité intrinsèque étant des milliards de fois supérieures à d'infinis niveaux de considération.
  8. La plus-value de la cigale (2/2)    ( 10.00/10 - Muscadet - 31/08/2017) : Que conte ici l’auteur si ce n’est la seule véritable Histoire derrière toutes les autres : l’Homme attendant la mort. Quand certains font tout pour retourner le sablier, Muscadet prend l’escalator à contre-sens, refusant le nihilisme de l’instant pur. Il remonte lentement mais surement, sentant les marches mécaniques l’emporter, sondant silencieusement la parcelle du monde qui lui est allouée tel le Space Marine de la licence Doom; et, à l’instar de ce dernier, s’infiltre dans cet enfer climatisé (-Il a d’ailleurs rappelé à mon suffocant souvenir le chef d’oeuvre de Selby qui illustre parfaitement cette expression-) qui nous sert de ligne de vie jusqu’à la tombe ou l’incinérateur. Taquin, fripon (rappelons l’emploi presque sidérant de biais empathiques tels que l’auto-dénigrement et une magnanimité passagère = ruse, thérapie à peu de frais ou paresse dans l’élaboration d’un système totalitaire enfin viable ?), Muscadet se permet de laisser des indices au cas où un ou plusieurs lecteurs souhaiteraient suivre ses traces (ensanglantées, entre autres, - Mère-Nature n’aura pas son oedipe sur ce coup-), partir à sa recherche et arpenter le réel, terrain de jeu quasi-houellebecquien malgré lui. Mais l’âme frêle préférera se laisser porter sans résister par la voix de ce guide aux traits christiques, qui résonne dans nos têtes, et qui de sa vue FPS mitraille/plastique/achève intérieurement les psaumes, icônes et cultes actuels sans jamais passer le niveau final, l’XP foisonnant pourtant. Le lot de ceux cultivant une certaine sagacité. Il rappelle ainsi, et pour finir sur une note plus convenue, que la littérature, plus beau mirage de l’univers, rend le poison plus ragoutant quand elle est bien distillée.
  9. L'Anémone Couronnée    ( 10.00/10 - Clacker - 13/09/2017) : Avec la première contribution à l'appel à textes P.K.Dick-like, Clacker met la barre super haut en évitant toute fioriture. Comme dirait Bob Arctor dans Substance M : "Il se peut que ce soit seulement mon imagination. Quelle que soit la nature de ce qui m'observe, ce n'est pas Humain. À la différence de Donna aux yeux noirs, ça ne bat jamais des paupières. Que peut voir un scanner ? Ce qu'il se passe dans la tête ? Ce qu'il se passe dans le cœur ? Est ce qu'il voit à l'intérieur de moi ? à l'intérieur de nous ? Clairement ? Obscurément ? J'espère qu'il voit clairement parce que moi je n'arrive plus à voir en moi même. Je ne vois que des ténèbres. J'espère pour tout le monde que le scanner fait mieux. Parce que si le scanner ne voit qu'obscurément comme moi, alors je suis maudit... doublement maudit. Et comme ça, on finira tous morts en sachant très peu de choses. Et même ce très peu de choses, on l'aura compris de travers." P.K.Dick avait une sœur jumelle. Décédée de malnutrition âgée à peine de quelques semaines, elle le hantera toute sa vie, surgissant d'innombrables fois dans ses écrits sous les traits d'une belle et jeune femme brune. Souvent une psychotique.
  10. Le texte dont je suis le héros    ( 9.50/10 - Nounourz, nihil - 24/07/2005) : (Texte remanié et rallongé) Ce mastodonte est une tranche de vie stricte : l'intrigue est absente, toute forme d'action est délibéremment refusée, mais y a dix pages. C'est volontairement confus pour refléter les états d'âme du héros à la dérive, reclus dans son appartement. C'est un texte qui refuse tout compromis au confort du lecteur, à éviter si on a la flemme. Article à tiroirs, sombre, tourmenté et obsessionnel. A lire.
  11. En route vers le clochard ! (venez je vous emmène...)    ( 9.50/10 - Obn - 16/05/2006) : L'écriture inventive et fluide d'Obn est très agréable et suffit à nous faire avaler ce pavé sans sourciller. Bizarre parce qu'il se passe pas grand-chose et que ça patauge dans la confusion mentale, pourtant ça se bouffe tout seul. Cette tranche de vie tordue en hôpital psychiatrique est un régal à tous points de vue, à la fois désespérée et amusante. Les tarés cotoient les suicidaires, tous aussi sympathiques les uns que les autres. Excellent.
  12. En Plein cœur. PAN! Pas ailleurs. (1)    ( 9.50/10 - Valstar Karamzin - 01/08/2014) : Quand on a l'impudence de poster sur la Zone une salve de cinq articles dont le dernier s'achève sur l'annonce "fin de la première partie", on s'expose à devoir s'armer de patience avant leur publication. N'y voyez surtout pas mesquine vengeance d'admins branleurs et démotivés, mais prudente et sage temporisation face aux sombres menaces de l'excès d'enthousiasme. Enfin, voyez-y ce que vous voulez. Ou plutôt arrachez-vous les yeux. Mais après avoir lu le texte, parce qu'en fait, ça en vaut la peine. C'est bien écrit, inventif, et ça mène visiblement quelque part (mais peut-être en Wallonie, voire même en Bretagne....à vous de voir...).
  13. Attends ta cule à la récré    ( 9.50/10 - Castor tillon - 06/12/2016) : Castor Tillon est de retour sur la Zone. Longtemps commentateur assidu, il passe à la contribution textuelle pour notre plus grand bonheur. Imaginez une adaptation de Lovecraft au cinéma par Quentin Tarantino. Sacrilège ! Hérésie ! Scandale ! Vous n'osez pas concevoir mentalement ne serait-ce qu'une seconde la collision monumentale de deux univers oniriques aussi riches et a priori aux antipodes intergalactiques l'un de l'autre de peur de vous faire un claquage de cerveau et sombrer dans une folie irréversible ? Associer entre elles des intrigues malsaines, des personnages hors normes à l’intarissable gouaille, des dialogues et des situations aussi improbables que saugrenues, et asperger le tout de tomato ketchup en guise d'hémoglobine de contrebande, vous semble être une expérience par la pensée sans retour possible à la raison ? Vous n'avez pas tort et c'est ce qui vous attend aussi en tant que lecteur. Mais c'est ce qu'il arrive quand on répond d'une manière ou d'une autre au grand appel à textes de Cthulhu.
  14. Dark Terrelya    ( 9.50/10 - LePouilleux - 10/12/2016) : Ce texte splendide de LePouilleux prend pour prétexte l'appel à contribution de Cthulhu pour aller bien au delà. La structure, la narration reproduisent fidèlement les ambiances lovecraftiennes, cependant des thématiques originales et très intéressantes sont abordées, explorées et théorisées en filigrane. Ici l'angoisse de la tératologie est transposée dans le domaine des univers immatériels du jeu vidéo, en particulier les bugs et les glitchs sont exploités avec talent, suscitant certes terreur et répugnance mais également source d'opportunités, des failles du systèmes desquelles on peut tirer parti. Bien vu, bien mené et super inspirant.
  15. Guerres (2/2)    ( 9.50/10 - Muscadet - 14/09/2017) : Le carnet de voyage gastronomico-historique s’estompe peu à peu, laissant place à une autobiographie dont certains événements grotesques et trop parfaitement touchants qui la composent égratignent la véracité. Mais peu importe au final, que Muscadet existe ou pas, que la vie narrée soit inventée ou non; l’auteur s’engouffre avec malice et macintosh dans les crevasses de la contemporanéité, hante les derniers instants de la civilisation, les ruines qu’il arpente appartenant aussi bien au passé qu’au présent. Dommage cependant que cette plume ne soit au service d’un défaitisme qu’il pense raisonné. Se mêlent ainsi des réflexions pertinentes mais tautologiques sur la guerre remarketée en projet héroïque, l’argent et les réalités sociologiques, des considérations navrantes sur la procréation et la lâcheté que l’auteur pense distribuée équitablement en chacun de nous (auto-validant de la sorte son logiciel de clochard céleste, à moins que cela ne vise le réveil du lecteur ?), ou bien encore cette obsession à vouloir faire de la décence un concept petit-bourgeois. Muscadet semble peu au fait des lourdes sanctions qui frappent les hommes libres ou feint d’ignorer qu’il existe d’autres voies que celle du sous-singe, mais soit. On regrettera donc cette fin à la Tyler Durden.
  16. Arch-nemesis    ( 9.33/10 - nihil - 21/11/2003) : (Article initialement paru le 01/11/03 sous le titre 'Contamination', puis remanié et rallongé pour la version actuelle...). Mes thèmes récurrents sont de retour dans cette très longue nouvelle médicale : organisme, maladie, dégradation de l'environnement, le tout mis en scène dans une structure narrative beaucoup plus nette que les autres textes où ces sujets sont abordés. Ils sont également pour certains poussés ici à leur paroxysme. Je trouve que je tiens là mon meilleur texte paru sur la Zone, depuis sa correction. Vérifiez par vous-mêmes.
  17. De passage (nrz tribute mix)    ( 9.33/10 - Aem - 05/01/2007) : Nounourz avait demandé à Aem de travailler avec lui sur son remix du texte 'De passage', d'Aka, qui retranscrivait le ressenti d'une victime de viol. Après la publication de la version de Nourz, Aem a continué le boulot de son coté et le résultat est là : effroyablement sombre, brutal, glauque et sans concessions. Tour de force : la violence du texte n'entame jamais sa subtilité psychologique. A lire et relire régulièrement.
  18. LEX5    ( 9.25/10 - nihil - 16/01/2006) : Le dernier épisode de la série, et comme il se doit, le bouquet final. Ceux qui voulaient de l'action seront servis, ceux qui préfèrent la psychose ne se sentiront pas lésés. Le hic c'est que tout ceci n'a rien d'original, au contraire c'est l'archétype du texte de pétage de plombs, rien qu'on ait déjà lu ou vu, et rien d'imprévisible. Mais ça claque dans tous les sens, pour ça y a rien à dire.
  19. On raconte...    ( 9.20/10 - Glaüx-le-Chouette - 08/06/2005) : Ce texte est un OVNI. Je serai sans doute le seul à trouver que c'est un texte extraordinaire, la plupart n'y comprendront rien, ou le lâcheront en cours de route pour cause d'ennui ou de style pédant. Et c'est vrai, ce texte à cheval entre la poésie et la prose mérite ces critiques. Mais il y a un vent de folie sourde, de cruauté et d'horreur qui courre sur cette oeuvre malsaine, organique et puissante. Ca pourrait être le septième chant de Maldoror.
  20. Le poids du silence    ( 9.00/10 - Aka - 01/09/2003) : Je serai peut-être le seul lecteur à trouver que ce texte est un chef-d'oeuvre, mais j'assume. Il décrit à la première personne les pensées qui traversent une personnalité privée de tout stimulus extérieur, pas de son, pas d'images. Une monstrueuse recherche de vérité avec une progression terrible et une plongée dans la folie la plus pure. Originalité, cohérence implacable, style sobre mais efficace, tout y est. A lire absolument.
  21. Origine    ( 9.00/10 - Lapinchien - 02/03/2004) : Lapinchien se cogne le Nouveau Testament avec cet évangile selon Saint-Thomas, l'apôtre de la raison et du doute contre la foi aveugle. Comme on s'en doute c'est une remise en question globale de l'histoire connue, voire une apologie de la remise en question. C'est comme toujours très bon, ce coup-ci j'ai quand même trouvé que LC s'était un peu inspiré d'autres zonards, y a de la confusion, de l'hallucination, voire même quelques descriptions ! C'est entre autres pour ça que j'aime. Excellent.
  22. Les anges mécaniques    ( 9.00/10 - Boiss - 11/09/2004) : Boiss nous décoche une putain d'incantation obsessionnelle en milieu hospitalier, tordue et poétique comme une chanson de Thiéfaine. On se laisse porter par la musique rageuse des mots, fasciné, sans ennui devant un texte pourtant sans intrigue. Quelques faux pas à regretter, des changements de ton ou des petites pointes d'humour qui n'ont rien à faire ici, mais globalement, cette ode à l'agonie morphinique est magnifique et glaçante.
  23. Néo-Inquisition 06    ( 9.00/10 - nihil - 11/11/2004) : Néo-Inquisition touche à sa fin. Le narrateur se retrouve une nouvelle fois isolé et désemparé, mais il poursuit sa route sans tenir compte des embuches au milieu du chaos qui gagne peu à peu l'Hôpital-Prison. Comme dans toute bonne saga, on a droit au combat final, genre le boss de fin de niveau. C'est l'occasion pour quelques dernières révélations. Episode brutal, sombre et axé principalement sur la confusion générale qui se répand et le basculement de la société.
  24. Liquid inside    ( 9.00/10 - Narak - 28/02/2005) : Ca commence comme une énième resucée de Fight club : personnage speed, dérangé, style MTV clip... Puis les idées sympas s'enchainent, le héros prend de la crédibilité. Narak va jusqu'au bout du délire, même si ça peut frôler le ridicule. L'écriture est aussi moins travaillée que d'habitude. Du coup on finit un peu le cul entre deux chaises : le très bon cotoie le très mauvais. A lire quand même. L'image est de Nounourz.
  25. Le ver ou la chenille    ( 9.00/10 - Glaüx-le-Chouette - 27/07/2005) : Dans son style surlittéraire un poil prétentieux, Glaüx nous présente un portrait d'artiste soit-disant maudit qui se la pète grave. On passe des plombes sur le décor, le costume, les traits de caractère du héros. C'est très ennuyeux mais ça sent le sarcasme à plein nez, voire l'auto-dérision. Peu à peu ça tourne à la farce et la fin est assez amusante. Bref c'est plutôt pas mal, ça méritait juste d'être moins long.
  26. Balistique    ( 9.00/10 - Narak - 14/09/2005) : Narak écrit toujours aussi bien et c'est un plaisir de le lire, par contre il a trop bouffé de Fight Club, ça contamine pas mal son style. Le texte s'attache à la fascination qu'exercent les armes à feu sur le narrateur et les conséquences psychopathologiques qui s'ensuivent. C'est pas original mais c'est mécanique, sombre, violent. Très bon texte. Narak a également photographié son anus chromé et s'en est servi pour illustrer ce texte.
  27. La main mariale    ( 9.00/10 - Glaüx-le-Chouette - 09/10/2005) : La Bible c'est vraiment un chouette texte à parodier. Ce texte concourt pour les Jeux Olympiques de la Connerie 2005 et relate une scène du nouveau testament, sans doute quelque peu mise de coté par les écritures. On y voit Notre Seigneur Jésus-Christ en proie à la tentation, et y cédant plutôt deux fois qu'une. Hilarant.
  28. n3rDz 4 : éclosion    ( 9.00/10 - Lapinchien, Nounourz, nihil, Glaüx-le-Chouette - 17/11/2005) : Décidemment, il semble que nos quatre abrutis de service, les héroïques nerdz de cette saga intraculière, vont devoir sortir de chez eux. Akaiô, qui voit sa connexion coupée n'a pas d'autre choix. C'est donc cette aventure hors-du-commun que nous relate Glaüx dans une partie déjantée à souhait. Suivent les déboires de Preacher confronté à sa porte d'entrée et ceux de Kikoolol84, proprement extirpé de son nid douillet au pied de biche.
  29. LEX1    ( 9.00/10 - nihil - 11/01/2006) : Ce texte est plus vieux que la Zone, mais je n'ai que récemment pris le temps de le reprendre entièrement pour le publier. Ce premier épisode met en scène un jeune employé perturbé et dépressif, placé dans un monde professionnel qu'il exècre et qui le rejette. De la pure tranche de vie quotidienne sombre et amorphe, très circonstanciée et un peu autobiographique.
  30. Le doigt de Dieu    ( 9.00/10 - Glaüx-le-Chouette - 22/02/2006) : Cette nouvelle c'est un peu le single de la carrière zonarde de Glaüx, comme Arch-Nemesis est le mien. Il a écrit des choses plus profondes, plus novatrices, mais celui-ci est un texte à la fois bien foutu et très accessible pour le lecteur. La passion de Glaüx pour les artistes maudits est le moteur du texte, leur folie et leur panache y sont traités de fond en comble. Lisible, intéressant, prenant : c'est du tout bon.
  31. La nuit noire (1)    ( 9.00/10 - Konsstrukt - 24/03/2008) : Konsstrukt revient avec une nouvelle rubrique (comme par hasard). La surprise du jour, c'est qu'il a pour le moment lâché son style ultra-laconique pour une écriture plus conventionnelle mais nettement moins agaçante. Le narrateur est un genre de névrosé obsessionnel qui évoque quelques souvenirs d'enfance juste assez tordus pour nous convenir. Et c'est vraiment bien : sobre sans être terre-à-terre, calme mais pas ennuyeux, malsain à souhait. Vivement la suite.
  32. La nuit noire (5)    ( 9.00/10 - Konsstrukt - 16/07/2008) : Bizarrement, sans qu'il se passe grand-chose dans cet épisode (pas d'action, pas d'évenement particulier), une sorte de frénésie s'installe. Notre héros, désormais adolescent, est de plus en plus instable. Les réflexions s'enchainent de plus en plus vite, mêlées de visions psychopathos liées à la consommation de médicaments et d'alcool. Toujours aussi maitrisé et toujours aussi formidable.
  33. Komakino    ( 9.00/10 - Narak - 21/07/2008) : Ambiance urbaine et post-apocalyptique pour une ville remplie de camés et de déchets humains. Tout repose sur l'atmosphère pesante et onirique : faut pas trop compter sur les personnages, qui ne sont que des figurants fantomatiques, ni sur l'intrigue totalement disloquée. Heureusement, Narak est un maître, et assume ses choix ardus. Son texte est suffisemment étrange et prenant, son écriture assez particulière pour réduire à néant toutes les objections.
  34. Père Noel, métempsychose et crachats    ( 9.00/10 - CTRL X - 30/11/2012) : Voici un premier texte d'un nouvel auteur en adéquation avec le ton du site. On sera donc heureux d'accueillir CTRL X, et surtout son texte, fresque sociale à l'humour amer et tragique dont le narrateur vient s'inscrire dans une longue tradition de héros humanistes et pédagogues, triangularisable quelque part entre le Settembrini de Thomas Mann, le misanthrope de Molière, et le Terminator de James Cameron.
  35. Les enchanteurs III — Ce soir ou jamais    ( 9.00/10 - Kwizera - 25/04/2014) : Kwizera continue avec la suite de sa saga de Saint-con, Les enchanteurs, dans ce troisième épisode où l'on croise du monde et davantage, de la cible à bruler d'une qualité combustible indiscutable. Bien écrit, dans la ligne directe des épisodes précédents, avec certes une crémation un peu expédiée mais suffisamment bien pensée pour tenir la route, c'est en somme un bon texte pour cette presque fin de Saint-con.
  36. Marre du swing.    ( 9.00/10 - Mill - 08/02/2015) : Le narrateur du Cri de la chtouille s'en prend cette fois-ci au swing, cette forme de jazz des années 30 et 40, ou plutôt à ses nouveaux adeptes, ces néo-zazous qui nous ramènent aux heures les plus sombres de notre Histoire. No pasaran.
  37. Economie solidaire et obsession du centre dans l’œuvre de Wes Anderson #SaintCon2015    ( 9.00/10 - CTRL X - 10/04/2015) : Le meilleur texte de Saint Con qu'il ne m'ait été donné l'occasion de présenter depuis bien longtemps. Absolument incontournable CMB. Tout dans sa construction semble avoir été calibré avec soin, une suite de péripéties improbables auxquelles on a peine à ne pas croire tant on se prend une explosion d'images et de sonorités et d'odeurs et de senteurs et de saveurs et trucs tactiles que même dans un Imax sous LSD et Oculus Rift intégral ta race jamais ils ne feront mieux ces bâtards d'innovateurs de l'Entertainment à la noix. C'est comme si Quentin Tarantino avait super bien adapté un polar du poulpe. DES DIALOGUES PLEINS DE GOUAILLE ET DE R2PARTIE QUE T4AIMERAIS EN CROISER EN VRAI DES GENS COMME 9A TELLEMENT REALISTES QU4ILS N4EXISTENT PAS. C'est un pur chef d'œuvre. Trame narrative de patineur russe surentrainé depuis l'âge de deux ans et dialysé à l'EPO/pot belge toute son adolescence durant. MAIS que WES ANDERSON s'en retourne dans son slip ! ça n'a rien à voir avec lui ! Une fresque sociétale de la contemporanéité qui te fera fondre comme un camembert zélé en plein cagnard. CTRL X. OH QUE MAIS JE T4OFFRE MA RONDELLE QUAND TU VEUX § Susurre moi ta prose en crachotant du liquide séminal dans ma cochlée ! Perfore-moi le nombril ! Perfore-moi le nombril ! Perfore-moi le nombril ! Perfore-moi le nombril ! ENCORE § Petite BITCH § ENCORE §
  38. En Plein cœur. PAN! Pas ailleurs. (6)    ( 9.00/10 - Valstar Karamzin - 08/05/2015) : Valstar Karamzin, bien qu'aillant totalement disparu de la circulation, nous a livré un chef d'œuvre. On croyait sottement que ce serait la série de l'été 2014 sur la Zone. Ce n'était qu'un préambule. Voilà là un auteur bien intentionné et plein de bonnes manières. Il écrit du lourd et prend le soin dans ses messages complémentaires de faciliter la vie des admins de la Zone en faisant ses propres résumés. C4EST VRAIMENT TR2S URBAIN CHER PAPE § D'ailleurs j'ai un peu reformaté le texte en plaçant dans l'introduction les messages complémentaires de l'auteur qui seront probablement les bienvenus pour le commun des mortels pour se rafraîchir la mémoire (ou pas, ce texte peut très bien être lu indépendamment du reste de la saga, sans préambule et il reste intrinsèquement et coupé du reste, un pur chef d'œuvre) Non seulement la première partie en 5 épisodes était juste sublime de noirceur/ de justesse littéraire / d'univers lynchien post punkoïde / de situations improbables / de dialogues à faire déprimer sévère Quentin Tarantino MAIS CETTE SECONDE PARTIE s'annonce déjà avec ce premier TEXTE dans la même veine, avec la genèse du monstre qu'on a croisé dans la première partie, le changement de narrateur et la justesse de l'intrigue, du senti pétri de bon sens de l'enchainement des scènes. UN TRUC G2NIAL comme il nous en tombe que très rarement sur le coin de la gueule du type astéroïde ayant décimé les dinosaures. Et puis si après tout ce que je raconte ici vous ne lisez pas ce texte au minimum puis que vous n'enchaînez pas avec l'intégralité de la première partie d'une traite si vous ne l'avez pas encore lue ET BIEN VOUS ËTES JUSTE DE GROS ABRUTIS QUI ALLEZ PASSER 0 COT2 D4UN DES MEILLEURS TRUCS QU4IL PUISSE SE PRODUIRE DANS UNE VIE D4HUMAIN DE MERDE, loin devant la naissance de vos gosses et de votre mariage, à des années lumière.
  39. Balistique - Version 2    ( 9.00/10 - Narak - 19/08/2015) : à l'occasion de la sortie du N°2 de LRQTP prévue en Septembre et dont le thème est "Déterminisme, libre arbitre, chaos et mon flingue", j'ai demandé à Narak si je pouvais utiliser son excellentissime texte Balistique 1er du nom car il m'avait beaucoup marqué, et d'ailleurs c'est un des meilleurs textes de la section =BEST OFF= de la Zone. Du coup, il m'a concédé qu'il ne l'assumait plus trop, puisqu'entre temps, il avait mué et s'était pris un violent power up pileux, qu'une guerre hormonale sans merci s'était invité dans son corps, accompagnée d'une violente envie de faire des bisous partout à des gens. Comme je le poussais un peu il finissait par céder mais décidais donc de revoir le texte, allant jusqu'à presque le réécrire intégralement. Personnellement je ne suis pas déçu au change, le texte est plus construit, mieux articulé, plus désabusé et dark ironic. Une sale atmosphère y traine. Comme quoi avec l'âge on prend de l'arôme et de la robe. Il est assez amusant de comparer les deux versions. Rappelons que ce texte aura déjà connu deux autre mix disjonctés par Invisible et Simili que je mets en lien en intro également. Narak, simply inspiring.
  40. Les voisins des gens    ( 9.00/10 - Jean-Claude Goiri - 22/09/2015) : Le chat de Schrödinger est une expérience de pensée imaginée en 1935 par le physicien Erwin Schrödinger, afin de mettre en évidence des lacunes supposées de l'interprétation de Copenhague de la physique quantique, et particulièrement mettre en évidence le problème de la mesure. La mécanique quantique est relativement difficile à concevoir car sa description du monde repose sur des amplitudes de probabilité. Ces fonctions d'ondes peuvent se trouver en combinaison linéaire, donnant lieu à des « états superposés ». Cependant, lors d'une opération dite de « mesure » l'objet quantique sera trouvé dans un état déterminé ; la fonction d'onde donne les probabilités de trouver l'objet dans tel ou tel état. C'est la mesure qui perturbe le système – par effet Compton – et le fait bifurquer d'un état quantique superposé vers un état mesuré. Cet état ne préexiste pas à la mesure : c'est la mesure qui semble le faire advenir. Toutefois, la notion de mesure ou de bifurcation n'apparaît pas explicitement ni même indirectement dans le formalisme quantique, et les tentatives d'en faire surgir cette notion se heurtent à d'extrêmes difficultés. En conséquence, certains physiciens n'accordent aucune réalité physique au concept de mesure ou d'observation. Pour eux, les états superposés ne s'effondrent pas, et l'état mesuré n'existe pas réellement. C'est pour faire apparaître le caractère paradoxal de cette position et pour poser de manière frappante le problème que Schrödinger a imaginé cette expérience de pensée.
  41. Tapage nocturne et neiges précoces    ( 9.00/10 - CTRL X - 23/09/2015) : Sublime texte de CTRL X qui nous changera du déluge de nouvelles oniriques et basés sur la méthode du cut-up ou du serial insert. Et même s'il y a le compte rendu d'un rêve, on n'est plus dans un script de David Lynch et ça fait plaisir de lire un texte long, aussi bien maîtrisé stylistiquement parlant et avec une superbe unité. Certes, il y a quand même un flashback mais rien n'est gratuit et par dessus le marché ça sert surtout la déconne totale mais sobre qui règne du début à la fin sans incartade. Donc ça nous change de l'écriture automatique même si cette dernière est également appréciable. Il est bon d'alterner les plaisirs. Des références surprenantes et désopilantes ponctuent de plus le récit d'un semi-trentenaire précoce qui s'amuse à faire une sorte de répétition de ce qui sera indubitablement sa middle life crisis de dans 5 ou 6 ans. Et bien sûr je parle du narrateur et non de l'auteur qui est probablement un vieux zonard ayant changé de pseudonyme (certains indices de type table-basse, vous mettrons probablement sur la voie)
  42. Rondel du vieux tacot    ( 9.00/10 - Dourak Smerdiakov - 29/09/2015) : Pendant les travaux, la démolition continue...
  43. 2016, année de la synérèse    ( 9.00/10 - Dourak Smerdiakov - 01/01/2016) : "Oui, je t'encule Synérèse, je te prends, je te retourne contre le mur, je te baise par tous les trous, je te défonce, je te mets, Synérèse !" J'ajoute un peu de French Touch, celle qui file la gastroentérite, dans le commentaire car le sonnet de Dourak dans sa contribution au dossier "Sonnet à Sylvestre" est juste sublimissime, certes peut provoquer de graves strabismes divergents à la première lecture, mais à la seconde devient sublimissime. Sonnet technique de luxe donc et on espère secrètement une suite. "Oui, je t'encule Diérèse, je te prends, je te retourne contre le mur, je te baise par tous les trous, je te défonce, je te mets, Diérèse !"
  44. Fond du Poëme    ( 9.00/10 - Khlamydon Kükipät - 01/03/2016) : Curare- et son approche un peu singulière de la vie qu'elle est belle avec des petits oiseaux qui chantent, de l'émogothitude assumée, de l'hermétisme obscurantiste orthodoxe et des citations et hommages aléatoires, de la case et de la ponctuation de type ASCII Art pointilliste, s'attire tout un lot de copycats qui s'en donnent à cœur joie dans la parodie. Je fous tout de suite une photo de Gainsbourg un peu strange en illustration pour attirer d'autres poètes maudits dans le coin. En effet, toute cette émulation autour des sonnets est bien rigolote. Et pour ma part, ça vaut bien du Gérard De Nerval dans sa période journaliste au Figaro. Ici un nouveau pseudo pour un auteur qu'on fera semblant de ne pas reconnaitre. On plagierait bien du Chopin pour mettre ce texte en musique.
  45. Bon vieux temps    ( 9.00/10 - Dourak Smerdiakov - 20/03/2016) : En préambule de la #SaintCon2016, Dourak Smerdiakov a lancé un pré-concours de rondels dont les règles sont exposées ici : http://forum.lazone.org/index.php?topic=3544 Le huitième rondel est posté par Dourak en personne. Un rondel nostalgique qui fleure bon les souvenirs d'adolescence, la bière belge d'abbaye, la moule, les frites sauce andalouse et le vomi en langue flamande. Je rappelle que tous les auteurs qui ont posté des rondels jusqu'à présent n'ont pas encore posté de texte de Saint Con. Espérons que la moisson sera bonne. Vous êtes bien entendu tous conviés à poster des rondels. Pour autant ce n'est pas une épreuve obligatoire pour participer à la #SaintCon2016
  46. Une dent contre toi    ( 9.00/10 - CTRL X - 08/06/2016) : Quand on publie un texte de CTRL X , on sait que c'est de la qualité, qu'on a à faire à un vrai écrivain dans l'âme, au delà même du cadre zonard. Excellentissime sujet, le réduire au harcèlement moral au travail serait absurde. La manière de le traiter avec humour et détachement alors que c'est un fait de société dramatique, de plus en plus rependu avec la crise et qui détruit de nombreuses vies, à l'effet d'un shoot de gaz hilarant sur un accidenté de la route en train d'agoniser. Vivement la suite donc.
  47. Des chèvres et des hommes    ( 9.00/10 - Hag - 13/06/2016) : L'auteur de ce sublime texte souhaite étrangement rester anonyme et sans pseudo identifiable. J'exauce vos désirs les plus tordus, c'est connu, alors je m'exécute. Quant à la nouvelle, elle est magnifiquement menée tant sur le fond que dans la forme. Style impeccable, humour de qualité garanti sans jeux de mots et calembours, elle est triangulable quelque part entre "Des souris et des Hommes" de Steinbeck par son titre, Las Vegas Parano de Hunter S Thompson par sa furie narrative, et l'Enfer de Dante Alighieri par son intrigue. La thématique de la table basse, en hommage à Glaüx, y est abordée de manière assez inattendue et Cronenbergienne. Des tas de références que nihil kiffe, sont par ailleurs, survolées à profusion (probablement un autre hommage). Sinon, le Soma désigne dans l'Hindouisme une plante et un breuvage rituel très apprécié par Indra, d'où l'illustration. L'auteur secret nous promet au moins deux épisodes supplémentaires. Alléluia !
  48. Des chèvres et des hommes, partie 2    ( 9.00/10 - Hag - 11/08/2016) : Seconde partie du formidable texte "Des chèvres et des hommes" de Anonyme. Je vous conseille vivement de lire la première partie si ce n'est déjà fait avant d'enquiller sur la suite sinon vous risquez d'être un peu perdu dans cet univers singulier. Quelque part, au détour d'une route armoricaine, se cache une entrée vers un Enfer où se côtoient démons aux patronymes composés exclusivement de consonnes, d'humains ayant tapé l'incruste, de damnés inutiles recyclés en meubles, de troupeaux de chèvres broutant des prairies de chair, de bêtes mythologiques sécrétant de la drogue en échange de prières. Tout ce petit monde interagit en mode lousdé genre Zadiste en Ardèche avec des dialogues pas piqués des hannetons. Soudain c'est le drame, un meurtre survient et une sorte d'Herakles Navet cornu mène l'enquête, on ne sait pas trop pourquoi. La question intéressante n'étant pas qui est l'assassin mais : "Puisqu'un humain qui meurt en haut descend en bas, qu'advient-il de l'humain qu'on tue en bas ?" Quelque part entre Bagdad café, Hellraiser, les Experts Miami et un catalogue Ikea. Incontournable sur la Zone qu'on ait une troisième partie ou pas.
  49. Lanzarote    ( 9.00/10 - Muscadet - 02/09/2016) : En 2012, après avoir lu le récit éponyme de Michel Houellebecq puis la possibilité d'une île, Muscadet lors de ses vacances estivales aux Canaries, décide de partir avec le kiki tout dur en direction de Lanzarote. Il décide même de tenir un carnet de voyage pour consigner ses aventures et réaliser un photo-reportage (cf. l'illustration extraite de ses archives personnelles et retouchée par mes soins avec GIMP afin de flouter certaines parties de son anatomie aux dimensions supérieures au pixel qu'il serait fort peu convenable d'exposer à vos chastes yeux d'internautes de l'ère haut débit et 4G) Alors c'est excellemment bien écrit car forcément c'est quand même du Muscadet. Cependant est-ce comparable à du Houellebecq ? Ben j'en sais rien car forcément je n'ai pas lu les deux bouquins en question. Alors faites vous par vous même votre propre avis en comparant la qualité des scènes lesbiennes, la belgitude des personnages, leur résistance au spleen, leur éventuelle fascination pour la secte de Raël qui a fait de Lanzarote la base spirituelle des Lémuriens, Atlantes et autres extraterrestres de leur bestiaire, probablement aussi ces chèvres du futur venues de dimensions parallèles et présentes en profusion dans ce texte et sur la Zone en général depuis quelques temps. Alors attention à vos neurones, car si vous n'y prenez garde, au détour d'un paragraphe vous risquez d'ingérer en quelques lignes l'équivalent de l'intégralité des souvenirs de toute une vie de bourlingueur de Bernard Lavillier. Autant vous dire que l’embolie cérébrale viendra gâcher la fin de votre lecture. Omniscients, sachez, par ailleurs, que vous risquez d'être un peu vexés par quelques passages un peu stéréotypés et dénigrants qui porteront un coup fatal à votre self esteem. Heureusement pour vous, vous n'avez pas d'amour propre et vous ne le savez pas. Une fois prises ces quelques précautions d'usage , vous pourrez lire, en toute sécurité, ce texte de salubrité publique, chaudement recommandé donc, qui vous fera bronzer de l'intérieur pour affronter cette rentrée morose qui s'annonce difficile et ma gueule.
  50. Libéralisme océanique et plateau de fruits de mer    ( 9.00/10 - Muscadet - 20/09/2016) : On retrouve Muscadet, notre photo-reporter belge préféré (juste après Tintin), en déplacement professionnel au muséum océanographique de Concarneau dans le Finistère. (faits avérés puisque notre drone renifleur l'a triangulé utilisant le WIFI dans l'enceinte de l'Hotel de l'Océan près d'un buffet à volonté de crustacés puis longuement dans les toilettes du même Hotel) Ici il trimbale en toute circonstance son carnet moleskine et y consigne tous les stimuli que lui bombarde sa réalité locale mais également toutes les réflexions en temps réel que son cerveau, en pleine effervescence, régurgite. Digressions à tout va sur à peu près la totalité des thématiques du Trivial Pursuit. Oh tiens ! Une analyse macropolitique d'une rencontre lambda impromptue et de ses conséquences sur la scène internationale. Oh tiens ! Une mouche. Oh tiens ! Un vortex spatio-temporel permettant d'avoir un hublot sur les faits historiques majeurs et leur incidence sur l'économie touristique contemporaine, celle des crêperies en particulier. Oh tiens ! Un courant d'air. Ah ! Non. Ce n'était que l'actualité. Excellentissime donc parce qu’excellemment bien écrit et super bien maîtrisé. Cependant comme l'impression d'avoir exploré le multivers dématérialisé qu'aurait généré une recherche sur Google. Gros risques de persistance rétinienne de schémas 3D entre divers mots-clefs reliés entre eux par des flèches, l'impression d'avoir enfin compris l'UML, avec un arrière goût bizarre au fond de la glotte : le gonzo journalisme de Hunter S. Thompson en décomposition, enterré par Muscadet, remplacé par la déconne pure au travers du prisme du programme électoral d'Alain Madelin et de son cartel. Hâte de lire l'article qui découlera de ces notes compilées dans Chasse, Pêche, et Disruption Magazine. Où l'on découvre une passion commune entre Muscadet et Dourak : l'aversion de la perfide Albion et de ses citoyens. Le meilleur texte sans équivoque de la rentrée littéraire zonarde depuis 2001.
  51. 0.00569 tonnes eq CO2.    ( 9.00/10 - v/y/t/m/C - 19/04/2017) : v/y/t/m/C - au soin le lecteur aguerri de trouver quel malicieux zonard se cache sous ce hiéroglyphe moderne - nous gratifie d'un texte maitrisé avec science et mesure; pas de temps mort, pas de fin expédiée, mais un humour subtil et des envolées absurdes ajoutés à une écriture fort agréable à lire, le tout au service d'une histoire simple mais efficace. En faut-il plus ? Il s'agit-là très probablement d'un compétiteur redoutable (comme à son habitude ?) et nul doute qu'il saura se glisser dans de nombreuses intentions de vote cette année.
  52. Á Mars    ( 9.00/10 - Muscadet - 21/06/2017) : Comme beaucoup de choses, écrire est illusoire. C'est bien ce qui hante Muscadet, atteint de cette étrange maladie qui veut que certaines âmes voient au delà des ombres que d'autres ont dressé pernicieusement. Muscadet voit au travers, à travers lui même, il examine les détails pour y débusquer vous savez qui, et devant les faits accomplis, délivre dans une langue ciselée - et je pèse peu mes mots contrairement à lui - une vision, comme une source nouvelle qui, année après année, lentement mais sûrement, use la roche jusqu'à former une montagne. A moins d'employer de nihilistes méthodes, une montagne, on ne peut pas la changer. Il faut la prendre tel quel, éternelle, avec ses crevasses, ses aspérités. A l'instar des Pères et de leurs Fils, il convient de l'escalader, d'en atteindre le sommet pour mieux redescendre et entamer à nouveau l'ascension, car tout ce qui élève unit.
  53. Guerres (1/2)    ( 9.00/10 - Muscadet - 12/09/2017) : Nouvelles pérégrinations pédestres et mentales de Muscadet en Wallonie puisqu'il nous l'avait promis : "Je n'en dirai pas davantage ce soir, mais j'aurai à dire sur la Sambre en temps voulu." Méfions-nous des promesses de l'auteur puisqu'il sait ce qu'il veut et fait ce qu'il dit, que la moindre phrase lâchée dans les commentaires peut accoucher d'un chef d'oeuvre qu'on retrouve dans la semaine dans les textes en attente. Première partie aujourd'hui de carnets de voyages qui partent en couille littéraire comme d'habitude. Et les amateurs dont je fais partie ne s'en plaindront pas. Entre digressions historiques à Dinant et Namur, drames des noyés de la Sambre (ou serait-ce la Meuse ?) au moyen âge et quelques slaloms de touristes fluorescents, en exclusivité grand arrivage primeur de flashbacks à profusion du jeune Muscadet dansant le MIA sur la planète MARS donnant la réplique à quelques dealers d'anecdotes et autres drogues moins toxiques, le tout saupoudré de réminiscences et souvenirs familiaux qui indubitablement vous rançonneront de quelques larmichettes et hauts-le-cœur. Rollercoaster émotionnel du mardi matin, veuillez bien accrocher vos sangles et verrouiller la barre de sécurité avant de vous engager dans la lecture.
  54. Vie de Saint-Con    ( 8.80/10 - Dourak Smerdiakov - 15/04/2006) : C'est inattendu : alors qu'on se résignait à se taper un sonnet de la part de Dourak, on a affaire à un vrai texte même pas inachevé. C'est une leçon d'histoire virtuose et superbement écrite, qui fait bien mal à la tête aux consommateurs avides de gags-minutes que nous sommes. La période : les invasions barbares. Le héros : le chef d'une meute de vauriens, le bien-nommé Conhart, qui devint le Saint-Con honoré dans nos pages.
  55. Un soir, tous les soirs    ( 8.75/10 - Womble - 01/12/2005) : Pour sa première contribution, Womble fait assez fort. Son texte fait penser à Bret Easton Ellis pour la satyre désabusée d'une jeune génération dorée, qui noie son ennui dans la fête et la drogue. Rien de très novateur donc, mais c'est très bien écrit et bien vu, et le texte sans trop tomber dans les clichés bas-de-gamme réserve quelques coups au bide. Très bon.
  56. Trisophrenia 3    ( 8.67/10 - nihil, Scorbut, Lapinchien - 21/10/2002) : Quand donc Scorbut, Lapinchien et nihil comprendront-ils qu'ils ne sont pas de taille à détruire le monde ? Pas encore, visiblement, puisqu'ils nous assènent ce récit dans lequel il est question notamment d'une soirée mouvementée, de l'émeute qui s'en suivit et de ses conséquences. Toujours illustré par Etylhic, sauf une image par nihil.
  57. La passion de Bernard    ( 8.67/10 - Vassago - 08/02/2004) : Le premier article de Vassago est l'exposé de la vie minable de Bernard le gros boulet. On a l'impression de se retrouver sur la homepage de base de n'importe quel benêt puceau et gentiment maniaque, le genre qui foisonne sur le net. Le type en question décrit en détail ses petites passions de merde et son emploi du temps à la minute près. Rien de bien affolant quoi, c'est plutôt marrant. Mais petit à petit on sent monter comme un truc qui déconne... Excellent, vraiment excellent. Bienvenue sur la Zone.
  58. Néo-Inquisition 02    ( 8.67/10 - nihil - 07/11/2004) : Le texte commence avec une longue errance comntemplative et assez laborieuse qui permet au narrateur de visiter l’Hôpital-Prison et ses quartiers désertés et en ruines. Il découvre les lois déviées de cet environnement sclérosé et hostile et apprend à survivre. La deuxième partie du texte est plus brutale et on tombe nettement dans le psychotique. Globalement on accumule les questions et et on attend quelques réponses.
  59. Surfaces (interlude)    ( 8.67/10 - Konsstrukt - 22/09/2005) : Après la première partie de la rubrique composée de vingt-cinq portraits, voici un interlude. Bizarrement c'est presque le meilleur texte de la série : d'abord il change agréablement de la routine qu'était devenue la première partie, et puis il est déjanté, pornogore, très marrant. C'est une sorte de zapping social et culturel sans fil conducteur autre que l'état de pourrissement global de la société, dans un futur proche. Très sympa.
  60. Phobie 15 : hors-limites    ( 8.67/10 - Aka - 11/10/2005) : S'il est un sujet rebattu sur la Zone c'est bien le passage de la normalité à la folie. Ce texte en rajoute une couche supplémentaire, mais le fait de manière très intéressante : subtile, puissante, inquiétante. Le style est impeccable et les scènes marquantes. Et même si on a du mal à assembler les pièces de ce puzzle en une intrigue cohérente, on en ressort atterré et épaté. Foutument bon.
  61. Serial edit 7 : la grande peste    ( 8.67/10 - nihil - 21/12/2005) : Je transpose le personnage du porteur de mort, créé par Nounourz, dans un cadre médiéval : celui de la grande épidémie de peste qui décima l'Europe au 14ème siècle. Le narrateur est une sorte de vagabond à demi-fou qui erre dans des quartiers sinistrés, jonchés de corps. Texte malsain, mystique et brutal, chargés de visions de mort et de destruction, qui passe à mes yeux pour l'un de mes meilleurs.
  62. Serial edit 18 : la lune rouge    ( 8.67/10 - nihil - 31/05/2006) : Cet edit s'éloigne très nettement du précédent, dont il reprend uniquement la structure et quelques scènes au profit d'un texte onirique et grandiloquent. C'est un carnaval baroque et barbare, une série de scènes étranges et tordues sorties des pires cauchemars de Bosch. Une sorte de version macabre et monstrueuse d'Alice aux pays des merveilles. Un vrai jeu de massacre à recommander aux drogués et aux damnés.
  63. Serial edit 19 : carnival of sorts    ( 8.67/10 - Glaüx-le-Chouette - 01/06/2006) : Glaüx réutilise les scènes de mon texte et les interprète dans un contexte artistique. Les deux enfants de la lune rouge deviennent ainsi un écrivain et son héros récurrent. L'imaginaire et le réel s'emmêlent joyeusement, aussi cauchemardesques l'un que l'autre. On regrettera une trop grande proximité avec mon texte, mais l'ensemble est bien construit et intelligent, il affine mon délire et le pousse encore plus loin.
  64. Les bêtes de poisse 6    ( 8.67/10 - Marvin - 28/04/2008) : Les 'bêtes de poisse' nous arrivent au compte-goutte et on les déguste comme une liqueur rare. La formule reste inchangée, et notre héroïne, après avoir échappé à ses tourmenteurs, se retrouve dans un charnier immense où errent quelques humanoïdes improbables. Totalement et absurdement disjoncté, gore, jouissif et toujours émaillé d'humour scabreux. Profitez en pour relire toute la rubrique.
  65. Qui paiera pour Gérard ?    ( 8.67/10 - Dourak Smerdiakov - 12/04/2009) : Alors que la Zone résonne de frénésie combustible, Dourak reste sobre et donne dans le désespoir ordinaire et social. Il centre son texte sur les retrouvailles d'anciens camarades de lycée, éloignés par la vie. Disons-le tout de suite : il manque les explosions, le bullet time, les putes et les ragondins. Et pourtant, le résultat est à tomber par terre : bien écrit, poignant, terriblement humain. Profondément pas sautillant du tout, mais ce texte mérite d'être considéré hors du cadre étriqué de la Saint-Con.
  66. Damned    ( 8.60/10 - Lapinchien - 16/04/2007) : L'intro est effrayante à souhait, et pour ceux qui se sentent en mesure d'encaisser un texte mystique disséqué par Lapinchien, ça donne des putains de pulsions de joie hystériques. La suite de l'histoire de cet envoyé de l'enfer sur terre est à l'avenant, ambitieuse, sombre et violente, avec en plus un coté déjanté et grinçant pas désagréable. Littéralement dantesque, du grand Lapinchien à l'ancienne.
  67. Survivance    ( 8.50/10 - Lapinchien - 21/08/2003) : On tient le premier article franchement sérieux de Lapinchien, et comme on pouvait s'y attendre, c'est une bombe. Cet essai philosophico-scientifique réclamera des efforts de compréhension à beaucoup, il faut s'accrocher et rester concentré, mais le résultat en vaut la peine et ouvre le lecteur à une métaphysique inédite de la remise en cause et à une nouvelle conception de l'évolution des espèces. A lire à tout prix.
  68. Trop bon    ( 8.50/10 - Bobby-Joe - 04/06/2004) : Le RER c'est mal, ça détruit vraiment tous les mécanismes cognitifs, comme le démontre ce texte écrit dans ce moyen de transport. Marrant.
  69. Haine maternelle : freedom    ( 8.50/10 - Taliesin - 18/09/2004) : Une merveille de colère larvée et de subtilité. Dans un style très proche d'Aka dans ses meilleurs jours, ce texte assome dès la première phrase, tout en nuance et en rage rentrée. On sent le personnage au bord de la rupture, mais on le comprend comme si on avait vécu soi-même ce qu'il vit, alors que Taliesin est sensé ne pas être coutumier de ce genre. La fin est trop rapide et brise un peu la progression d'un texte qui aurait été meilleur sans un dénouement, une issue aussi claire, mais c'est un bien faible reproche pour un texte aussi bon.
  70. Haine maternelle : une âme en trop    ( 8.50/10 - nihil - 20/09/2004) : Tranche de vie cauchemardesque et profondément psychopathologique, c'est écrit dans un style enfantin mais trop sombre et trop bizarre pour l'être vraiment. La distinction entre les personnages est compliquée par la folie de la narratrice, un fille qui martyrise ses jouets, on perd rapidement ses repères. Ambiance poupées aux yeux crevés et ours en peluche éventrés. C'est disjoncté, déstabilisant et peu accessible. Un texte qui me tient à coeur.
  71. Haine maternelle : Betty    ( 8.50/10 - Nounourz - 26/09/2004) : Pour son premier texte sur la Zone, Nounourz frappe un grand coup. Son texte est poignant, sombre, désespéré et très réussi. L'approche psychologique est impeccable. La narratrice est crédible dans ses réflexions et réactions, on a l'impression qu'on pourrait avoir les mêmes à sa place. Progression bien dosée, ça monte doucement en puissance et la situation vire naturellement au cauchemardesque, sans artifice boiteux. Super bon.
  72. Néo-Inquisition 04    ( 8.50/10 - nihil - 09/11/2004) : Episode déterminant, c'est la charnière de la rubrique. Plusieurs noeuds de l'intrigue se dénouent pour préparer de futurs épisodes plus directs, moins énigmatiques. La première partie est une visite guidée détaillée et plutôt ennuyeuse d’une cathédrale très organique, occasion de mieux comprendre l'Hôpital-Prison. Dans la deuxième partie on replonge dans le chaos avec des scènes-clés brutales et un peu confuses. On a également droit aux surprenantes conclusions de la Néo-Inquisition sur la récente épidémie qui décime les dormeurs.
  73. Héritage    ( 8.50/10 - Narak - 11/01/2005) : Ca tourne au sérieux du coté de Narak avec ce mini-article désespéré et rageur, aussi grandiloquent qu'une Bible du Néant. Le monde n'a plus le moindre avenir et l'apocalypse, moins brutale que prévu, se met déjà en place autour de nous. Crasseux, sombre et un peu surjoué, ça tape quand même bien dur. Puissant.
  74. Marre de la drogue    ( 8.50/10 - Erreur - 20/04/2005) : Erreur a écrit ce texte dans un but préventif, mais on est bien loin des campagnes de pub bien-pensantes du ministère de la santé. C'est un catalogue succint des différents psychotropes du marché, avec leurs effets vus de l'intérieur. Ca se veut pas intelligent, ni sérieux ou précis, et pourtant ça s'approche sans doute plus près de la réalité de la drogue que pas mal d'études scientifiques à la con.
  75. n3rDz 7 : dans les entrailles de la Tour Parthénon    ( 8.50/10 - Lapinchien, Nounourz, nihil, Glaüx-le-Chouette - 24/01/2006) : Kikoolol se fait une redescente de LSD carabinée, ce qui rend le passage qui lui est dédié moins drôle et moins hystérique que d'habitude, mais Preacher est là pour rehausser le niveau avec une scène d'anthologie dans les chiottes de son voisin. Bigchief achève le lecteur avec une avalanche de gags stupides. Au final, l'intrigue n'avance pas d'un poil, il ne se passe rien, mais les personnages déconnent à plein rendement.
  76. Serial edit 13 : immaculée contre un mur    ( 8.50/10 - Glaüx-le-Chouette - 11/03/2006) : Le titre l'annonce sans ambiguité : on aura affaire à un texte débile. Tel est le cas, mais l'humour ici est fin et pas absurde. Désolé de révéler un des secrets du texte, mais le narrateur est un ange pris dans la guerre du Paradis contre l'Enfer. Le savoir facilite nettement la lecture de tout le début du texte. C'est dans la lignée du texte 'la main mariale', en moins hilarant, mais c'est un bon moment de détente.
  77. Les bêtes de poisse 4    ( 8.50/10 - Marvin - 28/05/2006) : Yeah, un nouvel épisode pour l'excellente rubrique de Marvin. C'est toujours un vrai bonheur à lire, un petit bijou de drôlerie débile et glauque, avec en prime le style inimitable de Marvin. Très (trop ?) poussé dans le gore pour cet épisode. On comprend toujours que dalle, surtout qu'on a eu le temps d'oublier ce qui servait d'intrigue jusqu'ici. La confusion atténue donc légèrement notre plaisir, mais rien de grave.
  78. Comme son ombre    ( 8.50/10 - Hokakyo - 19/10/2006) : Hokakyo nous assène une superbe histoire de haine et d'amour pervers sans se départir de son flegme habituel. L'écriture est comme toujours parfaite, un peu dans le genre Obn en moins fantaisiste, la psychologie du personnage très travaillée et sans fausse note. Le manque d'action rend l'ensemble un peu monotone, mais il y a suffisamment de souffrance, de manipulation et d'intelligence morbide pour que chacun y trouve son compte.
  79. Héraklès Navet contre Nestor Burné    ( 8.50/10 - Narak - 22/01/2007) : Narak réssucite le héros récurrent Héraklès Navet, qui n'avait plus fait parler de lui depuis un bail. Et cette nouvelle version de notre détective est foutument déjantée et anticommuniste, avec une forte tendance à raconter et faire n'importe quoi. Un texte qui sent à plein nez l'instabilité mentale et émotionnelle de son auteur, qui serait sans doute plus à sa place à sucer une statue de Lénine dans un goulag.
  80. Le Christ de Combourg    ( 8.50/10 - Winteria - 16/04/2008) : Alors ça, ça déchire. Avec pour base un héros des temps modernes qui décide de crâmer Chateaubriand en utilisant une machine à remonter le temps, on pouvait craindre le pire. Et en effet, le pire arrive : narrateur complètement débile et hystérique, plan machiavélique d'une affolante stupidité, péripéties loufoques et violentes, humour zonard à tous les étages. L'archétype du texte de Saint-Con réussi. Totale éclate.
  81. La nuit noire (3)    ( 8.50/10 - Konsstrukt - 02/06/2008) : La situation dérape, peut-être un peu trop brusquement en fait. On était jusque-là dans le domaîne des petites manies un peu malsaines mais pas trop anormales. Ici, on passe une frontière, les interdits tombent et la psyché de notre narrateur commence à en prendre un sérieux coup. Résultat, l'identification du lecteur au personnage est annulée, mais on est contents que le récit décolle et donne lieu à quelques scènes croustillantes.
  82. Présentation de lazone.org à Googlebot    ( 8.50/10 - Dourak Smerdiakov - 15/02/2012) : Premier édito sur la zone depuis des années. Le premier sur le nouveau domaine après changement d'hébergeur. Le premier de Dourak Smerdiakov. Le premier sous forme de ballade. Le premier aussi grandiloquent. Si avec ça, vous n'avez pas le sentiment de vivre une grande première, je ne vois pas ce qu'il vous faut.
  83. Je me prends l'épée    ( 8.50/10 - Muscadet - 29/01/2016) : Alors qu'il avoue par dépit, dans le topic confessionnal du forum de la Zone, qu'il lit le discours d'investiture d'Alain Finkielkraut à l'Académie Française, Muscadet est invité par Lourdes Phalanges à lancer une grande initiative dans le seul but de nourrir la décadence locale. Au lieu de nous convier aux sempiternels serial-edits, serial-inserts et autres palimpsestes de citron ayant plongé la Zone dans une sombre période OuLiPiste, Muscadet insensible à la concussion et aux chant des sirènes propose un exercice de style redoutable et d'une grande difficulté tant technique qu'inspirationnelle : proposer, si le cœur nous en dit, notre propre discours d'intronisation dans le cercle des grabataires endimanchés, celui des immortels en costume d'époque et épée, celui des Highlanders. Et puisqu'il n'en restera qu'un, il faut rendre hommage à ceux à qui on succède après les avoir un peu secoué et décapsulé parce que sinon la pulpe elle reste en bas. Superbe texte, superbe prose, drôlissimes références et gros leuveul. Muscadet se choppe un max de Quickening au passage en égratignant bien la Zone devenue mollassonne. Bien sûr à la lecture au bout d'un moment on entend du Queen en boucle et Freddie Mercury crachoter les poils de ses moustaches, mais c'est pas grave. C'est juste génial. Espérons que l'initiative de Lourdes Phalanges fasse d'autres émules. La barre est haut placée cela dit mais on ne sait jamais c'est toujours pas mal d'avoir un discours d'investiture sous la main on ne sait jamais avec les aléas de la vie ce qu'on pourrait être amener à devoir improviser lamentablement au dernier moment alors autant prendre nos précautions. Et puis ça peut toujours servir d'éloge funèbre aussi alors c'est pas complètement gâché si on n'est pas un jour coopté dans ce grand club d'escrime.
  84. 09. Les pingouins et le mangeur de verre. #SaintCon2016    ( 8.50/10 - CTRL X - 13/04/2016) : Texte en compétition dans le cadre de la #SaintCon2016. Cette année, l'auteur des textes demeure anonyme jusqu'au verdict des votes pour ne pas les influencer. Excellente nouvelle qui aurait méritée d'être relue pas son auteur pour corriger quelques petites fautes avant d'être postée. Humour de haute volée et respect des traditions séculaires de la Saint-Con. Exemplaire, donc. Un récit avec des ruptures qui font sens et lui confèrent une aura charismatique. Tranche de vie, tranche de jambon : à vous de choisir. Prévoir de bien s'échauffer les zygomatiques avant de se lancer dans cette aventure de lecture de laquelle vous ne sortirez pas complètement indemne. Au final l'impression d'être le rescapé d'un attentat au gaz hilarant. Rappelons qu'il vous est toujours possible de poster une ou plusieurs contributions pour briguer le titre de Grand Inquisiteur de l'Ordre de Saint-Con, avant le 17 Avril.
  85. Lieu commun n°22 : On est tous le con de quelqu'un d'autre    ( 8.50/10 - Mill - 09/05/2016) : C'est toujours un plaisir de retrouver les billets d'humeur de Mill et en particulier les Lieux Communs. En premier lieu, parce que ce ne sont pas vraiment des billets d'humeur au sens journalistique du terme, mais de la littérature pure et dense. Ici le N°22. Pour ma part un des meilleurs car il n'attaque pas frontalement le sujet mais digresse tout autour, colorie bien à l'extérieur du motif, si bien que la silhouette du thème non traité apparaît en prenant du recul, comme mise en évidence par le projecteur braqué derrière, en ombre chinoise. J'ajouterai cependant aux propos tenus : Que vivent les combats perdus d'avance dans ce monde pourri par la connivence et la concussion. Certes, ils ne seront pas remportés, mais l'énergie du désespoir de ceux qui n'ont plus rien à perdre, concussionnaires et connivents, vous allez la sentir passer. Et la petite cicatrice qu'elle vous occasionnera, vous gratouillera tout le restant de vos misérables vies de merdes humaines.
  86. Brigade du Frelon ou Fièvre Jaune    ( 8.50/10 - Clacker - 24/02/2017) : Nouvel épisode de la formidable saga "La Ruche" de Clacker. J'avoue être accro à l'intrigue et de fait dès que j'ai vu que le texte était en attente je me suis jeté dessus, puis comme je l'ai trouvé excellentissime j'ai bien sûr voulu le partager avec vous au plus vite au détriment de deux contributions en attente de deux nouveaux auteurs. Je suis un éjaculateur précoce de la publication. Et puis vous êtes nombreux sur la Zone à suivre la fourmilière de Mandeville, tout comme les marseillais ne manquent jamais un épisode de "Plus belle la Vie". Il ne faut jamais décevoir les inscrits du corps lectoral, le flatter, lui donner ce qu'il veut, surtout que sur la Zone, il a plutôt bon goût et puisque tout flatteur vit au dépends de celui qui le lit, j'ouvre un large bec et laisse tomber mon spoil aguicheur : cette leçon vaut bien un middle twist et la mort brutale d'un des personnages principaux de la saga.
  87. Al shahid    ( 8.33/10 - Lapinchien - 12/12/2005) : Il fallait bien que les attentats islamistes finissent par servir de support à un texte. Lapinchien s'y colle avec une rare finesse, se plaçant dans la peau d'un kamikaze moins fanatique que ce qu'on pourrait croire. Evident prétexte pour quelques digressions sociales et religieuses, sans excès de jugements de valeurs lourdauds. C'est avant tout un putain de bon texte effrayant et jouissif. L'ambiance est mystique et prenante, l'intrigue bien gaulée. A lire.
  88. Blogule rouge - 29 Janvier    ( 8.33/10 - Lapinchien, Aka - 29/01/2006) : Jack nous raconte ses déboires avec la gent féminine. Mais en bon génie qui se respecte, ses faiblesses seront transcendées dans son art. Aussi à la suite d'une rencontre avec une chiennasse, il se lance dans la conception d'un remake organique et gluant de Roméo et Juliette. Totalement et définitivement excellent.
  89. Deuxième dialogue    ( 8.33/10 - [222] - 02/08/2006) : Putain j'adore. Je sais pas si ça fait de moi un maldororien attardé, un crypto-dépressif voire une néo-gothopouffe. Mais j'adore. C'est volontairement appuyé sur l'agression acerbe et déclamatoire, c'est organique et tortueux, la lecture est pleine d'embûches et de chausse-trappes, mais c'est bô.
  90. Indus martial n°2    ( 8.33/10 - Glaüx-le-Chouette - 25/08/2009) : Ca faisait longtemps que personne n'avait osé proposer de la vraie poésie en prose, du genre qui joue sur les sonorités et les rythmes et nie toute intrigue ou psychologie. Ce coup-ci, c'est une réussite, à ceci près que c'est sans doute un peu trop long, on finit saoûlé. Sinon : rythme écrasant, répétitions obsessionnelles d'images meurtrières, ambiance cataclysmique. On suit, fasciné, le parcours d'une machine de guerre humaine qui ne sait plus qu'écraser, détruire, supprimer. Intense et fatigant.
  91. Asylum 4 - Cellule 215    ( 8.33/10 - Hag - 20/05/2007) : Hag nous a bombardé de textes comiques récemment, mais il ne faut pas oublier que c'est également un excellent auteur de textes sombres. Il en fait la preuve dans cet épisode cataclysmique, mystique au possible, où il incarne un prophète de la fin du monde de la meilleure manière qui soit. L'avalanche de sermons disjonctés et d'hallucinations morbides peut se révéler un peu lourde sur la longueur, mais c'est quand même un putain de chef d'oeuvre.
  92. Chroniques d'un monde parfait - 2    ( 8.33/10 - Nico - 06/09/2010) : La deuxième et avant-dernière partie de l'introduction à "Chronique d'un monde parfait", qui tout comme la première partie, est très réussie, bien que plus sérieuse, et pour ne rien gâcher, à un côté mystique assez plaisant. Du tout bon.
  93. Larmes d'absinthe ou Pervers polymorphes    ( 8.33/10 - Clacker - 24/11/2016) : En fin de compte, le texte "Liquide Séminal ou Mollusque de chien-lézard" n'avait rien à voir avec notre convention #TrollCon2016. Ci-gît un nouveau texte, peut-être une suite ou une histoire se déroulant dans le même univers onirique, qui vient le démontrer. Des hybrides batifolent dans des dimensions parallèles et intriquées par endroits à celles d'humains de pacotille, probablement les nôtres. Un texte d'ambiance avec une esthétique et une mécanique proche des films de David Cronenberg. Mais je me trompe peut-être ? Mandeville en Louisiane a surement une connexion tellurique ou feng shui avec Pripyat en Ukraine. J'en sais rien j'y suis jamais allé. Un texte avec des tas de références que je n'ai pas comme celles à la chanson "The Hurdy gurdy man" de Donovan. Enfin, j'en ai mais pas les bonnes : Le SoundTrack du film Zodiac et David Fincher et des trucs qui fleurent les bad trips au LSD ou aux champignons magiques. Retour d'un style envoûtant et singulier qu'on a hâte de retrouver prochainement.
  94. Le seul et l'eunuque    ( 8.33/10 - Lourdes Phalanges - 14/02/2017) : Malgré un jeu de mot à la Castor Tillon dans le titre, le texte qui suit n'a rien de burlesque et est plutôt une petite pépite sortie tout droit de l'imaginaire de Lourdes Phalanges. Alors au début, j'avoue, simple d'esprit que je suis, que j'avais du mal à m’immerger dans l'histoire mais un clic, une image et une relecture plus tard voilà que la lumière suprême s'est abattue sur moi ! La Masse, sorte de créature divine, a faim et son appétit est gargantuesque, attention de ne pas traîner dans les parages...
  95. La subversion pour les nuls : descriptif de l'endroit    ( 8.25/10 - Strange, M. Yo - 15/02/2005) : Toujours avide de reconnaissance (et de fric), M. Yo tente de s'imposer comme le guide touristique de la Zone. Et il entraine sa copine Strange dans sa perversion, ce tordu. On a donc une description détaillée et parodique de l'environnement zonard, destinée au néophytes : qu'est-ce que la Zone, qu'est-ce qu'elle contient, pourquoi ils sont méchants les gens, etc... C'est débile, hilaratif et excellent. Texte à placarder à l'entrée de la décharge.
  96. C'est celui qui lit qui y est    ( 8.25/10 - Nounourz - 11/04/2005) : Les lecteurs sont des cons, c'est une constante universelle. Infoutus de réfrener leur curiosité. Infoutus de saisir la pensée profonde de l'auteur. Infoutus d'être attentifs aux efforts de celui qui pourtant se torture l'esprit pour leur plaisir. Ce coup-ci, la balle change de camp et l'auteur vexé se venge. Maintenant je suppose que si je vous dis de ne pas lire ce texte pour votre bien, vous allez lire quand même malgré l'avertissement ?
  97. Les bêtes de poisse 3    ( 8.25/10 - Marvin - 07/01/2006) : On ne cesse d'être ébahi par le talent de Marvin avec ses petites histoires de bas-fonds glauquissimes. Il ne passe pas grand-chose, et on comprend toujours que dalle à l'intrigue, mais des fragments de souvenirs crades aux monologues désabusés, tout est jouissif. Du sexe non-consentant, du snuff barjo, du cannibalisme mongolien : la poisse intégrale. Encore !
  98. Cocon    ( 8.25/10 - Aliocha - 12/07/2006) : Des tournures minimalistes, du malaise qui sourd d'un quotidien pourtant présenté comme agréable. Une sorte de confusion mentale étrange, des répétitions obsessionnelles. Et en peu de temps, la maladie mentale qui prend le dessus. Totalement innovant dans le psychopathologique, genre pourtant bien rôdé (voire bien érodé) sur la Zone. Excellent.
  99. Poèmes de merde    ( 8.25/10 - Dourak Smerdiakov - 11/04/2011) : En candidat redoutable, Dourak pose ici un texte qui monte tout de suite le niveau d'un cran pour la Saint-Con de cette année, c'est zonard et connesque comme il se doit, le seul bémol restera la crémation plutôt courte, mais du reste, ça passe tout seul.
  100. Huitième et neuvième dialogues    ( 8.20/10 - [222] - 07/03/2007) : Dans cette offre promotionnelle 2 en 1, qui ressemble à l'achévement des Dialogues, on assiste tout d'abord à un entretien décevant entre l'héroïne et son ex-futur psy, plutôt basé sur l'insulte adolescente, facile et cynique. La seconde partie est nettement plus intéressante, puisqu'elle décrit l'implosion sourde de la haine froide que l'anorexique voue à son père. Très bon, à l'image du reste de la série.
  101. Programme électoral 6    ( 8.00/10 - Lapinchien - 14/12/2002) : On salue le premier article de Lapinchien depuis plus de trois mois, hélas sans l'une de ses habituelles images de lapin jaune. L'attente valait le coup puisqu'on tient là un des meilleurs articles lus sur la Zone, sans doute l'un des tous meilleurs de Lapinchien. Ca mélange politique-fiction, humour, subversion, ça vaut vraiment le déplacement. Encore !
  102. Nevrotica 2    ( 8.00/10 - Tulia - 06/11/2002) : Une nouvelle humeur noire par Tulia, qui n'a que ça en stock à peu près, sauf que là ça tourne au psychopathologique façon Bible du néant de nihil. A lire absolumment pour bien flipper.
  103. Mon père    ( 8.00/10 - Darkside - 10/05/2004) : Bon alors comment je fais pour résumer ça moi ? Alors comme d'hab ça commence mal pour cette lettre, avec de magnifiques souvenirs et l'exaltation d'une complicité perdue entre un père et un fils... Bla bla bla, bref un tas de trucs chiants, avant que ça parte tranquillement en vrille. Bien conçu et bien écrit, particulièrement intelligent et sobre, ce texte n'aurait définitivement rien à foutre sur la Zone s'il n'était également particulièrement glauque. Un super bon texte, à lire.
  104. Trisophrenia 1    ( 8.00/10 - nihil, Lapinchien, Scorbut - 03/09/2002) : Premier article de cette nouvelle rubrique qui raconte comment Lapinchien, Scorbut et nihil ont tenté de détruire le monde et d'anéantir la civilisation humaine. Raconté par les branques en question et illustré par Etylhic.
  105. Trisophrenia 2    ( 8.00/10 - nihil, Scorbut, Lapinchien - 10/09/2002) : La deuxième partie de la saga apocalyptique menée de main de maître par nos trois valeureux bras cassés Scorbut, nihil et Lapinchien. Avec toujours Etylhic aux illustrations.
  106. Trisophrenia 4    ( 8.00/10 - nihil, Scorbut, Lapinchien - 10/01/2003) : Revoilà nos trois aventuriers débiles mentaux nihil, Lapinchien et Scorbut aux prises avec le monde, mais surtout avec eux-mêmes. Toujours aussi long, de plus en plus incompréhensible (ce qui est un des charmes de la série), bref n'importe quoi. Illustré par nihil.
  107. Normalizer 2    ( 8.00/10 - Lapinchien - 09/03/2003) : Notre héros revient pour combattre un supervilain costumé brésilien et commencer à monter, comme tout super-héros qui se respecte, son groupe de superjusticiers pour combattre le mal, et ce grace à de surprenantes retrouvailles...
  108. Paranoïa Square 1    ( 8.00/10 - Arkanya - 16/06/2003) : Le premier véritable épisode de Parnaoïa Square, déjanté, débile et psychopathologique. L'ensemble très marrant, rien à dire. Suite au prochain épisode.
  109. Bible du néant 8    ( 8.00/10 - nihil - 22/07/2003) : Retour des obsessions habituelles pour la chirurgie aléatoire, l'aliénation des masses, l'humanité-troupeau et la maladie.
  110. Vous    ( 8.00/10 - Aka - 13/09/2003) : Gros coup d'énervement pour Aka avec à nouveau un article excellent, plein de haine inextinguible et d'une fureur peu commune. On en prend plein la poire, nous, nos apparences, nos convenances, pour pas un rond, et on en redemande en plus...
  111. Les révélations apocryphes    ( 8.00/10 - nihil - 22/01/2004) : Cette longue nouvelle bizarroïde donne dans le biblique, c'est un enchaînement de visions apocalyptiques incompréhensible pour toute personne qui ne connait pas le sens de certains symboles. Plusieurs mythologies sont mêlées (païenne, chrétienne, antique et également la mienne, toujours emplie de scalpels, de radioactivité et de déformations physiques). Texte grandiloquent et hermétique, quasi-illisible, mais novateur, au moins sur la Zone.
  112. Dans mon monde    ( 8.00/10 - nihil - 15/03/2004) : Un petit conte trop mignon pour fêter dans la convivialité et l'amicalité la forte concentration de bisounours sur le site ces jours-ci. Je sais que ça leur fait plaisir.
  113. Nostalgie    ( 8.00/10 - Kirunaa - 22/03/2004) : Kirunaa réussit le tour de force de tisser une sensation de tristesse infinie à partir d'images pourtant plutôt positives. Une variation sensible sur le thème de la mélancolie nostalgique. Une merveille.
  114. La voix divine : le Messie    ( 8.00/10 - Bobby-Joe - 13/06/2004) : Première partie de la rubrique de Bobby-Joe, c'est l'histoire d'un gars tout ce qu'il y a de plus classique qui s'énerve à cause d'un licenciement, et qui fait pas semblant... Ce qui lui vaut de découvrir ce qui peut arriver à ceux qui refusent la normalité et choisissent la rébellion, on va dire ça comme ça. Brutal, speed, choquant et trop court, c'est un super bon texte qui sera completé par quelques add-ons dans la suite de la rubrique.
  115. Digressions fractales (1/4)    ( 8.00/10 - Lapinchien - 17/07/2004) : Avec la première partie de ce monumental texte, Lapinchien assume : il ne fait pas dans l’artistique, il fait dans la fiction métaphysique. Le problème c’est qu’il assume un peu trop pour nos petits cerveaux, et alterne entre un déluge de considérations scientifiques énoncées sur le mode biblique et une action qui se déroule dans un univers suffisamment hors-normes pour déconcerter n’importe quel lecteur non-drogué. Celui qui s’accroche vraiment peut espérer trouver et comprendre quelques passages jouissifs, les autres laisseront tomber après quelques paragraphes et retourneront lire Oui-Oui en se disant que finalement la simplicité, ça a du bon.
  116. Urine, sexe et mécanique    ( 8.00/10 - Bobby-Joe - 23/07/2004) : Ca commence comme un film d'entreprise pourri des années 80 accouplé avec un bouquin de Houellebecq, mais c'est en réalité une histoire profondément scabreuse (j'ai appris un nouveau mot moi, je suis content, je le ressors à toutes les sauces), avec dedans des bouts encore vivants de pornographie de quartier nauséeuse et cradingue. Ce texte est un modèle du genre, bien qu'on ne sache pas encore de quel genre. Sordide, stupide, gore, complètement inutile et totalement indispensable.
  117. Dernier train    ( 8.00/10 - Kirunaa - 03/10/2004) : Ce texte traite d'un sujet complexe, déjà abordé sous tous les angles possibles, la déportation et les camps de concentration. Kirunaa ne prétend pas faire innovant sur le sujet, son texte est brutal, choquant, réaliste. On est bousculé, on comprend rien, on a peur avec la narratrice. Le style est très terre-à-terre, haché, ça finasse pas et ça fait pas dans l'artistique, mais c'est très efficace et ça remet les idées en place. A lire.
  118. Néo-Inquisition 01    ( 8.00/10 - nihil - 06/11/2004) : Début de la rubrique Néo-Inquisition, qui sera publiée d'un bloc. Les épisodes n'ont pas d'intérêt séparément, l'ensemble est un gros texte à lire d'affilée. C'est de l'anticipation noire, mystique et médicale, avec des connotations politiques à la 1984 et un coté assez obsessionnel, on se croirait dans un délire de psychotique paranoïaque. On découvre une civilisation basée sur le contrôle mental, et pour qui la conscience est une malédiction.
  119. Néo-Inquisition 03    ( 8.00/10 - nihil - 08/11/2004) : Cet épisode n’est pas le plus utile, l'intrigue n'avance pas d'un pouce, mais ça regorge d’idées tordues peu exploitées mises au rebus ici. Après quelques versets psychopathologiques, le narrateur tombe sur un personnage à peu près aussi bizarre que lui. La rubrique commence à se rapprocher d'une espèce d'Odyssée chaotique avec son lot de péripéties douteuses et de rencontres surprenantes. Sauf que là Ulysse a totalement perdu les pédales. Un épisdode de transition, sorte d'entracte dans la rubrique.
  120. Néo-Inquisition 05    ( 8.00/10 - nihil - 10/11/2004) : Ca sent la dernière ligne droite. Le narrateur, débarrassé de ses obsessions est rejoint dans sa quête par de nombreux rêveurs, et ils entament ensemble une croisade imbécile et destructrice. Le récit de cet exode donne l'occasion de visiter un peu l'Hôpital-Prison, notamment une maternité, dans une ambiance de fin du monde... Les mystères posés par les premiers épisodes tombent un à un.
  121. Néo-Inquisition 07    ( 8.00/10 - nihil - 12/11/2004) : L'épilogue de Néo-Inquisition se dépouille de la confusion et du chaos qui avait pris de l'ampleur dans la série jusqu'ici. Le narrateur est désormais libéré de toutes ses entraves et fait face à son objectif. Episode plus calme, plus clair et plus sombre que le reste de la série, mais pas moins organique ni mystique. Une conclusion froide et laconique, plus proche de l'extinction douloureuse que d'un paroxysme de grandiloquence.
  122. Rêve : au fond de mon âme    ( 8.00/10 - Taliesin - 27/11/2004) : Le début c'est de l'onirique typique, étrange et opressant. Mais vouloir être purement réaliste, rester dans le cadre restreint du rêve ne peut qu'aboutir à un texte sans cohérence et donc sans intérêt... Aussi le texte cherche de moins en moins à désorienter et se cristallise autour d'une intrigue plus précise. A partir de là ça monte en puissance jusqu'à une fin terrible.
  123. Les chiens jaunes : le calme    ( 8.00/10 - Taliesin - 07/12/2004) : Un gros tas d'images survoltées qui s'enchainent sans forcément chercher à se regrouper autour d'une intrigue nette. Mais on saisit rapidement que c'est pas du simple n'importe quoi écrit au fil de la plume, y a un style et un feeling uniques derrière tout ça. Je suis allergique au surréalisme, mais dans ce cas je me suis laissé emporter par cette tornades d'hallucination cauchemardesques.
  124. A coté de la plaque    ( 8.00/10 - Lapinchien - 08/01/2005) : C'est au tour de Lapinchien de se coller à l'édito. Il se montre sous un nouveau jour : un homme avec ses faiblesses, un homme qui doute, un homme à qui on a envie de faire des calins... un homme qui nous encule tous bien profondément...
  125. Médiums 3/3    ( 8.00/10 - Lapinchien - 04/03/2005) : Comme toujours chez Lapinchien, la puissance d'un esprit peux l'amener à découvrir une Vérité ultime ou le pousser dans la folie. Certains passages du début sont très complexes mais l'ensemble se fluidifie peu à peu et s'entrecoupe de scènes purement jouissives. On suit un dialogue interne survolté, distancié de toute forme d'action pour contrebalancer l'épisode deux. Episode sombre, rageur et malsain, zonard au plus haut point.
  126. Sauvez-les tous    ( 8.00/10 - Ours Brun - 10/03/2005) : Rien à branler du SIDA, de la famine, de la misère, les journaux télévisés nous enjoignent tous les jours de trouver des solutions pour parer à l'insoutenable drame des enfants qui se noient régulièrement dans des piscines privées. Notre spécialiste en noyade amusante se fend d'un article intéressant pour l'occasion. Du Ours Brun typique : extreme gore terror, cynique, scabreux et totalement inutile. Autant dire que j'adore !
  127. Serial edit 5 : lambda    ( 8.00/10 - Lapinchien - 23/11/2005) : Lapinchien reprend totalement à son compte le texte d'Aka, change le contexte, le style, l'histoire. Hormis une structure en six points, l'épisode n'a plus rien à voir avec l'Apocalypse qui servait de point de départ à la rubrique. Le style est plus léger et dynamique, ça rend le texte fluide et agréable. Texte excellent, même si Lapinchien a pris beaucoup de libertés, il a écrit un épisode inspiré du précédent au lieu de l'éditer strictement.
  128. Le corps de l'autre    ( 8.00/10 - Hervé Devereaux - 17/12/2005) : Devereaux vient d'un autre site, librisme.com, où comme sur la Zone on peut poster des textes. Notre nouvel adhérent y a parodié un texte sentimental et cul-cul d'une autre gonzesse, et s'est fait huer et insulter pour sa performance. Le résultat est pourtant un poème gore et disjoncté de très bon aloi.
  129. Serial edit 8 : le grand soir    ( 8.00/10 - Glaüx-le-Chouette - 22/12/2005) : Le pestiféré de mon texte devient ici un clochard alcoolique et strasbourgeois (circonstance aggravante). Du point de vue de la rubrique c'est presque l'edit parfait : il reprend la structure, le principe et même pas mal de phrases de mon texte mais leur donne une dimension nouvelle. Du point de vue du texte, c'est pas mal non plus : loose désespérante, détails glauques, déréliction urbaine et hivernale. C'est très bon.
  130. LEX4    ( 8.00/10 - nihil - 15/01/2006) : Notre héros a définitivement sombré dans la folie, et le psychopathologique est un genre bien rôdé sur la Zone. C'est un texte ancien et les principes psychotiques mis en jeu ont déjà été très explorés dans mes textes plus tardifs, au point qu'on pourra trouver celui-ci pas trop original et assez redondant. Mais ça regorge de situations malsaines et de scènes cauchemardesques.
  131. n3rDz 8 : centre névralgique    ( 8.00/10 - Lapinchien, Nounourz, nihil, Glaüx-le-Chouette - 20/02/2006) : Glaüx est le principal artisan de cet épisode et il incarne avec classe et décontraction tous les personnages à la fois. Et il s'y entend en gags débiles le salopard. Le texte est hilarant, vaseux, sans temps morts. Avec notamment une scène de chat en live qui restera à jamais gravée dans les annales de mon cul. L'intrigue avance à la vitesse d'un escargot, mais tout le monde s'en fout.
  132. Je suis pas pédé mais j'aime sucer    ( 8.00/10 - Don - 21/04/2006) : Notre spécialiste de la quarantaine désabusée se décide dans ce texte à faire dans un registre plus léger, une tranche de vie. L'histoire d'un mec qui veut faire un tour dans un sauna malgré le fait qu'il ne soit pas particulièrement pédé. Du porno soft bien écrit, ça se lit tout seul, au début c'est plutôt drôle, après ça devient un peu anecdotique, hélas.
  133. Le cyberpénis pour les nuls    ( 8.00/10 - Bobopoint - 04/06/2006) : Ca c'est carrément excellent. Même si se foutre de la gueule des pauvres nerdz sexuellement démunis qui cherchent à niquer via le web (et accessoirement des gothopoufs), c'est surexploité, Bobopoint en rajoute une couche dans l'agressivité et la hargne. On sait déjà tout ce qu'il y a à savoir sur les chatteurs, on apprend vraiment rien, mais cette parodie est tout sauf bon enfant, et n'en est que meilleure.
  134. Speed rating    ( 8.00/10 - Hokakyo - 18/06/2006) : Sites de rencontres, coups d'un soir, misère affective, voici le décor planté. Peinture d'un monde féminin en pleine déliquescence, qui se cherche des codes et des valeurs de rechange. Formatage par les magazines, sexualité débridée de rigueur. C'est à tout ça que s'attaque notre héros, une sorte de super-héros masculin, misogyne, revanchard, tringleur de pétasses. C'est vraiment bien foutu, intelligent, bref une excellente lecture.
  135. Pulvis    ( 8.00/10 - Iktpok - 04/08/2006) : Ambiance glauque et polluée, anticipation industrielle très efficace, ça sent le bon texte. C'est plutôt axé sur la description que sur l'action, ce qui donne un effet traînant qui nuit un peu au texte. Mais le monde est cohérent, bien décrit, toxique à souhait, un vrai bonheur. Plus loin le texte part en vrille, devient abstrait et doucement surréaliste. Excellent texte d'anticipation bien poisseuse.
  136. Va voir si ton père est bien mort    ( 8.00/10 - Obn - 24/08/2006) : Et Obn repasse actif un quart d'heure après avoir déchu, ceci grâce à un texte fort intéressant, misant tout sur les valeurs familiales et campagnardes. Un beau plaidoyer en faveur de toute une civilisation. En plus ça fleure bon la poudre et la bouse de vache. On y apprend aussi qu'on peut se faire défoncer le cul par contumace.
  137. Jean-Louis Chombier, super héros    ( 8.00/10 - Hokakyo - 24/09/2006) : Grace au titre et à la première phrase, on sait d'avance ce qu'on va trouver : les aventures déconnantes d'un super-héros à la Normalizer. Le style très classe de Hokakyo, agrémenté d'humour british, fait merveille. Jean-Louis Chombier dégomme ses adversaires à tour de bras avec élégance et une certaine désinvolture, on a l'impression de se retrouver dans un excellent texte de Saint-Con. Tout à fait réjouissant.
  138. Inondation XVIII    ( 8.00/10 - Dourak Smerdiakov - 03/11/2006) : Dourak n'aime pas être inactif, alors il poste un nouveau sonnet à rajouter à sa discographie de chansonnier transgénique. Le format sonnet n'aide pas le lecteur à s'immerger vraiment dans le truc, à peine le temps de se prendre quelques vers brutaux et élégants dans les dents et c'est déjà fini. Dommage, ça méritait une épopée, un truc pareil.
  139. Chroniques d'un monde parfait - 1    ( 8.00/10 - Nico - 16/08/2010) : De la SF avec des robots à scies, des pistolasers, des plaines et des rochers, des sacrifices... c'est prometteur. Malheureusement, Nico nous prévient, il s'agit là de planter le décor. Une fois qu'il le sera suffisamment profond, on espère une suite (plus) rythmée, avec un scénario et qui soit aussi agréable. Et du pop-corn.
  140. Au four les idoles    ( 8.00/10 - Aem - 15/04/2007) : Quoi qu'elle écrive, Aem est toujours une candidate sérieuse grâce à la qualité de son écriture. C'est donc avec un frémissement d'angoisse que ses concurrents directs liront ce texte de Saint-Con. D'autant qu'elle s'attaque à Nietzsche quand même, l'ambitieuse. Et effectivement, y a de quoi flipper, c'est rondement mené. La seule chose qui pourrait freiner Aem c'est le manque de gags survoltés de rigueur pour la Saint-Con.
  141. Con comme la lune    ( 8.00/10 - Winteria - 17/04/2007) : Winteria fréquente vraiment trop Glaüx. Ce texte, on dirait une version light(et en prose) du chef d'oeuvre 'on raconte' : fumeux, lourdaud, bien écrit et mystérieux. Avec cette même ambiance de folie malsaine et surréaliste. Le postulat de départ imbécile et le titre ont du mal à égayer ce qui reste un texte profondément sombre et sérieux. Et un chouette.
  142. Asylum hors-série - cellule 219 (version alternative)    ( 8.00/10 - Lapinchien - 25/05/2007) : Y a eu comme une erreur d'interprétation à cause d'instructions mal formulées. Lapinchien, chargé de l'introduction de la série Asylum nous a pondu un épisode totalement hilarant, déjanté, bourré de gags tous plus absurdes et réjouissants les uns que les autres. Manque de bol, les autres auteurs d'Asylum se sont exclusivement cantonnés à des textes sombres. Du coup j'ai du réécrire cette introduction et garder celle-ci pour en faire un bonus DVD de haute volée.
  143. Deuxième litanie    ( 8.00/10 - [222] - 07/06/2007) : Cette seconde litanie est vraiment ennivrante, très étrange, avec des jeux de répétition hypnotiques. On capte rien du tout, c'est de la poésie en prose hardcore avec rien pour se raccrocher. A ce train-là ça aurait pu vite devenir pénible voire insupportable, mais le texte est court, juste assez pour balancer quelques beignes sans que l'impact soit dilué dans la longueur.
  144. PS1    ( 8.00/10 - Anonyme - 12/09/2007) : Ah, ça fait du bien de la bonne tranche de vie haineuse, de l'humeur noire typique de la Zone. A savoir rempli jusqu'à la gueule d'insultes et de colère rentrée. Bon c'est exagéré comme toutes les humeurs noires, on finit par se demander si le mec est pas énervé pour le plaisir d'être énervé, mais c'est bien écrit, plaisant et ça vire même au comique sur la fin. Très cool.
  145. La belle et noble geste d'Arthur, roi de la Bretagne du Haut et du Bas, chapitre 4    ( 8.00/10 - Hag - 16/11/2007) : Où l'on retrouve les branleurs rosbifs chercheurs de Graal en la demeure de Morganne. Cet épisode est du même acabit que les précédents, déconnant sans être lourd, et bien écrit ; et si, cette fois, le texte est à peu près dépouillé de toute action véritable, on ne se fait jamais chier. La suite bordel.
  146. Les frigos de Babylone (part1)    ( 8.00/10 - Mano - 09/01/2008) : Dans son premier épisode, Mano a eu tendance à faire dans le lyrisme à outrance, en mettant en scène des marginaux idéalisés et irréalistes, sensibles et utopistes. Ici, si le cadre est identique, le ton est autrement plus dur. Les descriptions de tapette on presque disparu. A la place, du gore, du cul non consenti, de la came, ça claque de partout. Un genre de conte de fées trash, dont la brutalité exacerbée est hélas atténuée par la lenteur de l'action.
  147. Le compte est bon    ( 8.00/10 - Marquise de Sade - 13/01/2008) : Tiens, c'est bon ça. On dirait on peu un texte de Saint-Con sans crémation, avec des fanatiques des Chiffres et des Lettres comme cibles. Rythmé, jouissif, cynique : une petite merveille. Bon, ça dépasse pas le stade du texte-défouloir, le truc qu'on lit pour se détendre, mais merde, on est là pourquoi sinon pour ça ?
  148. Anecdote : des fusils et des blattes    ( 8.00/10 - EvG - 23/01/2008) : C'est pas de l'anecdote ordinaire ça, ma bonne dame, puisque ça se passe en temps de guerre. Trois gamins désoeuvrés qui tombent sur un stock d'armes à feu et s'en servent. EvG s'en sort vraiment bien, nous chie un truc pas prise de tête, assez déjanté sans tomber dans les excès d'hémoglobine habituels sur la Zone. Ca a du bon parfois, la retenue. J'aurais jamais cru écrire ça un jour. Enculés.
  149. L'opération    ( 8.00/10 - Lemon A - 03/02/2008) : Lemon A nous sert un polar noir sur fond de guerre des mafias, genre Scarface, avec tous les ingrédients habituels : bad-boys en costard, purges au lance-flammes, coke et putes, trahisons. Malgré les clichés et de rares faiblesses, ce texte est excellent, froid et brutal à souhait. Et l'écriture est une imposante réussite : parfaitement calibrée, impeccable, sans temps mort. Lecture chaudement recommandée.
  150. La règle du jeu    ( 8.00/10 - Loading - 11/02/2008) : Alleluia ! C'est juste au moment où on commence à en avoir plein le cul des auteurs qui semblent fonctionner en circuit fermé anus-bouche, avec toutes les modifications géniques et cérébrales que ça suppose, qu'un bon texte inespéré arrive et nous apporte la Lumière dans ce tas d'humus. On a à faire au récit d'une vie de perdant, mais d'un perdant racé et classe, avec son désespoir racé et classe. C'est bien écrit, long mais jamais chiant ; la psychologie est impeccable mais n'écrase jamais le récit. Excellent. Ou comment faire des statues grecques avec de la boue.
  151. Reporter du dimanche / tempête dans un verre d’eau    ( 8.00/10 - Omega-17 - 16/02/2008) : Décidément, la sélection drastique des textes d'Omega (par les admins ou par lui-même) était une bonne idée. Celui-ci a l'inconvénient d'être long, mais sans temps mort, avec une intrigue qui tient debout et de l'humour un peu absurde et légèrement cynique à la pelle. Le héros est un vrai bras-cassé dans la tradition des personnages de la série n3rDz, hystérique, teigneux, stupide. Bref, c'est très comestible dans la catégorie humour léger.
  152. Marne-la-Vallée    ( 8.00/10 - Dourak Smerdiakov - 31/03/2008) : Putain, mais même au sujet de cette saloperie de merde de Disneyland Paris, Dourak arrive à nous pondre une ballade morne, misanthrope et disjonctée. Un excellent cru, pas anodin, prenant. Et en plus, ça se chantonne très bien sur un air de musette. A genoux.
  153. Les pieds devant    ( 8.00/10 - Marquise de Sade - 02/04/2008) : Tiens, une vraie nouvelle, avec une vraie intrigue, ça devient rare. Ca se passe dans une prison pour femmes, avec une détenue prête à tout pour s'en sortir qui s'acqquine avec un gêolier particulièrement pourri. Des conditions idéales pour peu que l'auteur sache mener sa barque. Et c'est une réussite. C'est bien construit, avec la bonne dose de sordide et assez de brutalité crade pour nous tenir en haleine. Excellent.
  154. Ejaculation au Jack Daniels    ( 8.00/10 - Strange - 12/04/2008) : Ah putain ! De la haine ovarienne d'orfèvre ! Une Saint-Con sans pute revancharde n'étant pas une Saint-Con AOC, Strange accomplit son devoir de dépositaire de la colère menstruelle et nous assène un monologue glacial à la fois brutal et taillé au millimètre, le tout décliné dans un style impeccable. On retrouve le manque de fluidité sporadique inhérent au genre, et on peut déplorer la sobriété de la crémation, mais globalement le conseil de classe vous encourage à poursuivre dans cette voie, pute.
  155. La nuit noire (4)    ( 8.00/10 - Konsstrukt - 24/06/2008) : C'est le problème avec les rubriques cohérentes, dont les épisodes se suivent : on finit par plus avoir grand-chose à dire dessus. Notre narrateur part tranquillement en vrille. C'est de moins en moins subtil, mais ça compense par de la disjoncte bien gaulée. Même si on a plus l'effet de surprise, c'est toujours très bon et de plus en plus glauque. Bref, la série est en train de devenir un incontournable de la Zone, et cet épisode est dans la bonne lignée.
  156. Raté    ( 8.00/10 - Dourak Smerdiakov - 07/08/2008) : Pour aider Dourak à sortir des auteurs inactifs, je lui ai filé trois idées personnalisées et un début de texte. Résultat probant, puisque dès le lendemain il nous a pondu cette ballade sans le moindre rapport avec ce que je lui avais proposé. Enculé de bielorusse. Reste que la poésie Dourakienne est la seule qui mérite d'être lue sur internet, donc je ferme ma gueule. Prends ça dans ton hémistiche, salope.
  157. Serial edit 26 : der flammenwerfer    ( 8.00/10 - Glaüx-le-Chouette - 14/09/2008) : Après s'être fourvoyée dans un teknival finistérien, la rubrique en revient aux vraies choses saines de la vie : une introspection berserk dans le plus pur style gothique allemand en plein coeur d'un champ de bataille. Toujours pas de réelle trame narrative, on reste sur le mode de l'instantané. Très bien écrit, presque trop parfois (au point, presque, parfois, de soustraire à la violence ambiante son aspect jouissif), le texte soulève une question existentielle d'importance : peut-on manipuler un lance-flammes avec un petit doigt en l'air ?
  158. Reporter du dimanche / The Darfur Theory ( 1 / 713 )    ( 8.00/10 - Omega-17 - 04/12/2008) : J'avais vraiment bien aimé le premier 'reporter du dimanche', dans lequel une sorte de Tintin complètement débile, teigneux et arrogant partait à la recherche d'un sous-marin nucléaire. Malgré un début assez mou, dès que la catastrophe ambulante qui nous sert de héros décide de partir en mission humanitaire au Soudan, ça repart à fond la caisse. Connerie à tous les étages, manigances imbéciles et déambulations aléatoires. Un bonheur.
  159. Pope corn    ( 8.00/10 - Lapinchien - 13/04/2009) : On commence avec un bon fou-rire dès l'intro, pour s'enquiller ensuite des sermons scriptés, des discours scientifico-hystériques, de l'humour foutraque. Un grand bordel réjouissant. Les préjugés en prennent pour leur grade et l'horizon du lecteur s'ouvre. Du Lapinchien, quoi. Ici, même la lourdeur, la complexité et le peu de soin accordé à l'écriture sont des balles de plus dans le barillet du texte, et on s'en prend plein la poire. Hosanna.
  160. Le disciple de Qohélet    ( 8.00/10 - Winteria - 16/04/2009) : Winteria se fait pas trop chier et réutilise la recette qui lui a permis de gagner la St-Con 2008 : ce texte est la suite directe de son texte 'le con de Combourg'. L'effet de surprise n'est plus là et quelques descriptions un peu pesantes viennent parfois ralentir le rythme. Mais sinon tout est là, et Winteria n'a rien perdu de sa verve : frénésie de gags, narrateur complètement imbécile, machines à remonter le temps dignes de Léonard le génie, vannes à te retourner le cerveau. A ce rythme, ce connard va gagner tous les ans.
  161. Et vive la Bosnie-Herzégovine et ses magnifiques forêts de sapins    ( 8.00/10 - Hag - 17/04/2009) : Ca c'est du tourisme comme je l'aime : bière, kalachnikov, démons invoqués et putes moscovites. Avec sa maitrise imparable de l'humour décontracté, Hag nous assène vanne sur vanne, l'air de rien, sans jamais qu'on souffre. Le revers de la médaille, c'est que c'est plutôt gentil, tout ça. Très drôle, mais ça manque un peu de graisse et de hurlements d'angoisse simulée. Il devient chaque jour de plus en plus évident que ce connard breton est en réalité un être raffiné. Excellent quand même.
  162. Acid-man    ( 8.00/10 - Josh - 28/06/2009) : Comme le précise l'auteur lui-même, c'est très long pour un texte qui raconte rien, mais pourtant ça mérite. Le narrateur, complètement bourré puis défondé au LSD, accompagne son frère à une convention de comics aux Etats-Unis. Personnages hauts en couleurs décrits à grands jets de bile, cosplay aux lardons et péripéties improbables. Franchement marrant, parfois jouissif genre saint-connesque, et en plus c'est pas mal écrit, même si sur ce genre de textes on s'en fout un peu.
  163. Vengeance gasconne    ( 8.00/10 - Carottidle - 07/10/2009) : On ne pouvait pas décemment publier ce texte pour la semaine 'textes de merde', pour lequel il était initialement conçu. Le style est indubitablement lourd du cul, au point qu'on a un peu de mal à suivre (surtout au début), mais hormis ça, c'est bonnard. Cette histoire de vétérinaire-poète furieux qui se venge de son village à coups de fourche, d'anesthésiques et de tirades en caps-lock est jouissive. On dirait du Glaüx atteint de la rage bubo-tétanique sous métamphétamines en train de hurler à la lune. Si c'est le plus merdique dont l'auteur est capable, j'attends la suite avec impatience.
  164. Tu es une pute    ( 8.00/10 - Konsstrukt - 12/12/2009) : Ksstrkt remet le couvert avec l'inceste, l'un de ses thèmes favoris. Hourra, du pus hémorrhoïdaire, de la double sodomie forcée, de la fellation sur têtes tranchées ! Ah, en fait, non : K a lâché sa tronçonneuse rouillée et nous lacère au scalpel. C'est plus fin, plus précis que d'habitude. On est pas dans la guimauve pour autant, évidemment : c'est violent, sanglant et ça insise bien sur tous les détails glauques. Mais ça reste dans les bornes d'une crédibilité relative. Par ailleurs, le texte est bon : bien gaulé, maitrisé, désespérant au possible.
  165. Boolean rhapsody    ( 8.00/10 - Lapinchien - 11/04/2010) : Encore un texte d'anticipation pour Lapinchien, qui nous trouve là une cible parfaite en ce la qu'elle est tristement contemporaine. Sur l'écriture rien de neuf, c'est du LC tout craché, il faut sortir le dictionnaire tous les trois mots, le vocabulaire technique étant ultra présent. Deux bémols cependant, c'est trop long, trop sérieux, et la crémation est anecdotique. Classe, mais pas très jouissif, tout ça. DU SANG BORDEL§
  166. Du sable dans l'oeil    ( 8.00/10 - Koax-Koax - 12/09/2010) : Difficile de faire plus court que ce texte, à part peut être TA CHATTE TA CHATTE TA CHATTE : deux phrases, des virgules partout, un pétage de plomb en règle en pleine rue, et de la tripaille qui vole. Pourquoi pas.
  167. CONGRUENCE    ( 8.00/10 - Lapinchien - 15/03/2011) : Deuxième vidéo à être postée sur la Zone, réalisée par le Kamarade Lapinchien pour l'association Squeeze.
  168. Prouesse pyrotechnique de gauche    ( 8.00/10 - Groquik - 15/04/2011) : "Groquik est l'ancienne mascotte des chocolats Nesquik, apparu en 1978. C'est un gros animal jaune à antennes d'espèce indéterminée mais selon toute probabilité, ce n'est ni un pangolin ni un des frères Bogdanov. En 1990, Groquik, sous prétexte de départ en vacances, fut remplacé par un personnage jugé plus en phase avec l'époque (c'est-à-dire plus mince). Il s'agit d'un lapin nommé Quicky. Malgré les protestations des admirateurs de Groquik, celui-ci ne revint jamais jusqu'à cette date mémorable de Saint-Con, en 2011."
  169. Holocaust    ( 8.00/10 - Wilhelm - 01/07/2011) : Alors d'amblée on comprend que le mec qui a écrit ce truc ne veut pas faire dans le rigolo ce qui est un tort et il sera pourchassé dans tout le royaume de la RIGOLOCRATURE et une fois rattrappé, bien sûr, lui seront infligés d'horribles scéances de tortures RIGOLOTES à bases de poil à gratter, gaz hillarant (speciale dedicasse à nihil) et autres farces et attrappes jusqu'à ce qu'il accepte de n'écrire que des trucs qui marquent les consciences des lecteurs, c'est à dire des trucss rigolos. Quand c'est pas rigolo, tout de suite on pleure, on égorge de petits animaux, on se tape la tête contre des mines portatives: grosso modo, on cherche à rigoler pour mieux apprécier ce texte qui est par ailleurs génialissime mais ce n'est pas une excuse. On croirait que Glaüx a voulu nous berner en changeant de pseudo d'ailleurs. (j'espère ne pas l'insulter car j'espère qu'un jour Glaüx sera mon copain et acceptera de venir dîner à la maison (soyons fou, dîner, un truc de psykopats)) Sinon y a un moyen quand même de trouver le texte rigolo, c'est de se dire dès le départ que les gars qui avancent péniblement les uns derrière les autres, ben en fait, c'est des gars qui font la queue devant les cabinets. J'espère bien vous avoir pourri votre lecture.
  170. Point d'orgue    ( 8.00/10 - David - 01/07/2011) : Les cougars, ce sont ces femmes de plus de 40 balais qui choppent les mecs de toutes ces putes de 20 piges. Ceci étant dit le texte est rigolo. Sinon c'est un peu bizaroïds pour les gars comme moi qui captent pas les auteurs maudits mais ça à l'air d'être super réfléchi et structuré et peu être que j'ai cette impression parce que ce soir j'ai décidé de faire un sérial publishing et que je n'ai pas consacré assez de temps à ce qui semble un mix entre la vie de tarzan ou un episode de desperate houswives et d'un film X allemand.
  171. de(KONSSTRUKT)ed    ( 8.00/10 - Lapinchien - 05/07/2011) : Extraits de la prestation scènique de Christophe Siébert et Gredin aux Gameboys à l'Up and Down à Montpellier le 14 juin, entrecoupé de l'interview de Christophe Siébert fondateur du collectif KONSSTRUKT.
  172. Chaussons sablés    ( 8.00/10 - Carottidle_2 - 12/07/2011) : Ce truc c'est du Bertolt Brecht sous LSD. Je ne sais pas trop si l'auteur est utopiste cyclabe en utilisant les outils rigolos du cynisme débile ou bien s'il dénonce les utopistes de ski en utilisant les outils rigolos du cynisme débile. Quoi qu'il en soit c'est bien trop poétique et ça c'est carrément assumé et du coup ça ne peut pas être rigolo parceque les gens en lisant ce texte ben ils vont se poser plein de questions : Est ce qu'on se fout de ma gueule alors que j'ai rien fait ? Est ce qu'on se fout de la gueule des autres qui le méritent par contre ? Est ce que l'auteur se fout de sa propre gueule ? A-t-il eu un accident vasculaire cérébral pendant l'écriture et dans ce cas faut il appeler un huissier pour homologuer son exploit littéraire ?
  173. Rouages 1 - Le moustachu    ( 8.00/10 - Carc - 15/07/2011) : Sur les starting-blocks, une seconde SERIE produite cette fois-ci par Carc, n'en doutez pas, vous serez sublimé par les scènes d'action époustouflantes qui soutiendrons un suspens haletant jusque la fin de saison où un formidable final-twist concluera le feuilleton en feu d'artifice, en apothéose. Nous sur la Zone, on est comme ça. On vous file pas des séries à la mords-moi-l'noeud avec des clifhangers de merde. Non, c'est du lourd. Un truc superplanifié au microdétail près pour vous en foutre plein les yeux jusqu'au nerfs optique comme une bonne ejac faciale d'acide. Il sera question ici dans ce premier volet (oui chaque épisode est vrillé autour de sa propre morale, de ses propres conclusions philosophiques profondes car nous n'avons pas l'intension de vous faire perdre votre temps avec des descriptions inutiles ou des clichés que tout à chacun a vécu des 10aines de fois) donc oui dans ce premier volet il sera tout particulièrement question de problématiques capilaires existencielles et de la place de la testostérone dans la vision pré-nitzschénne de l'homme en translation.
  174. L'invitation    ( 8.00/10 - Ratiche - 20/08/2011) : Le narrateur est paumé quelque part dans la cambrousse, éclaboussé de merde par un tracteur kamikaze, et va retrouver sa bien-aime. Le pitch pourrait être celui d'une série particulièrement française. Cela dit, stupeur : c'est drôle et bien écrit, malgré les envolées Châteaubriandesques.
  175. Volumes    ( 8.00/10 - Koax-Koax - 03/03/2012) : Autant le dire, je suis mitigé sur mon propre texte (et ouais, je me publie pendant que des textes en attente prennent la poussière depuis dix ans, ta gueule, on t'as dit); d'une part, j'ai pas voulu en faire trop, de l'autre, il me parait prétentieux sur la forme, et envers les influences qui lui sont analogues - et loin d'être cachées. Mais si vous remplacez le personnage de cette histoire par Jean-Pierre Chevènement, ou un quelconque autre animal terrestre à tendance hermaphrodite, alors ça devrait passer cmbdtc un jour de messe.
  176. Les enchanteurs II    ( 8.00/10 - Kwizera - 20/04/2012) : Ce texte est la suite de celui de l'an dernier qui avait globalement reçu un bon accueil. On pourra ici trouver David Pujadas, un enchanteur Brésilien, du bébé congelé, et une crémation de fin plutôt bien amenée, entre autres choses; pas de doute, Kwizera se place là en concurrent redoutable de cette Saint-Con qui s'achève.
  177. Dies irae (Émeute de métal remix)    ( 8.00/10 - Carc - 18/08/2012) : L'Apocalypse selon Carc, rageuse et misanthrope. Il s'agit d'un travail de réécriture d'un texte de Koax-Koax, Émeute de métal, avec notamment rajout de thèmes chrétiens. On ne s'en plaindra pas, bien sûr.
  178. En Plein cœur. PAN! Pas ailleurs. (11)    ( 8.00/10 - Valstar Karamzin - 16/07/2015) : Le Poinçonneur poursuit la traque de Hendrix Von Volodoï en activant son réseau de routiers et en sombrant dans la boulimie post diabétique. Hendrix Von Volodoï poursuit la traque du Poinçonneur en suivant la piste des deux Zarofettes croisées dans la planque d'Amiens. Où l'on découvre le caractère obsessionnel compulsif du leader de la Lastkraftwagen Traviati, et les talents de stripteaseuses burlesques à faire rougir Action Directe. Ce texte, comme tous les autres du feuilleton de l'été, peuvent être lus indépendamment les uns des autres, tant leur qualité littéraire intrinsèque est grande, et tant, pour chacun d'eux, l'ambiance est singulière et envoutante. Par contre, comme ses petits frères, ne vous étonnez pas si en cours de lecture, une envie irrépressible de lire l'intégralité de ce polar surréaliste vous étreint. Encore un coup à tartiner vos tablettes de crème solaire et à chopper un cancer de la peau à Palavas-les-Flots, chers amis.
  179. Comme aurait fait Crâo.    ( 8.00/10 - CTRL X - 25/04/2014) : Le portrait d'un homme par son fils c'est souvent fort cruel, et un plaidoyer implicite pour la vasectomie. C'est l'exercice auquel CTRL X se livre avec succès, car c'est bien foutu et plutôt drôle, même si on se surprendrait presque à s'attendrir par moments, et ce texte se trouve être d'un très bon aloi, y compris hors du contexte de la Saint-Con.
  180. Ta bite et ton coup de trop (Un texte zonard dont vous êtes le héros)    ( 8.00/10 - Lourdes Phalanges - 02/04/2015) : Lourdes Phalanges vous propose un interlude ludique et mondain avec ce texte dont vous et votre bite êtes les héros. De quoi sourire un peu, ou alors une grande leçon de vie, ou bien juste ornithorynque.
  181. La Flambée de Flax #SaintCon2015    ( 8.00/10 - Muscadet - 13/04/2015) : La mythologie de la Saint Con s'enrichit avec ce reporting posté par un de nos émissaires temporels. Muscadet veut nous faire croire qu'il est le narrateur de son propre texte, une sorte de journaliste gonzo genre Hunter S. Thompson dans une époque médiévale toute droit sortie de la collision des branes oniriques du Seigneur des Anneaux et de Warhammer. En fait je suis pratiquement certain que l'auteur est en fait la légendaire et mystérieuse femme Léopard qui est à donf héroïc fantasy, RP en plein air et rodéo de sanglier en tenue d'Elfine dans le Mordor en Seine Saint Denis. Quoi qu'il en soit c'est superbement bien écrit et j'estime qu'il s'agit d'un message envoyé à notre ministre de l'éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem. "Madame, wesh grosse, c'est le cé-fran, la langue morte que t'aurais dû éjecter du lège-co, batracine, wesh. Joue pas les te-pu avec les chrétiens genre qui vont plus rien capter pendant les sse-mé old- school." Ceci est un autre débat, cela dit, pour comprendre ce texte en excellent François, les élèves aujourd'hui en 5eme et leurs petits reu-frés, n'en doutons pas pourront toujours utiliser Google Translate et d'autres innovations qui fleurirons dans l'esprit génial des entrepreneurs de start'up qui sauveront la France de la crise. Achevons les langues mortes ! A vous cognacq jay.
  182. Histoires d'eaux, de braises et de robots suicidaires. #SaintCon2015    ( 8.00/10 - Koax-Koax - 25/04/2015) : Mesdames et Messieurs et robots et transtrucs et allégories et monstres légendaires et entités éthérées et Apps, veuillez attachez vos ceintures et enfiler vos gilets de sauvetage, Koax-Koax nous invite à traverser la dangereuse perturbation de son esprit torturé au chalumeau et fruit caramélisé d'un long endoctrinement zonard depuis que les Grands Anciens du coin l'ont embrigadé au berceau et biberonné au fuel sans gluten. Nous risquons d'être un peu voire énormément chatouillés par son humour au tractopelle à micro-dentelures rotatives et corrosives. Vous ne vous en sortirez pas indemne; toute la société de nos contemporains y prend pour son grade au travers de cette fresque monumentale venant superposer la mythologie de Saint-Con à l'Histoire de nos Civilisations décadentes consumées de l'intérieur. "Fire, exciting and new. Come Aboard. We're expecting you. And fire, life's sweetest reward. Let it burn, it floats back to you. Fire Boat soon will be making another run. The Fire Boat promises something for everyone. Set a course for adventure, Your mind on a new romance. And Fire won't hurt anymore. It's an open smile on a friendly shore. Yes FIRRRRRRRREEEE! Welcome Aboard. It's FIRRREEEEEEE!" Un superbe feu d'artifice final pour la #SaintCon2015 §§§
  183. En Plein cœur. PAN! Pas ailleurs. (7)    ( 8.00/10 - Valstar Karamzin - 14/05/2015) : Glaüx, Glaüx-le-Chouette me manque. Et plus je lis Valstar Karamzin, qui me manque tout autant, plus... Mais d'ailleurs, Dourak Smerdiakov me manque aussi. nihil aussi me manque. Ou peut-être qu'ils sont ceux qui m'ont manqué les premiers ? Peut-être que s'ils ne m'avaient pas manqué, ils ne me manqueraient pas, eux, aujourd'hui à leur tour ? Je n'en sais rien. D'une manière ou d'une autre, j'espère qu'ils reviendront. Surtout Dourak qui est juste à VOLGOGRAD en RTT à la morgue. Quoi qu'il en soit, je vous ai vous, chers lecteurs de la Zone, et VOUS, JE NE VAIS PAS VOUS MANQUER § Avec ce texte de Valstar, le Chouette, oui, car chouette, il l'est et il va vous déranger au plus profond de vos entrailles que vous vomirez probablement. Ou pas, si vous saisissez toute la subtilité de ce nouvel épisode, le second de la deuxième partie. Bien sûr, je suis extrêmement déçu et vous le serez aussi. La dernière fois nous nous étions lancé dans d'impétueuses allégations. C'est très mal. Nous ne recommencerons plus ce petit jeu stupide d'anticipation. Certains parmi vous avaient raison, c'est bien l'histoire d'un serial killer. (SPOILER ALERT PARDON LES KOP1§) Mais elle est tellement originale, cette histoire de serial killer, comme si au delà de l'horreur et du gore, de l'enseignement anatomique nihiliste sur Youtube auquel nous convient parfois ces étrons de Daesh, drogués et terrifiés par la foi dans leur veine, et je m'égare car ce n'est pas le sujet, peut être au delà de tous ces trailers de MORTAL KOMBAT X que Youtube qui m'a bien cerné me propose de regarder (POUSSE6AU6CRIME? MECHANT ALGORITHME§ ), ce texte bien au delà de ces serial series américaines pourries sur le sujet qui ont tellement éculé la thématique, tellement banalisé l'autopsie humaine, tellement banalisé la mise à mort d'un alter ego, à nous en faire tous bailler d'ennui, peut être que VALSTAR KARAMZIN révolutionne le genre ? Pour ma part, en s'attaquant à l'autopsie mentale du tueur qui me semble bien humain et pourvu d'une empathie bien plus grande que celle de la plupart des zombies/gens que je connais à commencer par moi-même, qui n'est pas un Nième psychopathosociopatho #Lardons dont on dialise les hormones en temps réel et qui n'éprouve aucune émotion, en cela, oui, c'est encore plus déroutant et effrayant. Plus effrayant en tous cas que si JE T4ANNON9AI SALE FILS DE PUTE QUE JE VAIS ENGROSSER TA FILLE? QUE JE VAIS L4AVORTER A SON 8EMe MOIS DE GESTATION AVEC UN POTATOE PEELER ROUILL2 ET QUE TU MANGERAS TON PETIT FILS EN HACHI PARMENTIER§ FILS DE PUTE§ AVEC UNE PETITE SAUCE GRIBICHE, des fèves au beurre salé et des câpres en sirotant un CHATEAU MARGAUX cuvée 1960 UN GRAND CRU POUR UNE GRANDE OCCASION BÄTARD § oui, bien moins stéréotypé que ce petit écart à la bonne cuisine qui m'a échappé comme un ROTOTO de vos CORPS PUTR2FIANT DANS MON VENTRE §
  184. En Plein cœur. PAN! Pas ailleurs. (8)    ( 8.00/10 - Valstar Karamzin - 02/06/2015) : Voici la fin de la seconde partie du monumental polar de Valstar Karamzin, la rencontre entre le narrateur tueur à gages de la première partie et du narrateur apprenti serial killer, patron mafieux de la "Lastkraftwagen Traviati", de la seconde. Si vous relisez la 5ème partie d'"En Plein cœur." après avoir fait la recherche dans le texte des mots "Elle est apparue, sortant du virage au ralenti" et bien vous aurez le plaisir d'avoir le récit dual de celui-ci, ce passage de l'histoire raconté par le tueur à gages punk. Jouissif à lire. Jouissif de comparer les points de vue de chacun des narrateurs. Albert Einstein et sa relativité restreinte seraient jaloux. Si j'étais producteur hollywoodien, pour sûr, j'aurais fait une offre bien alléchante pour adapter le scénario.
  185. J'en sais rien laisse moi tranquille #TDM2015    ( 8.00/10 - Koax-Koax - 20/06/2015) : Koax Koax nous livre une belle bouse que personnellement je trouve assez représentative de notre époque où les gens se réfugient dans la posture et l'imposture pour paraître. C'était probablement vrai depuis toujours, mais là c'est juste vérifiable sur Twitter, il suffit de voir toutes ces hordes de lemmings qui balancent 140 caractères dans des bouteilles à la mer dans les trending topics pour se faire des copains, et ils se jetteraient probablement tous dans le vide si c'était cool et s'ils n'y barbotaient pas tous déjà.
  186. L'âme et la bite #TDM2015    ( 8.00/10 - Muscadet - 21/06/2015) : Muscadet nous propose le #TDM2015 qu'un auteur maudit investi par l'inspiration pourrait pondre après un petit accident vasculaire cérébral qui n'aurait pas trop bien guéri. Au menu : envolées aléatoires, twists épileptiques, insertions chaotiques et forcées de hastags, confusion mentale, art japonais de la réflexion en colimaçon. On dirait du Glaüx-le-Chouette quand il fait exprès d'écrire très mal. Le sujet est particulièrement inscrit dans le pathos. OH MAIS C'est HAMLET qui au lieu de parler à une TËTEDEMORT taperait un long monologue à sa bite. #SelfieStick #télescopique #IlYAQuelqueChoseDePourriAuRoyaumeDuDanemark
  187. J'avais pris des couleurs #TDM2015    ( 8.00/10 - CTRL X - 25/06/2015) : Très poétique #TDM2015 de CTRL X , voire Oulipesque #genreVoilaPourquoiRaymondQuenaud en couverture. Le narrateur est insupportable comme un vieillard à la sénilité conversationnelle avancée mais on lui pardonne (au narrateur, pas à CTRL X #FautPasDéconner) parce que c'est quelqu'un de notre famille et qu'on l'aime bien. C'est un peu comme si Michel Lebb avait remplacé Audrey Tautou dans Amélie Poulain. On a frotté les murs avec du curry comme #LesFatalsPicards Par contre faudrait intégralement réexpliquer le concept de la semaine textes de merde à l'auteur parce que c'est de super bonne facture.
  188. En Plein cœur. PAN! Pas ailleurs. (13)    ( 8.00/10 - Valstar Karamzin - 30/07/2015) : De plus en plus étonnant à chaque nouveau chapitre. Valstar Karamzin saura nous tenir en haleine jusqu'au dernier épisode par ses ambiances insolites et contre-pieds dans des situations convenues, mille fois abordées dans les polars et les thrillers au cinéma, par ses rebondissements glauques et par les nombreux personnages dont il prend un malin plaisir à peler les différentes facettes tels les couches d'oignons pourris de l'intérieur. Ici, de l'influence inattendue d'un sombre bouquin tombé par hasard entre les mains d'un serial killer en devenir et d'un anti-héro qui va bien morfler. Improbable antépénultième volet de la saga.
  189. Très-véridique relation de l'attaque bénie de Paris    ( 8.00/10 - Glaüx-le-Chouette - 21/11/2015) : Sixième contribution au dossier Palimpseste Daeshienne : Lors des attentats du 13/11/15 à Paris, Daesh a posté un pitoyable texte de revendication que nous avons décidé d'éditer chacun notre tour parce qu'il est du devoir des zonards de lancer des fatwa littéraires sur les TDM assumés : Glaüx-le-Chouette nous narre un épisode oublié de la Vie de Saint-Con que Dourak Smerdiakov nous avait introduit en tout bien tout honneur en tant qu'historien contemporain et biographe officiel dudit Saint Con ici même http://www.lazone.org/articles/1384.html Dourak pour qui il serait bien de lancer une alerte enlèvement
  190. Négligeant les leçons de mon expérience    ( 8.00/10 - Glaüx-le-Chouette - 01/01/2016) : Commencer l'année par un texte de Glaüx-le-Chouette, c'est la promesse de jours meilleurs. Voici sa contribution au dossier "un sonnet pour se remettre de la Saint Sylvestre", remède de grand mère contre la gueule et la langue de bois. Car écrire un sonnet le jour de l'an, c'est un peu comme soigner le mal par le mal, voué d'avance à l'échec, la migraine n'est pas prête de se faire la malle. Glaüx réussit cependant un tour de force, ça sent encore un peu la vapeur d'alcool, mais c'est tout à fait digeste même après une crise de foie.
  191. Nous sommes tous des uberputes.    ( 8.00/10 - Mill - 23/01/2016) : Pour son intronisation en tant qu'admin de la Zone, Mill a choisi de montrer patte blanche en se coulant gentiment dans le thème lancé par Lapinchien sur l'Uber et l'argent d'Uber. Le style se veut laconique, proche de Palahniuk et autres parasites littéraires. Imaginez un monde uber, un ubermonde où chacun se vendrait selon les prix fluctuants d'un marché toujours plus concurrentiel. Un monde où nous serions tous la pute d'un autre, un monde parfait, quoi. Bon, après, soyons clair : Mill reste à jamais la précieuse ridicule que nous connaissions tous. Tout ça manque de budget, de sexe et d'explosion. Oui mais ce serait pas le but justement ? Oui mais ta gueule en fait.
  192. Rire de tout, si je veux    ( 8.00/10 - Mill - 28/01/2016) : Ce texte a été écrit spécifiquement pour radio campus à Montpellier où Mill officie en tant très très chroniqueur depuis septembre dernier. Si on met de coté le background, les émissions précédentes, les privates jokes, cette polémique sociétale d'actualité depuis 1970, n'est pas du tout gratuite et on espère qu'elle suscitera de violentes empoignades dans les commentaires de texte. On rentre enfin de plein pied dans le billet d'humeur et ça traite de la question : "Peut-on rire de tout ?" Pour conclure ma présentation, je vais moi-même recycler un de mes vieux textes du Daily Sonnet news, "Pour de rire", qui me semble aussi de circonstance, résolutions prises par la Zone à la COP21 obligent : " Voilà quarante années, que j'ai ouvert les yeux, Sur un monde bizarre, où la seule obsession, Semble être de cerner comment rire le mieux : Calembours, Blagues potaches, grivoises ou à la con ? "Peut-on rire de tout ?", c'est la question ultime. Alors, on dit que "oui, mais pas avec tout le monde", Il faudrait recenser les convictions intimes, Quand tu lâches une vanne, cinquante mètres à la ronde. On ne sait jamais, les gens, prennent facilement la mouche. Alors que tu déconnes, faudrait pas qu'un type louche, Pense que tu te fous de sa gueule, de Dieu, des philosophes. Aujourd'hui, la réponse à : "Peut-on rire de tout ?" Ne dépend plus, de qui, de quoi, de quand, ni d'où. "C'est oui... si le comique a une Kalachnikov."
  193. .    ( 8.00/10 - Lourdes Phalanges - 07/02/2016) : Quand Lourdes Phalanges se fait chier dans le métro, il invente de nouveaux genres littéraires. Ici il s'adonne à un exercice périlleux et des plus extrêmes (Lourdes Phalanges est un extrêmophile) qui consiste à écrire sur son smartphone tout ce qu'il se passe dans son environnement direct pendant que ça se produit. On a qu'à appeler le genre : l'écriture temps réel, ça sonne bien, innovant. Fait gaffe LP, si tu continues à innover la Zone va se transformer spontanément en startup puis on va tous se retrouver dans un incubateur, recevoir le label BPI France et puis même sans qu'on ait rien demandé du crédit impôt recherche, et même Macron viendra nous serrer la pogne quand on nous aura embarqué dans un charter à la descente de l'aéroport à Las Vegas au prochain CES au milieu d'autres gens innovants qui montent des concepts de boîtes sur des gadgets de geeks qu'ils pillent dans des vieilles licences de films hollywoodiens genre hoverboard, baskets qui se lacent toutes seules et blouson avec séchage automatique intégré, et d'ailleurs tes provocations m'ont déjà contaminé et voilà que ça me donne l'idée de lancer une startup pour refaire tous les gadgets du père de Billy dans Gremlins 1 à savoir le couteau suisse universel 2.0 et le presse-agrume à effet cluster. Sinon le texte est très maîtrisé pour du temps réel. Par contre, tester les limites de la Zone en appelant son texte "petit point" voire "un point c'est tout" et en incluant du japonais qu'on fait passer pour du chinois, ça pollue un peu le concept de real time litt avec un petit poil de troll litt. ça reste tout de même génial.
  194. Lieu commun n° 2 : Ce qui ne me tue pas me rend plus fort    ( 8.00/10 - Mill - 07/02/2016) : Suite à l'OPA sur sa rubrique "Lieux communs" réalisée par des admins déguisés en nouveaux auteurs, Mill réagit en publiant son deuxième lieu commun "historique", le fameux lieu commun qui déchaîna les passions, provoquant moult émeutes, rixes et duels à la pichenette, tout en rédigeant lui-même son résumé pour mieux parler de lui à la troisième personne. "Nous ne nous laisserons pas intimider" déclare-t-il à lui-même. Pour ce deuxième numéro deux, mais pas le second, l'auteur s'attaque à la fameuse maxime du vieux copain de Wagner dans une direction différente de celle empruntée par Dandois. "En toute objectivité, c'est génial" nous dit l'auteur.
  195. Shining Project - Genèse et Jeunesse    ( 8.00/10 - HaiKulysse - 13/02/2016) : « En allumant de grands brasiers à l'occasion des fêtes religieuses, les Celtes affirmaient la place du feu comme pendant du soleil sur la terre. Comme l'astre solaire, le feu avait le pouvoir d'entretenir ou de détruire la vie... » La webserie "Shining Project" d'HaiKulysse se poursuit avec cette formidable phrase d'introduction qui fait enfin le lien entre les vagabondages de plusieurs psychotiques depuis le début de la saga et la Saint-Con 2016 qui rappelons-le est l'objectif ultime du "Shining Projet", l'espace-temps où se produira son apocalypse. En attendant dans ce nouvel opus, des préparatifs purificateurs se mettent en place dans une atmosphère malsaine mêlant ostracisme, dreadlocks, marginalisation et cocktails médicamenteux, non pas tant à usage récréatif mais à visée shamanique, massivement ingérés afin de préparer l'esprit et le mental des guerriers à la bataille à venir. Des ZADistes sortant d'une longue hibernation ?
  196. Jet de bile n°2    ( 8.00/10 - Mala Espina - 14/02/2016) : J'ai pensé que cette intervention littéraire de Mala Espina convenait tout particulièrement à cette journée de la Saint-Valentin. Voilà pourquoi je publie le N°2 aujourd'hui après le N°3 et vous la dédicace à tous. Derrière la Goth aigrie se cache une poétesse maudite qui frappe juste et fort là où ça fait mal. Ne lui tenons pas trop rigueur de ses insultes et invectives, ça ne peut-être que du Role Play voire un mal être pubère passager. L'écriture est si noble et si bien sentie. Et non, Mala Espina, je ne dis pas ça parce que je veux te pé-cho. Je ne veux pé-cho personne surtout après avoir lu ton texte. Pé-cho ça n'a aucun sens et vouloir pé-cho c'est une pulsion nécrophilie qui renie son nom. J'adhère à 100% à ton discours et me prosterne, accepte tes lapidations et nous devrions tous en faire de même. Cette vision des relations humaines (entre autres sexuelles) me semble bien plus enchanteresse que celle qui vient de furtivement me traverser l'esprit à l'instant : des centaines de hangars militaires remplis de milliers de barils de foutre et de jerrycans de cyprine, celle de millions de gerçures et de cloques, provoquées par des trillions de vas-et-viens dans des orifices plus ou moins appropriés, celle d'urgences encombrées par d'interminables files d'attente de couples voire triplets, quadruplets, quintets, unis tels d'improbables human centipèdes dans d'improbables coitus captivus, un éclair de lucidité sur la vérité de la saint Valentin en somme.
  197. Lieu commun n° 4 : Verre à moitié vide contre verre à moitié plein    ( 8.00/10 - Mill - 15/02/2016) : Le lieu commun N°4 de Mill convient particulièrement à une personne particulièrement commune. à tel point qu'on l'imagine sans problème dans le rôle du narrateur : oui en faisant n'importe quoi, on devient n'importe qui, mais en devenant n'importe qui on ne devient pas Rémi Gaillard mais bien François Bayrou : "Pour moi, le centre est nécessaire en France. Qu’il y ait une force indépendante au centre est une nécessité pour que la politique soit différente, mieux équilibrée, que l’on puisse discuter et qu’il y ait plusieurs propositions. Les deux conditions pour que le centre existe, c’est qu’il s’unisse et cela viendra, je vous le dis. Je vois tous les éléments se mettre (ndlr: earth, wind and fire) en place pour que les intérêts bêtement partisans et d’appareil s’effacent. » Cependant bien qu'on ait l'impression que Bayrou est le narrateur du texte, ce dernier n'en reste pas moins écrit par Mill, inspiré donc et au style irréprochable et au verbe prophétique.
  198. Une discussion simple    ( 8.00/10 - Muscadet - 17/02/2016) : Muscadet continue à décortiquer les lieux communs dans les séries policières. Après le témoignage hyper réaliste, voici le dialogue hyper réaliste entre un fugitif et un négociateur. ça m'a rappelé la scène du barrage hydraulique du film "Le Fugitif" avec Harrison Ford et Tommy Lee Jones d'où l'illustration choisie, sauf que ce serait comme un remake français de cette scène, du genre Julie Lescaut versus Bertrand Cantat au téléphone. C'est assez choquant si on prend une posture féministe, j'imagine qu'il faut relativiser le discours du négociateur simplement parce que son objectif est de garder le fuyard un maximum de temps au bout du fil et faire en sorte qu'il se rende. Au final on à l'impression d'avoir suivi un MOOC pour devenir assistante sociale en suivant des cours télédistants mais c'est vraiment très intéressant et instructif.
  199. Lieu commun n° 7 : Ressaisis-toi    ( 8.00/10 - Mill - 24/02/2016) : 7eme volet des billets d'humeurs de Mill sur les lieux communs. Ici c’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien. » Mais l’important, c’est pas la chute. C’est de se ressaisir. Approche caricaturale pour décrire un texte qui ne l'est pas. ça traite plus de la chute que du lieu commun, mais tant mieux car ce n'est pas un billet d'humeur mais une belle description littéraire de l'inexorable décrépitude inhérente à la condition humaine. Et selon les lois de la gravité qui s'impose, tout ce qui monte doit choir plus ou moins rapidement. Sauf si bien sûr on atteint l'improbable vitesse de libération, un doux rêve pour l'Homme qui quelque soit son rang, son pouvoir, aussi intouchable puisse-t-il se sentir, connaîtra la déchéance, lente, tortueuse et en spirale comme la feuille qui tombe d'un arbre, ou brutale et instantanée en traversant un pare-brise.
  200. Le second souffle    ( 8.00/10 - Jean-Claude Goiri - 25/02/2016) : Si les longs et bons textes ne viennent pas à la Zone, la Zone viendra à eux. J'ai en effet sollicité directement plusieurs contributeurs de feu "La Revue Qui Te Parle" pour qu'ils fassent quelques offrandes à la Zone. Ici Jean-Claude Goiri qui non seulement a proposé ce formidable texte d'un fétichiste des pieds en vadrouille, mais également 3 autres promesses de don au Zonothon qui débute aujourd'hui. Excellent texte forcément, passé inaperçu sur "La Revue Qui Te Parle" forcément puisque nos contemporains ne sont pas encore ouverts à l'avènement de l'audiobook avec une voix de synthèse. Je crois que vous n'êtes pas encore prêts pour ce genre de chose… par contre vos gosses vont adorer ça ! Ne les engueulez pas trop si à l'âge de 8 ans ils brûlent le tapis du salon. Après sa non moins excellente première contribution au site, on peut affirmer sans trop se fourvoyer que Jean-Claude Goiri marche sur ses propres traces, dans ses propres pas, droit dans ses bottes.
  201. Dans l'gazon    ( 8.00/10 - Joseph Kacem - 26/02/2016) : Joseph Kacem nous livre, pour sa première contribution sur la Zone, qui, croisons les doigts, ne sera pas la dernière, un texte anarcho-primitiviste romantique ou tout du moins amoureux. C'est sublime et subtile, un genre que je n'avais jamais lu avant. Le narrateur est bien plus convainquant que la plupart des hommes et femmes sur la scène politique et on aimerait bien adhérer à son parti "front écologique anti capitaliste pro sexe libre dans ta gueule". Ce serait un beau programme pour 2017, je serais prêt à coller des affiches et distribuer des tractes et des pains pour la cause. ça me fait beaucoup penser à Natural Born Killers sauf qu'heureusement c'est pas ce con d'Oliver Stone qui l'a pondu. Ce que je trouve sociétalement paradoxal, c'est que l'utopie hippie in fine c'est le capitalisme en post combustion ultra financiariste qui est en train de la mettre en place en particulier avec le phénomène d'überisation, et par là j'entends, qu'à force de paupériser tout le monde, d'imposer l'indigence de masse, ce nouveau système nous oblige pour survivre à partager notre bagnole, notre piaule, notre temps libre et dans pas très longtemps nos gosses et nos conjoints. Ben oui, aujourd'hui, si t'es pas hippie, que tu partages pas, tu gagnes plus assez d'oseille pour payer tes impôts et garder ta liberté de penser.
  202. Deux fenêtres et un courant d’air.    ( 8.00/10 - Jean-Claude Goiri - 28/02/2016) : Dans ce texte, Jean-Claude Goiri se fait l'anthropologue observant dans son écosystème naturel le bobo parisien en interaction avec lui-même, son ego, son inconscient, son subconscient, son sur-lui et l'altérité. L'ébullition introspective du bobo parisien fait émerger cette partie de l'altérité avec qui il vit en concubinage et qu'il appelle "ma petite biatch" dans l'intimité. Cette abstraction pure se soustrayant de l'outre-lui-même est un repère fondamental mais pas seulement parce qu'il interagit sexuellement avec. Le bobo parisien aime à se construire des boîtes à outils conceptuels pour customiser comme il peut ce sous-ensemble de la réalité augmentée qui est tout bonnement la réalité surtout parce que c'est une approche old school. C'est en particulier à travers l'Art et la Culture que le bobo parisien s'adonne au networking mais bien moins pour se constituer un réseau de connaissances et d'amis que pour subdiviser l'altérité en sous-ensembles d'alter egos qui peuvent se réduire souvent à de simples émoticons. Doux et rêveur, un brin bisounours, le bobo parisien aime à construire des patterns sociétaux et y projeter ses alter egos pour jouer aux Sims avec eux dans la virtualité éclatante de sa réflexion perpétuelle et bouillonnante sur son microcosme incluant le reste de l'univers de manière anecdotique mais bien plus prépondéralement, le monde des idées infiniment plus vaste. Heureusement cependant le texte de Jean-Claude Goiri s'attaque bien plus subtilement à cette vision stéréotypée du bourgeois bohémien dans un style humoristique proche de l'esprit de Raymond Devos.
  203. VISION INTERNE    ( 8.00/10 - pascal dandois - 29/02/2016) : Pascal Dandois nous propose un nouveau texte basé sur la méthode du cut up de William Burroughs, la divination et l'écriture automatique. Il semble à bien des égards être lié à son précédent texte COMPENSATION et encore plus mystérieusement au texte d'HaiKulysse "Charles Pasqua, es-tu là ?" En effet, ces deux auteurs ont des styles assez similaires et s'adonnent à des collages stylistiques qui à la lecture semblent oppressants, non pas tant par leur coté transgressif (certes présent mais plutôt bien senti) mais par l'ambiance glauque qui en résulte. Comme dit précédemment, l'angoisse induite par ces textes dépend entièrement du lecteur et de son état d'esprit. Personnellement je trouve ça très inspirant même si je ne m'adonnerai jamais à la chose. J'ai l'impression d'observer une nébuleuse au télescope suite à la collision de multiples galaxies n'ayant rien en commun. Une émulsion donc en résulte, une pouponnière pour de nouveaux univers-îles oniriques.
  204. L’Homme Long.    ( 8.00/10 - Jean-Claude Goiri - 05/03/2016) : Superbe texte d'anticipation de Jean-Claude Goiri qui décidément excelle dans bien des genres. Avec le même regard d'enfant posé sur une société au passif absurde lourd, il décrit notre avenir se construire de plus en plus avec des œillères vers des utopies débiles auxquelles la connerie collective seule aspire. Individuellement chacun de nous sait bien que ce vers quoi on tend est de la folie furieuse. Un verrou normatif, une peur de sembler original en tenant des propos singuliers, nous pousse comme les populations de dictatures à garder le cap dicté par la connerie collective et reprendre même avec zèle et désespoir les discours qui nous mènent tous dans le mur. D'ailleurs depuis le temps qu'on nous annonçait qu'on allait tous dans le mur, maintenant on y est, sur Facebook. Probablement la raison est liée au fait que la connerie collective supère, écrase, étouffe l'intelligence collective qui depuis l'origine de la civilisation se roule en boule quelque part. Heureusement très discrètement de temps à autres, cette dernière a quelques fulgurances qui font s'effondrer en quelques jours des centaines d'années de construction d'échafaudages bancals vers ces utopies crétines. Ici, Goiri parle certes d'objets connectés, de mesure de la performance en temps réel, d'algorithmes prédictifs qui court-circuitent notre libre arbitre, mais ce n'est qu'un prétexte pour fustiger les fondamentaux des relations humaines construites, quelques soient les époques et les technologies de communication, dans l'imposture du paraître et du faire-valoir. Truc rigolo : si on remplace "machine" dans ce texte par "conjoint", ça vous donne un second texte qui est tout aussi valable.
  205. Brouillons d'histoires    ( 8.00/10 - Mill - 08/03/2016) : De mieux en mieux. Mill nous avoue manquer de temps pour écrire et jouer les admins. Ah bravo. Le petit malin croit s'en tirer en proposant un listing de résumés, synopsis, brouillons, rayez les mentions inutiles. On peut voir la chose de deux façons : une entourloupe bien tournée pour certains, un aveu d'impuissance pour d'autres. En fait, non, il y a un troisième point de vue : en quelques traits de crayons, l'auteur esquisse des portes ouvertes qu'il refuse d'enfoncer, laissant peut-être le soin à d'autres de se coltiner le sale boulot. Autant d'invites au voyage qui blablabla. On est pas chez Télérama, bigre !
  206. Lieu commun n°10 : La vie, c'est comme une canette de bière    ( 8.00/10 - Mill - 12/03/2016) : 10eme billet d'humeur officiel de Mill dans sa très suivie et très inspirante rubrique "Lieu Commun". C'est un de ces billets que je préfère : quand le lieu commun sort d'on ne sait où, qu'on l'entend pour la première fois, que personne ne nous a jamais fait la remarque mais qu'in fine c'est pas le principal puisque on est déjà plus dans le billet d'humeur collant un peu trop au sujet, qu'on sort du conceptuel pour plonger en immersion dans un bloc de littérature pure basculant clairement plus dans le camp de la poésie en prose que du reportage journalistique. Ici, portrait social voire sociétal comme on aime bien distinguer de nos jours. Vlan, on se prend une tranche de vie insoupçonnable dans la tronche. ça sent le vécu, ça sue le vécu, ça pue vécu. Peut être pas par Mill, mais quelqu'un à forcément subit ce calvaire, c'est trop bien raconté pour être fictif. Une telle peinture de la condition humaine, on se sent dans l'obligation de coller Emile Zola en illustration. Une fois qu'on a lu le texte par contre deux ou trois semaines vont s'écouler avant qu'on trouve l'ovalbumine et le jaune appétissants de nouveau. Un texte bon contre le cholestérol donc.
  207. Lieu commun n°12 : Pas que ça à foutre    ( 8.00/10 - Mill - 14/03/2016) : Mill dans l'épisode 12 officiel de ses lieux communs nous fait une cover de "l'Homme Pressé" de "Noir Désir" alors "J'suis un militant quotidien de l'inhumanité. Et des profits immédiats. Et puis des faveurs des médias. Moi je suis riche, très riche. Je fais dans l'immobilier. Je sais faire des affaires. Y'en a qui peuvent payer. Et puis je traverse le temps. Je suis devenu omniprésent. Je suis une super référence. Je peux toujours ramener ma science. Moi je vais vite, très vite : Ma carrière est en jeu. Je suis l'homme médiatique.Moi je suis plus que politique" A moins que ce ne soit un mashup, un bootleg paradoxal et improbable avec "Immigrant Song" de "Led Zeppelin" "Les marteaux des dieux conduiront nos bateaux vers de nouvelles terres pour combattre la horde, criant et chantant: Valhalla, J'arrive ! Nous avançons au rythme de nos rames. Notre seul but est la côte ouest." quoi qu'il en soit "Qui veut de moi et des miettes de mon cerveau ?" Non, en fait comme à son habitude à présent, c'est à nouveau une brique compacte, un monolithe de littérature pure et le sujet n'est qu'un prétexte pour nous sermonner, nous enguirlander, mais avec classe. Et ça fait toute la différence.
  208. Rondelle K0730    ( 8.00/10 - Lapinchien - 21/03/2016) : En préambule de la #SaintCon2016, Dourak Smerdiakov a lancé un pré-concours de rondels dont les règles sont exposées ici : http://forum.lazone.org/index.php?topic=3544 Le dixième rondel est posté par le récidiviste Lapinchien, toujours partant pour sombrer dans la folie furieuse de la procrastination induite par le premier trouble obsessionnel compulsif rigolo qu'il trouve à portée de main. Ici réminiscences de dessin industriel, un truc bien vicelard réservé à un public de tourneurs fraiseurs avertis. Je rappelle que tous les auteurs qui ont posté des rondels jusqu'à présent n'ont pas encore posté de texte de Saint Con. Espérons que la moisson sera bonne. Vous êtes bien entendu tous conviés à poster des rondels. Pour autant ce n'est pas une épreuve obligatoire pour participer à la #SaintCon2016
  209. Lieu commun n°18 : Chuis pas dispo    ( 8.00/10 - Mill - 26/03/2016) : Heureusement qu'il reste les lieux communs de Mill pour sauver la Zone du naufrage littéraire induit par l'overdose de rondels actuels. Et surtout nous sortir un bref instant de toute la beaufitude qui s'est abattue sur la Zone depuis le début du pré-concours de la Saint Con 2016, comme la foudre divine, comme une attaque neurotoxique de Bachar Al Assad. Les lieux communs, un îlot à préserver, un espace où se ressourcer. Rassurez-vous, j'ai prévu un petit sas de décompression avec l'image d'illustration pour vous éviter une embolie gazeuse cérébrale et vous aider à passer en douceur de l'ambiance re-lou qui domine la Zone à la beauté pure et singulière d'une littérature en prose, nuancée, ciselée, aux mots choisis, un à un, avec rigueur, sans concession, comme les oranges d'un tetrapack pure premium de Tropicana. N°18 de cette rubrique inspirante, antépénultième billet d'humeur de la série pour notre plus grand malheur. Mais rassurez-vous, Mill nous promet prochainement une nouvelle fournée. Alleluia !
  210. Lieu commun n°21 : Trop la louze, mec    ( 8.00/10 - Mill - 03/05/2016) : Excellente nouvelle ! Grand retour des lieux communs de Mill avec une fournée d'au moins 5 épisodes à venir. Ici, "Trop la loose, mec", la rengaine officielle de tout un tas d'hères en perdition qu'on peut croiser tous les jours, de ceux qui aspirent à être le roi de la colline, et ce n'est pas bien grave si au final, la colline est le monticule de cadavres de ceux sur qui on a pris appui pour s'élever au dessus de la mêlée : après tout se consolent-ils, s'ils n'écrasent pas les autres pour grimper sur leur dépouille, ils se feront eux même écraser et piétiner par leurs semblables pour servir de promontoire. De cruelles désillusions les attendent ! Il n'y a que désolation et chaos à contempler tout en haut. Et puis ceux qui les portent au sommet et ne sont pas tout à fait morts sous la pression, finiront bien par les faire basculer dans l'abime de leur inanité. Ce n'est pas un projet de société, ce n'est pas une quête personnelle, c'est de l'hystérie collective, le pur désespoir d'êtres en souffrance ayant perdu toute empathie, tout repère moral, se piétinant les uns les autres. Et ces ridicules gesticulateurs pris d'attaques paniques mettent en péril l'avenir de l'Humanité qui s'effondrera comme un château de cartes.
  211. PLONK #InspirationAmibe    ( 8.00/10 - Mill - 13/05/2016) : Je me demande comment avec ce tirage aléatoire de 10 mots imposés " hautelisse, hautement, microtoponyme, napalmer, olécranienne, ouaf-ouaf, pétissière, rebarrir, salal, tournevis " , Mill a pu, en quelques lignes, nous tricoter un texte aussi poilant et plein de rebondissements. Nouvelle contribution à l'initiative collective #InspirationAmibe, votre participation est vivement attendue. Testez votre habilité à être créatif dans la contrainte. Plus d'informations ici : http://forum.lazone.org/index.php?topic=3575.0 Ce genre d'initiative, ça vient de l'OuLiPo : va falloir faire gaffe à pas trop en lancer parce que ça devient vite addictif, et il vaut mieux privilégier, à la tentation du jeu pour le fun, ce qui macère dans vos viscères, vous laisser le temps de le formaliser et poster des textes ciselés qui vous tiennent à cœur. Cependant entre ses billets d'humeur engagés réguliers et ses excellentes participations aux initiatives collectives, Mill nous prouve qu'il est possible de combiner les deux activités. Cela dit, il faut avoir l'esprit d'un écrivain marathonien de compétition. C'est son cas mais va falloir que je pense à vous ménager : un claquage de cerveau est si vite arrivé.
  212. A Manuel Valls    ( 8.00/10 - Mill - 25/05/2016) : Lettre ouverte de Mill à notre Premier Ministre en CDD en cours. C'est assez militant et assumé. Personnellement, j'émarge en bas de page aussi et file en illustration une proposition d'affiche pour la prochaine présidentielle. Notons que le mot "chienlit" outrageusement répété à l'assemblée, n'a pas été utilisé une seule fois dans ce texte. Comme quoi, on peut s'adresser à Manuel Valls sans sombrer dans la vulgarité.
  213. Les fesses de la faim    ( 8.00/10 - MASAVI - 30/06/2016) : Comme vu précédemment, l'été sur la Zone, sera érotique ou ne sera pas. Ici, MASAVI, nouvel auteur et sa sublime première contribution, tape dans la surenchère. On se croirait dans un film de boules sur M6 de la grande époque, une de ces productions cheap qui à l'époque de Youporn ne valent plus un copek. Heureusement, le cadre est un subtil prétexte parodique pour attirer le chaland à se poser des questions géopolitiques et géostratégiques fondamentales. Attention, ne pas prendre ce texte à la légère : derrière la moindre raie se cache une ONG, derrière le moindre poil pubien, un plaidoyer pour un monde plus équitable. Un texte à lire dans sa tête avec la voix de Richard Bohringer dans la pub Malongo au risque de se choper une demi-molle impromptue.
  214. S/t    ( 8.00/10 - Lourdes Phalanges - 02/07/2016) : "He toi ! Dis-moi que tu m'aimes, même si c'est un mensonge, puisque je sais que tu mens. La vie est si triste. Dis-moi que tu m'aimes. Oublions tout, nous-mêmes, ce que nous sommes vraiment. Tireurs solitaires, dans une ville morte. Tireurs imaginaires. Mais après tout qu'importe, que nos vies aient l'air d'un film parfait." Lourdes Phalanges pète un disque dur et se met à faire de la poésie en prose. Le terroriste défouraille grave. ça tire dans le tas. Enfants, Femmes, Hommes, vieux, jeunes... Pas de distinction : On se prend de grandes rafales de littérature blanche pleine de métaphores, d'allégories, d'images. Un texte avec des SFX proches de ceux du slam et des textes performés. Chacun pour soi et Dieu pour tous, koi §
  215. Agarttha (III)    ( 8.00/10 - Lourdes Phalanges - 22/07/2016) : Troisième volet du feuilleton Science Fiction de l'été par Lourdes Phalanges. Arrive le moment clef, où la dystopie dévoile un probable point faible, le fameux grain de sable dans les rouages du système. Dans cet univers de zombies, qui ressemble assez étrangement à notre contemporanéité, à peine en un peu plus exagérée, au milieu d'une population de clones, semble émerger une individualité, une singularité qui fait écho au sentiment du narrateur que quelque chose ne tourne pas rond et qui le turlupine. Non. Ce n'est pas un spoil que d'annoncer que Lourdes Phalanges entre dans les clous de l'évolution classique de l'intrigue des romans d'anticipation. C'est un gage de qualité, humour, ironie et second degré en prime.
  216. Les stoïques de Flax    ( 8.00/10 - Muscadet - 01/09/2016) : Muscadet revient pour une nouvelle aventure dans son univers d'héroïc fantasy errant de Pouif à Flax à dos de sanglier. Comme le précise l'auteur, c'est un Stand-alone de la Flambée de Flax (Saint Con 2015) que j'avais particulièrement appréciée par son humour et la volonté de parodie des storyverses de George R. R. Martin et J.R.R. Tolkien. Autant vous dire que ce volet est plus sérieux me remémore d'interminables campagnes sur plusieurs années de Warhammer . C'est clairement pas le même délire cependant il y a tout de même une super carac que possède Muscadet et qui fait que la sauce prend et nous tient en haleine, c'est son style littéraire impeccable 80+1D100/5 à chaque paragraphe. ça ferait un super MEUPORG d'ailleurs Peter Jackson veut racheter les droit d'adaptation cinématographique si Guillermo Del Toro coréalise tout le bousin.
  217. Exposé sur la création des bisounours    ( 8.00/10 - nihil - 10/09/2016) : Après quelques recherches sur le forum, j'ai retrouvé un court texte de nihil expliquant les origines de la création de la Zone. Je me permets de poster ce témoignage archéologique aujourd'hui sans son autorisation car l'heure est grave : avec l'avènement des réseaux sociaux, les bisounours ont clairement remporté la guerre et vivent à présent leur Âge d'Or en toute quiétude, sans la moindre opposition, sans la moindre dissidence. Ils ont atteint l'apogée d'une société qu'ils ont rebâti à leur image. Certes le terme "bisounours" fait désormais partie du langage du profane, les politiques de tout bord se sont emparé de l'expression pour mieux en galvauder le sens. Ces sombres personnages font dans l'élevage intensif de bisounours en réalité et alors qu'ils les dénoncent, leurs spindoctors, dans l'ombre, mettent au point d'immondes techniques bisounoursiennes pour endoctriner les masses, aussi paradoxal que cela puisse paraître. La vérité historique devait être révélée. Il y a trop longtemps que les zonards sont dans le maquis.
  218. Les insectes dans le cerveau    ( 8.00/10 - HaiKulysse - 13/10/2016) : Après Lapinchien et Aka, HaiKulysse reprend le flambeau de la rubrique "Blogule Rouge". Bienvenue à tous sur le blog de Jack, le boucher amateur de cinéma underground, qui voit ou croit voire des insectes un peu partout, dans les rapports entre les Hommes, dans sa tête et celle des autres, dans nos sociétés modernes, mortes et en putréfaction avancée. Ce come-back est particulièrement réussi et d'un niveau littéraire supérieur à l'original, probablement parce qu'HaiKulysse n'a jamais entendu parler de cette rubrique http://www.lazone.org/articles/rubriques/40.html (peut-être n'était-il même pas né à l'époque ?) Quoi qu'il en soit, espérons qu'il poursuive dans cette voie.
  219. TURN (on) #EconomieDePartage    ( 8.00/10 - AntonellaPorcelluzzi - 25/10/2016) : Cette nouvelle en cinq chapitres, que nous propose Antonnella Porcelluzzi, n'a pas été écrite spécialement pour le dossier #EconomieDePartage cependant je la trouve tout à fait idoine dans ce contexte puisqu'elle nous rappelle que la sharing economy existait bien avant l'émergence du web : la marchandisation de la paix de l'âme par l'aveu via la confession ou la psychanalyse et le partage d'actes sexuels tarifés via la prostitution (Plus vieux métiers du monde paraîtrait-il ?) Aussi relativisions, toute l'innovation qu'on veut bien y voir et les effets annoncés chamboulant du tout au tout nos quotidiens puisque l'économie de partage existe bel et bien depuis la nuit des temps et semble même être antérieure à tout autre type d'économie. Dans ce texte, on nous rappelle ses fondamentaux, charnels, tactiles, énonciatifs. Bien sûr en réalité l'innovation vient de la portée impressionnante qu'apporte l'outil Internet et les effets de masse à présent induits et souvent dévastateurs ou miraculeux laissant peu de place à des états intermédiaires. Ce n'est pas le sujet traité dans ce texte cependant. Ici, ce qui m'a particulièrement inspiré, c' est le parallèle qui pourrait être fait entre l'échange de fluides corporels, les monnaies véritables des échanges sexuels et le questionnement que cela provoque : l'économie de partage verra-t-elle émerger ses propres maladies vénériennes venant réguler des emballements excessifs et soudains ? Il va sans dire que le texte ne parle pas du tout de cela, qu'il est beaucoup plus subtile, centré sur les partages humains extrêmes évoluant crescendo dans sa trame, du triolisme au meurtre puis aux inévitables aveux. Quoi qu'il en soit, cette lecture va vous agacer. Bien sûr en premier lieux à la découverte par petites touches du tableau malsain construit avec une malice magistrale devant nos yeux, une sorte de performance live de l'auteur. Ce dernier d'origines italiennes digresse de plus sur des théories intéressantes et sa maîtrise du français, perfectible, rajoute une nouvelle couche sur le tableau : un autre malaise tout à fait charmant paradoxalement. Un troublant dosage de répulsion et d'attraction donne un cachet singulier à ce texte dont la lecture vous est vivement recommandée. Je vous invite d'ailleurs à googlelizer le nom d'Antonnella Porcelluzzi, vous serez surpris par son oeuvre riche et dérangeante.
  220. Le passage    ( 8.00/10 - Cuddle - 29/10/2016) : Cuddle propose ce texte suite aux nombreuses interventions d'auteurs sur la Zone invitant les lecteurs à écouter une musique particulière pendant la lecture de leurs textes. (pourquoi pas éteindre la lumière et foutre le feu à sa baraque tant qu'on y est ?) L'approche de Cuddle est en cela originale puisqu'au lieu de proposer une expérience de lecture "augmentée", d'inviter le lectorat à un artifice particulier pour apprécier au mieux ce qui est raconté, elle concède humblement une source d'inspiration ayant contribué fortement au processus créatif. Bon, elle va même au delà puisqu'elle ajoute : "Cet extrait de texte m'était venu en tête suite à l'écoute de cette chanson de LP, Muddy Water : https://www.youtube.com/watch?v=Ss8t7a8n0U4 La musique me mettait un peu en transe, j'y voyais une sorte de cérémonie hindou, avec de l'eau qui prenait subitement vie qui m’entraînait au fond de l'eau, fin bon je spécifie que j'avais rien picolé et rien fumé à ce moment là." Autant vous dire que les voies de l'inspiration sont impénétrables et les Muses taquines : Personnellement, j'ai trouvé la musique insupportable, et je ne vois aucun rapport avec ce texte d'Oniric Fantasy vraiment excellent dans son genre. Le trip quasi chamanique de Cuddle m'a bien fait marrer aussi. Je n'ai pas la moindre idée de comment une voix de crécelle sur une rythmique imbitable peut la mettre dans de tels états, lui inspirer un aussi bel univers narratif et la route puissamment originale qu'elle nous convie à y emprunter.
  221. Prudence    ( 8.00/10 - Clacker - 01/12/2016) : Voici un début de concours en fanfare avec un texte fantastique pur jus. Alors forcément, je vais pas vous résumer le bordel et spoiler la fin mais juste vous dire qu'on y trouve tous les ingrédients d'un bon texte fantastique : de l'alcool, des rencontres, du cul, de la sombritude et de l’étrangeté bien corsé. Note pour moi : j'ai eu l'impression de lire mon autobiographie dans les premiers paragraphes. Les sorties de fac et l'apéro qui s'en suit : un grand "classico" qui m'a rendu nostalgique. *Ah, le BlackPearl et ses pintes en happyhour*. (Le passage sur le "chibre" m'a fait bien rire aussi)
  222. Les Sept - Astarté (4)    ( 8.00/10 - Cuddle - 16/12/2016) : Après Baalzebuth, Abbadon et Béhémoth, Cuddle propose un quatrième chapitre de sa magnifique et intrigante saga de heroic fantasy s'articulant à nouveau autour d'un personnage maudit. Aujourd'hui, Astarté, une reine sanguinaire inspirée du Pharaon de la Bible dans l'Exode 11-5 mais aussi Hérode dans Matthieu 2-16 . Il ne reste donc plus que 3 derniers Playmobils à trouver et Cuddle pourra bien s'amuser avec ses joujoux. Probablement une grande bataille ultime de cette coalition de super méchants contre les hordes du Chaos en Lego. L'air de rien, le concept est sympathique et petit à petit, Cuddle construit un panthéon et un bestiaire à faire rougir d'envie Robert E. Howard, l'auteur des aventures de Conan le Barbare.
  223. Le Déconte de Noël : Deux boules, une guirlande, dans une étroite cheminée.    ( 8.00/10 - Lourdes Phalanges - 23/12/2016) : Quand on s'y attend le moins, Lourdes Phalanges déboule, pète ta porte à grands coups de hache, t'attrape par le cou, t'éclate la tronche deux trois fois sur ta table avant de te raconter une belle histoire tout en te faisant bouffer un à un les feuillets du bouquin. Petit conte de Noël ou de Hanukkah ou de la Sainte Surconsommation si c'est ta religion, toi, ami du lectorat. Originellement, Lourdes Phalanges voulait lancer une initiative de calendrier de l'avent mais il est très bon pour la laïcité zonarde que très peu d'entre nous l'aient suivi dans son putch. Aussi sa contribution se voit-elle classée dans le dossier "Contes de fées" officiellement exhumé et réouvert pendant toute la trêve des confiseurs si vous êtes d'humeur à écrire et poster des contes bien débiles sur la Zone. Cette année, la tendance sera punkoïde trash à paillettes.
  224. George Michael    ( 8.00/10 - Mill - 04/01/2017) : Finalement, on était plutôt content qu'il la ferme; le Mill. Finalement, la Zone était en vacances de Mill et C'ETAIT BIEN ! Le bavard le plus lourdingue de la Zone nous revient avec un Cri de la Chtouille déjà lu dans une radio locale et c'est, ma foi, c'est frais, c'est doux, c'est chiant, c'est du Mill, paraît qu'y en a qui aiment. Pour écouter la douce voix de l'énergumène : https://soundcloud.com/user-862514891/le-cri-de-la-chtouille-decembre-2016-george-michael
  225. Il a fini d'attendre    ( 8.00/10 - Castor tillon - 09/01/2017) : Formidable idée de Castor Tillon qui transpose l'univers de Lovecraft dans un acte improbablement retranscrit de pièce de théâtre de Boulevard fictive, une sorte d'extrait de Vaudeville à se taper les tentacules dans un coin, une intrigue bâtie sur le comique de situation essentiellement, une action pleine de rebondissements zboing zboing zboing cependant. Certes ici on ne traite pas d'adultère, de portes qui claquent, d'amant nu dans le placard mais la dynamique est similaire et parsemée de subtils calembours et contrepèteries habilement dissimulés qui se succèdent rapidement sur scène, en huis clos dans nos esprits torturés, se croisent en mode subliminal puis remontent des abysses de nos inconscients après la lecture tel une régurgitation acide suite à un bad trip au gaz hilarant dégoulinant de slime vert hideux et « Ciel, mon Cthumari ! mglw'nafh fhthagn-ngah cf'ayak 'vulgtmm vugtlag'n ».
  226. Nuées d'Insectes ou Baiser d'Or    ( 8.00/10 - Clacker - 18/01/2017) : Des fois on se demande si Clacker ne prend pas des trucs avant de s’endormir ou si la lecture de Blacksad ne lui fait pas faire quelques petits cauchemars. Nous voici donc dans son univers barré où les humains côtoient des hybrides dans une atmosphère étrange. Un style très soigné et esthétique même si je déplore quelques passages confus. Un bon texte dans l’ensemble classé dans la catégorie Texts Appeal puisque, là encore, l’intrigue se porte sur les aventures d’une dame de petite vertu qui respire la joie de vivre.
  227. Radeau de La Méduse ou Glande Surrénale    ( 8.00/10 - Clacker - 23/01/2017) : 4eme épisode de "La Ruche" de Clacker, la série zonarde à l'univers et l'intrigue les plus aboutis et fascinants depuis "En plein cœur. PAN ! Pas ailleurs." de Valstar Karamzin. Mandeville en Louisiane à l'intersection de plusieurs univers oniriques où mutants hybrides et humains se côtoient dans une ambiance cronenberguienne malsaine. Ville où les théories du philosophe homonyme sont mises en pratique : le vice individuel améliore la société et la vertu collective devient un chantage et un abus de pouvoir de la masse. Vous êtes cordialement invités à reprendre les 3 premiers épisodes depuis le début pour mieux savourer ce 4eme opus et entrevoir les différentes trames et enjeux qui se mettent en place. à chaque fois on cherche de nouvelles influences à cette série, et cette fois encore, un nouvel axe de lecture émerge selon moi, celui du Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns, probablement forcément du fait de l'ambiance de Mardi-Gras permanent qui transpire de cette ville de Louisiane. Les hybrides in fine ne seraient-ils pas tout simplement les masques derrière lesquels on se cache pour camper d'autres personnages que celui de l'enfant qui sommeille en nous, pour survivre dans ce monde de brutes ?
  228. Les Sept - Luzbel (5)    ( 8.00/10 - Cuddle - 10/02/2017) : Cinquième opus de la rubrique "Les Sept" de Cuddle. Le reboot de licence des Sept Mercenaires version RPG Fantasy prend à chaque épisode des formes de plus en plus inattendues. Cuddle contourne une nouvelle fois l'écueil du World Building expédié en shoot intraveineuse au lecteur, en téléportant ce denier dans des univers très lointains et très contrastés les uns des autres. Ce pourrait être désarçonnant s'il fallait s'attacher aux détails folkloriques pour comprendre la trame générale. Ce n'est pas le cas, mais chaque chapitre jusqu'à présent peut aussi être perçu comme un texte indépendant, cohérent, très immersif et très agréable à lire. Chacun d'eux est une petite perle et le cinquième dans des sphères totalement étrangères à celles des 4 premier volets, est à nouveau original et envoûtant. Le Panthéon des Sept s'enrichit d'un nouveau membre, un nouveau fléau pour l'humanité. Le suspense est à son comble, on attend avec impatience la rencontre de l'ensemble des personnages qui ne se croisent toujours pas. Que pourra-il donc advenir ? Les sept vont-il détruire une bonne fois pour toutes et comme elle le mérite depuis si longtemps, l'espèce humaine ? Les sept vont-il sauver Blanche Neige puis se reconvertir dans l'extraction de minerais ? Peut être formeront-il un syndicat de super héros bien relous puis lanceront-ils une grève générale, ce qui serait un beau pied de nez à toutes ces ligues de justiciers débiles qui saturent l'espace storytellique contemporain ? A moins qu'ils ne décident d'être embauchés par Barnum et qu'ils montent un grand freak show télévisé ? Vite la suite ! Nos petits neurotransmetteurs synaptiques sont en ébullition et nous voilà déjà tous accro.
  229. La loi du Talion - La grenouille et les 3 frères (1)    ( 8.00/10 - Cuddle - 12/02/2017) : Contrairement à ce que laisserait penser le titre du 1er volet : Il n'y a ni trace de Didier Bourdon, pas plus que de Bernard Campan, ni même Pascal Légitimus dans ce texte. Œil pour Œil, dent pour dent, carac pour carac, PV pour PV... la loi du Talion revue à la sauce RPG fanatsy par Cuddle qui entame un second feuilleton de genre en parallèle de Les Sept. Toujours très bien écrit et immersif mais à la différence de la première télénovela onirico-médiévale, celle-ci semble s'inscrire dans une trame plus linéaire. Cela dit c'est peut-être une fausse impression, il faudrait attendre avec impatience la suite pour se faire une idée à ce sujet. Très clairement, l'admin grande prêtresse Britneyspearesque lance un sort 50+1D100/2 sur la ligne éditoriale et annonce clairement son intention de mener une OPA sur la Zone. Attendons-nous donc à un grand remplacement prochain des zonards par des nerds adeptes de Warhammer sur plateau, GN et également des concours de cosplay. Je suis aussi résigné que Michel Onfray dans son livre "Décadence" livré avec une prescription de Prozac : une civilisation zonarde sur le point de disparaître et une nouvelle sur le point d'éclore ? Après tout quelle différence tant que ça reste bien écrit et inspiré. Je me fais gâteux, je me répète mais cette année la Zone aura un Stand au ComicCon 2017. Quoi qu'il en soit : la suite ! la suite ! la suite !
  230. La loi du Talion - La chute du Prince (3)    ( 8.00/10 - Cuddle - 03/05/2017) : 3ème épisode de la Saga Heroic Fantasy warhammeresque et gameofthronienne de Cuddle, la loi du Talion. Les indices se démultiplient et la relation entre les légendes des Sept, autre rubrique du même auteur et cette nouvelle série, se fait plus évidente, et il est d'ailleurs jouissif de se replonger dans les anciens textes pour créer des connexions. Une grande guerre fait rage sur les Terres du Silence entre les Anges Déchus devenus mortels et bestiaux et des Hommes vicieux, assoiffés de vengeance. Ils veulent récupérer les terres occupées par les anges du fait de la sanction de l'Eternel, et pour ce faire, n'hésitent pas à faire appel aux plus occultes des maléfices, en l’occurrence à invoquer les Sept Légendaires pour neutraliser les chefs, légions et citées angéliques. La dernière fois, Béhémoth, l'Ogre d’Anubarak et cette fois-ci en pointillé, Abbadon de Khartel-Ianus, le médecin provoquant des pandémies bien malgré lui. Je spoile peut-être maladroitement et selon mon interprétation du foisonnement de l'oeuvre, mais il me semble que c'est indispensable pour constituer un contexte avant de se lancer dans la lecture, un peu à la manière des récapitulatifs "Previously on Trucmuche" des séries américaines. Je ne suis pas le mieux placé pour faire ce récapitulatif aussi peut être les idées que j'y déploie ne tiennent pas la route. Tant mieux si elles exaspèrent l'auteur, que de grandes polémiques sont lancées dans les commentaires pour soutenir d'autres théories que celles que j'avance. En espérant que Cuddle vienne nous recadrer avec un fouet à fléaux d'arme et une armure de cuir légère cloutée à lanières empoisonnées.
  231. Tenter de vivre. #TDM2017    ( 8.00/10 - hurlante nova - 20/05/2017) : Il se raconte dans des contrées lointaines, passées, futures et proches, et dans pas mal de mondes parallèles et perpendiculaires aussi, que le soir du duel télévisé du second tour des présidentielles 2012, un superbe discours en réponse à l'ignoble anaphore de triste mémoire "Moi, président" de François Hollande, avait été longuement pensé puis couché sur le papier par Didier Barbelivien pour son copain de toujours, Nicolas Sarkozy afin de lui venir en aide en direct. Ce discours, lui-même anaphorique, fut cependant envoyé par texto et s'évapora dans les méandres du réseau 3G peu fiable de l'époque et du coup, Sarkozy privé de répartie, désarçonné, perdit et le débat et les élections, bec cloué par ce flow socialo-bisounoursien de promesses honteuses qui n'eurent jamais de lendemain, mais qui sur le coup charmèrent un électorat crétin. Plus qu'un discours, c'était une leçon de vie, une leçon de développement personnel pour tout un pays en panne d'avenir, de désirs et de rêves. Fou de rage par l'incompétence (ou peut-être pire, le zèle) des techniciens cryptobolcheviques des télécommunications françaises, Didier Barbelivien déchira ce texte exceptionnel en de tous petits petits petits morceaux, bien plus petits que la taille des caractères de la police utilisée, puis il le brûla, puis de rage, il l'effaça de sa mémoire en plaçant longuement sa tête dans un four micro-ondes. En bon archéologue de l'extrême et de l'impossible, Hurlante Nova a tout de même réussi à reconstituer cet improbable puzzle grâce à sa connexion psycho-tellurique avec le cosmos et ses pouvoirs de télékinésie littéraire spatio-temporelle. Gloire et louanges éternelles sur sa personne !
  232. «Tu t’indigneras.»    ( 8.00/10 - Lourdes Phalanges - 01/06/2017) : Lourdes Phalanges est à l'initiative du nouvel appel à textes "Indignez-vous !" Dans sa ligne de mire, plusieurs mouvements nés en Europe du sud et ayant conduit à la création de soi-disant partis politiques de la société civile comme Podemos et Syriza et qui au final se révèlent aussi incapables et corrompus que les partis traditionnels, et même si Nuit Debout en France, portée par feu le prophète Stéphane Hessel, n'a pas réussi cette révolution citoyenne inutile et qu'en lieu et place on a eu droit à "En Marche" qui in fine est une récupération libérale de cette dynamique citoyenne prônant le renouvellement des classes politiques et le dégagisme à coups de balais, on voit bien avec les affaires actuelles que changer des experts de l'escroquerie au service du pouvoir par des amateurs de l'escroquerie au service du pouvoir, ça ne change fondamentalement pas grand chose, si ce n'est qu'il faut un paquet d'hommes de paille pour réaliser un effet de poudre de perlimpinpin et qu'on retombe dans les mêmes travers de porcs au niveau de ceux qui tirent les ficelles et qui n'ont pas besoin de ventriloques et que ma gueule, ma gueule, ma gueule, mais bordel de merde, ma gueule, de quoi je suis en train de parler là ? ça n'a rien à voir avec le texte de Lourde Phalanges qui traite plutôt de la vacuité de l'indignation qui reste stérile si elle ne s'accompagne pas de l'action, de la révolte, des assassinats ciblés, de la guerre civile et surtout de ma gueule, quoi, putain, je m'emballe encore sur un hors sujet en présentation de texte, ça la fout mal. Quoi qu'il en soit, le dossier est lancé et Lourdes Phalanges montre la voie à suivre. Alors indignez-vous de l'indignation ambiante de notre contemporanéité, parodiez les hystériques qui n'ont que de la gueule, étonnez la caste présomptueuse des administrateurs en vous réappropriant le sujet et en postant à votre tour un texte dans la ligne éditoriale du site.
  233. Guide de la romance, des bonnes manières et de la courtoisie en milieu mondain.    ( 8.00/10 - hurlante nova - 07/07/2017) : Poster un texte de Hurlante Nova, le 7 Juillet 2017, c'est un peu comme faire un triple sept au casino. On crie "Jackpot ! Jackpot !" On court partout en faisant des bisous à tout le monde, on fait des roulades et on est tout content et tout excité, puis, une fois que l'hystérie est retombée, comme on n'a pas entendu la cloche et les grelots, la musique en 8 bit, que personne ne nous congratule, et qu'il n'y a pas la moindre trace du moindre jeton craché, on remarque sur la machine à sous, un 17 en lieu et place du dernier 7 puis, comme le nez au milieu de la figure, cet énorme U à la place du O dans le mot SLOT MACHINE. Il était là, devant nos yeux, depuis le début, bien caché. Alors, une révélation nous investit comme une évidence puis on se répète en boucle, qu'à bandit manchot, manchot et demi. On est roulé en boule, désespéré, dans le noir et on se console en se berçant doucement au coin de la pièce vide et capitonnée dans laquelle on se trouve. CEPENDANT il n'empêche que ceci est une excellente contribution au dossier #IndignezVous de Lourdes Phalanges ! Probablement le texte le plus féministe et engagé que j'aie pu lire de ma vie !
  234. L'arbre blanc    ( 8.00/10 - nihil - 10/08/2017) : Ai-je rêvé ? A moins que… Non, Nihil, maitre en sa demeure, pousse la lourde porte et va s'asseoir dans son fauteuil en cuir véritable poussiéreux mais toujours placé au même endroit, près de ce grand feu qui n'en finit plus de brûler. Point de cris de joie dithyrambiques ô combien convenus, on connait le bonhomme. Il a bien voyagé et revient nous livrer sa vision, pénétrante et insaisissable, annonciatrice d'une nouvelle eschatologie.
  235. Miséricorde    ( 8.00/10 - Dourak Smerdiakov - 21/08/2017) : L'individu Smerdiakov, Grand Sage de l'Oural, se lance, tel Phileas Fogg autour du Monde, dans le "Marathon de la connerie en solitaire", une course contre la montre pour franchir la barre des 100 articles publiés et devenir le troisième "propaganda guru" sur la Zone avant le camarade HaiKulysse, stakhanoviste endurci. Flood d'excellents sonnets et ballades en perspective dans cette nouvelle rubrique http://www.lazone.org/articles/rubriques/87.html . Aujourd'hui telle une improbable mise en abyme sur sa propre initiative, Dourak nous horrifie avec ses visions prophétiques d'un imminent Jugement Dernier qui s'abattra prochainement sur nous tous, tel un déluge de vers en octosyllabes.
  236. Eau Javellisante ou Poisson-Scie Gentleman    ( 8.00/10 - Clacker - 27/09/2017) : Clacker nous gratifie d'un septième volet de sa rubrique très attendue, "La Ruche". Pour rappel, à Mandeville en Louisiane des évenements très troublants tendent à prouver que le vice individuel améliore la société et que la vertu collective devient un chantage et un abus de pouvoir de la masse. On entre dans une phase post burn-out de la ligne storytellique et la trame scénaristique s'en trouve entrecoupée de nombreux glitchs WTF. Pour moi c'est une sorte d'antithèse du film "No Country for old men" des frères Cohen. Le Grand Méchant est mort et tous les personnages restants partent totalement en vrille comme si un équilibre universel venait d'être perturbé et que le trop plein de vice et méchanceté éliminé devait être redistribué dans la psyché de tous les protagonistes encore en vie. La fin paroxystique dans le domaine du WTF se trouve probablement quelque part entre un pétage de plomb de l'auteur, du pur foutage de gueule, une critique subtile des storyverses lynchiens et incluant probablement aussi toutes les réciproques à ce que j'avance. Clacker nous teste-t-il ? Clacker se teste-t-il ? Peu importe. Le tout est très plaisant et totalement déconcertant relativement aux épisodes précédents alors mêlons-nous de ce qui nous regarde et profitons de ce nouvel opus tout en en réclamant un nouveau. Envoyons des pétitions à faire signer à Caroline de Haas sur Change.org s'il le faut. Message complémentaire de l'auteur : "Précision : J'ai écrit ce nouvel épisode en écoutant ça en boucle https://www.youtube.com/watch?v=C1GhNWS3yN8 (qui pourrait très bien être le générique de La Ruche, d'ailleurs, soyons fous, osons le cross-média)" Alors : oui, soyons fous ! (plus beau slogan du monde)
  237. Sans Préliminaires    ( 8.00/10 - Dourak Smerdiakov - 08/10/2017) :
  238. Le Seuil du miroir    ( 8.00/10 - Clacker - 09/10/2017) : Je repasse l'initiative K.Dick en page d'accueil comme le réclame Clacker qui argumente en message complémentaire : " Surtout avec la sortie de Blade Runner 2049 (que je vous conseille bigrement, c'est autre chose que l'Alien Covenant dégueulasse dont Ridley Scott nous a gratifié)" et effectivement la Zone point org s'associe à l'industrie hollywoodienne et ARTE pour presser les restes du pauvre P.K.Dick jusqu'à la dernière goutte. Quoi qu'il en soit, et même si je ne suis pas d'accord sur le constat du dernier Alien, Clacker nous propose un remarquable univers dickien en mode immersion et évitant l'écueil du world building. Excellentissime série en perspective avec la promesse de 3 épisodes du même acabit puisque Clacker réussit un incroyable tour de force : créer un dickivers avec l'ensemble des ingrédients de la soupe primitive du maître. A savoir : paranoïa introspectrice, système dictatorial en mode tech noire, pouvoir de l'esprit sur la matière, usage de drogues alternatives et même l'emploi de chats oniriques. (Qu'on se rassure, aucun félin n'a été maltraité durant l'écriture du premier volet. ) Rajoutez à cela un bestiaire de personnages plus folkloriques les uns que les autres et vous serez comblés et pourtant interloqués : Comment Clacker sur cette base nickelle réussira-t-il à n'écrire que 3 épisodes alors que les fondations d'un roman super bien fichu viennent d'être posées ?
  239. Deadpool est cool    ( 8.00/10 - Lunatik- - 13/10/2017) : Sous ses airs d'histoire absurde, Lunatik- nous propose en réalité une love story à faire s'effondrer des mythes comme Romeo et Juliette, Héloïse et Abélard, Tango and Cash, Procter and Gamble. Vous serez étonnés de voir à quel point le viol des copyrights de Marvel Comics est subtilement assumé. Préparez-vous pour un grand rollercoaster émotionnel donc, des rires très forts, puis des larmes par torrents : un vrai simulateur de bipolarité cyclothymique au final. Prenez vos médocs. La Zone point org décline toute responsabilité en cas de lésion neuronale suite à la lecture de ce texte. Je l'ai unilatéralement classé dans le dossier "Foutre le bordel !" même si je ne pense pas que l'auteur ait répondu à l'appel mais c'est l'effet que la lecture fait à mes pauvres petites cellules grises. Double pouce en l'air.
  240. Sarcelles    ( 8.00/10 - Dourak Smerdiakov - 16/10/2017) :
  241. Le Seuil du miroir (2)    ( 8.00/10 - Clacker - 22/10/2017) : Quelque part entre eXistenZ de Cronenberg, Minority Report et Mr.Robot existe dans le multivers onirique le storyverse dickien enfanté par l'imaginaire de Claker et renommé "Le Seuil du miroir". La dystopie dans ce second volet y dévoile la conspiration qui semble en être le fondement : une société qui asservit délibérément un tiers de ses citoyens réduits aux tâches les plus ingrates alors que les deux tiers restants vaquent à des occupations artistiques tout en se droguant pour naviguer dans un Internet des cerveaux connectés. Clacker manie avec brio toutes les recettes dickiennes en ajoutant son petit grain de sel. On se délectera en particulier des passages sur les troubles d’altération et augmentation de la perception de la réalité. Avec des contributions de cette qualité la Zone va bientôt être rachetée par Netflix qui en fera un laboratoire clandestin dans l'antichambre de ses usines à R&D de son département storytelling. Addictive et puissante, cette drogue de synthèse produite par Clacker ne manquera pas de satisfaire tous les camés que nous sommes. Bientôt des mégatonnes de pétitions sur Change point org pour lui réclamer la suite. A noter que la sœur de P.K.Dick est promue héroïne principale de l'oeuvre. Notable aussi la dose de digressions félines qui reste constante dans cette seconde partie, probablement l'ingrédient mystère et la substance active dans la composition de la drogue. Attention, ces lignes sont à sniffer par les yeux.
  242. Borges ou l'encombrant héritage (Papa était vraiment prise de tête)    ( 8.00/10 - Mill - 23/10/2017) : On avait lancé un appel à textes "testament" il y a quelques temps aussi je me permet d'y glisser cette subtile contribution de Mill même s'il est probable que l'auteur ne l'ait pas expressément écrit pour l'occasion. En effet, ce texte autobiographique semble être un extrait de roman de littérature blanche en gestation que Mill n'aurait pas encore achevé. L'extrait est finalisé avec classe cependant. Je ne veux pas dire que ce texte est un premier jet. Il est posté sur la Zone et Mill se demande d'ailleurs si c'est bien sa place dans les commentaires complémentaires. Personnellement, je le publie avec plaisir en espérant que cela ne signifie pas que le roman est abandonné car c'est un excellent preview qui appelle à ce que d'avantage soit dit. Raconter une histoire en ponctuant l'action des personnages en ne conservant exclusivement que les échanges littéraires qu'ils peuvent avoir, en digressant longuement sur les références à d'autres auteurs, à de nombreux genres, serait effectivement hautement jouissif et instructif, en particulier si c'est écrit par Mill dont la culture classique et pop est incommensurable et qui est bien un des rares à pouvoir créer des ponts insolites entre les deux tant sa vie est habitée par la littérature sous de ses multiples formes.
  243. LE MANIFESTE DU PARTI CAPSLOCKISTE    ( 8.00/10 - Anonyme - 26/10/2017) : 3CET OUVRAGE EXPOSE AVEC UNE CLART2 ET UNE VIGUEUR REMARQUABLES LA NOUVELLE CONCEPTION DU MONDE? LE CLAVI2RISME CONS2QUENT 2TENDU 0 LA VIE ASOCIALE? LA DIALECTIQUE? SCIENCE LA PLUS VASTE ET LA PLUS PROFONDE DE L4VOLUTION? LA TH2ORIE DE LA LUTTE DES CASSES ET DU RÖLE R2VOLUTIONNAIRE D2VOLU DANS L4HISTOIRE MONDIALE AU GROSLETTRARIAT. CR2ATEUR D4UNE SOCI2T2 NOUVELLE? LA SOCI2T2 CAPSLOCKISTE.3 5L2NINE°